Georges Rouault

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Georges Rouault

Nom de naissance Georges Henri Rouault
Naissance
Paris, France
Décès (à 86 ans)
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Peintre, graveur, verrier
Formation École des beaux-arts de Paris
Maîtres Gustave Moreau
Mouvement artistique Fauvisme, expressionnisme, art chrétien
Mécènes Ambroise Vollard
Récompenses Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand
Prix Paul Chenavard
Prix Fortin d'Ivry.

Georges Henri Rouault (Paris – Paris, ) est un peintre et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ébéniste breton: Alexandre François Joseph Rouault et de Marie-Louise Champdavoine, fruitière parisienne qui lui donne la vie dans une cave du no 51 de la rue de la Villette au cours d'un bombardement des Versaillais. C'est son grand-père maternel qui lui fit découvrir l'art. À quatorze ans, Georges Rouault devient apprenti chez un peintre de vitraux  : Émile Hirsch et suit les cours du soir de l'École nationale supérieure des arts décoratifs. Employé par le même Hirsch de 1887 à 1890, puis en 1891, il entre à l'École des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Delaunay et, au décès de ce dernier, intègre l'atelier de Gustave Moreau. Il participe à deux reprises au concours du prix de Rome, sans succès la première fois en 1893 avec Samson tournant la meule pour lequel il obtient le prix Chenavard en 1894 et, en 1895, avec Jésus parmi les Saintes femmes où il obtiendra le prix Th. Fortin d'Ivry.

En 1898 il est nommé, selon les vœux du maître, conservateur du musée Gustave Moreau, à Paris, qui vient de s'ouvrir.
C'est pour lui une période difficile, sa famille part pour l'Algérie, et sa santé l'oblige à faire deux séjours en Haute-Savoie. En 1901, il fréquente l'abbaye de Ligugé et y fait la connaissance de Huysmans.

Avec les peintres Henri Matisse et Albert Marquet, Georges Rouault fonde le Salon d'automne en 1903. Georges Rouault aborde des thèmes liés à une observation critique de la société  : juges, avocats, salles d’audience, miséreux, émigrés, fugitifs, sont autant le reflet d'une révolte face à la misère humaine qu'un prétexte à des recherches sur les formes et les couleurs[1]

Il fait la connaissance de Léon Bloy en 1904 dont l'œuvre le touche profondément et de façon durable. Quelques années plus tard il fréquenta à Versailles le philosophe catholique : Jacques Maritain. C'est entre 1906 et 1907 qu'il commence à peindre des céramiques. Le , il épouse Marthe Le Sidaner (1873-1973, soeur du peintre Henri Le Sidaner), qui lui donnera quatre enfants.

Profondément catholique, il reconnaît dans cette humanité souffrante le visage du Christ qu’il recherche dans de nombreuses toiles évoquant sa Passion, à l'exemple du tableau Le Christ bafoué par les soldats (1932). Ce thème récurrent perd son accent moralisateur pour prendre une nouvelle tension dramatique, dans un lyrisme fait d'abandon ascétique qui voit dans la splendeur de l'image une sorte de reflet céleste...[2]

La maison de Rouault à Beaumont-sur-Sarthe.

Dès 1910, les collectionneurs et les marchands reconnaissent la grande force de son œuvre (notamment Ambroise Vollard, qui en 1917 lui achète l'ensemble des toiles de son atelier, soit 770 œuvres, et Maurice Girardin). C'est en 1917 qu'il se lance dans la gravure, et 4 ans plus tard, en 1921, Michel Puy réalise sa première biographie.

En 1938, le Museum of Modern Art de New York fait une exposition de son œuvre gravé. C'est l'année suivante au mois de septembre qu'il s'installe à Beaumont-sur-Sarthe, qu'il quittera en juin1940, pour y revenir de 1943 à 1946

En 1946, après la mort de Vollard, il se trouve en procès avec les héritiers. Le Tribunal lui reconnaît la propriété de ses œuvres.

Georges Rouault brûle 315 de ses tableaux en 1948 en présence d'un huissier. Il arrête de peindre en 1957. À sa mort, en 1958, le gouvernement français décide de lui faire des obsèques nationales en l'église Saint-Germain-des-Prés.

Son prestige en tant que coloriste et graveur n’a cessé de s’étendre, notamment au Japon et en Corée. Il est considéré comme l'un des peintres religieux les plus importants du XXe siècle[3].

Sa famille a fait une donation exceptionnelle à l'État en 1963.

