Jean Gabriel Marchand

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Jean Gabriel Marchand
Image illustrative de l'article Jean Gabriel Marchand

Naissance 10 décembre 1765
L'Albenc (Isère)
Décès 12 novembre 1851 (à 85 ans)
Saint-Ismier (Isère)
Origine Drapeau de la France France
Arme infanterie
Grade Général de division
Années de service 1790 à 18181830 à 1832
Faits d'armes Bataille de Loano
Bataille de Friedland
Combat de Torrès Vedras
Combat de Fuentès-Onoro
Bataille de la Moskowa
Distinctions Grand aigle de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre de Saint-Louis
Grand-croix de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg (en)
Comte d'Empire
Pair de France
Hommages Arc de Triomphe de l'Etoile, 26e colonne.

Jean Gabriel Marchand, né le 10 décembre 1765 à l'Albenc (Isère), mort le 12 novembre 1851 à Saint-Ismier (Isère), est un général de division français de la Révolution et de l’Empire. Il occupa également les fonctions de Maire de Saint-Ismier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Avocat à Grenoble en 1789. Il commande en 1791 une compagnie d'éclaireurs du 46e bataillon de l'Isère, se distingue dans la campagne de Savoie, assiste au siège de Toulon, est attaché comme adjoint à l'état-major du général Cervoni et se lie avec Joubert.

En novembre 1795, à la bataille de Loano, le colonel Lannes, le capitaine Marchand et 200 grenadiers prennent en un instant une redoute armée de six pièces de canon et défendue par 1 200 grenadiers hongrois. Ces deux braves tournent aussitôt les canons contre leurs ennemis et contribuent ainsi grandement à la victoire des Français. Le capitaine Marchand, complimenté par Scherer, est nommé chef de bataillon.

En juin 1796, le commandant Marchand, à la tête de 300 carabiniers du 3e léger, surprend un camp de 8 à 10 000 Autrichiens, fait poser les armes à tous les postes et ramène 400 prisonniers au général Joubert. Le 29 juillet, pendant qu'il attaque 3 000 Autrichiens qui prennent à découvert le flanc de Joubert, il reçoit une balle dans la poitrine.

Fait prisonnier le 14 juin 1797, il est nommé colonel et échangé sur-le-champ. Marchand sert quelque temps comme commandant de la place de Rome en 1798 sous les ordres de Gouvion-Saint-Cyr et subit une disgrâce passagère. Avant de partir pour l'Italie, Joubert le prend pour aide de camp. Il participe ainsi à la bataille de Novi où Joubert tombe au champ d'honneur.

Le premier Consul ayant nommé Marchand général de brigade le 13 octobre 1799, lui confie d'abord le commandement de l'Isère, puis l'envoie au camp de Boulogne commander une brigade de la division Dupont qui s'illustre en 1805 à la bataille d'Haslach et de d'Albec.

Guerres du premier Empire[modifier | modifier le code]

Nommé général de division le 24 décembre 1805, il assiste à la bataille d'Iéna et à la prise de Magdebourg.

Le 4 juin 1807 à la Bataille de Guttstadt, 50 000 Russes attaquent les hommes commandés par le maréchal Ney. Sous ses ordres, le général Marchand, se signale en protégeant le passage du pont de Deppen.

À la bataille de Friedland, la division Marchand, sans être arrêtée par le feu épouvantable de l'artillerie, se dirige l'arme au bras sur le clocher de la ville qu'elle parvient à occuper.

Le 13 juillet 1807, Marchand est décoré du grand aigle de la Légion d'honneur[1], passe en Espagne où il fait quatre campagnes. Il se signale principalement au passage du Tage le 8 août 1809, au combat de Torrès le 29 novembre, au combat de Fuentès-Onoro, le 3 mai 1811.

Il commande une division pendant la campagne de Russie, est souvent nommé dans les bulletins officiels, surtout aux journées de Valentino et de la Moskowa.

En 1814, il commande la 7e division militaire, y rend de grands services en reprenant notamment Chambéry aux Autrichiens. Forcé d'évacuer la Savoie par la retraite du général Augereau, il se retranche dans la vallée de l'Isère. L'abdication de l'Empereur met fin aux hostilités.

Restauration[modifier | modifier le code]

Arrivée de Napoléon à Grenoble
Tombe du général Marchand

Louis XVIII le confirme dans son commandement de la 1re subdivision de la 7e division à Grenoble. Il tente de s'opposer au retour de Napoléon en mettant la ville de Grenoble en état de défense. Mais le ralliement de La Bédoyère qui commande le 5e régiment d'infanterie de ligne ruine son projet, et le 7 mars 1815, la ville ouvre ses portes à Napoléon que Marchand refuse de servir à nouveau. Il se retire au Fort Barraux.

Au retour du roi, il reprend son commandement. Accusé d'avoir livré Grenoble sans défense à Napoléon, il est destitué le 4 janvier 1816 et traduit, à Besançon, devant un conseil de guerre. Il est finalement acquitté après six mois de débats. D'abord mis en disponibilité en 1818, il est ensuite mis à la retraite. Il reprend du service à la Révolution de Juillet, avant d'être mis définitivement à la retraite le 11 juin 1832.

Le général Marchand est Grand-croix de la Légion-d'Honneur, Chevalier de l'ordre de Saint-Louis, Grand-croix de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg (en) et de l'ordre de Saint-Louis de 1re classe de Hesse-Darmstadt et Comte d'Empire (26 octobre 1808) et Pair de France (par ordonnance du 3 octobre 1837). Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile.

Jean-Gabriel Marchand est inhumé au cimetière Saint-Roch de Grenoble.

États de service[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu,‎ 1810 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales