Équeurdreville-Hainneville

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Équeurdreville-Hainneville
La rue principale d'Équeurdreville-Hainneville
La rue principale d'Équeurdreville-Hainneville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Équeurdreville-Hainneville (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté urbaine de Cherbourg (CUC)
Maire
Mandat
Bernard Cauvin
2014-2020
Code postal 50120
Code commune 50173
Démographie
Gentilé Équeurdrevillais (voir texte)
Population
municipale
17 386 hab. (2011)
Densité 1 355 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 54″ N 1° 39′ 17″ O / 49.648333, -1.654722 ()49° 38′ 54″ Nord 1° 39′ 17″ Ouest / 49.648333, -1.654722 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 173 m
Superficie 12,83 km2
Localisation

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Équeurdreville-Hainneville
Liens
Site web www.ville-equeurdreville.fr

Équeurdreville-Hainneville est une commune française du département de la Manche, dans la région Basse-Normandie.

La ville se situe dans la périphérie de Cherbourg-Octeville et est membre de la communauté urbaine de Cherbourg. Elle résulte de la fusion en 1965 des deux communes d'Équeurdreville et de Hainneville et est, avec 17 386 habitants[Note 1], la troisième commune du département en termes de population. Celle-ci s'est notamment accrue suite aux grands chantiers des années soixante-soixante-dix, comme dans toute l'agglomération, et a été multipliée presque par deux en quarante ans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama d'Équeurdreville vu de la résidence de la Saline

Situation[modifier | modifier le code]

Équeurdreville-Hainneville est située au nord du Cotentin, dans le département de la Manche. À l'entrée de la Hague, la ville se trouve à l'intérieur de la rade de Cherbourg.

Elle est bordée au nord par la mer avec la baie de Sainte-Anne. À l'ouest, la commune est limitrophe de Querqueville, dont la limite est matérialisée par le ruisseau du Lucas, et de Tonneville, dont la limite se trouve le long du Rouland, affluent du Lucas. Au sud, la ville est mitoyenne à Flottemanville-Hague et à Nouainville, et à l'est à Cherbourg-Octeville, et notamment à l'arsenal.

Rose des vents (Beaumont-Hague, La Hague par D901)
Querqueville
Mer de la Manche Arsenal de Cherbourg-Octeville Rose des vents
Tonneville N Cherbourg-Octeville
(Val de Saire par D901, Paris par RN 13)
O    ÉQUEURDREVILLE-HAINNEVILLE    E
S
Flottemanville-Hague Nouainville

Topographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée en son centre par le ruisseau de la Bonde qui forme une petite vallée. D'autres ruisseaux (ruisseau du Fay, le Vaublat…) creusent également des sillons, créant des vaux et des encaissements. Équeurdreville-Hainneville est donc assez escarpée par endroit et l'altitude monte rapidement.

Au nord, le rivage est tantôt de roche escarpée, tantôt de plage comme la Saline.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La ville est traversée d'ouest en est par la D 901, qui relie Goury à Barfleur, et qui, dans la commune, longe la mer. La D 409, elle, relie au sud Nouainville au lieu-dit Les Noires mares, c'est-à-dire les abords d'Équeurdreville.

L'axe rue Surcouf/ rue de la Paix/ rue Gambetta est un autre axe majeur, parallèle à la D 901 mais passant par le cœur de la ville. Il est à la fois un axe routier et un axe commerçant important.

Aménagements cyclables[modifier | modifier le code]

Il existe différentes pistes cyclables dans la ville. L'une longe la mer, allant de Querqueville à Cherbourg et l'Abbaye Notre-Dame du Vœu et qui traverse la Bonde et la Saline. Une autre longe l'avenue Jacques Prévert jusqu'à l'avenue de Brécourt.

Enfin un itinéraire relie le centre aquatique à la Polyclinique du Cotentin et Octeville aux abords du quartier des Herches, en empruntant un mélange de pistes cyclables (parc de la Bonde, avenue du Thivet) et voies à faible trafic (chemin du Moulin de la Chaussée).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Logo de Zéphir Bus.