Son dernier atelier, installé dans un appartement près de la Gare de Lyon, au 2 rue Émile Gilbert à Paris 12e arrondissement, est conservé par sa famille dans l'état où il l'a quitté et sert de siège social à la Fondation Georges Rouault. Volume, orientation (sud) et aménagement en font un atelier inhabituel.

Ce sont aujourd'hui, en 2012, près de 3 850 œuvres qui sont passées en salle des ventes dans le monde, soit quelques 2 737 estampes, 629 peintures, 447 dessins et aquarelles, 14 céramiques, 6 photographies et 13 sculptures[4]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1893 - Sanson tournant la meule, œuvre présentée au prix de Rome, refusée. Prix Chenavard 1894
  • 1895 - Jésus parmi les Saintes femmes, participe au concours du prix de Rome sans succès avec cette toile. Obtient le prix Fortin d'Ivry
  • 1895 - L'Enfant Jésus parmi les docteurs, exposé au Salon des Champs-Élysées de la même année, musée Unterlinden, Colmar
  • 1896 - Le Christ mort, pleuré par les Saintes femmes, exposé au Salon des Champs-Élysées de cette année, musée de Grenoble
  • Christ en croix émaillé (avant 1956), chapelle du paquebot Viêt Nam
  • 1903 - Baigneuses[réf. nécessaire]
  • 1905 - Nu (esquisse), exposé à la rétrospective de la Galerie Druet en 1924
  • 1905 - Les Poulot, ce couple lamentable est tiré d'un roman de Léon Bloy : La Femme pauvre. Collection Philippe Leclercq, Hem
  • 1906 - La Fille au miroir, exposée au Salon des Indépendants de 1906, musée d'art moderne de la Ville de Paris
  • 1906 - Clown au bandonéon[réf. nécessaire]
  • 1906 - Filles, Petit Palais, Paris
  • 1907 - Parade, Kunstmuseum, Bâle
  • 1907 - Têtes à Massacre, Tate Gallery, Londres
  • 1908 - Tête de clown, université d'Harvard, Washington
  • 1908 - Les Juges , musée royal des beaux-arts de Copenhague
  • 1910 - Hiver, Petit Palais, Paris
  • 1910 - Parc de Versailles dit aussi La Terrasse, musée national d'art moderne, Paris
  • 1913 - Trois juges, Museum of Modern Art, New York
  • 1920-1924 - Christ dans la banlieue[réf. nécessaire]
  • 1920 - Nu aux bras levés[réf. nécessaire]
  • 1925 - L'Apprenti Ouvrier, autoportrait, musée d'art moderne de la ville de Paris
  • 1929 - Portrait de Maria Lari[réf. nécessaire]
  • 1932 - Le Christ bafoué par les soldats, Museum of Modern Art, New York
  • 1933 - La Sainte Face, musée national d'art moderne, Paris
  • 1937 - Le Vieux Roi, Carnegie Museum of Art, Pittsburg
  • 1937 - Le Nain, Institut d'art de Chicago
  • 1937-38 - Crépuscule, Galerie Beyeler, Bâle
  • 1939 - Gilles, collection Philippe Leclercq, Hem
  • 1941 - Pierrot aristocrate, collection Philippe Leclercq, Hem
  • 1943 - Trio, collection Philippe Leclercq, Hem
  • 1946 - Fleurs décoratives , musée d'art moderne de la ville de Paris
  • 1948 - Tête de clown , Museum of Fine Arts, Boston

Estampes[modifier | modifier le code]

  • 1917 - Début de la série en deux parties de Miserere et Guerre qui sortira sous le seul titre de Miserere, et qui ne sera publiée qu'en 1948 cycle de gravures dont : L'aveugle parfois a consolé le voyant, Rue des Solitaires, Qui ne se grime pas, La Mère. C'est un ensemble de 58 planches (détruites), gravées et légendées par l'artiste dont chacune à la taille d'une toile, ce qui donne à l'ensemble un poids de plus de 21 kilogrammes.
  • 1929 - 23 cuivres originaux de Les Réincarnations du père Ubu, relié en coffret en 1955
  • 1939 - La Danse, parue en tirage original dans Verve I.

