Henry de Monfreid

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Henry de Monfreid

Activités écrivain, commerçant, aventurier, navigateur
Naissance 15 novembre 1879
La Franqui
Décès 13 décembre 1974 (à 95 ans)
Ingrandes
Langue d'écriture français
Genres récits autobiographiques, roman d'aventures, souvenirs

Œuvres principales

Boutre somali à l'arrivée. Djibouti, c. 1915.

Henry de Monfreid, né à La Franqui, commune de Leucate (Aude) le 15 novembre 1879 et mort le 13 décembre 1974 à Ingrandes (Indre), est un commerçant et écrivain français. Il a mis en scène sa vie aventureuse, centrée sur la mer Rouge et l'Éthiopie de 1911 à la Seconde Guerre mondiale, dans de nombreux livres, autobiographies et romans, publiés à partir de 1931[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Henry de Monfreid[2],[3] est le fils de George-Daniel de Monfreid, peintre, graveur et collectionneur d'art, et de Marie-Amélie Bertrand (généralement appelée Amélie). Sa jeune enfance s'écoule à la petite station balnéaire de La Franqui (Leucate) où la famille de sa mère exploite un établissement pour vacanciers[4]. Dès cette époque, le jeune Henry développe un goût marqué pour la voile et le large en naviguant avec son père sur les voiliers de ce dernier, d'abord le Follet, puis l'Amélie, un yacht de 22 mètres, notamment lors d'une traversée de Port-Vendres à Alger alors qu'il a 5 ans[5],[6]. À 7 ans, il va rejoindre ses parents à Paris où on l'inscrit à l'École alsacienne. Son père fréquente assidument la bohème, peintres ou écrivains, qu'il reçoit dans son appartement bourgeois. Monfreid va donc côtoyer des peintres comme Matisse et Gauguin[7]. Durant l'été, et jusqu'à la mort de sa mère en 1902[8], il continuera de passer ses vacances à La Franqui.

George-Daniel de Monfreid sur Le Follet. Ma première jeunesse passée à l'ombre du cap de Leucate et, plus tard, la navigation sur le voilier de mon père m'avaient mis au coeur la nostalgie de la mer, au point de me faire sacrifier les situations les plus enviables [9].

Il a 13 ans lorsque ses parents se séparent et quittent Paris, et le jeune Henry est placé en pension pour qu'il n'ait pas à quitter son école. En 1892, il entre au lycée à Carcassonne où habite alors sa mère. Il passe son premier bac en 1896, retourne à Paris et prépare Centrale au Lycée Saint-Louis où il est interne. Il obtient d'assez bonnes notes et décroche même des distinctions mais il étouffe entre les quatre murs du lycée et se laisse aller à des frasques[10]. Il se fait renvoyer, mais l'examen étant proche, il est réadmis comme externe. Il rate l'examen de peu. Henry de Monfreid ne fera donc pas carrière comme ingénieur des Chemins de fer et devra trouver un autre moyen d'existence. Il lui restera de ses études d'ingénieur un goût et une facilité pour les sciences et les techniques qui lui seront d'une grande utilité en mer Rouge lorsqu'il se mettra à construire des bateaux ou devra réparer en haute mer un moteur en panne[11]. En 1900, Henry, qui vit depuis quelques mois avec sa nouvelle compagne Lucie, se voit contrait d'entamer son service militaire, qui à l'époque dure trois ans. Il cherche en vain à obtenir un sursis et finalement réussit à se faire réformer en simulant une congestion pulmonaire après avoir aspiré de l'hypochlorite de chaux mélangé à de l'acide chlorhydrique [12].

