Louis Henri Loison

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Louis Henri Loison
Louis-Henri Loison, comte de l'Empire, né en 1772 à Damvillers, Jean François Joseph Tassaert d'après Marie-Thérèse de Noireterre, Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison
Louis-Henri Loison, comte de l'Empire, né en 1772 à Damvillers, Jean François Joseph Tassaert d'après Marie-Thérèse de Noireterre, Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois-Préau, Rueil-Malmaison

Naissance 13 mai 1771
Damvillers (Meuse)
Décès 30 décembre 1816 (à 45 ans)
Chokier, près de Liège
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade général de division
Années de service 17911815
Distinctions Comte de l'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 35e colonne.
Autres fonctions Gouverneur du Palais impérial de Saint-Cloud

Louis Henri Loison, né à Damvillers (Meuse) le 13 mai 1771, mort le 30 décembre 1816 à Chokier en (Belgique), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Révolution et Consulat[modifier | modifier le code]

Louis Henri Loison s'enrôla dans le bataillon auxiliaire des colonies le 29 juin 1787, l'abandonna le 16 septembre suivant, y rentra le 25 janvier 1788 et obtint son congé le même jour, moyennant finances. Il partit comme sous-lieutenant, le 15 septembre 1791, dans un bataillon de volontaires du de la Meuse, où il devint lieutenant en 1792. Nommé quelques mois après capitaine de hussards dans la légion du Nord, sa bravoure lui mérita, au mois de mai 1793, d'être élevé au grade d'adjudant-général chef de brigade provisoire, qui lui fut conféré par le représentant du peuple en mission à l'armée du Nord. Confirmé dans ce grade le 25 prairial an III, Loison reçut du Comité de salut public, le 9 fructidor (26 août 1795), le brevet de général de brigade à l'armée de Rhin-et-Moselle.

La rapidité de son avancement avait été le prix de vrais talents militaires et d'une valeur brillante qui allait quelquefois jusqu'à la témérité. On a prétendu, néanmoins, qu'il n'avait ni désintéressement, ni humanité, ni élévation dans le caractère. Ses frères d'armes allèrent même jusqu'à avouer qu'il n'était pas uniquement avide de renommée. Charles Mullié ajoute que nous serions tenté de croire que ce jugement n'est rien moins que sévère, en nous rappelant l'accusation qui pesa sur lui lors de la prise et de la dévastation de l'abbaye d'Orval, sur les frontières du Grand Duché de Luxembourg. Gravement compromis pour s'être livré à d'odieuses exactions, Loison allait être jugé par un tribunal disposé à sévir rigoureusement contre lui, quand un commissaire de la Convention parvint à le soustraire au péril qui le menaçait et le fit réintégrer dans ses fonctions. Le 13 vendémiaire an IV, il commanda sous les ordres du général Bonaparte, et fut chargé de présider le conseil de guerre chargé de juger les chefs de l'insurrection.

En l'an VII, il servit sous Masséna en Suisse, et suivit en l'an VIII le général Bonaparte en Italie. Il se distingua aux combats de Cerezola, de Pozzolo, de Parona, de Colorgnoli : les services qu'il continua de rendre, principalement au passage de la Brenta, où il ouvrit à l'armée le chemin à de nouvelles victoires, confirmèrent sa réputation militaire. Le 12 messidor an IX, il se retira dans ses foyers avec un traitement d'activité. Le 19 frimaire an XII (11 décembre 1803), il fut fait membre de la Légion d'honneur, et devint le 25 prairial suivant (14 juin 1804), grand officier de l'Ordre.

Campagnes de l'Empire[modifier | modifier le code]

Il fit la campagne de l'an XIV en Allemagne et se signala de nouveau à Günzburg, à Elchingen, à Luetash, fit capituler 300 hommes qui défendaient ce poste fortifié, et s'empara de Scharnitz. Après la bataille d'Austerlitz, le général Loison fut nommé grand aigle de la Légion d'honneur (Grand-croix actuelle), pour la bravoure qu'il déploya dans cette bataille. En 1808, il fit la campagne de Portugal sous Junot ; en 1809, il commanda la division de l'armée de réserve d'Espagne, reçut le titre de comte de l'Empire le 14 avril 1810 et une dotation de 25 000 francs de rente sur les domaines de Gifhorn et de Meinersen, situés en Hanovre. Employé à la Grande Armée le 24 mai 1812, ce fut lui qui fut chargé, pendant la campagne de Russie, d'organiser, à Kœnigsberg, une division de 10 000 hommes, destinée à entrer en campagne au premier ordre.

L'Empereur adressa de vifs reproches à ce général, et ordonna qu'il fût mis aux arrêts pour n'avoir pas été à la tête de sa division, lorsqu'elle arriva à l'ennemi, en avant de Vilnius, ce qui fut, d'après le témoignage de ce souverain, la cause de la perte des troupes qui la composaient. Pendant la campagne d'Allemagne, il commande une division sous Davout et participe au siège de Hambourg.

Restauration[modifier | modifier le code]

Louis XVIII le nomma chevalier de Saint-Louis le 27 juillet et commandant de la 5e division militaire le 5 août. Le général Loison fut mis à la retraite le 15 novembre 1815, et mourut sur ses terres de Chokier, près de Liège, le 30 décembre 1816.

Depuis 1867, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 19)[1]. Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe, côté Ouest.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext comte de l'Empire GCLH.svg
Blason à dessiner.svg
Armes du comte Loison et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 14 avril 1810, Compiègne)[2].

Écartelé au premier des comtes tirés de l'armée, au deuxième de gueules à la tour d'or ouverte ajourée et maçonnée de sable, parti d'argent à l'écusson d'azur au troisième de sinople au pont d'or de trois arches à demi rompu au milieu soutenu d'une rivière d'argent, au quatrième d'azur à la montagne d'argent.[2]

  • Livrées : bleu rouge jaune blanc et noir, le verd en bordure seulement[2].

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 513
  2. a, b et c publication_d0e46929&fmt=tab&base=fa&qid=sdx_q0&n=1 « PLEADE CHAN », sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr (consulté le 29 avril 2011)