Œuvres décoratives[modifier | modifier le code]

Livres d'art[modifier | modifier le code]

  • - Le Père Ubu de Jarry
  • 1926 - Souvenirs intimes, la 2édition, 1927 ornés d'une lithographie originale
  • 1927 - Les Fleurs du mal de Baudelaire. L'Étoile filante 1966, couverture cartonnée toilée rouge vermillon, lettrée noire sous étui, 97 pages, en feuillets. Tirage limité à450 exemplaires dont 424 sur Arches. Les 14 planches de cet ouvrage fut tirées par Jacquemein en 500 exemplaires à la demande d'Ambroise Vollard et conservées par lui jusqu'à son décès. Il pensait en éditer une série sous le nom de Danse macabre, qui se transformèrent pour Les Fleurs du Mal dont 14 planches à l'aquatinte et à l'outil sont reproduites dans ce nouvel ouvrage. Par suite de la guerre certaines furent perdues ou abîmées limite la production de cet ouvrage à 425 exemplaires sur Arches et 25 hors commerce (I à XXV). Cuivres rayés après tirage, les planches portant la double numérotation ex: 25/450. Ici Rouault a illustré les poèmes suivants : Au lecteur, Bénédiction (2 pl.), La Beauté, Sans titre XXV, Remords posthumes, Toute entière, L'Irréparable, Le squelette laboureur, Le Crépuscule du soir, Danse Macabre, La Destruction, Les deux bonnes sœurs, Allégorie. Une postface des enfants de Georges Rouault donne la genèse de l'œuvre en expliquant le choix des poèmes, postérieur aux gravures. Réédition éditions du Cerf, Paris, 2008.
  • 1928 - Les réincarnations du Père Ubu d'Ambroise Vollard, cuivre originaux
  • 1938 - Le Cirque de l'Etoile filante, réédition 2005 aux éditions du Cerf, (ISBN 2204073989)
  • 1939 - Verve I, no 4, illustrées de lithographies originales de Rouault, dont une originale, La Danse, ainsi que la couverture. Henri Matisse, André Derain,textes de Paul Valéry, Pierre Reverdy, Julien Cain, Rainer Maria Rilke, Federico Garcia Lorca, André Suarès, Ambroise Vollard, Roger Caillois. Iere édition grand in-4, héliogravures de l'atelier Draeger
  • 1939 - Verve II, no s 5 & 6, Lithographies originales de Rouault, Matisse, Derain, Georges Braque, Paul Klee, Fernand Léger, Aristide Maillol, textes de Paul Valéry, Pierre Reverdy, Julien Cain, Rainer Maria Rilke, Jules Supervielle, Georges Bataille, Ambroise Vollard, Frederico Garcia Lorca, André Suarès, Roger Caillois.
  • 1939 - Verve IV, éditions de la Revue Verve, Paris, 140.pages,
  • 1939 - Passion avec André Suarès, Ambroise Vollard éditeur, 160 exemplaires sur Vélin, 270 exemplaires sur Vergé de Montval, eaux-fortes originales en couleurs et bois dessinés par Rouault. Réédition en 2005 aux éditions du Cerf, (ISBN 2204073970).
  • 1953 - Miserere, Étoile filante, Paris, 1953, réédition 2004 aux éditions du Cerf (ISBN 2204073601)
  • 1955 - Les réincarnations du père Ubu, cuivre originaux, Paris Ste Noramnde[Quoi ?] des Amis du Livre, 1955, In-4 en feuille, cartonnage marron de l'éditeur, étui 23 gravures originales datées de 1929, tirage à 210 exemplaires.

Autres publications[modifier | modifier le code]

  • Georges Rouault, Sur l'art et sur la vie, Denöel, collection « Médiations / Le métier de peindre », Paris, 1982 (ISBN 22-823-0080-7), [1971]. Réédition : Gallimard, coll. « Folio essais », Paris, 2008 [1992].
  • Georges Rouault et André Suarès, Correspondance, (correspondances échangées entre 1911 et 1948), Introduction Marcel Arland, éditions Gallimard, 1960, Paris, Publié par Isabelle et Geneviève Rouault, In-8, XXIV à 358.p. illustrées d'un portrait de Georges Roault en frontispice, dont 42 tirages sur vélin pur fil Lafuma, Réédition Gallimard 1991, (ISBN 20-702-5571-9)

Commentaires critiques[modifier | modifier le code]

  • Léon Bloy dans son journal le : « On m'apprend que le peintre Georges Rouault, élève de Gustave Moreau, s'est passionné pour moi. Ayant trouvé chez son maître La Femme pauvre…, ce livre l'a mordu au cœur, blessé incurablement. »
  • Léon Bloy: Journal 1905 : « Cet artiste que l'on croyait capable de peindre des séraphins, semble ne plus concevoir que d'atroces et vengeresses caricatures. L'infamie bourgeoise opère en lui une si violente répercussion d'horreur que son art paraît en être blessé à mort. »

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Se plier en silence à certaines exigences intérieures et passer sa vie à chercher des moyens d'expression sincères.[réf. nécessaire] »

