Saint-Pierre-en-Faucigny

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Saint-Pierre-en-Faucigny
Blason de Saint-Pierre-en-Faucigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Arrondissement de Bonneville
Canton Canton de La Roche-sur-Foron
Intercommunalité Communauté de communes du pays Rochois
Maire
Mandat
Marin Gaillard
2014-2020
Code postal 74800
Code commune 74250
Démographie
Gentilé Saint-Pierrois / Saint-Pierroise
Population
municipale
5 884 hab. (2011)
Densité 371 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 38″ N 6° 22′ 23″ E / 46.0605555556, 6.3730555555646° 03′ 38″ Nord 6° 22′ 23″ Est / 46.0605555556, 6.37305555556  
Altitude Min. 433 m – Max. 1 500 m
Superficie 15,86 km2
Localisation

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Saint-Pierre-en-Faucigny est une commune française située dans le sud du département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Centre urbain située dans la province de Faucigny, la commune comptait 5 884 habitants en 2011.

La commune de Saint-Pierre-en-Faucigny est née de la fusion en 1965 des communes de Passeirier, Saint-Maurice-de-Rumilly et de Saint-Pierre-de-Rumilly[1].

Ses habitants sont appelés les Saint-Pierroises et les Saint-Pierrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-en-Faucigny est situé entre Bonneville et La Roche-sur-Foron.Elle occupe le cône de déjection du Borne en confluence avec l'Arve.

Entre la Pointe d'Andey (1 877 m) au sud-est et l'Arve au nord, entre « Bourre » (ruisseau s'écoulant depuis « sur Cou » 1 809 m, vers Amancy) à l'ouest et le Borne à l'est sur 1586 hectares.

Saint-Pierre est limité par les communes de Bonneville, Le Petit-Bornand-les-Glières, Saint-Laurent, Amancy et Arenthon. La commune est composée d'une mosaïque de hameaux et lieux-dits dont chacun mériterait une description toponymique. On peut citer : Bornette, Toisinges, Les Tattes, Prêlaz, Delairaz, Passerier, La Serthaz, Blansin, La Perrière, Le Peteray, Saint-Maurice-de-Rumilly, Les Contamines.......

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

St-Pierre est situé dans les Préalpes (massif calcaire provenant des dépôts sédimentaires de la mer urgonienne). Les reliefs actuels résultent du travail des glaciers du quaternaire.

La vallée de l'Arve doit son existence d'un glacier géant qui du Massif du Mont-Blanc rejoignait le glacier du Rhône au niveau du Léman. La moraine latérale créa une sédimentation importante qui donna naissance aux terrasses de Saint-Laurent et Saint-Sixt.

Le recul du glacier a laissé sur le plateau des Bornes (Massif des Bornes) un dépôt de roches cristallines (granit, gneiss, protogine) ainsi que des blocs urgoniens provenant d'un éboulement de la Pointe d'Andey (1 877 m) survenu dans la cluse du Borne et dont les traces sont encore visibles à « Termine » (Hameau de la commune de Le Petit-Bornand-les-Glières.

Le « Haut-Rumilly » (Saint-Pierre et Saint-Maurice) se trouvent sur le cône de déjection du glacier du Borne qui à la fin de la glaciation (Würm) va repousser l'Arve contre le Môle (1 863 m) et faire stagner l'eau qui donna naissance aux « marais de Bonneville. »

Du Trias à la fin du Crétacé, le massif est immergé, les sédiments se déposent.La dernière poussée alpine provoque des plissements, des fractures et des chevauchements cette complexité se remarque dans la montagne « sur Cou » (1 809 m).

Hydrologie[modifier | modifier le code]

À Saint-Pierre, l'eau est partout présente avec les torrents (Nants), ruisseaux, bédiaires et en sous-sol avec une nappe phréatique de 20 km2. la commune fait partie du bassin versant de l'Arve qui donne son nom à la vallée.

Cette nappe d'eau souterraine prend naissance grâce au Borne dont l'eau s'infiltre dans le calcaire urgonien et par une géologie gravitaire. Le Borne et la pluie filtrée par le sol sont des composants neutres et la spécificité du calcaire assure la pureté de la nappe.

