Lycée Montaigne (Paris)

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Lycée Montaigne
Image illustrative de l'article Lycée Montaigne (Paris)
Façade du lycée Montaigne.
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 50′ 38″ N 2° 20′ 04″ E / 48.843905, 2.33448448° 50′ 38″ Nord 2° 20′ 04″ Est / 48.843905, 2.334484  
Adresse 17, rue Auguste-Comte
75006 Paris
Site internet www.montaigne-paris.fr/
Cadre éducatif
Type Établissement public local d'enseignement (EPLE)
Proviseur Isabelle Bourhis
Proviseur-adjoint Annie-Claude Bouquet-Ruescas
Principal-adjoint Martine Relmy
Matricule Collège : 0752527 P
Lycée : 0750657 G
Population scolaire ~1 800 élèves
Formation Collège
Lycée général et technologique (S, ES et L)
CPGE économiques
Langues étudiées anglais, allemand, espagnol, italien, russe, portugais, polonais
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

Le lycée Montaigne de Paris, situé rue Auguste-Comte dans le 6e arrondissement de Paris, face au jardin du Luxembourg, est l'un des plus grands et anciens lycées de Paris.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le lycée Montaigne, qui accueille également un collège en son sein, peut accueillir jusqu'à 3 000 élèves. C'est un lycée d'enseignement général et à ce titre, il prépare aux séries ES, L et S. Par ailleurs le lycée accueille deux sections internationales : franco-portugaise et franco-polonaise. Les classes préparatoires économiques et commerciales, voie économique et scientifique, peuvent accueillir 150 élèves.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien petit lycée Louis-le-Grand, dont il dépendait au départ et dont il était le pensionnat[1], le lycée fut construit par l'architecte Charles Le Cœur de 1882 à 1885 sur l'emplacement de l'ancienne pépinière du Luxembourg[1] et de l'ancien verger du couvent des Chartreux. Son emplacement avait été choisi avec soin par l'administration comme pour d'autres lycées en construction afin d'éviter que les futurs élèves ne se retrouvent dans un environnement insalubre, dangereux et subversif[1]. Il prit le nom de lycée Montaigne en 1891, tout en obtenant son autonomie par rapport au Lycée de la rue Saint-Jacques. Lycée de garçons à l'origine, des filles y furent admises à partir de 1912, tandis que la mixité fut introduite dans des classes « pilotes » dès 1957.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Lycée Montaigne a servi de base aux Allemands et de Quartier Général à la Luftwaffe[2][3] pour héberger notamment une garnison de 600 hommes sous les ordres du colonel von Berg[4]. Le lycée est réquisitionné dès 1940 et les élèves doivent poursuivre leur scolarité dans d'autres établissements du quartier[5]. Des tunnels sont creusés sous le lycée pour permettre l'évacuation des Allemands en cas de nécessité, notamment par un escalier situé sur le Boulevard Saint-Michel devant l'Ecole des Mines[6].

Scène politique[modifier | modifier le code]

Sa situation géographique, proche du Sénat a fait de ce lycée de la haute bourgeoisie une scène de la contestation adolescente aux gouvernements de droite.

De 1970 à 1974 il sera à la pointe des mobilisations contre la loi Debré, puis la loi Fontanet. Le lycée sera fermé plusieurs fois à la suite d'incidents, engins explosifs, cocktails Molotov. France Soir du 22/03/71 titrera : « Les 2500 élèves du lycée Montaigne à Paris ont perdu 17 jours de cours depuis la rentrée » et Gérard Vincent commencera son livre Le peuple Lycéen collection Témoins chez Gallimard par cette phrase : « Lorsque bouge le lycée Montaigne, la France s'inquiète ».

Lors de la mobilisation contre la loi Fillon en 2005, puis contre le contrat première embauche, il fut l'un des lieux de rassemblement du mouvement. Le président de l'Union nationale lycéenne (UNL) Karl Stoeckel, y a été scolarisé entre 2003 et 2006 où il était l'un des meneurs du mouvement[7][8]. En novembre 2006, lorsque les proviseurs de lycées et principaux de collèges ont manifesté, ils ont choisi de se rassembler devant le lycée Montaigne.