La commune est desservie par Zéphir Bus, le réseau de bus de la communauté urbaine de Cherbourg, avec :

  • la ligne 3 (Collège Ferry/Schuman/Èglantine) s'arrête dans les quartiers de Brécourt, des Couplets, des Sèches-Mares et la rue principale ;
  • la ligne 4 (Dubost/Schuman) traverse le quartier des Herches et du Val-Labbé ;
  • la ligne 5 (La Marche/Amfreville/Schuman) dessert les quartiers le long de la mer (Hameau de la mer, quartier Sainte-Anne) ainsi que la rue principale également.

Elle est également desservie par la ligne 100 Auderville/Cherbourg-Octeville du réseau de transport Manéo régi par le conseil général.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

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Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville et le centre culturel sur la place Hippolyte-Mars au cœur de la ville.

Équeurdreville s'est historiquement développé principalement autour de la rue principale (rues Gambetta et de la Paix), alors qu'Hainneville se situe dans un encaissement à l'ouest. Des hameaux de pêcheurs se trouvaient tout le long de la mer (hameaux de la mer, Sainte-Anne et Bourgeois). La population se masse donc autour de ces trois secteurs, réunis par l'urbanisme et la construction, et forme une large bande le long du front de mer et s'enfonce petit à petit vers le sud, à l'image du nouveau quartier qui se crée autour de l'Agora. Le développement est néanmoins handicapé par l'altitude rapidement élevée.

Logement[modifier | modifier le code]

Au 1er septembre 2005, il existait 7 834 logements (235 de plus qu'en 1999, soit une augmentation de 3,1 % en 6 ans). 95 % d'entre eux sont des résidences principales (soit 7 414), dont parmi eux 53 % de propriétés et 46 % de locations. 32 % de ces logements sont des appartements[1].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La municipalité et la communauté urbaine de Cherbourg ont lancé le projet de renouvellement urbain (PRU) sur la tranche 2006-2008. L'objectif est d'aménager les entrées orientale et occidentale de la ville et de dynamiser l'axe rue Gambetta/rue de la Paix. Le PRU comprend ainsi la création de terres-pleins centraux, la création ou le réaménagement de parkings et la plantation de végétation (square des Magnolias)[2].

L'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) les Villandières est actuellement en construction. Il sera destiné à l'accueil d'adultes dépendants avec une capacité de 80 lits, situé rue Surcouf. La ville a accompagné la construction du bâtiment d'un réaménagement de ce secteur de la rue Surcouf (transformation du stationnement et de l'environnement, réfection des trottoirs, sécurisation…). L'ouverture de l'établissement est prévu pour le courant 2009[3].

Avec la construction de la salle de l'Agora, espace cultures, le secteur au sud des quartiers des Herches et du Tôt est en plein aménagement. Après la revalorisation du fort du Tôt, le lotissement des Hauts-Varengs est en construction, de 94 logements, dont 79 à l'accession à la propriété. Il est question aussi d'une promenade gazonnée, destiné à devenir un des équipements de l'espace de loisirs dit du « plateau sud des Margannes »[4].

Toponymie et gentilé[modifier | modifier le code]

Les gentilés Équeurdrevillais et Hainnevillais perdurent malgré la fusion des deux communes, même si le second tend à disparaître peu à peu, au profit d’Équeurdrevillais. Celui d’Équeurdrais existe aussi parfois.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Équeurdreville-Hainneville

Les armes de la commune d'Équeurdreville-Hainneville se blasonnent ainsi :
Coupé, mi-parti en chef au 1 d'azur à 3 coquilles d'or posées en bande, au 2 gueules à une tour d'or et en pointe un pont d'or à 4 arches sur une mer de sinople.

Ces armes reprennent celles de l'abbaye du Vœu. La commune fusionnée a conservé ce blasonnement[5].