La consommation d'eau potable dépend peu de la nappe phréatique qui alimente surtout La Roche-sur-Foron et Bonneville (pompage de Passeirier). La montagne de «Cou » et le plateau de Saint-Laurent fournissent les captages de Marny, Prélaz, Delairaz, Varlin et Arcine, l'eau qui alimente Passeirer vient du pompage de Blandet. « Bourre » et « Restat » (issu du plateau de Saint-Laurent), deux Nants de « sur Cou » fournissent l'essentiel de l'eau potable.

L'Arve longe la commune sur 2 km, il sépare Saint-Pierre de la commune de Bonneville.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de Saint-Pierre-en-Faucigny est celle d'un climat montagnard, dans un pays tempéré, où les hivers sont froids et neigeux, et la saison estivale est douce voire parfois connaît des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne un plus sèches, même si la pluviométrie peut être très élevée.

Flore[modifier | modifier le code]

La forêt

La forêt occupe une partie importante de la commune de Saint-Pierre. En 1972 le conseil municipal, à la suite de la fusion des communes de 1965, décide la réunion des anciennes forêts afin d'en déterminer une meilleure gestion.

  • Saint-Maurice-de-Faucigny : 34 ha 45
  • Saint-Pierre-de-Rumilly  : 75 ha 36
  • Section de Delairaz  : 19 ha 67
  • Section de Prélaz  : 23 ha 29

Soit : 152 ha 77.

Il convient d'ajouter 10 ha 70 des soumissions de 1967 afin de constituer une seule forêt dénommée « Forêt communale de Saint-Pierre-en-Faucigny » qui occupe donc : 163 ha 47 a, sans compter une parcelle privée, sise au « Coudray » de 15 ha[2].

Principalement cette forêt est située sur la rive gauche de l'Arve et du Borne, de la cote 570 m, sur le chemin de Dessy, (en limite de Bonneville), jusqu'à 1 200 m, au-dessus du hameau de Prélaz. Elle borde les communes de Bonneville, le Petit-Bornand-les-Glières et Saint-Laurent.

La forêt est composée de 60% de feuillus et 40% de résineux dont : épicéa 63%, sapin 23%, pin sylvestre 11%, épicéa de Serbie (picéa omorika) 2%, pin noir 0,7% et mélèze 0,3 %.

Suivant les étages, l'exposition ou la fertilité du sol on observe une végétation particulière : dans les stations sèches on découvre une végétation xérophile de type méditerranéen ; où le sol est plus profond et l'atmosphère moins chaude, on retrouve celle des Alpes du Nord.

Les fleurs Les principales fleurs que l'on découvre en bordure de forêt ou en sous-bois sont : la Bruyère des neiges ("Erica carnéa" -fleur rare et protégée), le muguet, le polygale faux-buis, le lys martagon, le cytise...

Faune[modifier | modifier le code]

La taille de la forêt de Saint-Pierre lui permet d’accueillir la faune des communes environnantes notamment celle de Le Petit-Bornand-les-Glières. Chevreuils, chamois (vers 1 400 m), cerfs, sangliers, écureuils, renards, blaireaux peuplent, parfois selon la saison, cette forêt.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse est dédiée à saint Pierre l'apôtre.

La commune est désignée sous le patronyme de Saint-Pierre-en-Faucigny à la suite de la fusion des trois anciennes communes et paroisses de Passeirier, Saint-Maurice-de-Rumilly et de Saint-Pierre-de-Rumilly en 1965[1].

Rumilly-sous-Cornillon, devenu Saint-Pierre-de-Rumilly viendrait de Romiliacum-Rumiliacum « Petite Rome » ou du nom de la déesse des nourrices et des enfants, Rumilia avec le suffixe -iacum.(qui appartient à)[3]. Ce vocable expliquerait qu'au VIIe siècle la paroisse fut dédiée à Sainte Agathe, patronne des nourrices[4].

Le toponyme « Sauterens », à l'emplacement d'une ancienne tour, proviendrait d'un patronyme, du nom d'un propriétaire appelé Saltérius, qui, à l'époque romaine, aurait été magistrat communal, chargé des forêts, des moissons[réf. nécessaire]. Charge qui par la suite se serait transmise. Dans les comptes de la châtellenie du XIe siècle, une famille Tréper (Trappier) venue du Valais s'efforça de mettre en valeur les plaines et montagnes par un défrichement le lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

La  Romana Allobrogica[modifier | modifier le code]

La domination romaine sur le peuple Allobroge se fait essentiellement pour contrôler les accès aux cols reliant les deux versants des Alpes.

