Moronvilliers

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Moronvilliers est une ancienne commune de la Marne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été détruit lors de la Première Guerre mondiale. Du 17 au 23 septembre 1914, la 42e division d'infanterie française livre d'importants combats dans la commune puis se replie au Nord de Mailly-le-Camp puis au fort de la Pompelle.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

La commune de Moronvilliers a été supprimée en 1950. Symboliquement, son nom a été accollé à celui de la commune voisine de Pontfaverger (située à environ 4 km au nord de l'ancien village) pour former Pontfaverger-Moronvilliers. Moronvilliers est situé à une vingtaine de kilomètres de Reims. Il a donné son nom à un massif de sept plateaux constituant les Monts de Champagne.

Site militaire du CEA[modifier | modifier le code]

Moronvilliers abrite un centre de recherche du CEA rattaché au centre DAM-Île-de-France[1]. Une zone interdite à la circulation aérienne a été instaurée autour du centre[2]. La machine de radiographie X Airix y a été construite en 2000 et est aujourd'hui un des points essentiels du programme de simulation nucléaire de la défense nationale française. Ce site fait aussi de la recherche sur la détonique, pour cela il effectue environ une centaine de tirs par an à l'air libre jusqu’en 2004, Les produits utilisés sont parfois de l'uranium, du béryllium[réf. nécessaire],deutérium, tritium, mais aussi (acier, aluminium, verre, bois). Suite à des problèmes de dispersion de ces produits hautement radioactifs, cancérigènes et très toxiques les tirs de Airix sont confinés dans une enceinte métallique blindée et fermée, afin de retenir les projections et les poussières[réf. nécessaire].. Suite à l'association ADEPR qui a dénoncé les risques sanitaires pour les salariés et la population, les morceaux sont maintenant ramassés et emballés selon les règles des déchets industriels, l'enceinte de confinement est nettoyée et les eaux de lavage sont maintenant traitées. C'est à partir de deux réunions importantes 2007 et 2009 qui a mobilisé les l'élus, la population et les médias que le CEA a mis en place ces recommandations. Curieusement seul l'exploitant est habilité à s'auto contrôler, aucun organisme indépendant ne peut prétende y faire des analyses ou des contrôles. Aucune Commission locale d'information et de suivi n'a été mise en place alors que tous les centres CEA en France en sont pourvus (Seiva à Valduc). Aucun document, rapport, audit, expertise n'est communiqué. Cela ne rassure pas la population environnante qui connait dans son entourage des cas inquiétants de cancer, glaucome, thyroïde,...

En juillet 2009, le CEA annonce officiellement sa décision de fermer le site de Moronvilliers à l'horizon 2016[3]. Le déménagement des appareils et notamment de la machine AIRIX se ferait à partir de 2012-2013 sur un autre site du CEA dans la région de Dijon. Les salariés du site seront reclassés au sein du Commissariat à l'énergie atomique. Cette décision soulève bien entendu des inquiétudes chez certains élus qui voient là le départ d'un centre qui faisait travailler de nombreuses entreprises sous-traitantes de la région de Pontfaverger et Beine-Nauroy. Cependant, d'autres voix se font entendre qui font aussi remarquer que ni l'armée, ni le CEA n'avaient payé la moindre taxe professionnelle au cours des dizaines d'années d'occupation du camp. D'autre part, les retombées négatives que l'implantation de ce centre a eu sur la région, en termes d'image, de publicité, de mystères, de fantasmes et de réels problèmes de santé publique[4], ne sont pas à négliger non plus dans le bilan qui devra être dressé un jour ou l'autre. Sur ce point, des associations de protection de l'environnement et de surveillance des essais nucléaires français se réjouissent plutôt qu'une page se tourne avec la fermeture du CEA de Moronvilliers et la fin des tirs. Ces associations s'inquiètent[réf. nécessaire]maintenant de l'état dans lequel sera "rendu" le site des Monts de Champagne après le déménagement, même si le CEA affirme qu'il sera dépollué[réf. nécessaire]. Si l'on se réfère aux anciens sites, en Algérie, en Polynésie ou à Vaujours, ils ne sont toujours pas rendus à la population civile car jugés trop pollués.

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Photo Croix de guerre recto.jpg
Croix de guerre 1914-1918 : 20 septembre 1920

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

49° 14′ 28″ N 4° 19′ 47″ E / 49.24111, 4.32972 ()