Jean-Baptiste Broussier

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Jean-Baptiste Broussier
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste Broussier

Naissance 10 mars 1766
Ville-sur-Saulx
Décès 13 décembre 1814
Bar-le-Duc
Origine Drapeau de la France France
Grade général de division
Années de service 17911814
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes prise de La Spezia
bataille de Wagram
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile (7e colonne)

Emblème

Jean-Baptiste Broussier, né à Ville-sur-Saulx le 10 mars 1766 - mort en 1814), fut un général de division français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Destiné à l'état ecclésiastique, il s'enrôla, en 1791, dans le 3e bataillon de la Meurthe, et y fut nommé capitaine en septembre par les volontaires de la Meuse[1]. Il fit ses premières armes sous Beurnonville dans les campagnes du Nord ; il fut grièvement blessé à l'affaire de Vavrin, en l'an II.

Nommé chef de bataillon, il rejoignit l'armée de Sambre-et-Meuse où, étant chargé de la défense d'un poste important, il fut atteint d'une balle à la tête.

En 1797, Broussier passa à l'armée d'Italie, où il fut nommé chef de brigade au 43e régiment d'infanterie de ligne[2]. Il se distingua lors de la prise de La Spezia, pénétra un des premiers dans le fort de Chiusa et fit prisonnier de sa main le général autrichien. Nommé chef de brigade en mars 1797[1] à la suite de ces actions d'éclat, il fut employé à l'armée de Naples, puis chargé de diriger une expédition dans les Apennins. Il attira dans une embuscade une troupe de 12 000 paysans qui avaient fermé le défilé et en fit un grand carnage dans le lieu même où les Samnites avaient fait passer les Romains sous les fourches Caudines.

Promu par Championnet pour ce fait au grade de général de brigade le même jour, il concourut en cette qualité à la conquête de Naples, détruisit entièrement l'armée du cardinal Ruffo, soumit toute la Pouille insurgée, et s'empara, après des assauts meurtriers, des villes de Trani et d'Andria qu'il réduisit en cendres.

En 1799, le Directoire le fit traduire pour concussion devant un conseil de guerre, avec Championnet, son général en chef ; mais le coup d'État du 30 prairial an VI écarta les dangers qu'il courait et il fut réintégré dans son grade. Il continua à servir avec beaucoup de distinction en Italie, jusqu'en 1803, époque où il fut nommé commandant de la garnison de Paris [3]

Guerres de l'Empire[modifier | modifier le code]

sa tombe à Bar-le-Duc avec inscrit Fleurus, Wagram, Moskwa, souvenir de sa fille unique et d'un parent son aide-de-camp, ainsi que ses armes. Comte Broussier ... chevalier de St-Louis et commandeur de l'ordre de la couronne de fer.

Élevé en 1805, au grade de général de division, Jean-Baptiste Broussier devint Grand officier de la Légion d'honneur le 21 juillet 1809, puis comte de l'Empire en octobre de la même année. Il retourna en Lombardie cette même année, y déploya encore autant de valeur que d'habileté, et eut une grande part à la bataille de Wagram.

Il se distingua encore lors des campagnes de Russie et de Saxe. Il prit part aux combats d'Ostrowno, de la Moskova et de Maloyaroslavets. Aussitôt après les désastres de 1813, il prit la tête de la 3e division du corps d'observation de Mayence. Il vint s'enfermer à Strasbourg, dont l'Empereur lui avait confié le commandement. Il allait prendre, l'année suivante, celui du département de la Meuse, lorsqu'il fut atteint d'une apoplexie foudroyante qui mit fin à sa carrière, le 13 décembre 1814, à Bar-le-Duc.

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, colonne 07, côté nord.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Broussier Jean-Baptiste », dans Alfred Fierro, André Palluel-Guillard et Jean Tulard, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1995 , page 571 (ISBN 2-221-05858-5) [détail de l’édition]
  2. Tradition Magazine hors série N°26
  3. sur LONORE