Georgette Agutte

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Georgette Agutte, dite aussi Georgette Agutte-Sembat, née le 17 mai 1867 à Paris IVe et morte le 6 septembre 1922 à Chamonix, est une peintre et sculptrice française.

Maquette du Monument à Jules Guesde, La Piscine, musée d'art et d'industrie, Roubaix.
La Robe bleue, œuvre non sourcée.[réf. nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Georgette Agutte est la fille de Marie Debladis et du peintre Jean-Georges Aguttes[1]. Elle est née quelques mois après le décès accidentel de son père[2]. Sa mère se remarie avec Pierre-Nicolas Hervieu, négociant en métaux à Paris.

En 1885, elle pratique la sculpture qu'elle apprend auprès de Louis Schrœder.

Grâce au critique Paul Flat, qu'elle épouse en 1888, elle rencontre vers 1893 René Piot, élève de Gustave Moreau, qui l'incite à suivre en auditrice libre les cours du maître[3]. Elle y croise, entre autres, Matisse et Rouault. Elle retient de l'enseignement de Moreau une liberté et une grande indépendance d’esprit.

Elle travaille dans un atelier installé à Bonnières-sur-Seine dans la maison natale de Marcel Sembat.

En 1894 après son divorce, elle se remarie en 1897 avec Marcel Sembat, mécène et ami sincère pour divers artistes d'avant-garde comme Henri Matisse, Paul Signac, Maximilien Luce ou André Metthey.

À partir de 1904, elle expose aux Salon des indépendants. Elle participe à la création du Salon d'automne, y exposant régulièrement.

De 1897 à 1922, le couple partage son temps entre leur maison de Bonnières, leur maison de Paris (11 rue Cauchois, au pied de la Butte Montmartre) et un chalet ("le Murger») qu'ils ont fait construire à Chamonix.

Après la mort brutale de son mari à la suite d'une hémorragie cérébrale à Chamonix, elle se suicide après avoir rédigé deux phrases sur un billet : « Voilà douze heures qu’il est parti. Je suis en retard ».

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont conservées au musée de Grenoble où une rétrospective fut présentée à la fin de décembre 2003.

Tapisserie

Georgette Agutte a fourni plusieurs modèles à l'école nationale d'art décoratif d'Aubusson. Un paysage de montagne est tissé et exposé au Salon des artistes décorateurs de 1921. Lors de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris, l'ENAD d'Aubusson présente sur son stand au Grand Palais, un écran de cheminée avec un Bouquet de soucis, tapisserie d'Aubusson tissée en 1923 et montée sur un bois de Léon Jallot, ébéniste (1874-1967).

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue du XVIIIe arrondissement de Paris porte son nom, ainsi qu'un boulevard de Grenoble (Boulevard Agutte-Sembat). On trouve également un « Square Georgette-Agutte » à Saint-Gratien (Val-d'Oise). Le centre de loisirs bâti dans le parc de la villa de Bonnières-sur-Seine porte également son nom. Une petite ville de l'Isère, Beaurepaire, a baptisé aussi l'une de ses rues. La ville de Narbonne (Aude) posséde également une rue Georgette Agutte.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élève de Louis-Ernest Barrias et de Jean-Baptiste Camille Corot (source : Page consacrée à G. Agutte-Sembat
  2. Le 6 janvier 1867 à Paris.
  3. À cette époque, l'école de beaux-arts n'accepte pas encore les femmes.

Sources[modifier | modifier le code]