Madâin Sâlih
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| Coordonnées | |||||
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| Pays | |||||
| Type | Culturel | ||||
| Critères | (ii)(iii) | ||||
| Superficie | 1 621 ha | ||||
| Zone tampon | 1 659 ha | ||||
| Numéro d’identification |
1293 | ||||
| Zone géographique | États arabes ** | ||||
| Année d’inscription | 2008 (32e session) | ||||
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* Descriptif officiel UNESCO ** Classification géographique UNESCO |
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Madâin Sâlih ou Madain Saleh (en arabe : مدائن صالح) est un lieu situé au nord-ouest de l'Arabie saoudite, à 400 km de Médine et au carrefour entre la péninsule Arabique, la Syrie, la Jordanie et la Mésopotamie[1]. On y trouve les vestiges de la cité nabatéenne d'Hégra (ou al-Hijr) sur environ 500 hectares (13 km2) de désert[1]. Appelé site archéologique de Al-Hijr par l'Unesco, c'est le premier site du pays à être inscrit sur la liste du patrimoine mondial.
L'oasis était située sur la piste caravanière reliant Pétra au Hedjaz. Comme à Pétra, les Nabatéens y ont construit, il y a deux mille ans, 138 tombeaux rupestres monumentaux[1] ; les méthodes de construction y étaient les mêmes, les bâtisseurs commençant par le haut des façades, détruisant après chaque étape de la construction la plateforme taillée à même le grès qu'ils utilisaient pour atteindre ces hauteurs[1].
Le site a fait l'objet d'une mission archéologique française dirigée par Laïla Nehmé, membre du CNRS[2].
Sommaire |
Redécouverte par les Européens au XIXe siècle[modifier]
Voyageurs : Burckhardt (1815..), Burton (1853), von Malzan (1860), Snouck (1885), Palgrave...
Les premiers voyageurs européens à avoir vu et documenté Hégra sont Antonin Jaussen et Raphaël Savignac, frères dominicains et archéologues basés à Jérusalem, qui défrichent et explorent la ville de 1907 à 1910[1]. Ils écrivent un livre sur leurs découvertes, appelé Mission archéologique en Arabie. Ils y racontent dater les inscriptions sur les tombes du Ier siècle, les plus raffinées étant celles du règne du roi nabatéen Arétas IV (de l'an -9 à l'an 40)[3].
Charles Montagu Doughty publie en 1888 ses Travels in Arabia Deserta[4], récits de ses voyages de 1876 à Teima/Tayma, Medain/Madain Saleh, Kheibar/Khaybar, Hail, Bereida, Aneiza, Taif...
Urbanisme[modifier]
Comme Pétra, il s'agit d'une grande ville pour l'époque, possédant des places, des rues et un important réseau d'irrigation pour les terres agricoles des alentours, ainsi que des aqueducs et des puits amenant de l'eau en ville. Elle servait peut-être aussi de poste militaire, étant à 20 km au nord du royaume de Dédân[1].
La région a connu une certaine renaissance au début du XXe siècle avec la construction du chemin de fer du Hedjaz par les Ottomans et les Allemands. Elle est alors une escale obligée pour les pèlerins musulmans faisant le hajj, qui partaient depuis Damas ou d'autres lieux au nord.
Cette ville est mentionnée dans plusieurs endroits du Coran, treize siècles avant la redécouverte de ses vestiges. Notamment, la sourate 15 porte son nom : Al-Hijr. Sont mentionnés aussi le peuple qui l'habitait (Thamoud), Sâlih le messager que Dieu leur a envoyé et qui a donné son nom à la ville, ainsi que l'histoire centrale de la chamelle.
Notes et références[modifier]
(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Mada'in Salih » (voir la liste des auteurs)
- Site du CNRS
- Conférence de Leila Nehme (Consulat de France à Djeddah), CNRS
- Antonin Jaussen et Raphaël Savignac ; Mission archéologique en Arabie
- L'ouvrage est disponible en français, aux éditions Payot & Rivages, Paris, 2001, (ISBN 2 228 89423 0).
Tourisme[modifier]
- Accès : 23 km depuis Al-'Ula, route 70, direction Antiquities.
- Aéroport : Al-'Ula depuis fin 2010, (auparavant Hail et Al-Wedjh (240 km)).
- Permis nécessaire, à faire établir par une agence ou un hôtel, à présenter sur le site avec le passeport et visa, ou iqama.
- Caméras interdites sur le site.
- Remarquables photographies, dont certaines panoramiques, sur Google Earth en mai 2012.