Monastère Saint-Paul-de-Mausole

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Monastère Saint-Paul-de-Mausole
Le chevet vu du jardin
Le chevet vu du jardin
Présentation
Type monastère
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant Art roman provençal
Protection Logo monument historique Classé MH (1883)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Commune Saint-Rémy-de-Provence
Coordonnées 43° 46′ 36″ N 4° 50′ 07″ E / 43.776668, 4.835159 ()43° 46′ 36″ Nord 4° 50′ 07″ Est / 43.776668, 4.835159 ()  

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Monastère Saint-Paul-de-Mausole

Le monastère Saint-Paul-de-Mausole est un monastère roman situé à Saint-Rémy-de-Provence dans le département français des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le monastère doit son nom à la proximité du mausolée de Glanum, qui forme avec l'arc de triomphe de Glanum un ensemble que l'on appelle traditionnellement les « Antiques de Saint-Rémy-de-Provence[1] ».

Historique[modifier | modifier le code]

Dès 982, Le monastère est un prieuré de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon et devient, en 1080 le siège d'un monastère de chanoines soumis à la règle de saint Augustin[2],[1].

Le monastère fut édifié aux XIe et XIIe siècles et transformé aux XVIIe et XIXe siècles[3].

En 1316, le monastère fut adjoint par le pape Jean XXII, fraîchement élu, aux propriétés du chapitre canonial de la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon.

Le cloître et le clocher font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 mai 1883[3].

Le jardin du cloître de Saint-Paul-de-Mausole a fait l’objet d’un pré-inventaire (jardins remarquables ; documentation préalable[4] .

Hôpital psychiatrique[modifier | modifier le code]

Le monastère abrite un asile, l'hôpital psychiatrique de Saint-Paul-de-Mausole, qui se nomme aujourd'hui la « Maison de Santé de Saint-Paul ».

Vincent van Gogh[modifier | modifier le code]

Vincent van Gogh séjourna un an dans cet hôpital psychiatrique, du 3 mai 1889 au 16 mai 1890, peu avant sa mort. Il y peignit de très nombreuses toiles : autoportraits, Nuit étoilée, Iris, Les Cyprès, Le Champ de blé au faucheur, Vue sur l'église de Saint-Paul-de-Mausole, Fontaine dans le jardin de l'asile, Le Jardin de l'asile, l'Entrée de l'asile, la Chambre de Vincent à l'asile, Couloir de l'hospice Saint-Paul, Vue des Alpilles, Colline à Saint-Rémy, Arbres dans le parc de l'hospice Saint-Paul...

Pendant quelques années, la cellule qu'occupa le peintre, dans l'aile gauche du bâtiment, fut aménagée en petit musée-souvenir. Mais la dégradation du bâtiment ne fit que s'accentuer. En dépit des articles et des suppliques, rien n'a été tenté pour répondre au vœu du peintre et faire de cette aile, "l'Atelier du Midi" dont il aurait rêvé[5].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

La façade de l'église a été refaite au XVIIIe siècle[2].

Le chevet est constitué de trois absides pentagonales percées de fenêtres et recouvertes de dalles calcaires.

Le clocher est orné de baies géminées séparées par des couples de colonnettes portant des chapiteaux sculptés, ainsi que par des arcatures lombardes surmontées d'une frise polychrome de carreaux sur pointe. Le clocher est recouvert d'un toit pyramidal fait de dalles calcaires.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Le cloître, très accueillant grâce à son jardin, comporte deux galeries construites vers 1140-1150 (galeries nord et est) et deux galeries plus récentes construites à la fin du XIIe siècle[2]. Les arcades sont groupées par groupes de trois sous de grands arcs de décharge prenant appui sur de puissants piliers. Les arcades sont séparées par des colonnettes jumelées portées par le mur-bahut et ornées de magnifiques chapiteaux.

À l'étage situé au-dessus des galeries du cloître se trouvent les chambres de l'asile : on y visite aujourd'hui encore la reconstitution de la chambre que Van Gogh occupa au premier étage.

Le tombeau a été classé au titre objet le 28 mai 1883[6]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Maurice Rouquette, Provence romane. La Provence rhodanienne, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" no 40), La Pierre-qui-Vire,‎ 1980 (ISBN 978-2736901387)
    Tome 1, p. 250-261

Œuvres cinématographiques[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Saint-Rémy, Saint-Bonet de Lagoy, Saint-Paul de Mausole et Romanin », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, G. Barruol, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 215-217.
  2. a, b et c Guy Barruol et Jean-Maurice Rouquette, Promenades en Provence romane, Zodiaque, 2002, p.47
  3. a et b « Notice no PA00081452 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « Notice no IA13001019 », base Mérimée, ministère français de la Culture Le jardin du cloître de Saint-Paul-de-Mausole
  5. Marie Mauron et Jean Valbonne, La Provence, Genève, Solar, Éditions Minerva S.A.,‎ 1981, 96 p. (ISBN 978-2262000615)
    Vues de Glanum et des Antiques pp. 34 à 37
  6. « Notice no PM13001473 », base Palissy, ministère français de la Culture Tombeau cloître de Saint-Paul-de-Mausole
  7. Article du Nouvel Observateur', mars 2013.