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Les deux paroisses appartiennent au doyenné de la Hague.

Dès le XIe siècle, l'évêque de Coutances évoque un bâtiment religieux à Équeurdreville. Au XIIe siècle, Mathilde fait construire sur la croûte du Hommet ce qui deviendra l'abbaye Notre-Dame du Vœu, dont le blason deviendra par la suite celui de la commune. En 1786, une partie du territoire est annexé à Cherbourg pour la construction du port militaire de Cherbourg.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Équeurdreville fut desservi par la ligne A du tramway de Cherbourg de 1913 à 1944.

Le XXe siècle sera une période de bouleversement pour Équeurdreville. Le maire, Hippolyte Mars, décide la construction de nombreux équipements, tels qu'une nouvelle mairie, une poste, une gendarmerie, une nouvelle école, un stade et même un cinéma, voulant en faire une ville moderne[5].

Hainneville demeure un village rural, à l'intérieur des terres, qui s'organise autour d'un bourg et de fermes[5].

L'affaire criminelle Charles Bourdet s'est déroulée dans la commune et fut jugée le 16 juin 1926 par la cour d'assises de la Manche, à Coutances[6].

Dans les années soixante, Équeurdreville, confrontée à une croissance démographique forte, est à la recherche de terrains. Elle se tourne alors, via le maire de l'époque Joseph Bocher, vers Hainneville et son maire, René Lecanu, et propose un projet de fusion. Après de vives discussions, il est finalement adopté par le conseil municipal d'Hainneville et finalisé le 10 septembre 1964 par arrêté préfectoral. Le 1er janvier 1965, Équeurdreville et Hainneville fusionnent, devenant une commune d'environ 12 000 habitants[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Traditionnellement principalement peuplée des ouvriers de l'Arsenal de Cherbourg, Équeurdreville-Hainneville est majoritairement à gauche. Hippolyte Mars, élu en 1908, fut en effet le premier maire SFIO de la Manche (et plus tard PS). Aujourd'hui encore, le conseil municipal est à majorité socialiste, sans interruption depuis un siècle.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal arrive en tête à Équeurdreville-Hainneville avec 31,12 % des suffrages (soit 5 points de plus que la moyenne nationale), alors que Nicolas Sarkozy obtient 23,92 % (7 points de moins que la moyenne nationale) et François Bayrou 20,14 % (2 points au-dessus). Le taux de participation a été légèrement plus faible que la moyenne nationale, avec 82,70 % contre 83,77 % Au second tour, Ségolène Royal obtient 57 % des suffrages face à Nicolas Sarkozy. La participation est là encore légèrement plus faible que la moyenne nationale, avec 82,01 % à Équeurdreville-Hainneville et 83,97 % en France[7].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, Bernard Cauvin est réélu dès le premier tour et sa liste PS remporte 75,59 % des voix, face à la liste Centre-Mo-Dem menée par Stéphanie Pélerbe, qui a obtenu 24,41 % des votes. Le taux de participation y fut de 54,69 %, soit 7 052 suffrages exprimés pour 12 895 inscrits[8].

Groupe Président Effectif Statut
PS Bernard Cauvin 29 majorité
MoDem Stéphanie Pélerbe 4 opposition