Monfreid vit pendant plusieurs années de petits boulots. Il décroche un emploi de colporteur au Planteur de Caïffa, où il se tire assez bien d'affaire et monte même en grade, mais son père lui fait quitter ce métier de « tireur de sonnettes » en lui promettant une rente mensuelle[13]. Après une brève carrière comme chauffeur de maître, il se fait engager à la société Maggi où il devient rapidement un contrôleur de la qualité du lait. Mais Monfreid rêve d'être son propre patron: il démissionne et achète une affaire d'élevage de volaille avec l'argent reçu de son oncle dans le cadre du procès en captation d'héritage. Manque de chance, les poulets meurent tous et l'entreprise fait faillite. Maggi le réengage et il réussit à se faire nommer chef de ramassage à Fécamp, pour être près de la mer[14]. Traficoter avec la qualité du lait et du beurre est un fléau à l'époque et Monfreid s'y laisse prendre. Il est en mer sur sa barque lorsque le représentant juridique de son employeur arrive à Fécamp pour le congédier. Monfreid, qui rêve de plus en plus à une carrière maritime, songe à se présenter à l'examen de capitaine au long cours[15] mais il se laisse convaincre de mettre à profit ses connaissances de l'industrie laitière et il achète une petite laiterie près de Melun[16]. Manque de chance encore un fois: Melun est très touchée par les débordements de le Seine en 1910 et la laiterie, isolée pendant des semaines, perd ses clients. Au même moment, il est gravement atteint de la fièvre de Malte qui manque l'emporter et qui le cloue au lit pendant des mois. La laiterie est vendue à perte. Ses rapports avec Lucie se sont dégradés avec le temps et c'est au cours de sa convalescence chez son père qu'il décide de mettre fin à sa relation de dix ans[17]. C'est aussi durant sa convalescence qu'il fait la connaissance d'Armgart Freudenfeld[18], une jeune Allemande à qui Georges-Daniel donne des cours de peinture, et qui épousera Henry en 1915.

Monfreid, qui termine sa convalescence, cherche une piste pour partir et mettre la plus grande distance possible entre son passé, notamment Lucie, et lui. Justement, un ami connaît un négociant en Éthiopie, Gabriel Guigniony[19]. Quelques jours plus tard, Monfreid apprend qu’il est engagé à l’essai comme agent de factorerie au salaire de 150 francs par mois. Cet emploi est loin d’être le pactole, il doit payer son propre voyage pour Djibouti et n’a aucune garantie d’emploi. Mais cela n'a aucune importance: Monfreid veut partir[20]. À la mi-août 1911, il embarque à bord du vapeur l'Oxus comme passager de troisième classe à destination de Djibouti.

Dans la Corne de l'Afrique[modifier | modifier le code]

Il fait d'abord le négoce du café et de peaux en Éthiopie[21] puis, attiré par la mer, il s'installe à Djibouti fin 1913 où il achète un boutre, baptisé le Fath-el-Rahman, et avec lequel il amorce la vie aventureuse qui fera l'objet de son premier récit autobiographique: Les Secrets de la Mer Rouge. Plus tard, installé à Obock, il construit ses navires avec ses propres moyens, dont le plus célèbre, l'Altaïr, goélette de 25 mètres avec seulement 2 mètres de tirant d'eau[22] et gréé de voiles auriques, lui permettra de fréquenter les rives de la mer Rouge cernée de bancs de récifs. Sa connaissance des mouillages et des ports en fait une source de renseignements utile à la France pendant la Première Guerre mondiale.

Le Djibouti colonial de Monfreid

Il entame ensuite une vie de contrebandier, se convertit à l'islam en 1914[23], religion de son équipage, se fait circoncire, et prend le nom d'Abd-el-Haï (esclave du vivant). Selon Guillaume de Monfreid, sa « conversion était une conversion de circonstance ». Il continue : « je ne crois pas qu'il fût plus attaché à un rite qu'à un autre, parce que de toute façon, ce n'était pas un homme pour qui le spirituel avait beaucoup d'importance. Il était trop noyé dans l'action. Et puis, ayant découvert la vraie liberté, il ne veut plus de carcan[23] ». De même, Henry de Monfreid a été enterré selon le rite catholique.

Il vit de différents trafics, perles (il arrête vite ce commerce qui n'est plus lucratif après que les Japonais inventent la perle de culture), armes, haschisch, et même morphine (qu'il achète en gros en Allemagne au laboratoire pharmaceutique qui produit la drogue, et qu'il revend aux riches Égyptiens), ce qui lui vaut des démêlés avec la justice et mêmes quelques brefs séjours en prison. Monfreid s'est toujours défendu d'avoir pratiqué la traite des Noirs entre l'Afrique et l'Arabie, qui persistait encore en 1925[24]. Cependant dans sa correspondance il explique avoir des femmes asservies[25]. Pendant la Première Guerre mondiale, les autorités françaises lui demandent d'aller espionner les positions turques sur la côte du Yémen en prenant des photographies.[réf. nécessaire]

Obock. Maison de Monfreid. Obock, depuis qu’il a cessé d’être le chef-lieu de la colonie, est redevenu une bourgade indigène; son déclin a été consommé par l’abandon total dans lequel il a été laissé durant les années qui ont suivi la guerre.[26].

