Ishtar

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Ishtar
Plaque en terre cuite représentant la déesse Ishtar. Eshnunna, c. 1800 av. J.-C.
Plaque en terre cuite représentant la déesse Ishtar. Eshnunna, c. 1800 av. J.-C.
Caractéristiques
Autre(s) nom(s) Inanna, Eshtar
Fonction principale Déesse de l'amour et de la guerre
Équivalent(s) par syncrétisme Astarté, Shaushga
Culte
Région de culte Mésopotamie, Syrie, Anatolie
Temple(s) Uruk, Ninive, Arbèles, Mari, Nippur, Akkad, Babylone
Symboles
Animal Lion
Astre Étoile du matin (Vénus)
Nombre 15

Ishtar est le nom d'une déesse chez les Assyriens et les Babyloniens. Les Sumériens l'appelaient Inanna. Elle doit sa renommée à son activité culturelle et mythologique jamais égalée par une autre déesse du Moyen-Orient. À son apogée, elle était déesse de l’amour physique et de la guerre, régissait la vie et la mort. Elle semble avoir comme descendance Aphrodite en Grèce, Turan en Étrurie et Vénus Victrix à Rome. Elle a un aspect hermaphrodite (Ishtar barbata), comme beaucoup de déesses de ce type.

Version sumérienne[modifier | modifier le code]

Inanna (Ishtar en akkadien) est considérée comme la fille du dieu ciel An ou Anu en Akkadien

Elle fait partie de la triade des dieux planétaires. Son symbole est l’étoile de Vénus et elle est la déesse de l’amour et par extension de la guerre. Elle dépasse son père et devient la déesse importante d'Uruk. Le sanctuaire d’Inanna à Uruk s’appelle l’Eanna. Elle se présente comme une femme fatale et on lui prête plusieurs aventures amoureuses.

Les mythes[modifier | modifier le code]

Inanna et Dumuzi[modifier | modifier le code]

Inanna est la déesse tutélaire d’Uruk, épouse du berger Dumuzi qui deviendra souveraine de la cité. Plusieurs récits sumériens racontent le mariage de ces deux divinités. Les textes témoignent d’un grand amour, mais il y règne aussi un pressentiment d’un malheur à venir. Dans certains de ces textes, la mort de Dumuzi est due au simple fait qu’il s’est uni à une déesse.

Inanna ou « la bien-aimée d'Anou » fut la jumelle de Shamash.

Il existe plusieurs versions de cet épisode, dont une où Dumuzi le berger est mis en concurrence avec un fermier, symbolisant la lutte entre les deux classes.

La descente d'Inanna aux Enfers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La descente d'Inanna aux Enfers.

Ce mythe sumérien est le plus fameux récit mettant en scène Inanna.

Inanna, souveraine du « Grand Royaume d’En Haut », décide de descendre aux enfers pour supplanter sa sœur aînée Ereshkigal, souveraine du Monde Inférieur. Elle entre dans le palais d’Ereshkigal, traverse les Sept Portes et arrive nue, dénuée de tout pouvoir, devant sa sœur et les Sept Juges des Enfers (Anunnaki), qui la tuent. Les dieux sont informés, mais la récusent pour son acte. Enki façonne et envoie cependant deux messagers asexués en enfer, qui raniment Inanna avec le « breuvage de vie » et la « nourriture de vie ».

Obéissant à la loi selon laquelle quiconque pénètre en Enfer ne peut revenir sur Terre, les Anunnaki ne la laissent pas partir. Inanna doit fournir un remplaçant. Elle revient sur terre accompagnée de démons et cherche un remplaçant.

Après diverses recherches, elle trouve Dumuzi confortablement installé sur le trône de la cité et le désigne, par colère. Explication bien « humaine » qui cache un mystère de la mort rituelle du roi pour assurer la fertilité universelle.

Dans la version akkadienne, Ishtar et Tammuz sont les personnages du mythe. Il y semble qu'Ishtar aille en enfer, après la mort de Tammuz, pour ramener celui-ci. L’absence d’Ishtar stoppe toute reproduction, ce qui panique les dieux et les poussent à la libérer.

Rite du mariage sacré[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mariage sacré.

Chaque année au nouvel an, le souverain était tenu « d’épouser » l’une des prêtresses d’Inanna, afin d’assurer la fertilité des terres et la fécondité des femelles. Ce fut sûrement tout d’abord un rite propre à Uruk, qui s’est ensuite généralisé vers la fin du IIIe millénaire.

Le roi remplace le dieu Dumuzi du mythe, et l’union avec la prêtresse, représentante de la déesse, a lieu dans l’Eanna. Les festivités étaient très joyeuses et se déroulaient dans l’allégresse.

Ces hymnes de mariage sacré ont pu influencer le Cantique des cantiques, qui présente de nombreux traits similaires.

Évocations artistiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de la musique, édition Bordas, collection Marc Honegger
  2. Musée de Brooklyn - Ishtar
  3. The 'Queen of the Night' Relief, sur britishmuseum.org (consulté le 23 septembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]