L'équipe municipale est composée de trente-trois conseillers dont le maire et neuf adjoints[9]. La municipalité a créé le conseil de la jeunesse en 2004, composé de trente-six membres, dont vingt-huit jeunes Équeurdrevillais, répartis en trois groupes de travail, devant être consultés sur les dossiers concernant les jeunes et d'adopter à la fin du mandat de deux ans un rapport retraçant toute l'activité du conseil[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Équeurdreville (avant 1965)
Période Identité Étiquette Qualité
18?? 18?? Francois Lepigeon   Cultivateur
 ? 1846 Gustave Le Moigne du long–pré    
 ? 1849 Georges Louis Bertrand    
 ? 1867 Polydor F. Hennequin    
 ? 1876 René Mirguet    
~ 1879 ~ 1887 Pierre Bouin    
~ 1890 ~ 1892 Jacques Dumoncel    
 ? 1905 M. Michaud    
1905 1908 M. Chamonin    
1908 1959 Hippolyte Mars SFIO-PS Ouvrier
1959 1964 Joseph Bocher PS Marin de commerce
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires d'Hainneville (avant 1965)
Période Identité Étiquette Qualité
~ 1875 ~ 1879 Prosper Hignard    
 ? ~ 1883 Adolphe Nicollet    
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires d'Équeurdreville-Hainneville
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1974 Joseph Bocher PS Marin de commerce
1974 1977 Albert Lesaunier PS Chef de travaux
1977 2001 Jean Lerouvreur PS Enseignant
2001 en cours Bernard Cauvin[9] PS Ouvrier
Les données manquantes sont à compléter.

Instances administratives[modifier | modifier le code]

La ville est le chef-lieu de son canton, regroupant aussi Nouainville, Querqueville, Sideville, Teurthéville-Hague et Virandeville. Le conseiller général est depuis 2000 le socialiste Pierre Bihet, premier adjoint au maire d'Équeurdreville-Hainneville depuis 2008.

Équeurdreville-Hainneville est membre de la communauté urbaine de Cherbourg depuis sa création en 1970.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Équeurdreville-Hainneville fait l'objet d'une enquête annuelle de la part de l'Insee sur un échantillon de 8 % de logements de la ville, et ce depuis 2004[11]. La population estimée par cette enquête est de 17 386 habitants en 2011.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 082 1 096 1 161 1 204 1 609 1 890 2 171 2 623 3 622
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 304 4 968 4 754 4 429 4 358 4 872 5 035 5 421 5 765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 280 6 945 7 517 7 604 7 381 7 658 8 058 8 318 8 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 624 12 145 12 647 13 332 18 256 18 173 17 522 17 386 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13])
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique d'Hainneville avant la fusion
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
755 606 752 915 932 880 854
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
840 986 1 053 1 138 1 101 1 050 1 020
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 095 1 158 1 496 1 377 1 395 1 429 1 491
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 349 1 340 1 411 1 635 1 768 1 821 2 118
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : EHESS[14] et Insee[15])


Enseignement et jeunesse[modifier | modifier le code]

Le panneau de l'école maternelle des Avoynes

La tranche 0-19 ans est une part importante de la population de la commune (28 % de la population totale[16]). Aussi la municipalité mène une véritable politique de la jeunesse, avec la création du conseil de la jeunesse (36 membres dont 28 ados de 15 à 25 ans qui se réunissent trois fois par an) ou le réaménagement du bâtiment des bains-douches qui accueille désormais le service sport et jeunesse de la ville ainsi que des animations régulières.

Voici ci-dessous la liste exhaustive des principaux établissements scolaires de la ville :

Santé[modifier | modifier le code]

La ville est le siège de la polyclinique du Cotentin, située avenue du Thivet, à la limite d'Octeville. Elle possède différents services (laboratoire d'analyse médicale, imagerie médicale, chirurgie, soin de suite…)[17]. Équeurdreville-Hainneville accueille également deux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Le premier, la résidence Pierre-Bérégovoy, a été ouvert en 1996, avenue de Tourville, et peut accueillir soixante personnes, dont vingt désorientées ou atteintes de la maladie d'Alzheimer[18]. Le second, la résidence Les Villandières, est en construction rue Surcouf, destiné à être ouvert en 2009 pour l'accueil de quatre-vingt personnes[19].