Vers la fin de la guerre, il s'installe définitivement avec sa famille à Obock, loin des regards inquisiteurs des gouverneurs et autres coloniaux de Djibouti ; sa maison est près du rivage, ce qui permet à sa femme de disposer des lumières sur la terrasse si la vedette des gardes-côtes est à l'affût. Entièrement absorbé dans ses projets, Monfreid est presque toujours absent et sa femme souffre de ses longues absences et de la chaleur accablante des lieux. Elle et les enfants se réfugient fréquemment aux monts Mabla dans l'arrière-pays d'Obock, qui offrent un peu de fraicheur. Au début des années vingt, il se fait construire une petite maison à Araoué, près de Harar en Éthiopie et il y passe la saison chaude avec sa famille. Avec ses trafics, en particulier la vente de hashish en Égypte, il a fait assez de bénéfices pour acheter une minoterie et construire une centrale électrique a Diré Dawa, ville-champignon surgie au pied de Harar lors de la construction du premier tronçon du chemin de fer Djibouti-Addis Abeba[27].

Les Secrets de la Mer Rouge, premier récit autobiographique

Monfreid fait la connaissance de Paul Vaillant-Couturier ainsi que de Joseph Kessel, fascinés par sa personnalité. Kessel lui conseille d'écrire. Monfreid tire de ses aventures dans la mer Rouge, les eaux littorales de la Corne de l'Afrique et le détroit de Bab-el-Mandeb (« Porte des Pleurs » en arabe) des romans et nouvelles captivants, où les observations maritimes et ethnologiques pertinentes et vécues[non neutre] voisinent avec les descriptions cyniques d'exploits de contrebande exercés (livraisons d'armes, de haschich ou de morphine).

Ses romans remportent un franc succès dans les années 1930. Il est également correspondant de presse pour plusieurs journaux parisiens.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il soutient les Italiens, notamment pendant leur conquête de l'Éthiopie en 1935. Proche conseiller du général Rodolfo Graziani, Henry de Monfreid fait tout pour rencontrer le Duce Mussolini afin de pouvoir se joindre aux troupes italiennes. Il participe à quelques missions aériennes italiennes sur les territoires éthiopiens et manque d'être blessé en vol (Les Guerriers de L'Ogaden, 1935).

Après la débâcle de l'armée du Duce en Éthiopie devant les armées alliées en 1941, Monfreid est arrêté par les Britanniques et déporté au Kenya. Il raconte cette épopée dans le livre Du Harrar au Kenya. Libéré, il vit de chasse et de pêche sur les pentes du Mont Kenya, épisode qui lui inspirera d'autres romans comme Karembo.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il retourne en France en 1947 et s'installe dans une grande maison à Ingrandes, dans l'Indre, où il peint, joue du piano, et surtout écrit. Les habitants de ce petit village de la « France profonde » resteront en plusieurs circonstances perplexes devant le mode de vie de Monfreid, patriarche sans complexes. Ainsi, étant un opiomane d'habitudes régulières, il va à l'épicerie locale pour peser et diviser en doses journalières les têtes de pavots qu'il fait pousser dans son jardin. L'épicier n'y voit pas matière à s'alarmer, d'autant que Monfreid est un bon client  : il achète de grosses quantités de miel, qui lui permettent de combattre la constipation opiniâtre entraînée par l'usage quotidien de l'opium. Quelqu'un s'avise cependant un jour de dénoncer Monfreid à la gendarmerie[28]. L'affaire est abandonnée, l'opium n'étant à l'époque utilisé que par des artistes non conventionnels, tel que son ami Jean Cocteau. Par ailleurs Monfreid se flatte à plusieurs reprises dans son œuvre de savoir à merveille décourager et amadouer les officiels trop curieux, par la flatterie, le mimétisme, et l'étalage d'une apparente bonne foi.

