Bricquebec

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Bricquebec
Vue du centre de Bricquebec et du château
Vue du centre de Bricquebec et du château
Blason de Bricquebec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Bricquebec (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur du Cotentin
Maire
Mandat
Patrice Pillet
2014-2020
Code postal 50260
Code commune 50082
Démographie
Gentilé Bricquebétais
Population
municipale
4 260 hab. (2011)
Densité 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 15″ N 1° 37′ 41″ O / 49.470833, -1.628056 ()49° 28′ 15″ Nord 1° 37′ 41″ Ouest / 49.470833, -1.628056 ()  
Altitude Min. 7 m – Max. 161 m
Superficie 32,66 km2
Localisation

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Bricquebec

Bricquebec est une commune française située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 4 260 habitants[Note 1] (les Bricquebétais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Les hivers relativement doux caractéristiques d'un climat océanique permettent la culture de palmiers ou de camélias.

La ville de Bricquebec se situe au centre de la péninsule du Cotentin, à environ 20 km au sud de la côte nord, 15 km de la côte ouest et 25 km de la côte est de la presqu'île. Elle occupe le fond d'une cuvette naturelle de quelques kilomètres de diamètre, dont les pentes sont visibles par exemple au travers de la côte de Cattigny qui mène au nord vers Cherbourg via Quettetot. La rivière l'Aizy, affluent de la Scye, traverse la ville du nord vers le sud.

Les principaux axes routiers relient Bricquebec à Cherbourg au nord, Saint-Sauveur-le-Vicomte au sud (D900), Valognes à l'est et Barneville-Carteret au sud-ouest (D902). Cette situation de nœud routier a probablement joué un rôle dans le développement de la bourgade, qui aujourd'hui s'étire schématiquement sur 3 km le long des routes de Valognes, Barneville-Carteret et de l'axe secondaire qui mène vers Surtainville à l'ouest. La possibilité de surveiller les collines environnantes depuis l'emplacement qui au Moyen Âge sera occupé par le château fut sans doute aussi un élément déterminant.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bricquebec : Brichebec, Brikebec XIIe siècle du norrois bekkr, cours d'eau, précédé de brekka « pente », de bryggja « pont » ou de Briki, nom d'homme norrois attesté dans les Bricqueville. Les mêmes éléments se retrouvent dans Bricqueboscq (Brichebot v. 1100, Brickebo 1224), Bricquebost (avec, à côté, le hameau de Bricqueville), Briquedalle près de Fécamp, Briquemare à Cauville-sur-Mer et peut-être Briquetonne à Saint-Aubin-sur-Risle. Ces toponymes se rattachent à l'épopée des envahisseurs Vikings, très solidement implantés en Cotentin au début du Xe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La toponymie atteste de l'importance de l'apport scandinave dans le développement régional, et en effet peu de vestiges significatifs témoignent de l'occupation du site avant la fin du Haut Moyen Âge. La présence éparse de fragments de tuiles et artefacts gallo-romains laisse néanmoins penser à une occupation rurale relativement dense[1].

La tradition attribue la fondation de la place forte et de la baronnie qui s'y installe, aux alentours de l'An Mil, au Normand Anslech, d'origine scandinave (Asleikr; cf. Anlec, patronyme encore attesté à Hémevez en 1420 et dans tous les Anneville de Normandie), un personnage proche du Duc de Normandie Guillaume Longue Épée (v.927-942). L'édifice original devait revêtir l'aspect d'une motte féodale, forme primitive du château médiéval. Il est probable que cette construction ait eu pour objet d'affermir l'emprise ducale sur ces territoires occidentaux récemment conquis sur les Bretons.

À la Libération, l'affaire Élisa Lefebre de Plinval est jugée devant la cour de justice de la Manche, du 9 au 11 octobre 1945[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bricquebec

Les armes de la commune de Bricquebec se blasonnent ainsi :
D'or au lion de sinople armé et lampassé de gueules.

Ce blason ('le lion vert') fut celui de la célèbre famille Bertrand et du maréchal de France Robert VIII Bertrand de Bricquebec.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1946 Ferdinand Lucas   Capitaine de gendarmerie
1946 1963 Marcel Grillard   PDG industrie laitière
1963 1977 Joseph Thiébot   Notaire
1977 1996 Paul Philippe   PDG des carrières Leroux-Philippe
1998 avril 2014 Henri-Louis Védie UMP Professeur à HEC
avril 2014[4] en cours Patrice Pillet   Vétérinaire
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 260 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 266 4 000 4 345 4 349 4 255 4 414 4 484 4 504 4 446
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 988 3 969 3 779 3 622 3 667 3 757 3 647 3 661 2 761
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 778 2 817 2 816 2 536 2 596 2 604 2 682 2 882 2 732
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 873 3 063 3 142 3 724 4 363 4 360 4 221 4 260 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Marché tous les lundis matins.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges du château.
Rempart.
  • Château (XIIe siècle) : C'est l'un des mieux préservés de la région, avec remparts, tours et donjon polygonal (classé monument historique). La Tour de l'Horloge abrite un petit musée régional (meubles, médailles, minerais).
  • Château des Galleries (XVIe-XVIIe siècles).
  • Abbaye Notre-Dame-de-Grâce (cistercienne) (XIXe siècle).
  • Château Saint-Blaise (XVIIe-XIXe siècles).

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • La Sainte-Anne, grande fête foraine traditionnelle, le dernier week-end de juillet.

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Consulter l'inventaire archéologique de la Manche, disponible par exemple à la bibliothèque municipale de Valognes
  2. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, De Borée, Paris, avril 2012.
  3. Jacques Blin, étude sur les maires des communes du canton de Bricquebec à partir des registres d'état civil
  4. « Patrice Pillet devient premier magistrat de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 avril 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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