Montredon-des-Corbières

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Montredon-des-Corbières
Château de Saint-Pierre-des-Clars sur la commune de Montredon-des-Corbières
Château de Saint-Pierre-des-Clars sur la commune de Montredon-des-Corbières
Blason de Montredon-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Narbonne-Ouest
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Bernard Gea
2008-2014
Code postal 11100
Code commune 11255
Démographie
Gentilé Montredonnais
Population
municipale
1 377 hab. (2011)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 32″ N 2° 55′ 36″ E / 43.1922, 2.9267 ()43° 11′ 32″ Nord 2° 55′ 36″ Est / 43.1922, 2.9267 ()  
Altitude Min. 28 m – Max. 176 m
Superficie 17,15 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Montredon-des-Corbières est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Montredonnais et les Montredonnaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Narbonne située dans les Corbières

Histoire[modifier | modifier le code]

Montredon-des-Corbières a été au cœur des manifestations viticoles des années 1970. Le 4 mars 1976, selon la version officielle, une fusillade entre manifestants et CRS a fait deux morts : le commandant de CRS Joël Le Goff et le vigneron audois Emile Pouytès. Le calibre des balles ayant provoqué la mort des deux hommes est couvert par le secret de l'instruction et n'a jamais été révélé. Les deux hommes ont chacun été atteints d'une balle entre les deux yeux, ce qui laisse supposer qu'il ne s'agit pas de balles perdues des CRS ou des manifestants viticoles[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montredon-des-Corbières Blason D'azur au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Bernard Gea PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 377 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 345 368 363 423 444 455 476 512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
509 581 717 784 857 945 1 028 986 931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
948 888 834 830 776 795 821 604 627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
650 645 717 729 850 904 934 1 377 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Corbières (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les « Monjoies », constructions à dôme, anciens regards situés tout le long de l'ancien réseau d'alimentation en eau de Narbonne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

André Castéra, leader du mouvement des vignerons dans les années 1960 à 1970, décédé le 25 décembre 2007 à l'âge de 84 ans.

André Castéra s'implique dans l'action syndicale vigneronne en 1951 en adhérant à la CGVM (Confédération générale de vignerons du Midi) dont le siège est à Narbonne. En 1967 il prend la tête de la révolte des vignerons du midi. Par milliers les vignerons assistent aux rassemblements qu'il anime à Carcassonne, Narbonne, Béziers, Nîmes. On l'appelle "le Napoléon des vignes". En 1968 il se présente aux élections législatives contre Francis Vals, député sortant et maire de Narbonne. Certains l'accusent de sympathie pour la droite, ce qu'il ne nie pas puisqu'il est un admirateur du général de Gaulle. Il est battu et retourne à son travail viticole. Le syndicalisme vigneron perdra son tribun, en effet il deviendra un sage de la viticulture à qui l'on ne manquera jamais de demander conseil. En 1976, au plus fort du mouvement des viticulteurs, un commandant de CRS — le commandant Le Goff — et un viticulteur — Émile Pouytès — perdront la vie sur le territoire de sa commune de Montredon, tués par balles. Chaque année il sera présent au moment de la remise des gerbes érigé à la mémoire des deux disparus.

C'est André Cases, son successeur à la tête du mouvement viticole et créateur du CAV (Comité d'action viticole), qui lui rendit un dernier hommage à la fin de la messe célébrée dans l'église de Montredon à l'occasion de ses obsèques.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal télévisé d'Antenne 2, , film de la fusillade Consultable en ligne
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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