Georgette Agutte

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Georgette Agutte
Georgette Agutte.jpg

Georgette Agutte dans son atelier, photographie anonyme,
Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales.

Naissance
Décès
(à 55 ans)
Chamonix
Nom de naissance
Louise Georgette Agutte
Nationalité
Activités
Autres activités
Maîtres
Mouvement

Georgette Agutte, dite aussi Georgette Agutte-Sembat, née le à Paris IVe et morte le à Chamonix, est une artiste peintre, sculptrice et collectionneuse d'art[1] française.

Maquette du Monument à Jules Guesde, La Piscine, musée d'art et d'industrie, Roubaix.
La Robe bleue, œuvre non sourcée.[réf. nécessaire]

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Georgette Agutte est la fille de Marie Debladis et du peintre Jean-Georges Aguttes[2]. Elle est née quelques mois après le décès accidentel de son père[3]. Sa mère se remarie avec Pierre-Nicolas Hervieu, négociant en métaux à Paris.

En 1885, elle pratique la sculpture qu'elle apprend auprès de Louis Schrœder.

Grâce au critique Paul Flat, qu'elle épouse en 1888, elle rencontre vers 1893 René Piot, élève de Gustave Moreau, qui l'incite à suivre en auditrice libre les cours de ce peintre à l'École de beaux-arts de Paris[4]. Elle y croise, entre autres, Henri Matisse et Georges Rouault. Elle retient de l'enseignement de Moreau une liberté et une grande indépendance d’esprit.

Elle travaille dans un atelier installé à Bonnières-sur-Seine dans la maison natale de Marcel Sembat.

Après son divorce en 1894, elle se remarie en 1897 avec Marcel Sembat, mécène et ami sincère pour divers artistes d'avant-garde comme Matisse, Paul Signac, Maximilien Luce ou André Metthey.

À partir de 1904, elle expose aux Salon des indépendants. Elle participe à la création du Salon d'automne, y exposant régulièrement.

De 1897 à 1922, le couple partage son temps entre leur maison de Bonnières-sur-Seine, leur maison de Paris du 11 rue Cauchois, au pied de la Butte Montmartre, et un chalet (« Le Murger ») qu'ils ont fait construire à Chamonix.

Après la mort de son mari à la suite d'une hémorragie cérébrale à Chamonix, elle se suicide après avoir rédigé deux phrases sur un billet : « Voilà douze heures qu’il est parti. Je suis en retard.[réf. nécessaire] »

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Ses œuvres sont conservées au musée de Grenoble, où une rétrospective fut présentée à la fin de décembre 2003.

Tapisserie

Georgette Agutte a fourni plusieurs modèles à l'école nationale d'art décoratif d'Aubusson. Un paysage de montagne est tissé et exposé au Salon des artistes décorateurs de 1921. Lors de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925 à Paris, l'école nationale d'art décoratif d'Aubusson présente sur son stand au Grand Palais, un écran de cheminée avec un Bouquet de soucis, tapisserie d'Aubusson tissée en 1923 et montée sur un bois de l'ébéniste Léon Jallot (1874-1967).

Hommages[modifier | modifier le code]

Une rue du XVIIIe arrondissement de Paris porte son nom, ainsi qu'une rue à Chambéry (Rue Agutte Sembat) et un boulevard de Grenoble (Boulevard Agutte-Sembat). On trouve également un square Georgette-Agutte à Saint-Gratien (Val-d'Oise). Le centre de loisirs bâti dans le parc de la villa de Bonnières-sur-Seine porte également son nom. Une petite ville de l'Isère, Beaurepaire, a baptisé aussi l'une de ses rues. La ville de Narbonne (Aude) possède également une rue Georgette Agutte. Une voie de la commune de Champigny-sur-Marne est dénommée rue Marcel et Georgette Sembat.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La collection Agutte-Sembat, éditions du musée de Grenoble, Grenoble, 2003, (ISBN 2711846652)
  • Matisse-Sembat correspondance, La Bibliothèque des Arts, Lausanne, 2004, (ISBN 2-88453-118-1)
  • À la Belle Époque des Fauves, catalogue de l’exposition du même nom, éditions du musée Fournaise, Chatou, 2005.
  • Françoise Celdran et Ramon-R. Vidal y Plana, Triangle : échanges artistiques Georgette Agutte-Henri Matisse-Marcel Sembat, Yvelinedition, Saint-Quentin-en-Yvelines, 2007, ((ISBN 978-2-84668-131-5))
  • Françoise Celdran et Ramon-R. Vidal y Plana, Un fauve en son jardin : Georgette Agutte, Claude Monet, Henri Matisse, préambule d'Ephraïm Jouy, In Octavo Éditions, La Celle-Saint-Cloud, 2008, (ISBN 978-2-84878-086-3)
  • Marcel Sembat et Georgette Agutte à la croisée des avant-gardes, Archives Nationales, éditions Somogy, Paris, 2008, (ISBN 978-2-7572-0180-0)
  • Françoise Celdran, Reflets de la Seine impressionniste, p. 92-95, éditions du Valhermeil, 2008, (ISBN 978-2354-670313)
  • La Seine au fil des peintres, catalogue de l'exposition du même nom, éditions du musée de Vernon, Vernon, 2010.
  • Ephraïm Jouy, Georgette Agutte, une passion Fauve, livret de l'exposition du même nom, Musée de l'Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Élève de Louis-Ernest Barrias et de Jean-Baptiste Camille Corot (source : Page consacrée à G. Agutte-Sembat
  3. Note : le à Paris.
  4. À cette époque, l'École de beaux-arts de Paris n'ouvre pas pas encore son admission aux femmes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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