Sports[modifier | modifier le code]

  • Armes anciennes de spectacle : AS Hainneville.
  • Badminton : AS Hainneville.
  • Basket : UST Équeurdreville.
  • Boxe Thaï : AS Hainneville.
  • Cyclisme : UST Équeurdreville.
  • Danse (classique, de salon, modern-jazz…) : AS Hainneville.
  • Echecs : UST Équeurdreville.
  • Escrime : AS Hainneville.
  • Football : Football Club Équeurdreville-Hainneville.
  • Gym, muscu, yoga : AS Hainneville.
  • Handball : AS Hainneville.
  • Judo : AS Hainneville.
  • Karaté : AS Hainneville.
  • Pétanque : AS Hainneville.
  • Viet-Vo-Dao : AS Hainneville.
  • Volley-ball : AS Hainneville.

Association des anciens combattants[modifier | modifier le code]

  • Union nationale des combattants (UNC).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 1999, la population active à Équeurdreville-Hainneville s'élève à 8 003 personnes, dont 4 456 hommes et 3 547 femmes[20]. Le tertiaire représente une part très importante de la population active occupée (ayant un emploi), puisque ce secteur occupe 65 % d'entre eux (10,2 % dans le commerce). La construction ne concerne que 4,4 % des travailleurs, l'industrie 29,9 % et l'agriculture seulement 0,7 %[21].

Toujours d'après le recensement de 1999 par l'Insee, le chômage représente 1 186 personnes, soit un taux de 14,8 %. Comme dans le reste de la France, il touche davantage les jeunes (19,4 % des chômeurs ont entre 15 et 25 ans), ainsi que les femmes (54,6 % d'entre elles)[22].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Des filiales d'Areva NC (SGN, Euriware…) dans la zone des terrasses.

Il existe quelques secteurs d'activités à Équeurdreville :

  • le parc d'activités Le Lucas, à cheval sur Querqueville, et qui comporte principalement des commerces autour de l'hypermarché E.Leclerc ;
  • les parcs d'activités La Belle Jardinière (22 077 m2) et La Belle Jardinière 2, très proches du premier parc ;
  • la zone d'activités des Terrasses en cours d'extension et comprenant entre autres des filiales d'Areva et EDF ;
  • le parc d'activités de Bénécère (83 560 m2), dont la réussite est en demi-teinte puisque les premières entreprises ne devraient s'installer que durant l'année 2008 après 16 ans d'existence. Cet échec serait dû à une mauvaise situation et une mauvaise topologie.

Ci-dessous le tableau des principaux employeurs à Équeurdreville-Hainneville[23] - au 25/02/08 :

Employeur Effectif Activité
Euriware 600 Informatique et télécomunnications
SGN 340 Services et conseils
SPIE Nucléaire 217 Services et conseils
Groupe SNEF 115 Bâtiment et travaux publics
Lycée professionnel Edmond Doucet 100 Enseignement
Quille 80 Bâtiment et travaux publics
ISS Abilis 70 Services et conseils
Ineo Normandie 30 Bâtiment et travaux publics

Commerce[modifier | modifier le code]

L'axe rue de la Paix/rue Gambetta est la principale artère commerçante où se rassemblent la plupart des commerces de proximité. Le secteur autour du carrefour rue Marcel-Sembat/rue Général-de-Gaulle, au hameau de la mer, et jusqu'au centre aquatique, est aussi une zone commerciale[24]. Le quartier de Brécourt accueille lui aussi un petit centre de commerces de proximité. Des hypermarchés Maxicoop, Lidl, Ed, Intermarché ou E.Leclerc se trouvent également sur la commune ou à proximité.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts pacifiste[modifier | modifier le code]

Monument aux morts d'Equeurdreville.jpeg

Équeurdreville-Hainneville est l'une des rares villes à accueillir un monument aux morts pacifiste. En effet, au lieu de « Mort pour la patrie », il y est écrit « Que maudite soit la guerre ». Le monument a été sculpté par Émilie Rolez à la demande du maire d'alors, Hippolyte Mars.

