Histoire de l'Arabie saoudite

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Cet article relate l’histoire de l'Arabie saoudite.

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les premières explorations archéologiques menées avant le milieu des années 1970 avaient mis en évidence les traces d'un peuplement ancien de la péninsule, parmi lesquelles des sites d'habitation et des monuments mortuaires. Les découvertes essentielles du milieu des années 1980 vinrent confirmer que des bandes d'Homo erectus des gorges d'Olduvai, dans l'Est africain, avaient apporté à l'Ouest de l'Arabie leur culture développée — dite des outils olduviens — il y a plus d'un million d'années. Les outils de la fin du Paléolithique et du Néolithique, trouvés dans un Rub al-Khali aujourd'hui désertique, y ont été laissés par des chasseurs ou des colons venus s'installer sur les berges des lacs : une première vague de ces peuplements a eu lieu il y a 17 000 ans, suivie d'une autre il y a 10 000 ans et d'une dernière il y a 5 000 ans. Des fouilles le long de la côte du Nord-Est ont fait la preuve de l'existence de liens antérieurs à -2500 avec les civilisations mésopotamiennes.

L´Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Arabie préislamique.

Pendant cette période, la péninsule est marquée par la présence de tribus Arabes, Juives et probablement de minorités chrétiennes notamment d´origine grecque. Les habitants de la péninsule sont en partie des sédentaires vivant dans de petites agglomérations, généralement formées autour d'un cours d'eau, d'une source ou même d'une oasis ; ainsi que de nomades, bédouins vivant dans des campements de tentes en milieu désertique.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Mahomet et l´islam[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle les Arabes sont divisés en plusieurs tribus et clans antagonistes. Seule une langue sémitique, l'arabe, unit ces diverses tribus. Celles-ci opèrent ponctuellement des razzias militaires sans lendemain contre le menaçant Empire byzantin, au nord. Mais ce seront les sables et l'aridité de la péninsule - du moins dans ses parties septentrionales et centrales -, qui protègeront le mieux l'Arabie des incursions byzantines.

La Mecque, ville de commerçants et surtout centre religieux, constitue un point de passage entre le Yémen et le Levant pour de nombreuses caravanes. Prêchant une religion monothéiste s'inspirant en partie d'un judaïsme et d'un christianisme, Mahomet fuit un assassinat en 622 et émigre vers Médine. Quelques années plus tard, cet exode, aussi appelé "hégire", constitue pour l'historiographie musulmane l'an 1 du nouveau calendrier musulman. Dans la ville instable de Médine (autrefois appelée "Yathrib"), les tribus lui confient rapidement le pouvoir politique, en raison de sa qualité d'arbitre entre les tribus juives, ainsi que de son rôle spirituel pour les nouveaux croyants. Mahomet parvient progressivement à unifier les tribus arabes et l'islam unifie rapidement l'essentiel de la péninsule Arabique, non sans susciter inquiétude - voire hostilité - parmi certaines tribus, restées polythéistes ou juives.

Mahomet devient alors législateur, organise l´administration de l'État naissant et lève une taxe en faveur des nécessiteux, la Zakat. À sa mort, ses successeurs, les califes, répandent rapidement la religion musulmane. En 683, le monde musulman s´étend de la Perse aux côtes marocaines.

Le califat[modifier | modifier le code]

Carte de la région sous l'Empire ottoman

Quand le flambeau du pouvoir politique et militaire de l'islam passe de La Mecque et Médine à Damas à la fin du VIIe siècle, puis à Bagdad, le rôle du Hedjaz et de l'Arabie entame un déclin de plusieurs siècles. La majeure partie de l'Arabie demeure une zone frontière, isolée et fragmentée en tribus rivales. Avec la chute du calife abbasside en 1258, l'autorité sur les lieux saints du Hedjaz passe entre les mains de l'Égypte mamelouk. Il revient ensuite aux Ottomans quand les Turcs conquièrent l'Égypte en 1517. L'intérieur de la péninsule connaît alors une évolution séparée qui mène à l'émergence de la famille Al Saoud au XVIIIe siècle. Matant les autres clans rivaux, tels que les Al Rachid, les Al Saoud parviennent à la domination du Nejd, région de plateaux située au centre de la péninsule arabique. Avec comme capitale Riyad, cette région constitue toujours le noyau du pouvoir de la famille royale.

L'État saoudien trouve sa source en 1744, lorsqu'une alliance est scellée entre un chef de tribu local, patriarche des Séoud, alors seigneurs de Nejd, Mohammed ben Saoud, qui s'associe avec un réformateur religieux, Mohammed ben Abdelwahhab, fondateur du wahhabisme, pour créer une nouvelle entité politique. La famille des Al Saoud et le royaume connaissent des hauts et des bas en fonction des accords et désaccords avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres familles arabes pour le pouvoir de la péninsule, et connaît une certaine décadence.

