Ferdinand Ier d'Autriche

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Ferdinand Ier
Ferdinand Ier d'Autriche
Ferdinand Ier d'Autriche
Titre
Empereur d'Autriche
2 mars 18352 décembre 1848
(13 ans, 9 mois et 0 jour)
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph Ier
Roi de Hongrie
2 mars 18352 décembre 1848
(13 ans, 9 mois et 0 jour)
Monarque Ferdinand V
Prédécesseur François II
Successeur François-Joseph Ier
Roi de Bohême
2 mars 18352 décembre 1848
(13 ans, 9 mois et 0 jour)
Monarque Ferdinand V
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph IIer
Roi de Lombardie-Vénétie
2 mars 18352 décembre 1848
(13 ans, 9 mois et 0 jour)
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph Ier
Biographie
Dynastie Habsbourg-Lorraine
Nom de naissance Ferdinand Charles Léopold Joseph François Marcellin de Habsbourg-Lorraine
Date de naissance 19 avril 1793
Lieu de naissance Vienne (Autriche)
Date de décès 29 juin 1875 (à 82 ans)
Lieu de décès Prague (Autriche)
Père François Ier
Mère Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile et Naples
Conjoint Marie-Anne de Sardaigne
Enfant(s) Sans descendance
Héritier François-Charles d'Autriche (1831-1848)
François-Joseph Ier (1848)
Religion Catholicisme
Résidence Hofburg

Ferdinand Ier d'Autriche
Empereurs d'Autriche

Ferdinand Ier Charles Léopold Joseph François Marcellin (Vienne, 19 avril 1793 - Prague, 29 juin 1875) est empereur d'Autriche, roi de Lombardie-Vénétie et roi Ferdinand V de Bohême et de Hongrie du 2 mars 1835 au 2 décembre 1848.

Biographie[modifier | modifier le code]

Second enfant et fils aîné de l'empereur François II du saint-Empire et de Marie-Thérèse de Bourbon-Naples, Ferdinand fut un enfant simple qui souffrait d'épilepsie et ne brilla guère dans ses études.

En 1804, l'empereur François II se proclama empereur d'Autriche. En 1806, vaincu par les armées de l'empereur des Français, Napoléon Ier, il proclama la fin du Saint-Empire romain germanique fondé en 962. En 1807 mourut l'impératrice, mère de Ferdinand. L'empereur se remaria l'année suivante avec une cousine qui avait l'âge de ses enfants Marie-Louise de Modène qui, tout en faisant preuve d'une francophobie militante, se lia rapidement d'amitié avec les enfants de son mari. En 1810, l'empereur François nomma Klemens Wenzel von Metternich chancelier d'empire et maria sa fille Marie-Louise d'Autriche à son vainqueur, l'empereur des Français.

Le débonnaire Ferdinand âgé de 17 ans semblait ne pas pouvoir assumer la charge impériale et les espoirs de l'empereur se portait sur son second fils l'archiduc François-Charles. L'empereur pensa écarter Ferdinand de la succession.

En 1814 se tint à Vienne le Congrès qui devait gérer les conséquences de la chute de l'Empire Français. Il y fut entre autres question du mariage de l'archiduc François-Charles (qui avait 12 ans) avec la princesse Sophie de Bavière qui en avait 10. Le mariage eut lieu en 1824.

La famille impériale en 1826

La nouvelle archiduchesse montra de réelles qualités politiques, et forte de son empire sur son mari, une grande ambition qui fit peur au chancelier von Metternich. Celui-ci vit en la jeune archiduchesse une future rivale qui pourrait le jour venu le faire écarter du pouvoir.

Il convainquit l'empereur vieillissant de laisser le trône à Ferdinand et de le marier.

Ferdinand épousa à 38 ans en 1831 la belle, intelligente et pieuse Marie-Anne de Sardaigne qui en avait 28. La future impératrice s'occupa avec dévouement de son époux débile imposé par la politique mais n'apprit jamais l'allemand.

Le couple n'eut pas d'enfant et l'on suppose même que le mariage ne fut jamais consommé[1].

Quatre ans plus tard, Ferdinand devint empereur à la mort de son père et conserva le pouvoir au tout puissant Metternich.

Il est le dernier roi de Bohême à être couronné en la cathédrale Saint-Guy de Prague ; son successeur, monté sur le trône suite aux révolutions de 1848, dédaigne ce privilège. Réputé peu subtil, il est surnommé affectueusement par les Tchèques Ferdinand Dobrotivý (Ferdinand le Bon) et plus méchamment par les Autrichiens Ferdinand der Gütige (Ferdinand le Bénin) ou plus encore Gütinand der Fertige (Béni-oui-oui le fini).

Lors de la révolution du Printemps des Peuples, alors que le peuple marche sur le palais, il demande une explication au chancelier Metternich, et se voit répondre qu’ils font une révolution. On lui attribue cette réponse : « Ja, dürfen Sie denn das? » (« Mais… ont-ils le droit de faire ça ? »).

Le Prince Felix zu Schwarzenberg, qui vient d'être nommé Ministre président, le sixième depuis le déclenchement de la révolution[2], faisant partie de l'entourage de la belle-sœur de l'empereur, la redoutable Sophie de Bavière, le convainc avec l'aide de celle-ci d'abdiquer au profit de son neveu François Joseph Ier – alors âgé de dix-huit ans – qui le remplace à la tête de l'Empire, le 2 décembre 1848.

Ferdinand et son épouse se retirent à Prague et au château de Ploschkowitz. L'ex-empereur y meurt en 1875, laissant sa fortune à son successeur l'empereur François-Joseph. L'impératrice le suit dans la tombe neuf ans plus tard.

Note[modifier | modifier le code]

Vue du château de Ploschkowitz
Sarcophage de Ferdinand Ier dans la Kaisergruft, la Crypte des Capucins à Vienne, Autriche

Références[modifier | modifier le code]

  1. Erika Bestenreiner, Sissi, ses frères et sœurs, Pygmalion 2004, p.19
  2. dit-on par l'entregent de son beau-frère, Alfred, Prince de Windisch-Graetz)

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