Le manoir d'Hainneville[modifier | modifier le code]

Les origines du bâtiment actuel sont probablement du XVIe siècle. Cela dit, un acte de propriété assure de l'existence d'une demeure possédée par Jean de la Roche Tesson jusqu'en 1345, puis deux abbés du Mont-Saint-Michel à partir de 1394, qui le cèderont à Louis Gigault de Bellefonds. Il la reconstruira pour créer le manoir actuel, à plusieurs reprises modifié. Ce bâtiment est notamment remarquable par sa toiture en schiste typique de la région, ainsi que son parc d'un hectare et demi. En le rachetant en 1992, la ville le destina à un parc paysager réaménagé et lieu de promenade[25].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Les trois églises situées sur le territoire de la commune dépendent maintenant de la paroisse Notre-Dame de l'Assomption du doyenné de Cherbourg-Hague[26].

Notre-Dame d'Assomption[modifier | modifier le code]

En 1055, un premier édifice est évoqué par Geoffroy de Montbray, évêque de Coutances. Cependant, la construction de la rade et du port de Cherbourg vers 1850 créent une augmentation massive de la population à Équeurdreville, imposant la construction d'une nouvelle église. Le curé de la paroisse, Lechevallier, ainsi que l'abbé Godefroy du couvent de la Bucaille, élaborent les plans du nouvel édifice. D'un style néogothique, il est particulièrement sobre du fait des faibles ressources. La flèche du clocher notamment ne sera jamais construite. Il possède plusieurs épitaphes en pierre calcaire, dont la plus ancienne date de 1572, ainsi qu'un grand crucifix de bois polychromes et des fonts baptismaux en marbres du XIXe siècle[27].

L'église d'Hainneville[modifier | modifier le code]

Située sur les hauteurs d'Hainneville, au milieu de son cimetière, l'église est réunie à la paroisse d'Équeurdreville sous le même nom, Notre-Dame-d'Assomption. Un premier édifice existait déjà au XIe siècle. Le chœur date du XVe siècle. Vaste, il est flanqué de deux chapelles. La nef a été remaniée au XIXe siècle, pour pouvoir accéder aux bas-côtés, qui ont été agrandis pour accueillir la population croissante. La date de 1859 est ainsi inscrite à l'intérieur. Le clocher-porche date du XVIIIe siècle et présente un écu martelé, sans doute celui du seigneur Jacques Bernardin, marquis de Bellefonds en 1753. Flanqué de tourelles, l'ouverture du portail en plein cintre est supportée par des pilastres surmontés d'un fronton triangulaire. La statuaire et le mobilier datent principalement de la seconde partie du XIXe siècle, comme le confessionnal, en sapin, ou les fonts baptismaux en pierre calcaire. Les vitraux représente Thomas Hélye, l'Assomption de la Vierge, saint Pierre, saint Paul, saint Louis Page d'aide sur l'homonymie ou saint Albert Page d'aide sur l'homonymie. Une Vierge à l'Enfant en bois polychrome, date de la fin du XVIIIe siècle[28].

La chapelle Pie X de Hainneville[modifier | modifier le code]

Située au hameau de la Mer d'Hainneville, elle a été inaugurée par Mgr Guyot en 1953.

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Le site de Brécourt[modifier | modifier le code]

Eisenhower visitant les installations de Brécourt, propriété de la Marine nationale.

À l'origine, il s'agit d'un parc à combustible d'une capacité de 80 000 m3 pour l'alimentation en mazout des navires de la marine nationale ; une canalisation souterraine permettait de transférer le combustible vers l'arsenal de Cherbourg, la pente permettant même l'écoulement du liquide en cas de panne des pompes. Il fut construit à partir de 1932 et mis en service en 1938. Il fut saboté lors de la prise de Cherbourg en 1940, pour devenir une base de lancement de V2 des constructions spéciales, puis serait devenu le plus grand site fixe de montage et de lancement de V1 en Europe, si les travaux avaient été menés à terme. On peut voir sur le site les murs en béton d'une rampe externe. Une seconde rampe, souterraine, n'est plus visible, vraisemblablement murée car très proche des habitations actuelles ; son existence est cependant attestée par les plans d'origine allemande. Le site est classé aux Monuments historiques depuis 1995. Winston Churchill, visitant le complexe à la Libération, aurait, de stupeur face à l'ampleur des installations, lâché une pomme qu'il mangeait, s'écriant : « Oh, my God ! ». Depuis, un pommier a poussé à cet endroit[29].

