Musée Gustave-Moreau

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Musée Gustave-Moreau
Façade du musée Gustave-Moreau
Façade du musée Gustave-Moreau
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 14, rue de La Rochefoucauld
75009 Paris
Coordonnées 48° 52′ 41″ N 2° 20′ 04″ E / 48.8779599, 2.334362348° 52′ 41″ Nord 2° 20′ 04″ Est / 48.8779599, 2.3343623  
Informations générales
Date d’inauguration
Collections Peinture, dessins, sculptures
Nombre d’œuvres 14 000
Informations visiteurs
Site web www.musee-moreau.fr

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Musée Gustave-Moreau

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Musée Gustave-Moreau

Le musée Gustave-Moreau est un musée national situé 14, rue de La Rochefoucauld, à Paris, dans l’ancien atelier du peintre symboliste Gustave Moreau, légué par l'artiste à l’État français en 1897 pour qu’y soit conservé et présenté son œuvre. Le musée conserve un total d'environ 14 000 œuvres. L’essentiel de son fonds d'atelier y est exposé, soit près de 850 de ses peintures ou cartons, 350 de ses aquarelles, plus de 13 000 dessins et calques, 15 sculptures en cire ainsi que quelques œuvres d’autres artistes : un Portrait de Gustave Moreau par Edgar Degas, un autre par Gustave Ricard, un Portrait de Pauline Moreau — la mère du peintre — par Jules-Elie Delaunay, une Nature morte du peintre flamand Jan Fyt.

Après restauration à l'identique, l'appartement du peintre a été ouvert au public en 1991, et son cabinet de réception, restauré en 2003, est également visitable.

Historique[modifier | modifier le code]

C'est dans l’hôtel particulier du 34, rue de La Rochefoucauld, que le maître de Gustave Moreau, François-Édouard Picot, avait installé son atelier, au cœur de la Nouvelle Athènes, où tous les écrivains et les artistes voulaient résider, sur le bas du flanc sud de la butte Montmartre. C'est dans ce quartier artistique que les parents de Gustave achètent au nom de leur fils, en 1852, une maison-atelier au 14, rue de La Rochefoucauld, où toute la famille Moreau s'installe. L'hôtel est agrandi en 1896 et surélevé d’un étage, Gustave exposant ses plus grands tableaux dans les ateliers des deuxième et troisième étages et conservant l’appartement de ses parents au premier étage. C’est dans ce lieu que Gustave Moreau vit et travaille jusqu'à sa mort[1].

Le 10 septembre 1897[2], il décide de léguer à la fois l’immeuble et ce qu’il contient, peintures, dessins, cartons, à la condition expresse comme il l’écrit dans son testament, « de garder toujours [...] ou au moins aussi longtemps que possible, cette collection, en lui conservant ce caractère d’ensemble qui permette toujours de constater la somme de travail et d’efforts de l’artiste pendant sa vie »[3].

Gustave Moreau meurt le 18 avril 1898. Son légataire universel, le poète Henri Rupp (1837-1918), poursuit l’aménagement du musée. L'État finit par accepter la donation de Gustave Moreau en 1902, à condition qu'Henri Rupp lègue une importante somme d argent pour l'entretien du musée[4].

Le musée ouvre ses portes au public le 14 janvier 1903. Georges Rouault en est le premier conservateur jusqu’à sa démission en 1922. Le peintre George Desvallières prend sa suite à partir de 1930[5].

Le musée est dirigé depuis 2002 par Marie-Cécile Forest[6].

Dans le cadre du plan musées 2011-2014 initié par le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand (2,5 millions d'euros), le musée est rénové et rouvre en 2015 après un an de travaux qui voient notamment la remise du rez-de-chaussée dans son état originel, la création de réserves et d’un cabinet d’art graphique. Marie-Cécile Forest espère au moins 5 000 visiteurs de plus que les 40 000 que reçoit le musée par an[7].

Description[modifier | modifier le code]

Intérieur du musée Gustave-Moreau

L'immeuble comprend trois étages. Sur les six petites pièces du rez-de-chaussée donnant sur un jardinet, quatre salles sont garnies de dessins et d’esquisses dont l’une est consacrée aux maîtres d’Italie. L'appartement au premier étage rappelle par ses pièces (une salle à manger, une chambre, un boudoir et un couloir, ainsi qu'un bureau-bibliothèque) que c'était le lieu d'habitation de la famille Moreau. Le deuxième étage comporte une grande salle-atelier et le troisième étage deux petites salles qui exposent des formats plus grands. La collection compte près de 1 200 peintures (essentiellement esquisses ou inachevées), pastels ou aquarelles, 4 830 dessins conservés dans des armoires et placards à volets pivotants et piqués de gros numéros d'inventaire, dessinés par Moreau lui-même, et près de 5 000 dessins (7 800 en réserve)[5],[7].

Parmi les œuvres exposées, on note son Jupiter et Sémélé (1895), les Chimères (1884), le Retour des argonautes (1891-1897)

Accès[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par les stations de métro Trinité - d'Estienne-d'Orves et Saint-Georges.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Camus, Le Guide des maisons d'artistes et d'écrivains en région parisienne, La Manufacture,‎ 1995, p. 78
  2. Extrait du testament de Gustave Moreau, du 10 septembre 1897, sur le site gallica.fnf.fr, consulté le 30 janvier 2015
  3. Cité par Francis Haskell, dans Le Peintre et le Musée, essai publié dans De l'art et du goût, Gallimard, 1987.
  4. Tout l'œuvre peint de Gustave Moreau, Flammarion,‎ 1991, p. 14
  5. a et b D'Alincourt N, Le Musée Gustave-Moreau, une maison atelier, Dossier de l'art n° 183, Faton, mars 2011, pp. 82-87
  6. site de l'Assemblée nationale
  7. a et b Eric Bietry-Rivierre, « Musée Gustave-Moreau : réouverture d'un bijou restauré », sur lefigaro.fr,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Rochette, Maisons d'écrivains et d'artistes. Paris et ses alentours, pp. 32-35, Parigramme, Paris, 2004 (ISBN 2-84096-227-6)
  • Marie-Cécile Forest, La Maison musée de Gustave Moreau, Coédition musée Gustave-Moreau, Paris / Somogy éditions d'Art, 2015, 152 p. (ISBN 9782757208779)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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