Château de La Roche-sur-Foron

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Château de La Roche-sur-Foron
Image illustrative de l'article Château de La Roche-sur-Foron
Vue d'une tour du château en ruine.
Nom local Tour des comtes de Genève
Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Comte de Genève
Coordonnées 46° 03′ 57″ N 6° 18′ 55″ E / 46.06583, 6.31528 ()46° 03′ 57″ Nord 6° 18′ 55″ Est / 46.06583, 6.31528 ()  [1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Faucigny
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune La Roche-sur-Foron

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château de La Roche-sur-Foron

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de La Roche-sur-Foron

La tour des comtes de Genève est le dernier vestige d'un ancien château fort du XIIIe siècle qui se dresse sur la commune de La Roche-sur-Foron dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

La tour des comtes de Genève est située dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune de La Roche-sur-Foron, au sommet d'un rocher à l'est du bourg médiéval. Elle défendait l'accès à la vallée du Foron qu'elle domine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château aurait été construit par les Burgondes au Xe siècle[2].

Une famille de La Roche est connue depuis 1100[3] environ. Il est au début du XIe siècle[2] entre les mains de Robert de Genève. Aymon Ier de Genève, à la fin du XIe siècle[2] y aurait fait dresser une grosse tour. Les comte de Genève y résidèrent jusqu'au début du XIIe siècle[2] avant de faire d'Annecy leur résidence principale. Le château fut alors administré par un châtelain qui prit le titre de marquis de La Roche.

En 1178[3], les comtes de Genève font hommage à l'abbé d'Agaune pour ce qu'ils possèdent à La Roche.

En 1179[2], suite à la tentative malheureuse de Guillaume Ier de Genève de prendre Genève, sa femme la comtesse Béatrice de Faucigny avec deux de ses fils y tient un siège dont ils sortirent victorieux, permettant à son mari de reprendre possession de ces états.

Au XIIIe siècle le château est à nouveau assailli. Le comte Pierre II de Savoie y assiège Rodolphe de Genève, petit-fils de Guillaume Ier, qui doit capituler. Rentré en possession du château, les comtes de Genève le garderont jusqu'au décès de Pierre de Genève ; le 24 mars 1392 il le lègue à sa femme Marguerite de Joinville qui épousera en troisièmes noces Ferry Ier de Vaudémont. En 1411[2] il est la propriété du duc de Savoie Amédée VIII.

Au cours de la guerre qui opposa le duc de Savoie d'une part à Genève et au roi de France d'autre part, entre 1589 et 1593, la place forte que constituait La Roche fut assiégée et ravagée par les ennemis de la Savoie. C'est en effet pendant la nuit du 29 mars 1590, lors de l'intrusion des Genevois à La Roche, que fut détruite la forteresse.

Description[modifier | modifier le code]

Cette tour, édifiée entre 1258 et 1268, était en fait le donjon de la forteresse. Il s'agit de l'une des premières tours circulaires construites en Savoie sur le modèle architectural que le comte Pierre II de Savoie (1263-1268) rapporta dans son pays après un long séjour en Angleterre où il avait de grands intérêts : en traversant la France, lors de ses voyages entre la Savoie et l'Angleterre, Pierre II fut sûrement marqué par les tours rondes conçues par les ingénieurs du roi de France Philippe Le Bel. Cette nouvelle architecture constituait alors un progrès important car elle supprimait les angles morts. De très beaux exemples de ce type d'architecture militaire existent en Savoie, notamment au château de Thorens, à quelques kilomètres de La Roche-sur-Foron.

La tour des comtes de Genève est bâtie à cheval sur la faille naturelle d'un très imposant rocher. Ce bloc erratique transporté par le glacier du Mont-Blanc fut posé il y a environ 10 000 ans, lors de la fonte des glaces. Cette faille fut murée à l'extérieur par les bâtisseur du donjon ; ceux-ci la subdivisèrent à l'intérieur formant ainsi quatre caves naturelles superposées. Au-dessus du rocher, le donjon lui-même était constitué de trois étages.

Depuis la fin du XIXe siècle, à la suite des travaux des moines capucins de La Roche, propriétaires de la tour à cette époque, on traverse le rocher de part en part : on peut donc croire qu'il y a deux rochers alors qu'il s'agit bien du même.

Du château il ne reste que quelques pans de murs. Le donjon, dressé dans la seconde moitié du XIIIe siècle, est juché sur son rocher de 17 mètres de hauteur ; la tour quant à elle ne mesure plus que 11 mètres de haut sur la vingtaine qu'elle mesurait probablement à l'origine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. a, b, c, d, e et f Georges Chapier 2005, p. 28-29.
  3. a et b Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France,‎ 1987, 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 976.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Georges Chapier 2005] Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, Éditions La Découvrance, coll. « L'amateur Averti »,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 28-30.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]