Montebourg
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| Montebourg | ||
Église Saint Jacques |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Manche | |
| Arrondissement | Cherbourg | |
| Canton | Montebourg (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la région de Montebourg | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Mauquest 2008-2014 |
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| Code postal | 50310 | |
| Code commune | 50341 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Montebourgeois, Cassins | |
| Population municipale |
2 105 hab. (2010) | |
| Densité | 357 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 21 m — Max. 116 m | |
| Superficie | 5,89 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Montebourg est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, peuplée de 2 105 habitants[Note 1] (les Montebourgeois ou les Cassins).
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est à l'est de la péninsule du Cotentin. Son bourg est à 7,5 km à l'est de Valognes, à 10 km au nord-ouest de Sainte-Mère-Église et à 17 km au sud-ouest de Saint-Vaast-la-Hougue[1].
Montebourg est desservie par la ligne no 1 (Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô) du transport en commun départemental par bus Manéo.
Toponymie [modifier]
Le toponyme est attesté sous la forme latinisée Montis Burgi en 1042[3].
Du vieux normand burc, borc (> bourg, issu du vieil anglais, cf. Cherbourg, Jobourg) qui désigne un village fortifié à l'origine, et d’un élément qui le détermine, le terme Montebourg parait être un « monte bourg », composé verbal pour « le bourg vers lequel on monte » et non pas un « bourg du mont » comme l'indique la forme latine, qui aurait donné *Montbourg[4].
Le site de Montebourg, dit René Lepelley, s’élève à environ 70 mètres au-dessus du niveau de la mer alors que Valognes, à cinq kilomètres de là, n’est qu’à 35 mètres.
Les habitants sont couramment appelés « Cassins », ce qui évoque la fondation de l'abbaye sur le modèle bénédictin de Mont-Cassin en Italie[5].
Histoire [modifier]
On connaît peu de choses des origines de la paroisse de Montebourg. Montebourg apparaît dans les sources au XIe siècle, dans des actes des ducs Guillaume et Robert Courteheuse. Dans la deuxième moitié du XIe siècle, c'est Guillaume le Conquérant qui fonde l'abbaye dédiée à Notre-Dame, à Montebourg, qui est du domaine ducal.
Par la suite, la nouvelle abbaye se développe tout au long du XIIe siècle, recevant des dons nombreux de toutes les catégories de la population (seigneurs, paysans...). Ses biens (temporels et spirituels) sont situés dans tout le duché de Normandie, surtout dans l'est du Cotentin, et même en Angleterre, surtout dans le Devon et le Dorset. Les moines de Montebourg encadrent alors la population du Cotentin, présentant les prêtres des paroisses à l'évêque de Coutances pour qu'il les nomme.
Les moines recevaient aussi de très nombreuses redevances de la part de leurs tenanciers : des céréales, du vin, des œufs, de l'argent parfois. C'est donc une abbaye riche qui entre dans le domaine royal en 1204, quand Philippe Auguste prend la Normandie.
Au début du XIVe siècle, l'abbé Pierre Ozenne fait construire l'église paroissiale Saint-Jacques, à l'emplacement d'une première église dont les restaurations d'après 1944 ont fait apparaître les fondations.
Lors de la Révolution française, les quelques moines restant encore à Montebourg sont forcés de quitter leur monastère. Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux de première origine et, en 1818, l'ensemble est démoli. Il subsiste aujourd'hui du XIIe siècle les fonts baptismaux (conservés dans l'église paroissiale) et la pierre tombale de Richard de Reviers, seigneur de Néhou et de Vernon, qui a obtenu du duc-roi Henri Ier Beauclerc, la garde de l'abbaye. Il en était devenu le patron, récompense du duc pour sa loyauté lors de la guerre civile qui a éclaté à la mort du Conquérant entre ses trois fils (1087-1106).
En juin 1944, le bourg est en grande partie détruit pendant la bataille de Normandie.
Héraldique [modifier]
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Les armes de la commune de Montebourg se blasonnent ainsi : |
On trouve ce blason dans l’église Saint-Jacques, sur un cartouche au pied du christ en croix sur la « perque » qui marque la séparation du chœur et de la nef entre les deux piliers de l’arc triomphal. L’écu de Montebourg est placé sur deux bourdons (bâtons de pèlerins) posés en sautoir ; en dessous pend une coquille Saint-Jacques, qui rappelle le passage des pèlerins anglais en marche vers le Mont-Saint-Michel et plus loin, Compostelle en Espagne.
La commune est décorée de la croix de guerre 1939-1945 par décret du 2 juin 1948, avec palme de bronze[7].
Administration [modifier]
Le conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et trois adjoints.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 105 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. Montebourg a compté jusqu'à 1 535 habitants en 1836.