Le premier État saoudien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier État saoudien.

En 1744, l'émir de Dariya, Mohammed ben Saoud, s'allie à un prédicateur religieux, Mohammed ben Abdelwahhab, un imam fondamentaliste prônant le retour à la base de l'islam pur (doctrine religieuse parfois appelée unitarisme et souvent, de manière inadéquate, wahhabisme). Depuis leur capitale, Dariya près de Riyad, les deux chefs unissent les tribus du Nejd, prennent le contrôle de Riyad en 1773, et leurs successeurs étendent leur pouvoir à une grande partie de la péninsule Arabique en 1806 qui était jusqu'alors ottomane.

Les Ottomans envoient alors l'Égyptien Méhémet Ali les renverser et rétablir l'autorité de l'Empire sur le Hedjaz sacré. Les Égyptiens s'emparent de la capitale saoudite d'al-Diriyah en 1818, détruisant ses forts et interrompant la domination des Al Saoud sur la région ; ils ne parviennent cependant pas à éradiquer les racines religieuses et nationales de leur pouvoir.

Période ottomane[modifier | modifier le code]

Ébranlé par le pouvoir grandissant des Al Saoud, l'Empire ottoman ne tarde pas à réagir sous l'impulsion de Méhémet Ali et de son fils Ibrahim Pacha en libérant les villes saintes et en détruisant en 1818 Dariya. Le petit-fils de Mohammed ben Abdelwahhab est fusillé par ses propres troupes et l'imam Abdallah ben Saoud ben Abdelaziz décapité à Istanbul et sa tête jetée dans le Bosphore.

Deuxième État saoudien[modifier | modifier le code]

Tourki ben Abdallah Al Saoud, le fils du dernier souverain, parvient à se réfugier auprès des bédouins dans le désert et à échapper à la déportation. Il mène alors une révolte contre les troupes occupantes en 1821 et établit sa tribu à Riyad, qui devient la capitale du deuxième royaume saoudien. Il regagne les territoires perdus, à l'exception du Hejaz, et de l'Émirat de Haïl où le clan Al Rachid prend le pouvoir en 1835.

En 1871, à la suite d'une querelle de succession, Saoud ben Fayçal ben Tourki Al Saoud prend le contrôle du pouvoir sur son frère Abdallah. Après la mort de Saoud, Abderrahmane son autre frère lui succède, mais Abdallah revient un an plus tard en le forçant à abdiquer. En représailles, les enfants de Saoud décident en 1887 de capturer Abdallah. En échange de la libération d'Abdallah, l'émir d'Haïl, Mohammed ben Abdallah Al Rachid, devient gouverneur de Riyad, alors que les Ottomans occupent de nouveau le Hasa, à l'est de la péninsule.

Période Al Rachid[modifier | modifier le code]

L'Émir décide alors de mettre fin au royaume saoudien. En 1891, la Maison des Al Saoud est défaite à la bataille de Mulayda dans la région de Qassim par les Al Rachid, soutenus par les Ottomans qui restaient ennemis des Saoud. La famille Al Saoud est obligée de s'exiler au Koweït, alors protégé par la Grande-Bretagne, ennemie de l'Empire ottoman.

Troisième État saoudien[modifier | modifier le code]

Ibn Séoud en 1945

Les Al Saoud trouvent refuge au Koweït, d'où le jeune Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud organise la prise de Riyadh et du Nejd en 1902 : dans la nuit du 15 au 16 janvier 1902, Abdelaziz s'empare de Riyad, alors sous l'autorité de la famille rivale des Al Rachid (de Haïl).

En 1904, Abdelaziz s'empare de l'oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Nouveau chef du clan, Abdelaziz organise en 1912 les Bédouins en "ikhwan" (fratries), qui constituent sa force de frappe et lui permettent de reprendre graduellement le pouvoir dans la majeure partie de la péninsule. Les Ikwân sont progressivement installés dans environ 200 colonies agricoles (les "hujjar"). En 1912 ou 1913, Abdelaziz s'empare de la province du Hasa (Al-Hasa), dans l'est, dont la population est majoritairement chiite.

Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914, lorsque ces derniers le nomment wali ("préfet") du Nejd.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abdelaziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de coopération est signé avec ces derniers en 1915.

En novembre 1921, Abdelaziz conquiert l'oasis de Haïl. Le pouvoir des Al Rachid s'effondre. Abdelaziz prend le titre de sultan du Nejd.

