Argeliers

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Argeliers
Mairie
Mairie
Blason de Argeliers
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Ginestas
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Christian Rouzaud
2008-2014
Code postal 11120
Code commune 11012
Démographie
Gentilé Argeliésois
Population
municipale
1 934 hab. (2011)
Densité 179 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 00″ N 2° 55′ 00″ E / 43.3167, 2.9167 ()43° 19′ 00″ Nord 2° 55′ 00″ Est / 43.3167, 2.9167 ()  
Altitude 32 m (min. : 26 m) (max. : 220 m)
Superficie 10,79 km2
Localisation

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Argeliers

Argeliers est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Argeliésois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Narbonne, le village se situe au pied des premières collines au nord de la plaine de Narbonne. Il est bordé à l'est par le canal du Midi qui fait une boucle pénétrant presque dans le village. Un port y est aménagé pour les péniches des estivants. Au nord-ouest, le pech de Bize s'élève formant une frontière naturelle avec Bize-Minervois. Au sud, la route départementale appelée « minervoise » dessert les différentes entrées du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comité d'Argeliers[modifier | modifier le code]

Une partie du Comité d'Argeliers, Marcelin Albert, Elie Cathala, Louis Blanc et le médecin Senty

Le , le signal de la révolte est donné par un groupe de vignerons du Minervois, dans le village d'Argeliers. Ils sont menés par Marcelin Albert et Élie Bernard lequel fonde le Comité de défense viticole ou Comité d'Argeliers. Il organise une marche, avec 87 vignerons, vers Narbonne, pour avoir une entrevue avec une commission parlementaire. Après ses dépositions, le Comité de défense fait un tour de ville en chantant pour la première fois La Vigneronne, qui dès ce jour là devint l'hymne de la révolte des gueux[1].

Premier numéro du Tocsin

Élie Bernard fut nommé plus tard secrétaire général de la Confédération générale de vignerons du Midi. C'est dans le cadre du comité d'Argeliers, qui regroupe tous les producteurs, qu'est préparée la riposte à la crise[2]. Le 14 mars, Albert Sarraut, originaire de Bordeaux, sénateur de l'Aude et sous-secrétaire d’État à l’Intérieur, se fait tancer par Clemenceau pour avoir tenté de plaider la cause son électorat : « Je connais le Midi, tout ça finira par un banquet » lui affirme Clemenceau, président du Conseil qui siège place Beauveau, au ministère de l'Intérieur[3].

Le 24 mars, devant 300 personnes se tient un premier meeting organisé par le « Comité d’Argeliers » à Sallèles-d'Aude. Marcelin Albert, se fait remarquer par ses dons d'orateur et son charisme. Pour les viticulteurs présents, il devient l'apôtre, le roi des gueux, le rédempteur. La principe de tenir chaque dimanche un meeting dans une ville différente est adoptée[3].

Le 21 avril, dix à quinze mille viticulteurs se retrouvent à Capestang[4]. Ce dimanche a lieu la publication du premier numéro du Tocsin édité par le Comité d’Argeliers. C'est un hebdomadaire dont Marcelin Albert assume la direction et Louis Blanc la rédaction. Ce numéro contient une adresse au Parlement afin que soit voté une loi contre la fraude[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Christian Rouzaud PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 934 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
578 475 608 833 760 810 808 828 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810 851 922 1 019 1 205 1 590 1 258 1 410 1 422
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 425 1 300 1 245 1 188 1 211 1 118 1 147 1 102 1 123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 159 1 133 1 118 1 218 1 233 1 237 1 519 1 934 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Minervois (AOC) et Languedoc (AOC)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de la Mairie

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcelin Albert (1851-1921) : meneur de la révolte des vignerons du Midi en 1907, né et mort à Argeliers ;
  • Élie Bernard (?-1935) : un autre leader avec Richard et Cathala de la révolte des vignerons du Languedoc en 1907 au départ d'Argeliers, emprisonné à la prison de Béziers avec le docteur Ernest Ferroul, député-maire de Narbonne, Richard et Cathala, il fut nommé directeur du journal syndical l'Action Viticole puis secrétaire général de la Confédération générale des vignerons et meurt en 1935[8] ;
  • Étienne Bonnes (1894-?) : international de rugby à XV né à Argeliers ;
  • Léon Cordes (1913-1987) : écrivain, dirigea une troupe de théâtre à Argeliers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Argeliers Blason D'azur au pal fuselé d'argent et de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]