À la mort de Monfreid, on se rend compte que les tableaux de maîtres qu'il disait tenir de son père, et qu'il hypothéquait quand le revenu tiré de ses livres était insuffisant, étaient des faux, peut-être peints par lui-même...[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Oeuvres d'Henry de Monfreid.jpg

Récits autobiographiques[modifier | modifier le code]

  • Les secrets de la mer Rouge (1931)
  • Aventures de mer (Grasset, 1932)
  • La croisière du hachich (Grasset, 1933) (ISBN 2-246-00007-6)
  • La poursuite du Kaïpan (Grasset, 1934)
  • Le lépreux (Grasset, 1935)
  • Charras (Pavois, 1947, réédité en 1962 sous le titre La cargaison enchantée, Grasset)
  • Du Harrar au Kénia (Éditions du Triolet, 1949)
  • L'homme sorti de la mer (Grasset, 1951)
  • Mon aventure à l’île des Forbans (Grasset, 1958)
  • Le Feu de Saint-Elme (Laffont, 1973, réédité en 1992 sous le titre Mes vies d'aventures)

Contes et aventures[modifier | modifier le code]

  • Abdi - L'homme à la main coupée (Grasset, 1937)
  • Le Roi des abeilles (Gallimard, 1937)
  • L'enfant sauvage (Grasset, 1938)
  • Karembo (La Table Ronde, 1949)
  • Djalia ou la Revanche de Karembo (La Table Ronde, 1951)
  • Le Cimetière des éléphants (La Table Ronde, 1952)
  • Le Serpent rouge, ou la dernière mission de Karembo (La Table Ronde, 1953)
  • Wahanga (La Vallée de la mort) (Grasset, 1955).
  • Pilleurs d’épaves (Flammarion, 1955)
  • L’esclave du batteur d’or (Grasset, 1957)
  • Le Sang du parjure (Flammarion, 1958)
  • Le Récif maudit (Flammarion, 1961)
  • La Sirène de Rio Pongo (Flammarion, 1961)
  • L’Homme aux yeux de verre (Grasset, 1965)
  • Les Deux Frères (Grasset, 1969)
  • Légende de Madjélis (Grasset, 1997)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le naufrage de la Marietta (Grasset, 1934)
  • Le Trésor du pèlerin (Gallimard, 1938)
  • Sir Henry Middleton ou l'amiral pirate (Gallimard, 1938)
  • Le secret du lac noir (N.R.F, 1940)
  • La triolette (La Table Ronde, 1948)
  • Le naufrageur (La Table Ronde, 1950)
  • Zulma (Wapler, 1951)
  • La route interdite (Grasset, 1952)
  • Sous le masque Mau-Mau (Grasset, 1956)
  • La Croix de fer forgé (Grasset, 1966)

Journalisme[modifier | modifier le code]

  • Vers les terres hostiles de l'Éthiopie (Grasset, 1933)
  • Le drame éthiopien (Grasset, 1935)
  • Les derniers jours de l'Arabie Heureuse (N.R.F, 1935)
  • Les guerriers de l'Ogaden (N.R.F, 1936)
  • Le masque d'or (Grasset, 1936)
  • L'avion noir (Grasset, 1936)
  • Ménélik tel qu’il fut (Grasset, 1954)
  • Le Radeau de la Méduse : comment fut sauvé Djibouti (Grasset, 1958)
  • Les Lionnes d’or d’Éthiopie (Laffont, 1964)

L'envers de l'aventure[modifier | modifier le code]

Dix volumes publiés chez Grasset entre 1953 et 1970

  • 1 - La vocation de Caroline (1953)
  • 2 - L’oncle Locamus ou Caroline chez les bourgeois (1954)
  • 3 - Le capitaine à la caquette blanche (1957)
  • 4 - Le cap des Trois-Frères (1959)
  • 5 - L’exilé (1960)
  • 6 - L’abandon (1962)
  • 7 - Combat (1963)
  • 8 - La chute imprévue (1965)
  • 9 - L’ornière (1967)
  • 10 - L’escalade (1970)

Correspondance[modifier | modifier le code]

  • Journal de bord (Arthaud, 1984)
  • Lettres d'Abyssinie. Écrits d'aventurier - Tome 1, édité par Guillaume de Monfreid, Paris, Flammarion, 1999, 233 p.
  • Lettres de la mer Rouge. Écrits d'aventurier - Tome 2, édité par Guillaume de Monfreid, Paris, Flammarion, 2000, 315 p.
  • Aventures extraordinaires (1911-1921), édité par Guillaume de Monfreid, Paris, Arthaud, 2007, 889 p. Contient Lettres d'Abyssinie (Flammarion, 1999), Lettres de la mer Rouge (Flammarion, 2000), des extraits de Journal de bord, (Arthaud, 1984) et Lettres d'Égypte, Arabie, Érythrée, Inde et autres lieux (Arthaud, 2007).