En octobre 1924, les Hachémites du chérif Hussein sont défaits par les partisans d'Abdelaziz, à la seconde bataille de La Mecque. Le 13 octobre 1924, Abdelaziz entre à La Mecque vêtu en pèlerin (sans revendiquer, contrairement à Hussein, le titre de calife ; le titre de gardien des deux sanctuaires pris par les souverains saoudiens ne remonte qu'aux années 1980). Le port de Djeddah est conquis peu après (1924). La conquête du Hedjaz s'achève en 1925.

Le 2 novembre 1925, les Al Saoud et les Britanniques signent le traité de Hadda, destiné à délimiter les frontières entre le domaine des Saoud et la toute nouvelle Transjordanie.

La dernière grande conquête a lieu en 1926 avec la prise de l'Asir, du Jizan et du Najran, régions historiquement yéménites.

Des légations soviétiques (le 16 février) et britanniques ouvrent à Djeddah en 1926.

La même année, Abdelaziz se proclame roi du Hedjaz. Il est reconnu roi du Hedjaz, du Nejd et de leurs dépendances en janvier 1927.

Le 20 mai 1927, avec l'aide de St. John Philby, Abdelaziz signe avec les Britanniques le traité de Djeddah par lequel il renonce à toute extension du territoire saoudien au détriment des souverains protégés par Londres tandis que les Britanniques reconnaissent le statu quo.

Des tensions ont alors lieu avec les Ikhwân, désireux de poursuivre la lutte. Les principaux dirigeants des Ikhwân (Ibn Humaÿd, Ad-Dawish et Ibn Hithlaÿn) sont déposés en octobre 1928. Abdelaziz écrase militairement les Ikhwân en mars 1929 à As-Sabilah grâce notamment à l'appui de l'aviation britannique. Ibn Humaÿd est capturé. Ibn Hithlaÿn est tué[1].

La création de l'Arabie saoudite[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unification de l'Arabie saoudite.

Le royaume d'Arabie saoudite est fondé officiellement le 22 septembre 1932 par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz.

Rencontre du président Roosevelt et du roi Ibn Saoud, en Égypte en février 1945, photo prise à bord du Quincy, un bâtiment de l'US Navy. Cette rencontre instaura la période de stabilité du royaume et son insertion dans l'économie de libre-échange d'après-guerre[2].

En février 1945, le roi Ibn Séoud conclut avec les États-Unis le Pacte du Quincy, alliance stratégique qui en échange d'un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud, et qui se poursuit toujours aujourd'hui.

Abdelaziz accepte le concept de modernisation du pays et persuade les ultra-conservateurs religieux d'accepter les nouvelles technologies : les automobiles, la radio, le téléphone, l'avion et la télévision (il considérait cela comme des outils, et qu'on pouvait les utiliser dans le bien, ce qui rassura les oulémas saoudiens). Après cinquante ans de pouvoir, Adb al-Aziz meurt en 1953, lui succèdent ses fils — Saoud ben Abdelaziz, Fayçal ben Abdelaziz, Khaled ben Abdelaziz, Fahd ben Abdelaziz et depuis 2005 le roi Abdallah ben Abdelaziz.

Dans les années 1980, la prise de la Grande Mosquée de La Mecque met en évidence le poids de la communauté ultra-conservatrice (représentant environ 70 % de la population saoudienne[réf. nécessaire]), et la pression fondamentaliste s'accentue. Une police des mœurs, la muttawa, est mise en place, s'assurant que tout ce qui se passe dans le royaume n'enfreint pas les règles de l'islam. Les nouvelles technologies sont encadrées, comme internet (les sites sexuellement explicites sont censurés) ou la téléphonie mobile (les téléphones portables dotés d'appareil photo sont interdits). La musique n'est pas autorisée en public, encore moins le théâtre, et la télévision par satellite est également filtrée, tandis que la ségrégation sexuelle (pas de salle mixte dans les restaurants) est accentuée, et le port du voile islamique obligatoire.

Le prince Sultan (branche des Soudeiri), ministre de la Défense, est reconnu prince héritier depuis 2005. Le prince Nayef (également de la branche des Soudeiri) fait figure de numéro 3 officieux sans avoir officiellement le titre de vice-héritier. Il fait cependant figure d'homme fort en tant que ministre de l'Intérieur et à ce titre chef des services de renseignement du royaume.