Saint-pierre devient le poste avancé d'une civilisation « Romana Allobrogica » (Jules César dans le « De Bello Gallico »). La vallée de l'Arve ouverte de Sallanches à Genève, la voie romaine (encore visible sur la « vieille route des Evaulx ») de Saint-Pierre au Petit-Bornand ouvrant sur l'Aravis et le val d'Arly puis la Tarentaise ou vers Annecy par Thônes montrent l’intérêt stratégique de Saint-Pierre.

Les Burgondes[modifier | modifier le code]

La période entre l'antiquité qui s'achève et le Haut Moyen Âge qui s'installe, voit le triomphe du Christianisme ainsi que la venue d'un peuple germanique : Les Burgondes qui créent un royaume de 443 à 534 en « Sabaudia »ou (Sapaudia) avec l'accord des Romains. Cette présence à Saint-Pierre se révèle par des recherches linguistiques et archéologiques[5].

La « Burgondie » ne sera pas un état centralisé et discipliné. Rivalité, pillage, ivrognerie sont les « maîtres mots ». Grégoire de Tours donne cette impression, résumé par l'historien Ménabréa, que « tout y vacillait, même la raison humaine »[6].

Les noms terminés en « Inge » présents en Haute-Savoie, Chablais, Genevois, Faucigny et les rives du Léman témoignent de cette présence burgonde. Cette terminaison serait dérivée d'un germanisme « Ing(u)en » (lieu-dit) : Taninges, Lucinge, Toisinge, Tucinge[7], qui était « Burgum Castri »  (bourg du château) puis à la fin du XIIIe siècle, en 1283, « Bonavilla » (Bonneville) par la volonté de Béatrice de Faucigny[8].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De nombreux témoignages attestent d'une grande activité dès les XIe et XIIe siècles : Château de Cornillon, la Tour de Sauterens (dite actuellement « Tour Bouvard »- Tour confirmée par Amédée, comte de Genève le 24 septembre1306), le Château d'Arcine de 1210, le Château de Chuet de 1250, le Château de Cohendier de 1367.

Les traces des Templiers sont encore visibles sur le territoire de la commune, au hameau de Passerier où une bâtisse du XIIIe dite « La Serthaz » (la Serthe, La Sauveté) et le « Moulin de la Serthaz ». Biens qui appartenaient à  La Commanderie[9].

« Rumilly » était un bourg « clos » et « franc », il s'y tenait une Foire et un Marché, il possédait ses propres poids et mesures. Les « Rumiliens » jouissaient de franchises antérieures à 1335[10].

En 1336, un conflit éclate avec les habitants de Mont-Saxonnex qui réclament l'entière exploitation de la montagne de Byolan ou Combe de Biollan et du plateau de Cenise. L'arbitrage de la Cour ecclésiastique, fixant les limites, est surtout intéressant en révélant les différents antagonistes : Les hommes de l'Abbaye d'Entremont, dont les "Borniands", alliés aux « Rumilliens » et ceux " Du Mont " qualifiés d' « hommes ». Les « Rumilliens » sont représentés par le Vice-Châtelain et se nomment : « Université des Bourgeois et Jurés dudit lieu » (Le mot Juré désignant précisément, ceux qui ont juré d'observer les franchises)[10].

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, La Seigneurie de Rumilly-en-Faucigny comptait quatre paroisses : Saint-Pierre, Saint-Laurent, Saint-Maurice-de-Rumilly et Passérier. Sept hameaux constituaient la Seigneurie.

Le château de Saint-Pierre et celui de Saint-Laurent se font face de part et d'autre de la vallée en dominant les gorges du Borne (« les Evaux » ou « Evaulx ») contrôlant ainsi l'unique accès à Annecy par Bonneville et Thônes et donc la route menant à l'Abbaye d'Entremont.

