Pierre Besnard (syndicaliste)

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Pierre Besnard (sans date)

Pierre Besnard, né le 8 octobre 1886, Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) et mort le 19 février 1947, Bagnolet (Seine), est un anarcho-syndicaliste français. Facteur aux chemins de fer, il est cofondateur de la Confédération générale du travail - Syndicaliste révolutionnaire en 1926, puis de la Confédération nationale du travail française en décembre 1946[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1909, il commence une carrière dans les chemins de fer de l'État à Chinon. Il se syndique alors à la Fédération des cheminots dont il devient le secrétaire pour la région parisienne le 4 mai 1920. Il est alors révoqué pour sa participation aux grandes grèves de l'année 1920.

En 1921, il devient le secrétaire général des Comités syndicalistes révolutionnaires en remplacement de Pierre Monatte. Lors du rassemblement de la minorité de la Confédération générale du travail qui a lieu en décembre 1921, il défend avec Gaston Monmousseau une motion de rupture immédiate, face à Pierre Monatte partisan de la temporisation. Cependant lors du 1er Congrès de la Confédération générale du travail unitaire à Saint-Étienne (25 juin-1er juillet 1922), Besnard et ses amis se retrouvent dans la minorité face aux partisans de l'Internationale communiste. Besnard se retire aussi de l'exécutif de l'Association internationale des travailleurs auquel il participait.

Besnard essaye alors de regrouper l'ensemble de l'opposition à la direction de la Confédération générale du travail unitaire. Devant l'échec de cette tentative, il participe à la création de la Confédération générale du travail - Syndicaliste révolutionnaire dont il devient le secrétaire général en 1929.

Pendant la Guerre d'Espagne, il participe à la création de comités syndicalistes anarchistes pour la défense du prolétariat espagnol. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie dans le Midi de la France. Après guerre, il reprend des activité syndicales, et participe notamment à la création de la Confédération nationale du travail française, mais meurt quelques mois après. Il se fait incinérer, son urne funéraire repose au columbarium du cimetière du Père-Lachaise dans la case 10 755.

Héritage[modifier | modifier le code]

En France, des anarcho-syndicalistes de la Fédération anarchiste ont créé le groupe Pierre-Besnard, fédéré à l'organisation sus-nommée.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les syndicats ouvriers et la révolution sociale, Paris, 1930
  • Le monde nouveau, CGT-SR, 1936
  • L'éthique du syndicalisme, CGT-SR, 1936

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]