Salons[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1910 - Galerie Druet, première exposition personnelle du 25 février au 5 mars
  • 1924 - Galerie Druet, exposition du 22 avril au 2 mai, dont Nu et Parade
  • 1930 - Londres : Galerie Saint-Georges, Munich : Galerie Neumann, New York : Galerie Brummer, Chicago : Galerie Art Club
  • 1937 - Exposition de « L'Art Indépendant » au Petit Palais : 42 tableaux de Rouault
  • 1938 - le Museum of Modern Art de New York expose son œuvre gravée
  • 1940-1941 - Expositions à Boston, Washington et San Francisco.
  • 1945 - Grande rétrospective de son œuvre au musée de New York[Lequel ?], reprise par d'autres musées[Lesquels ?] en Europe.
  • 1946 - Tate Gallery, Londres
  • 1948 - Rétrospective au Kunsthaus de Zurich
  • 1951 - Hommage pour ses 80 ans, organisé par le Centre Catholique des Intellectuels Français au Palais de Chaillot.
  • 1952 - Rétrospective à Bruxelles, Amsterdam, Paris.
  • 1953 - Rétrospective à Cleveland : Museum of Art, New York : Museum of Modern Art, Los Angeles : County Museum, Musée national de Tokyo et Osaka
  • 1954 - Rétrospective à Galleria d'Arte Moderna de Milan
  • 1954 - Rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, au musée municipal d'Amsterdam et au musée d'art moderne de la Ville de Paris
  • 1957 - Rétrospectives à New York, Zurich, Venise et au Japon
  • 2008-2009 - Pinacothèque de Paris : les chefs-d'œuvre de la collection japonaise Idemitsu, soit 400 œuvres
  • 2012 - du 6 octobre au 16 décembre, Shiodome Museum, Roault Gallery, Tokyo, Japon, « Georges Rouault, Cirque forain »
  • 2012 - du 27 octobre au 2 décembre, « Georges Rouault Towards the Light Shines », Inazawa City Memorial Art Museum, Aici Pref, Japon.
  • 2012 - du 6 octobre au 2novembre, « Seeing Christ in the darkness », gravures de la collection Sandra Bowden, Jessie C. Wilson Galleries, Anderson University, Indiana USA.
  • 2012-2013 - du 23 septembre 2012 au 13 janvier 2013, « Nostalgie de couleur. Moreau, Matisse, et Cie », Clemens-Sels-Museum Neuss, Am Obertor, 41460 Neuss, Allemagne.
  • 2012-2013 - du 16 novembre 2012 au 7 avril 2013, « Georges Rouault : l'artiste en clown triste », Villa Flora, Winterthur, Sammlung Hahnloser Tösstalstrasse 44 CH-8400 Winterthur.
  • 2013-2014 - du 2 octobre 2013 au 5 janvier 2014, « Georges Rouault », musée d'art religieux de Fourvière, Lyon[5]

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La ville de Paris donne son nom à un collège du 19e arrondissement.
  • La ville de Beaumont-sur-Sarthe a donné son nom à son centre social

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • Deux timbres postaux représentant des gravures sur bois de Rouault ont été mis en vente en 1961 avec une surtaxe au profit de la Croix-Rouge, avec une oblitération Premier jour à Bourges. Ces gravures sont Il serait si doux d'aimer, qui porte le no YT 1323 et L'aveugle a parfois consolé le voyant, qui porte le no 1324[7],[8].
  • En 1971, c'est un tableau Songe creux, d'une valeur de 1 franc, polychrome qui est émis dans la série Œuvres d'art et qui porte le no 1673[9]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait dans L'Apprenti ouvrier, 1925.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stella Vespertina, Georges Rouault, 1947 et E. Crispolt, Georges Rouault dans les Grands Peintre série Chefs d'Œuvre de l'Arts, éditions Hachette, 1966.
  2. E. Crispolti, Rouault, p.6, dans Chefs d'Œuvre de l'Art, Les Grands peintres, éditions Hachette, 1966
  3. (en) The Incarnation, An Interdisciplinary Symposium on the Incarnation of the Son of God, p. 333, sous la direction de Stephen T. Davis, Daniel Kendall, Gerald O'Collins, Oxford University Press, 2004, (ISBN 0199275777 et 9780199275779).
  4. Artprice
  5. Article sur le site du diocèse de Lyon
  6. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Georges Henry Rouault », base Léonore, ministère français de la Culture
  7. Le premier timbre
  8. Le deuxième timbre
  9. Catalogue Yvert et Tellier, tome 1