André Rouveyre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
André Rouveyre par Amedeo Modigliani, 1915., œuvre non localisée.

André Rouveyre né le dans le XVIIe arrondissement à Paris et mort le à Barbizon est un écrivain, journaliste, portraitiste et caricaturiste français.

Parcours[modifier | modifier le code]

Les talents de journaliste de Rouveyre sont principalement célèbres pour la polémique quelque peu stérile qu'il eut avec Paul Claudel. Rouveyre a croqué Claudel dans quatre dessins publiés par le Mercure de France à la suite des premières de ses pièces dont en 1914, L'Otage.

Rouveyre circula dans un milieu cosmopolite et finit ses jours dans le fief des impressionnistes, à Barbizon, en forêt de Fontainebleau. Il a publié en 1921 Souvenirs de mon commerce[1] d'après ses relations avec Rémy de Gourmont, Guillaume Apollinaire, Jean Moréas et Jules Soury.

Il a connu l'artiste peintre et graveur suisse Pierre-Eugène Vibert qui a réalisé plusieurs gravures d'après ses dessins de nus féminins[2].

Il a légué sa correspondance avec Henri Matisse et André Gide mais aussi confié, dès 1940, une momie d'une danseuse de l'époque de Ptolémée IV à la mairie de Fontainebleau.

La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds André Rouveyre composé de divers dessins, correspondances, gravures sur bois ou encore des papiers personnels, notamment grâce au don de ses petits-enfants en 1992.

Amitié avec Henri Matisse[modifier | modifier le code]

Connu pour son amitié avec Henri Matisse, 1182 lettres ont été échangées entre les deux hommes, lesquels se sont connus dans l'atelier de Gustave Moreau en 1896. La Première Guerre mondiale les réunit dans le Midi où ils s'étaient réfugiés.

Matisse et Rouveyre ont produit plusieurs travaux en communs comme Repli avec pochoir, 12 lithographies et linogravures paru aux Éditions Bélier en 1947 ou Apollinaire avec ses 7 lithographies paru en 1953 aux éditions Raisons d'être.

Une exposition en 2005 au musée du Luxembourg, « Matisse, Une seconde vie », met en avance leur complicité ; des lettres et un portrait de Rouveyre sont présentés au public parisien. Modigliani et Edmond Heuzé ont aussi peint Rouveyre.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Catalogue de dessins originaux de Rouveyre, Galerie E. Druet, 1907 avec une préface de Rémy de Gourmont
  • Jean-Baptiste Baronian, « Traits et portraits », Magazine littéraire, no 436, novembre 2004, p. 16

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paru chez Georges Crès, 1921.
  2. Source : Idbury print