Gaafar Nimeiry

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Gaafar Nimeiry
جعفرمحمدالنميري
Image illustrative de l'article Gaafar Nimeiry
Fonctions
2e président de la
République démocratique du Soudan
25 mai 19696 avril 1985
(15 ans, 10 mois et 12 jours)
Premier ministre Babiker Awadalla
Lui-même
Rachid Bakr
Lui-même
Prédécesseur Ismail al-Azhari
(président du Conseil de souveraineté)
Successeur Sirr al-Khatim al-Khalifa
(intérim)
11e Premier ministre soudanais
10 septembre 19776 avril 1985
(7 ans, 6 mois et 27 jours)
Président Lui-même
Prédécesseur Rashid Bakr
Successeur Al-Jazuli Daf'allah
9e Premier ministre soudanais
28 octobre 196911 août 1976
(6 ans, 9 mois et 14 jours)
Président Lui-même
Prédécesseur Babiker Awadalla
Successeur Rashid Bakr
Biographie
Nom de naissance Gaafar Mohammed Nimeiry
Date de naissance 1er janvier 1930
Lieu de naissance Omdourman
(Soudan anglo-égyptien)
Date de décès 30 mai 2009 (à 79 ans)
Lieu de décès Khartoum (Soudan)
Nationalité soudanaise
Parti politique Congrès national

Gaafar Nimeiry
Premiers ministres soudanais
Présidents de la
République démocratique du Soudan

Le général Gaafar Mohammed Nimeiry (orthographié également Numeiry) (en arabe : جعفرمحمدالنميري ), né le 1er janvier 1930 et mort le 30 mai 2009, était un militaire et homme politique soudanais.

Il fut Premier ministre (28 octobre 1969 - 11 août 1976 et 10 septembre 1977 - 6 avril 1985) et chef de la junte militaire de 1971 à 1985.

Politique[modifier | modifier le code]

En 1969, il devient Premier ministre dans le gouvernement de Ismail al-Azhari. Il a alors le projet d'« égyptianiser le droit. »

En 1971, une tentative de coup d'État communiste échoue.

En 1972, à Addis-Abeba, en Éthiopie, la paix est signée entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Sud-Soudan (17 ans de guerre; 500 000 morts) qui obtiennent un gouvernement autonome.

Selon la BBC, « [a]près avoir saisi le pouvoir en 1969, Gaafar Nimeiri abandonna peu à peu son admiration d’homme de gauche pour l’ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser, et devint un allié des États-Unis »[1].

Il était un allié des Américains et des Israéliens. Il a laissé les premiers utiliser son pays comme une plaque tournante du renseignement, et a aidé les seconds à organiser le départ des Falashas. Il a rencontré, avec son chef du renseignement, Ariel Sharon, au Kenya en mai 1982, en présence d’Adnan Khashoggi [2] .

Alliance avec les islamistes (1981-1985)[modifier | modifier le code]

En 1981, il signe une alliance avec les Frères musulmans.

En 1983, il impose la Charia[1] dans tout le pays. En fait, il étend le domaine du droit musulman, cantonné depuis la colonisation au droit personnel, au droit pénal[3]. Il suspend en outre l'autonomie du Soudan méridional, ce qui entraîne le déclenchement d'une nouvelle guerre civile dans le Sud-Soudan (cessez le feu en 2003; + de 1 900 000 morts), peuplé majoritairement de Noirs animistes et chrétiens (alors que le Nord du pays est peuplé par des populations arabes et musulmanes). Le 18 janvier 1985, son opposant libéral Mahmoud Mohamed Taha est exécuté.

Chute[modifier | modifier le code]

Il est renversé le 6 avril 1985 par un coup d'État dirigé par le général Souwar ad-Dahab. Nimeiry part en exil en Égypte de 1985 à 1999, et rentre ensuite au Soudan.

Il est décédé le 30 mai 2009, d'une longue maladie non précisée. Il a ensuite été enterré après des funérailles nationales à Omdurman, près de Khartoum[4].

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b (en) "Former Sudan leader Nimeiri dies", BBC, 30 mai 2009
  2. Pierre Péan, Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Fayard 2010, p. 287.
  3. Hervé Bleuchot, « L'étude du droit musulman: jalons pour une convergence (entre l'islamologie juridique et l'anthropologie juridique) », Droit et Société no 15, 1990, p. 193-205 (en particulier p. 200 sq.)
  4. (fr) "Soudan : funérailles nationales pour Gaafar al-Nimeiri, père de la charia", AFP, 31 mai 2009