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Église Saint-Jacques en partie détruite pendant le débarquement, sur laquelle sont encore visibles des impacts de balles et d'obus. Sa construction avait été décidée par l'abbé de Montebourg au début du XIVe siècle : elle a été consacrée le 2 septembre 1329 par l'évêque de Coutances, Guillaume de Thieuville. Un vitrail du XIXe siècle placé dans le bas-côté sud du chœur (détruit en 1944) rappelait cet événement. L'édifice reste inscrit au titre des Monuments historiques[10]. Un chapiteau servant de fonts baptismaux et deux statues de saint Jacques sont classés à titre d'objets[11].
- Abbaye Sainte-Marie fondée par Guillaume le Conquérant dans la deuxième moitié du XIe siècle, confiée par le roi Henri Ier Beauclerc à Richard de Reviers au début du XIIe siècle. L'église a été consacrée seulement en 1152, en présence de l'archevêque de Rouen Hugues d'Amiens, des évêques de Coutances et d'Évreux, et des seigneurs locaux, dont Guillaume de Vernon, patron et protecteur de l'abbaye. Les bâtiments ont été détruits pendant et après la Révolution française, mais l'église a été reconstruite en style néo-roman entre 1892 et 1933. Aujourd'hui, les bâtiments de l'abbaye sont occupés par un collège et lycée agricole privé.
- Statue de Jeanne d'Arc, sculptée par Pierre Le Nordez (1814-1892) et Mathurin Moreau à la fin du XIXe siècle, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 18 août 2006[12].
Activité et manifestations [modifier]
Sport [modifier]
L'Amicale sportive de Montebourg fait évoluer deux équipes de football en divisions de district[13].
La Société des amis des écoles laïques de Montebourg (SAEL) propose différentes disciplines (tir à l'arc, boxe française, tennis de table…).
Jumelages [modifier]
Walheim (Allemagne) : Walheim a été intégrée à la ville d'Aix-la-Chapelle en 1972.
Sturminster Newton (en) (Royaume-Uni)
Saint-Sauveur (Guernesey)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Albert Le Nordez, né en 1844 à Montebourg, mort le 29 janvier 1922 à Montebourg ; prêtre, enseignant à l'abbaye de Montebourg, puis chapelain de Sainte-Geneviève de Paris, prédicateur et conférencier et prédicateur à Notre-Dame, fondateur de la revue Fénélon, auteurs d'ouvrages sur Jeanne d'Arc et promoteur de son culte à la fois comme sainte et française. À ce titre, il est sacré évêque, le 9 août 1896 à Montebourg, avec le titre in partibus infidelium d'Arca, et évêque auxiliaire de Verdun. Évêque de Dijon en 1899, après un début d'épiscopat prometteur, cet évêque républicain et proche du gouvernement pourtant anticlérical du moment, est victime d'une cabale nationaliste et conservatrice qui s'est nouée autour de l'archiprêtre de la cathédrale, relayée par les journaux nationalistes parisiens, allant jusqu'à accuser l'évêque d'être franc-maçon. Appelé à Rome par Pie X, le gouvernement refuse de l'autoriser à quitter la France, s'appuyant sur la Concordat. Mgr Le Nordez ayant, malgré l'avertissement, rencontré le Pape, la situation a été exploitée par Paris pour rompre les relations diplomatiques avec le Saint-Siège et évoluer rapidement vers la séparation des Églises et de l'État. Retiré à Huberville près de Valognes, Mgr Le Nordez retrouve le pays de Montebourg qu'il a célébré en de nombreuses occasions à Paris et à Dijon, dans ses prédications et ses ouvrages. Il revient à Montebourg en 1920 pour y finir sa vie. Un vitrail rappelait son sacre dans l'église Saint-Jacques.
- Ernest Le Nordez, né en 1839 à Montebourg, mort à Marseille en 1905, frère ainé d'Albert ; journaliste-écrivain français.
- Edmond-Marie Poullain, né le 24 janvier 1878 à Montebourg, mort le 27 juin 1951 à Granville ; magistrat, peintre-graveur et aquafortiste français.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
- Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée
- François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Éditions Picard, 1986, 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4), p. p. 160
- François de Beaurepaire, Op. cité. p. 160.
- Jean-Yves Cuquemelle, Montebourg et le pays cassin, 1982, Heimdal, ASIN : B0014KB05O
- GASO, la banque du blason - Montebourg. Consulté le 30 décembre 2012
- [PDF] Mémorial Dormans - Communes décorées de la croix de guerre 1939-1945. Consulté le 30 décembre 2012
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Eglise, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Œuvres mobilières à Montebourg, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Monument à Jeanne d'Arc ou statue de Jeanne d'Arc, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Am. S. Montebourg. Consulté le 30 décembre 2012
- Montebourg sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
- Site de l'IGN.