Le fort des Couplets[modifier | modifier le code]

Plusieurs ouvrages avec le nom "Couplets" ont été construits :

  • Une batterie "ancienne" des Couplets
  • Une batterie "nouvelle" des Couplets
  • Une redoute des Couplets. Cette dernière appartient désormais à la commune d’Equeurdreville qui l’utilise comme centre de loisirs.

Patrimoine naturel, jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

La plage de la Saline[modifier | modifier le code]

À l'intérieur de la rade de Cherbourg, la plage de la Saline s'étend sur à peu près 600 mètres au nord de la ville, entre un rivage rocheux à l'ouest et l'Arsenal à l'est. Autrefois petit port de pêche, la mer y permettait la subsistance de toute une petite population vivant dans des hameaux sur le rivage (hameaux de la Mer, Sainte-Anne et Bourgeois). Aujourd'hui encore appréciée par les pêcheurs à pied grâce aux nombreux rochers abritant toutes sortes de coquillages, elle est aussi fréquentée par les familles, surtout depuis les nombreux aménagements effectués en 2006 tout autour et sur le front de mer. La baignade y reste interdite mais, dans l'espace vert au-dessus, une buvette a été intégrée dans une ancienne fortification militaire, la piste cyclable et l'organisation du trafic ont été modifiées et des jeux et des plantations ont été transformées[30].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

En raison de la position stratégique que représente Cherbourg pour la défense maritime, plusieurs installations de la marine sont présentes sur le territoire d'Équeurdreville-Hainneville, empêchant de construire sur plusieurs hectares aux alentours. La municipalité y a donc aménagé sur près de 80 hectares des espaces verts, des lieux de promenade ou des aires de loisirs[31]. Les principaux parcs sont :

  • Le parc de la Bonde, autour de la rivière du même nom et du centre aquatique, réaménagé à l'occasion de la construction de ce dernier ;
  • Le parc de Capel et des Hauts-de-Capel, entourant d'anciens blockhaus avec une vue imprenable sur la mer et la rade ;
  • Le parc des Couplets, qui se situent autour du fort éponyme qui accueille aujourd'hui un centre aéré ;
  • Le parc du Val-l'Abbé ;
  • Le parc du Tôt, autour du fort du Tôt, restauré et embelli suite à la construction de la salle de l'Agora.

Pour l'entretien de ces espaces, le nombre de jardiniers municipaux passa de neuf dans les années 1980, à vingt-sept aux alentours de l'an 2000[31].

Jardins familiaux[modifier | modifier le code]

Des jardins familiaux chasse de la Valette.

