Querqueville

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Querqueville
Querqueville, vue du cimetière
Querqueville, vue du cimetière
Blason de Querqueville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Équeurdreville-Hainneville
Intercommunalité Communauté urbaine de Cherbourg (CUC)
Maire
Mandat
Jean-Michel Maghe
2014-2020
Code postal 50460
Code commune 50416
Démographie
Gentilé Querquevillais
Population
municipale
5 136 hab. (2011)
Densité 924 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 39′ 48″ N 1° 41′ 43″ O / 49.663333, -1.695278 ()49° 39′ 48″ Nord 1° 41′ 43″ Ouest / 49.663333, -1.695278 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 115 m
Superficie 5,56 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-querqueville.fr

Querqueville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 5 136 habitants[Note 1] (les Querquevillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord de la péninsule du Cotentin, à l'ouest de l'agglomération cherbourgeoise. Son bourg est à 7,5 km au nord-ouest de Cherbourg-Octeville et à 12 km à l'est de Beaumont-Hague[1].

Communes limitrophes de Querqueville[2]
Urville-Nacqueville Mer de la Manche Mer de la Manche
Urville-Nacqueville Querqueville[2] Équeurdreville-Hainneville
Sainte-Croix-Hague Tonneville Tonneville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Kerkevilla et de Kirchevilla au XIIe siècle[3], Kerchevilla vers 1200[3] et Kierkevilla en 1250[3]. Ce toponyme est issu du norrois kirkja, « église »[4], et du terme ville adopté par les Normands qui signifie dans son ancienne acception « domaine agricole ». Querqueville est donc, à l'instar de Cricqueville et Criquetot[4], littéralement « le domaine de l'église » (à rapprocher de Criquebeuf, « la maison de l'église »[4]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville s'est probablement développée à l'origine autour de la chapelle Saint-Germain, qui figure toujours sur le blason de la ville[réf. nécessaire].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Querqueville

Les armes de la commune de Querqueville se blasonnent ainsi :
De gueule à l'antique chapelle trifoliée d'or, au chef d'azur chargés de trois abeilles d'or.

La chapelle est la chapelle Saint-Germain, et les trois abeilles symbolisent Napoléon Ier, qui aurait envisagé d'acheter le château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et sept adjoints.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1989 Pierre Fernagu DVG Agriculteur et dirigeant de la coopérative maraîchère
1989 juin 1995 Daniel Dufour PS  
juin 1995 mars 2008 Maurice Grimal RPR puis UMP Ingénieur retraité CEA
mars 2008 en cours Jean-Michel Maghe[5] DVD Ingénieur chimiste Areva
Les données manquantes sont à compléter.
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 136 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Querqueville[6]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
833 740 824 821 924 853 918 1 107 860
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
890 917 917 887 870 1 061 1 247 1 590 1 493
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 779 2 278 2 044 1 688 1 178 1 220 1 199 1 058 1 832
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 126 3 366 3 995 3 759 5 456 5 145 5 536 5 136 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Panoramique de la plage
La chapelle Saint-Germain
  • La chapelle Saint-Germain, consacrée à Germain à la rouelle, rare sanctuaire mérovingien ou carolingien à avoir échappé à la destruction par les Vikings. L'édifice est classé Monument historique[9].
  • Église paroissiale Notre-Dame, du XVIIIe siècle. Elle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Clair du doyenné de Cherbourg-Hague[10].
  • Le château de Querqueville (XVIIIe siècle), qui abrite actuellement la mairie.
  • Le manoir de la Coquerie (XVIe siècle) fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 18 avril 1973[11].
  • Manoir de Banville.
  • Fort de Querqueville. Construit au XVIIIe siècle. Vendu à des investisseurs particuliers en septembre 2013[12].
  • Fort de Chavagnac.
  • Frégate Lucifer II : échouée sur la plage de la Saline, l'ancienne frégate anti-sous-marine construite en Écosse en 1943, avait été transférée aux Forces navales françaises libres en octobre 1943 par la Royal Navy et, rebaptisée Découverte, participe au débarquement de Normandie. Désarmée en 1959, elle sert entre 1967 et 2002 de terrain d'exercices à l'École des marins électriciens-sécurité (EMES), devenant sous le nom de Lucifer II un symbole de la rade de Cherbourg par ses régulières volutes de fumées noires. Sa déconstruction et la dépollution de la plage ont commencé le 19 mai 2008.
  • Aérodrome de Querqueville. Ancien aérodrome militaire aujourd'hui disparu qui abritait des hydravions de la marine nationale. Construit à la fin des années 1920, il servit de base à la Luftwaffe pendant l'Occupation. Remis en état par les troupes américaines du génie après la prise de Cherbourg, il fut opérationnel dès le 19 juillet 1944[13] mais peu utilisé par les Alliés. Mais le 6 septembre, pour accompagner l'avancée rapide des troupes alliées dans l'est de la France et faire face aux difficultés d'approvisionnement en carburant, un pont aérien entre Querqueville et l'aéroport de Reims[13] fut mis en place pendant cinq jours et cinq nuits avec une rotation de 200 Douglas C-47 Skytrain transportant des jerrycans d'essence[13]. À la fin de la guerre, le terrain fut utilisé par les Alliés dans le cadre de l'opération Lusty, pour recevoir neuf Messerschmitt Me 262 venant du terrain de Lechfeld, près d'Augsbourg en Allemagne, via Saint-Dizier et Melun, avant leur embarquement à Cherbourg sur le porte-avions britannique Reaper à destination des États-Unis[14],[15]. Le site est désormais débarrassé des pistes et des bâtiments associés, et occupé par l'école des fourriers de Querqueville[16].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association sportive querquevillaise Football fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et trois autres en divisions de district[17].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Trigan (1694 à Querqueville - 1764), historien et ecclésiastique.
  • Nicétas Périaux (1801-1877), libraire et éditeur, maire de Querqueville de 1834 à 1864.
  • Jean Simon (1912-2003), général d'armée, résistant, chancelier honoraire de l'ordre de la Libération, est inhumé au cimetière de Querqueville[18].
  • René Dupont (1918-1981), compagnon de la Libération, est inhumé au cimetière de Querqueville[19].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  3. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1019
  4. a, b et c René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton,‎ octobre 1999 (ISBN 2-86253-247-9), p. 156
  5. Réélection 2014 : « Jean-Michel Maghe a été réélu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  6. Date du prochain recensement à Querqueville, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Chapelle Saint-Germain », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Site du diocèse
  11. « Manoir de la Coquerie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. [1]
  13. a, b et c Cherbourg, port de la Liberté dans la bataille de Normandie de Robert Lerouvillois, page 437, éd. Isoète, 2009, (ISBN 978-2-9139-2090-3)
  14. Voir en:Operation Lusty#Watson's "Whizzers".
  15. Voir Les terrains d'aviation abandonnés (en anglais).
  16. Voir le site de l'école des fourriers
  17. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS querquevillaise Football » (consulté le 4 mars 2014)
  18. « Site de la chancellerie de l'ordre de la Libération - Jean Simon » (consulté le 27 mai 2011)
  19. « Site de la chancellerie de l'ordre de la Libération - René Dupont » (consulté le 27 mai 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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