Pacte du Quincy

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Le président Roosevelt en compagnie de Abdelaziz al-Saoud et de William Leahy sur le Quincy.

Le Pacte du Quincy a été scellé le 14 février 1945 sur le croiseur USS Quincy (CA-71) entre le roi Ibn Séoud, fondateur du royaume d'Arabie saoudite, et le président américain Franklin Roosevelt, de retour de la conférence de Yalta. La durée de cet accord était prévue pour une durée de 60 ans et ces accords ont été renouvelés pour une même période en 2005 par le président George W. Bush.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il s’articule sur cinq points :

  • La stabilité de l’Arabie saoudite fait partie des « intérêts vitaux » des États-Unis qui assurent, en contrepartie, la protection inconditionnelle de la famille Saoud et accessoirement celle du Royaume contre toute menace extérieure éventuelle ;
  • Par extension la stabilité de la péninsule Arabique et le leadership régional de l’Arabie saoudite font aussi partie des « intérêts vitaux » des États-Unis ;
  • En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain, la dynastie saoudienne n’aliénant aucune parcelle de son territoire, les compagnies concessionnaires ne seraient que locataires des terrains ;
  • Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo-américain ainsi que sur la non-ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne.

Postérité[modifier | modifier le code]

Liée aux États-Unis depuis le pacte du Quincy, l'Arabie saoudite prend ses distances avec son allié américain au début des années 2010, en réponse à la non-intervention militaire du pays pendant la guerre civile syrienne et au rapprochement irano-américain qui fait suite à l'élection d'Hassan Rohani à la présidence de la République islamique. En conséquence, l'Arabie saoudite refuse son siège obtenu par l'élection du Conseil de sécurité de l'ONU de 2013[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Malbrunot, « L'Arabie saoudite de plus en plus irritée par son allié américain », in Le Figaro, 23 octobre 2013, page 7.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]