On note une surface importante destinée aux jardins familiaux, pour les mêmes raisons que pour les espaces verts. Ils sont répartis sur plusieurs endroits, tel qu'en contrebas des Hauts-de-Capel, le long de la rue Arago ou aux abords du parc des Couplets. Ces jardins sont gérés par l'association des jardins familiaux, destinée à « promouvoir le jardinage comme activité de loisirs par la création, le développement des jardins familiaux », créée le 23 février 2004[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Mars (1870-1959), a été maire d'Équeurdreville pendant plus de cinquante ans et lié à la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Pierre Vastel (1889-1942), résistant durant la Seconde Guerre mondiale.
  • René Schmitt, homme politique SFIO et député, ancien maire de Cherbourg, né dans l'Eure en 1903, est décédé dans la commune le 14 mars 1968.
  • André Defrance (1908-1952), résistant durant la Seconde Guerre mondiale, a habité Équeurdreville où un buste le représente au côté de sa femme.
  • Kléber Haedens (1913-1976), romancier et journaliste, naquit dans la commune.
  • Le footballeur Marcel Mouchel y est né le 13 février 1927 et deviendra dans les années d'après-guerre un joueur emblématique de l'AS Cherbourg.
  • Victor Lévêque (1923-1943), champion cycliste, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, et fusillé le 2 janvier 1943, à l'âge de 19 ans.
  • Ernst Umhauer, né en 1989, acteur.
  • Johnny Clegg, auteur, compositeur et interprète, est citoyen d'honneur depuis mai 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. résultats des enquêtes annuelles de l'Insee de 2004 à 2007
  2. Site de la commune
  3. Site de la commune
  4. Site de la commune
  5. a, b, c et d « Histoire d'Equeurdreville-Hainneville », www.equeudreville.com, site officiel de la commune
  6. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, avril 2012.
  7. Résultats sur le site de l'internaute
  8. Résultats sur le site de l'internaute
  9. a et b Réélection 2014 : « Bernard Cauvin a fait l'unanimité dans son camp », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  10. Site de la commune
  11. Insee - Bases de données - Les résultats des recensements de la population « Cette estimation est issue des enquêtes annuelles de recensement de 2004, de 2005, de 2006 et de 2007 effectuées chacune sur un échantillon annuel de 8 % de logements ».
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Hainneville », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 30 avril 2013)
  15. Insee : historique des populations par commune depuis le recensement de 1962
  16. Résultats des enquêtes annuelles de l'Insee de 2004 à 2007
  17. http://www.polyclinique-cotentin.fr/ Site de la polyclinique
  18. Site d'Equeurdreville-Hainneville . Mieux vivre ensemble - Seniors - Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) -
  19. Site d'Equeurdreville-Hainneville
  20. Insee
  21. Insee
  22. Insee
  23. http://www.normandieonline.com/commune/?qsearch=equeurdreville&lg=fr&do=search%7CNormandieOnline.com
  24. Carte créé pour la CUC présentant les pôles commerciaux.
  25. Site d'Equeurdreville-Hainneville . Le manoir de Hainneville
  26. Site du diocèse
  27. L'église Notre-Dame d'Assomption
  28. http://www.equeurdreville.com/article/articleview/482/1/33/ Site de la commune
  29. Le site V1 de Cherbourg Brécourt
  30. Site de la commune
  31. a et b "Les parcs se développent tirant profit ce qui aurait pu demeurer une contrainte insurmontable. En effet, ces nouveaux quartiers sont construits à proximité d'installations de la marine : réservoirs d'hydrocarbures, canalisations, etc. Des servitudes qui ont entraîné l'intégration dans le POS [plan d'occupation des sols] de zones non-constructibles. […]De 9 jardiniers au milieu des années 1980, le service en compte [en 2000] 27, doté d'un matériel conséquent et performant." - Équeurdreville-Hainneville, dans le vent du siècle, Dominique Gros, éditions Isoète, 2000
  32. Le Journal Officiel des Associations, annonce 743 pour le 13/03/2004.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société de secours mutuels « La Solidarité ». Pharmacies mutualistes Cherbourg-Equeurdreville : historique 1902-1909. Cherbourg : Dubost, 1909
  • Rémy Villand, Inventaire sommaire du chartrier de Capelle à Equeurdreville 1360-1930, 1981
  • R. Grenneville, Le canton d'Équeurdreville : quelques jours en juin 1944, 1983
  • Guillaume Sorel, Le canton d'Équeurdreville : introduction et promenades, 1983
  • R. Grenneville, Les batteries et les forts du canton d'Équeurdreville, 1983
  • Augustin Le Maresquier, Notes historiques sur la paroisse et commune d'Équeurdreville, 1942
  • Augustin Le Maresquier, Histoire d'Équeurdreville. Paris : Res Universis, 1990
  • Georges Toupotte, Équeurdreville-Hainneville : les années noires 1939-1945, 1994
  • Dominique Gros, Équeurdreville-Hainneville : dans le vent du siècle. Cherbourg : Isoète, 2000

Liens externes[modifier | modifier le code]

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