Débouchés[modifier | modifier le code]

Les CPGE de Montaigne préparent aux grandes écoles de commerce, telles que HEC, ESCP Europe, EDHEC, EM Lyon...Ces classes prépas obtiennent d'ailleurs des résultats honorables aux concours d'entrée des écoles citées précédemment. Le Lycée est situé à proximité de l'Université Paris II Panthéon Assas, et jouxte la Faculté de Pharmacie de l'Université Paris V René Descartes. Ces deux établissements constituent des débouchés naturels pour les bacheliers de Montaigne. Dans l'environnement immédiat du Lycée on trouve également la Sorbonne, les locaux parisiens de l'ENA et l'Institut catholique de Paris.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

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Parmi les anciens élèves célèbres, on trouve :

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Détail de la façade, rue Auguste-Comte.
  • Il existe un grand complexe souterrain, étonnant dédale au sol cimenté et murs de briques, qui relie le Lycée Montaigne au Sénat et à la rue d'Assas, ainsi qu'au Boulevard Saint-Michel. Ces tunnels (dont bunker et portes avec blindage) datent de la Seconde Guerre mondiale[2][3] et leur accès est interdit par des grilles. L'une des voûtes souterraines, restée accessible, a servi de théâtre aux lycéens jusqu'à la condamnation de l'accès des souterrains aux élèves.

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Vavin et Notre-Dame-des-Champs.

(RER)(B) Le lycée est aussi à proximité de la ligne B du RER à la station Luxembourg.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Marc Le Cœur, « Les lycées dans la ville: l’exemple parisien (1802-1914) », Histoire de l’éducation [Online], no 90,‎ 2001 (lire en ligne)
  2. a et b « Rituels sataniques, crânes de chat... Les 7 mystères des catacombes de Paris », sur Le Nouvel Observateur,‎ 23 août 2014 (consulté le 3 septembre 2014)
  3. a et b « Un bunker sous le lycée ! », sur Le Parisien,‎ 22 août 2014 (consulté le 3 septembre 2014)
  4. « La liberté retrouvée, la souveraineté restaurée », sur Sénat (consulté le 3 septembre 2014)
  5. « Histoire : Notre établissement a aujourd'hui 120 ans. », sur Lycée Montaigne - Paris (consulté le 3 septembre 2014)
  6. Gilles Thomas, « Les murs de l’histoire / l’histoire des murs », Bulletin de la Sabix [Online], no 40,‎ 2006 (lire en ligne)
  7. « Karl Stoeckel reçu sur nouvelobs.com », sur Le Nouvel Observateur,‎ 19 janvier 2006 (consulté le 3 septembre 2014)
  8. « Karl Stoeckel, toujours très militant », sur Le Parisien,‎ 23 septembre 2008 (consulté le 3 septembre 2014)
  9. Marie Gil, Roland Barthes: Au lieu de la vie, Flammarion,‎ 2012, 561 p. (ISBN 2081244438)
  10. « Roland Barthes : portrait », sur Fondation La Poste,‎ février 2009 (consulté le 3 septembre 2014)
  11. « Frédéric Beigbeder », sur France Inter (consulté le 3 septembre 2014)
  12. « Le prix Renaudot attribué à Frédéric Beigbeder », sur Le Monde,‎ 2 novembre 2009 (consulté le 3 septembre 2014)
  13. « 1966 par Louis Chedid », sur L'Express,‎ 3 août 2006
  14. « Patrice Chéreau : “Mon travail se confond souvent avec la vie” », sur Les Inrocks,‎ 7 octobre 2013 (consulté le 3 septembre 2014)
  15. « Michel DEBRÉ », sur Académie Française (consulté le 3 septembre 2014)
  16. « Michel DEBRE », sur Le Portail de l'économie et des finances (consulté le 3 septembre 2014)
  17. « Douffiagues », École des Ponts ParisTech (consulté le 19 octobre 2011)
  18. « Jean-Marie Lustiger », sur France Inter (consulté le 3 septembre 2014)
  19. « L'adieu à Jean-Marie Lustiger », sur Le Monde,‎ 6 août 2007 (consulté le 3 septembre 2014)
  20. « Nonce Paolini, l'homme qui doit réinventer la Une », sur Les Échos,‎ 22 mai 2008 (consulté le 3 septembre 2014)
  21. « Nonce Paolini, nouveau pape de TF1 », sur Le Point,‎ 22 mai 2007 (consulté le 3 septembre 2014)
  22. « MAURICE PAPON. 1910-1940. Jeune homme de cabinets. », sur Libération,‎ 6 octobre 1997 (consulté le 3 septembre 2014)
  23. « Les actes ou instructions de Maurice PAPON tendant à faciliter la remise ou à remettre aux autori », sur L'Humanité,‎ 14 octobre 1997 (consulté le 3 septembre 2014)
  24. « Renaud », sur RFI Musique (consulté le 3 septembre 2014)
  25. Jean-Paul Sartre, Les Mots, Gallimard,‎ 1964, 224 p. (ISBN 2070257738)
  26. « Karl Lagerfeld - Biographie », sur Gala (consulté le 3 septembre 2014)
  27. (en) « Chanel designer Karl Lagerfeld immortalised as waxwork figure in German hometown », sur Daily Mail,‎ 12 juin 2012 (consulté le 3 septembre 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]