Le siège de la châtellenie et de la justice seigneuriale sont sis au château de Saint-Pierre, le siège du mandement récoltait les impôts, les droits de péage sont perçus par ses officiers au pont sur le Borne, dit « Pont du Diable »[11]

La Révolution française et l'occupation[modifier | modifier le code]

En septembre 1792, les troupes de la République française entrent en Savoie. La Convention nationale, le 25 vendemiaire An II décide que toutes les communes au nom comportant le vocable « Saint » (Saint-Maurice, Saint-Pierre....) doivent adopter un nom tiré de la géographie locale. « Saint-Pierre-de-Rumilly-sous-Cornillon » devient « Belle Commune »[12].

L'Annexion de la Savoie[modifier | modifier le code]

Lors du vote sur l'Annexion du duché de Savoie par l'Empire français de 1860, Saint-Pierre et Saint-Maurice votèrent majoritairement « Oui et Zone », mais Passeirier donna ses voix au Comté de Genève. Les électeurs du Chablais et du Faucigny avaient la possibilité de voter leur rattachement à la France et de maintenir, chez eux, une « zone défiscalisée privilégiée », cette « zone franche » perdura jusqu'en 1923.

Il fallut attendre l'arrêté préfectoral du 24 décembre 1964, applicable au 1er janvier 1965 pour assister à la réunification des communes.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

les Paroisses[modifier | modifier le code]

En Pays de Savoie l'apparition en l'espace rural des communautés chrétiennes crée la notion de Paroisse. Dès le VIIe siècle les prêtres administrent de façon permanente les églises rurales sous l'autorité d'un évêque dont le territoire juridictionnel se nomme le Diocèse.

  • Dès 653, l'église de Saint-Pierre-de-Rumilly-sous-Cornillon fut donnée à un couvent de religieuses par Annebond, évêque de Lyon. Située au lieu-dit « Bornette » à la confluence des routes du Borne et de La Roche-sur-Foron (par Passeirier). Le bourg de Rumilly, blotti sous son château, devint chef-lieu de mandement.

En 1411, il y avait « 30 feux (150 habitants), le curé percevait 25 florins de revenus. »

En 1745 un nouvel édifice fut construit et fut dédié au saint patron des apôtres : Pierre.

La paroisse de Saint-Pierre dépendait de l'Abbaye d'Entremont[1].

  • En 1090, le prieuré de Saint-Victor-de-Genève à Saint-Maurice (appelé à cette date : Saint-Innocent) prit de l'importance sous l'Épiscopat de Guy de Faucigny. Le territoire de la paroisse fut offert à Saint-Victor de Genève (comte de Genève), les importants revenus permirent aux moines non seulement de se nourrir mais aussi d'entretenir des serviteurs et des officiers de justice.

Saint-Victor disparut en1534. L’arrivée des Réformateurs vit la destruction du couvent et le dispersement des moines. L'église de Saint-Maurice tomba sous la coupe de l'abbaye d'Entremont.

  • Au XIe siècle la première église de Passeirier, alors dédiée à Saint-Jean, changea de vocable et de dépendance. Un texte du Pape Eugène III daté de 1153, atteste de l'existence de l'église de Passeirier. Au XVIe siècle elle se mettra sous la protection de Saint-Antoine.


Dès le concordat napoléonien de 1802, les paroisses de Saint-Pierre, Saint-Maurice et Passeirier ont été réunies sur le plan religieux[13],[14],[1],[15]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Marin Gaillard ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
595 600 606 844 937 1 090 994 1 022 1 005
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 051 1 069 1 115 1 131 1 126 1 074 1 122 1 124 1 159
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 209 1 114 1 081 990 1 065 1 172 1 472 2 468 2 701
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
3 088 3 787 5 053 5 601 5 884 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

En matière d'économie, la ville de Saint-Pierre-en-Faucigny a fait le choix dans les années 1980 de développer deux zones d’activités : le Parc d’Activités Économiques des Jourdies et la Zone Artisanale des Glières afin d’accueillir les nouvelles implantations d’entreprises sur la commune, qui est proche des grands axes de circulation. Toutes deux ont remporté un vif succès et continuent leur évolution.

