Charles de Bourbon (1788-1855)
Charles de Bourbon
« comte de Molina »
Charles de Bourbon.
Successions
Prétendant aux trônes d’Espagne
29 septembre 1833 — 18 mai 1845
(11 ans, 7 mois et 19 jours)
« Charles V »
| Titre | « comte de Molina » |
|---|---|
| Prédécesseur | Ferdinand VII |
| Successeur | Charles de Bourbon |
| Dynastie | Maison de Bourbon |
|---|---|
| Naissance | 29 mars 1788 |
| Décès | 10 mars 1855 (à 66 ans) |
| Père | Charles IV d'Espagne |
| Mère | Marie Louise de Bourbon-Parme (1751-1819) |
| Enfant(s) | Charles de Bourbon (1818-1861), « comte de Montemolin » Jean de Bourbon (1822-1887), « comte de Montizon » Ferdinand de Bourbon (1824-1861) |
| Héritier | Charles de Bourbon |
Charles Marie Isidore Benoît de Bourbon (en castillan : Su Alteza don Carlos María Isidro Benito de Borbón y de Borbón) est né le 29 mars 1788, infant d'Espagne, prétendant au trône d'Espagne, mort le 10 mars 1855.
Sommaire |
Biographie[modifier]
1788-1833[modifier]
Fils cadet de Charles IV d'Espagne et de la princesse Marie Louise de Bourbon-Parme (1751-1819). Il fut contraint d'abdiquer entre les mains de Napoléon Ier avec son père et son frère en 1808 lors de l'entrevue de Bayonne. Comme eux, il fut détenu à Valençay pendant l'occupation de l'Espagne. Il rentra à Madrid en 1814 et devint bientôt l'appui du parti rétrograde.
Son frère Ferdinand VII n'ayant pas eu d'enfant de ses trois mariages, l'infant Charles semblait destiné à régner. Mais le roi ayant épousé en quatrièmes noces sa nièce Marie-Christine des Deux-Siciles († 1878), il en eut deux filles en 1830 et 1832. Par un décret rendu en 1830, Ferdinand VII abolit la Loi Salique de 1713 par laquelle Philippe V avait exclu les femmes du trône espagnol, appelant ainsi la future Isabelle II à lui succéder trois ans plus tard (1833).
1833-1855[modifier]
L'infant Charles rejeta et dénonça la modification de l'ordre de succession au trône d'Espagne, se considérant encore l'héritier légitime direct : il protesta contre le décret qui abolissait la loi salique (il prétendait que l'abrogation ne devait pas s'appliquer dans son cas car il était né avant celle-ci) et fut exilé. Refusant donc de prêter serment à sa nièce, il se proclama roi des Espagnes à la mort de Ferdinand VII sous le nom de Charles V (1833). Soutenu par une partie du peuple espagnol, qu'on appela les carlistes, c'est-à-dire les partisans de Charles (Carlos en castillan), il rentra en Espagne et provoqua la Première guerre carliste (1833-1839).
Ses partisans carlistes ayant été battus en 1839, il se réfugia en France, fut assigné à résidence à Bourges, à l'Hôtel de Panette. Il abdiqua en faveur de son fils aîné le 18 mai 1845 et prit le titre de « comte de Molina » (à partir de là il fut appelé « roi père » par les carlistes). Il mourut à Trieste le 10 mars 1855.
Ascendance[modifier]
En littérature et au cinéma[modifier]
L'écrivain français Pierre Benoit évoque la figure du prétendant dans son roman Pour don Carlos (1920). L'œuvre a par ailleurs été adaptée au cinéma sous le même titre par Musidora en 1921.
Famille[modifier]
Il épousa en première noces en 1816 sa nièce l'infante Françoise de Portugal (1800-1834), fille du roi Jean VI de Portugal. En secondes noces, il s'allia en 1838 avec une autre de ses nièces, l'infante Thérèse de Portugal (1793-1874), princesse de Beira et sœur aînée de sa defunte épouse.
Il eut, du premier lit :
- Charles de Bourbon (1818-1861), « comte de Montemolin »
- Jean de Bourbon (1822-1887), « comte de Montizon »
- Ferdinand de Bourbon (1824-1861)
Ses deux premiers fils se succédèrent dans la prétention carliste entre 1845 et 1868.
Articles connexes[modifier]
- Charles III d'Espagne
- Charles IV d'Espagne
- Marie Louise de Bourbon-Parme (1751-1819)
- Thérèse de Portugal
- Françoise de Portugal
| Précédé par | Charles de Bourbon (1788-1855) | Suivi par | |
|---|---|---|---|
| Ferdinand VII |
|
Charles VI |