Armes du royaume saoudien

L'Arabie depuis la crise du Golfe de 1990[modifier | modifier le code]

L'invasion militaire du Koweït par l'Irak, le 2 août 1990, a constitué un choc politique considérable pour l'Arabie saoudite, brutalement confrontée à sa propre vulnérabilité et à ses contradictions. Dès le 8 août 1990, le roi Fahd prononce un discours annonçant l'accueil d'une coalition internationale sur le sol du royaume, ce qui n'est pas sans provoquer de fortes réticences au sein de la société saoudienne.

À la fin de 1990, en représailles au soutien du Yémen à l'Irak, 800.000 travailleurs yéménites sont expulsés, tandis que les immigrés yéménites se voient imposer un permis de résidence.

Dans le même temps, le contexte est favorable à l'expression de revendications de la part des plus libéraux des Saoudiens : le 6 novembre 1990, environ quatre-vingt femmes manifestent au volant de leurs voitures afin de revendiquer le droit de conduire et sont aussitôt arrêtées. En février 1991, une pétition "libérale" signée par quarante-trois personnes demande des changements, notamment une réforme des mouttawayn (police de la vertu et de la prévention du vice), la création d'un majlis ech-choura (conseil consultatif) et la rédaction d'une constitution.

Les tensions internes se poursuivent au lendemain de la guerre du Golfe (janvier-février 1991). En mai 1991, plusieurs personnalités religieuses, au premier rang desquelles Salman el Auda et Safar el Hawali présentent une résolution (le "khitab el matâlib") par l'intermédiaire d'Abdelaziz Ben Baz afin de demander la mise en place d'un majlis ech-choura composé d'oulémas, la mise en conformité des lois avec l'Islam, l'islamisation de la police étrangère, la création d'une armée de défense de la terre sainte de l'Islam tout en critiquant la corruption (notamment morale). Cette demande est suivie d'une seconde pétition en juillet 1991.

Répondant partiellement à ces exigences, les lois fondamentales du royaume sont codifiées en mars 1992.

La présence militaire américaine, bras armé protecteur de la dynastie saoudienne devant Saddam Hussein et l'Iran des ayatollahs, est de plus en plus contestée parmi la population, en particulier à cause de la présence massive de troupes américaines sur le sol saoudien pendant la crise et la guerre du Golfe de 1990-91.

Le 13 novembre 1995, un premier attentat à la voiture piégée vise des militaires et des civils américains (travaillant pour la Garde nationale saoudienne) à Riyad, faisant sept morts (dont cinq Américains). Dans la nuit du 25 au 26 octobre 1996, un attentat plus important vise la base d'Al-Khobar, dans l'est du pays, tuant dix-neuf soldats américains. Les mesures de sécurité sont alors renforcées et les troupes alliées regroupées ou déplacées.

La principale base militaire américaine sur le sol saoudien (la base d'Al-Kharj, au nord du Roub-al-Ghali, protégée par un périmètre de sécurité de 60 km de rayon) aurait été fermée début 2003 au profit d'un déplacement des principales installations militaires américaines vers le Qatar (notamment la base d'Al-Odeid, où se trouve le Centcom).

Abdallah et George W. Bush

Le chef terroriste Oussama Ben Laden, d'origine saoudienne, a acquis une importante notoriété auprès de la population saoudienne, plus particulièrement de la jeunesse. Ancien combattant en Afghanistan, il s'était en particulier prononcé contre la présence de troupes américaines sur le sol saoudien en 1990 et avait proposé de lever des troupes de volontaires arabes pour libérer le Koweït sans recourir aux Américains. Il a été déchu de sa nationalité saoudienne en 1994 et s'est dans un premier temps exilé à Khartoum.

Des attentats sanglants à Ryad ont montré l'étendue de ce malaise.

La crise de 2011[modifier | modifier le code]

Le roi Abdallah accorde le droit d'asile au président Ben Ali de Tunisie en fuite pendant la révolution tunisienne et apporte son soutien au président égyptien Moubarak, avant qu'il ne démissionne, indiquant ainsi son opposition au mouvement.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au total, les guerres ayant permis l'accession au pouvoir d'Ibn Saoud auraient fait 500 000 morts entre 1901 et 1932 Laurent Murawiec, « L’Arabie saoudite : un business familial », L’Histoire, no 286,‎ avril 2004, p. 18-19 (ISSN T01842)
  2. Voir l'article géopolitique du pétrole.
  3. a et b Olivier Da Lage, Géopolitique de l'Arabie saoudite, Complexe,‎ 2006, 143 p. (ISBN 2804801217, lire en ligne), p. 58
  4. et donc en principe prochain prince héritier ; [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) J.E. Peterson, Historical Dictionary of Saudi Arabia, Scarecrow press, Lanham Md, 2003, 304 p. (ISBN 978-0-8108-4677-7)