Chanson[modifier | modifier le code]

  • Henry de Monfreid chante la mer, microsillon 33 tours, Polygram distribution, PY 899. Monfreid y interprète des chansons de marins accompagné à l'accordéon. L'enregistrement date de 1965. Il a paru également en CD en 1996 (RYM Music 191 677-2, Polygram distribution PY 899).

Œuvres inspirées par Henry de Monfreid[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Giséle de Monfreid, Mes secrets de la Mer Rouge, France-Empire, 1982, (ISBN 2-7048-0008-1). Ce livre de mémoires écrit par sa fille apporte un éclairage latéral sur la vie et l'œuvre de Monfreid, personnalité narcissique et dédiée à l'action avec qui le quotidien n'était pas facile.
  • Joseph Kessel, Fortune carrée, Les Éditions de France, 1932. Ce roman met en scène un personnage inspiré d'Henry de Monfreid.
  • Hergé aurait dessiné sous les traits de Henry de Monfreid le capitaine qui sauve de la noyade Tintin et Milou en mer Rouge, dans Les Cigares du Pharaon[réf. nécessaire]

Radio[modifier | modifier le code]

Entretiens radiophoniques menés et produits par Paul Guimard, diffusés sous le titre « les Chemins de l'aventure ». Onze entretiens entre le 19 octobre et le 21 décembre 1956, archivés par la phonothèque de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et édités sous la forme de trois disques.

Télévision[modifier | modifier le code]