  • Le Parc d'Activités Économiques des Jourdies

Au cœur de la vallée de l’Arve, le PAE des Jourdies est doté d’une situation privilégiée sur l’axe routier RD 1203 entre Annecy et Chamonix. Il est desservi par un échangeur complet de l’autoroute du Mont-Blanc A40 en direction soit de la Suisse (Genève) soit de l’Italie à travers le tunnel du Mont-Blanc.

Le PAE des Jourdies s’étend au sud de l’autoroute sur 32 hectares et se développe aujourd’hui au nord sur 7,5 hectares. Il regroupe une trentaine d’entreprises industrielles et de services. Il comprend principalement des entreprises de décolletage, de vente de matériels industriels, deux centres d’affaires comprenant de nombreuses professions libérales, une grande surface de bricolage, un hôtel-restaurant...

  • La zone artisanale des Glières

Située également non loin des axes de circulation, cette zone a été consacrée aux activités artisanales. Elle regroupe une quinzaine d’entreprises et d'artisans dans des domaines très variés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles de La Forest (1522-1565), chevalier, est baron de Rumilly en Faucigny à partir de 1536. Il mène le combat contre les calvinistes en 1562. Après avoir péri sous les murs de Vienne, son corps est porté à Rumilly, et inhumé dans le chœur de l'église Saint-Pierre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, édifiée en 1745 puis refaite dans un style néoroman en 1840[1].
  • Chapelle des Evaux
  • Ancienne église de Saint-Maurice-de-Rumilly, était placée sous le patronage de saint Innocent, puis sous celui de saint Maurice d'Agaune[14], capitaine de la Légion Thébaine, martyrisé à Octodure en Valais et qui devint le saint patron du duché de Savoie. La paroisse est supprimée durant l'occupation révolutionnaire française et non rétablie[14]. Les habitants sont rattachés à la paroisse de Saint-Pierre[14]. Elle était située à 100 m de l'église de Saint-Pierre[14]. Elle est vendue à un particulier en 1818[14].
  • Église Saint-Jean de l'ancienne commune de Passeirier[13]. La paroisse est supprimée durant l'occupation révolutionnaire française et non rétablie[13]. Les habitants sont rattachés à la paroisse de Saint-Pierre[13].

Châteaux[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue annuelle "Sous Cornillon", Édités par la Société d'histoire locale et d'étude du milieu naturel de Saint Pierre en Faucigny et Saint Laurent (Saint-Pierre-en-Faucigny)
  • [Clefs] Pierre Borrel et Michel Pessey, Les clefs de Saint-Pierre, une promenade dans la commune des Burgondes au 3e millénaire, Saint-Pierre-en-Faucigny, Association d'histoire locale - Saint-Pierre-en-Faucigny,‎ 2006, 379 p. (ISBN 978-2-9528070-0-5).
  • [Faucigny1980] Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath,‎ 1980, 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Faucigny 1980, p. 377.
  2. Clefs, p. 31.
  3. D'après Henry Suter, « Rumilly », Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, sur henrysuter.ch, Henry Suter,‎ 2000-2009 (consulté en juillet 2014).
  4. Clefs, p. 19.
  5. Clefs, p. 37.
  6. Henri Menabréa, Histoire de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2009) (1re éd. 1933), 676 p., p. 33.
  7. Th. Perrenot, La Toponymie burgonde, Bibliothèque scientifique 1942
  8. Lucien Guy, Bonneville et ses environs, Éditions Res Universis, coll. « Monographies des villes » (réimpr. 1992) (1re éd. 1922), 141 p. (ISBN 2-87760-752-6), p. 97 et suivantes, chapitre VII « Origines de Bonneville, l'ancienne cité » note 3 : « du Regeste Genevois »..
  9. Marie-Thérèse Hermann, Architecture et vie traditionnelle en Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2002 (2e édition), 303 p. (ISBN 978-2-84206-212-5).
  10. a et b Faucigny 1980, p. 378.
  11. Comte Albert de la Forest-Divonne, La baronnie de Divonne et ses seigneurs (1123-1930), Toulouse, Éditions Privat, 1930 (OCL39259898).
  12. Clefs, p. 111.
  13. a, b, c et d Faucigny 1980, p. 374
  14. a, b, c, d, e et f Faucigny 1980, p. 376
  15. Clefs, p. 99 à 103.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  18. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 25-28.
  19. a et b Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 48.