Les Secrets de la mer Rouge
série télévisée réalisée par Claude Guillemot et Pierre Lary, 1968.
  • Scénario : Henry de Monfreid, Roland Laudenbach, Edmond Levy et Jean O'Neill.
  • Musique : François de Roubaix.
  • Interprétation : Pierre Massimi, Alex Lacaste, Miloud Khetib, Mustapha Chadli, Mostéfa Stiti, Hans Wyprächtiger, Baaron, Alphonse Beni, Jean-Claude Ballard, Christiane Krüger.
Lettres de la mer rouge
réalisation Éric Martin et Emmanuel Caussé. Première diffusion sur ARTE le 7 avril 2006[29].
Arnaud Giovaninetti dans la série télévisée Lettres de la mer Rouge.
« Coup de cœur du Jury du public » au Festival du film de télévision de Luchon, 2006.
Lauriers de l'Audiovisuel, Prix Marcel Jullian de la première œuvre.
Résumé : Dans le château de George Daniel de Monfreid, au début du XXe siècle, le fils Henry, gravement malade, qui s'est vu au seuil de la mort, décide de rompre avec son existence petite-bourgeoise et rangée (on l'orientait alors vers une carrière d'ingénieur[30]). Il confie ses deux enfants à une jeune Allemande proche de la famille et part le plus loin possible : à Djibouti, « dans ces pays où on n'allait pas, ou plutôt où on allait, mais dont on ne revenait pas »[30]. Il s'y livre au commerce de peaux, d'armes, de café, ce qui, dans ces contrées frontalières, se confond souvent avec trafic et contrebande. Il entame alors une correspondance régulière et aussi détaillée qu'un journal de bord, avec son père et son amie allemande et future épouse, Armgart Freudenfeld (jouée par Elodie Navarre).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF no FRBNF119164954.
  2. La particule n'a rien de nobiliaire. Sa grand-mère paternelle, actrice du nom de Marguerite Barrière, change son nom pour celui de Caroline de Monfreid (le nom de famille de sa mère était Fonfred) lorsqu'elle va rejoindre son amant américain au États-Unis. Daniel Grandclément, L'incroyable Henry de Monfreid, Grasset, Paris 1990, p. 14-15.
  3. Henri écrit son prénom avec un "y" lorsqu'il amorce sa carrière littéraire. Grandclément, p. 24, n. 1.
  4. Grandclément, p. 24-26.
  5. En mer Rouge, Henry de Monfreid, présentation de Jean-Christophe Rufin, texte de Guillaume de Monfreid, Gallimard, 2005, chronologie, p. 12.
  6. Grandclément, p. 28-29.
  7. Grandclément, p. 33-35.
  8. Son oncle, Émile Bertrand, tentera de l'évincer de la succession en se présentant comme seul successeur légitime de La Franqui. En 1905, à l'issue d'une procédure en captation d'héritage intentée par le père de Henry, ce dernier acceptera un règlement de 25 000 francs et, en contrepartie, abandonne ses prétentions sur La Franqui. Grandclément, p. 82)
  9. Les secrets de la Mer Rouge, 1931, p.9.
  10. Grandclément, p. 48-49.
  11. Près de 30 ans après son échec à Centrale, son premier gros investissement, fruit de ses trafics en mer Rouge, consistera dans l'achat d'une centrale électrique. Grandclément, p. 50.
  12. « Depuis ce jour, mon organisme eut une telle horreur du chlore que la plus vague odeur, celle par exemple qui reste dans une salle lavée à l'eau de Javel, m'aurait mis en syncope », rapporté dans Grandclément, p. 77.
  13. Grandclément, p. 83.
  14. Grandclément, p. 93.
  15. Henry de Monfreid, Le Feu de Saint-Elme, Robert Laffont, 1973, p. 111.
  16. Grandclément, p. 95.
  17. Grandclément, p. 99, 102-103.
  18. Certains biographes de Monfreid, dont Grandclément, la présentent comme ayant été la fille du gouverneur d’Alsace, mais on ne trouve pas de Freudenfeld dans la courte liste des gouverneurs de l’Alsace-Lorraine (Statthalter des Reichslandes Elsaß-Lothringen), tous membres de la haute aristocratie allemande. Il semble que Ferdinand Freudenfeld fut plutôt un fonctionnaire civil de haut rang (Oberregierungsrat) à Metz.
  19. Né en 1871. Très jeune, il fut négociant et agent consulaire au Harrar avant de rentrer en France où il fonde une société d'importation, notamment de café et de cuir. Monfreid dira de lui qu'il fut le pionnier de l'influence française en Abyssinie.
  20. « J'allais là-bas, bien entendu à mes frais et à mes risques et péril, peu importait, je voulais partir! » Henry de Monfreid, Le lépreux, 1935, p. 14.
  21. Baraduc, p­. 22.
  22. Grandclément, p. 216.
  23. a et b Thibaut Pinsard, L'appel à une autre vie, Routard.com
  24. Albert Londres, Pêcheurs de perles.
  25. Monfreid, Lettres d'Abyssinie, p. 158 : « Je me suis muni de deux esclaves, l’une pour faire le pain et l’autre pour charrier l’eau et faire le talla (bière faite avec du maïs). Comme j’ai eu soin de les choisir bien roulées elles me rendent aussi d’autres services appréciables et appréciés ».
  26. Notice illustrée sur la Côte française des Somalis. Paris, 1931, p. 37.
  27. Faute de moyens, les travaux cessent en 1902 et Dire Dawa est le terminus éthiopien jusqu'à ce que la capitale Addis Abeba soit finalement atteinte plusieurs années après la reprise des travaux après 1910.
  28. Inter (??).
  29. Lien sur arte.tv
  30. a et b http://www.ina.fr/video/CAF97059865

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Antral Le Chant du Toukan 03.jpg
  • Georges M.Poisson, Henry de Monfreid, Le Passionné de l'aventure, Paris, Médicis, 1966
  • Daniel Grandclément, l'Incroyable Henry de Monfreid, Paris, Grasset, 1990 et 1998
  • Freddy Tondeur, Sur les traces d'Henry de Monfreid, Paris, Anako, 2004
  • En Mer Rouge. Henry de Monfreid, aventurier et photographe. Présentation de Jean-Christophe Rufin, textes de Guillaume de Monfreid, Paris, Gallimard, 2005.
  • Georges Pagé, Henry de Monfreid, l'aventurier de la mer Rouge, Éditions Grancher, 2008
  • Francis Bergeron, Monfreid, Éditions Pardès, coll. Qui suis-je ?, 2009
  • "Numéro spécial : Henry de Monfreid à la BNF", La Géographie. Terre des Hommes, no 1539, hiver 2010
  • Olivier Weber, Kessel, le Nomade éternel, Paris, Arthaud, 2006

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Nizwa dans le sillage de Henry de Monfreid, film documentaire de 54' réalisé par Vincent Dumesnil, diffusé en 2010 sur Planète Thalassa

Fonds d'étude[modifier | modifier le code]

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Le fonds d'archives Henry de Monfreid a été donné au département des cartes et plans de la Bibliothèque nationale de France.

Article détaillé : Fonds Henry de Monfreid.

Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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