Marie-Thérèse de Bourbon-Naples

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Marie-Thérèse de Bourbon-Naples, portrait de Élisabeth Vigée-Le Brun, 1790.
La famille impériale vers 1805

Marie-Thérèse de Bourbon-Naples (née à Naples le 6 juin 1772, morte à Vienne le 13 avril 1807) est la fille aînée de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de l'archiduchesse Marie-Caroline d'Autriche. Elle fut la première impératrice d'Autriche.

Biographie[modifier | modifier le code]

La reine Marie-Caroline

Nommée Maria Teresa en l'honneur de sa grand-mère maternelle, la « grande impératrice » Marie-Thérèse d'Autriche, Marie-Thérèse est la fille aînée des dix-sept enfants de Ferdinand Ier des Deux-Siciles et de Marie-Caroline d'Autriche, sœur préférée de la reine de France Marie-Antoinette guillotinée en 1793.

Elle épouse le 15 août 1790 son double-cousin, l’archiduc François d'Autriche qui porte le prénom de leur grand-père commun l'empereur François Ier du Saint-Empire époux de leur grand-mère commune l'impératrice Marie-Thérèse déjà citée et qui devient successivement empereur du Saint-Empire romain germanique sous le nom de François II (1792), puis empereur d'Autriche sous le nom de François Ier (1804). Bien qu’ayant un caractère très différent de celui de son mari et cousin, elle forma avec l'empereur un couple uni ne serait-ce que sur le plan de la sensualité.

À l'instar de sa mère et de sa grand-mère dont elle portait le prénom, elle s'intéressait à la politique et eut une certaine influence sur son mari qu'elle inclina à la guerre contre la France révolutionnaire et impériale qui avait guillotiné sa tante Marie-Antoinette puis exécuté sommairement le duc d'Enghien. Elle était également une mélomane avertie et aimait les bals et les fêtes du carnaval. Marie-Thérèse tomba enceinte à l'âge de 16 ans en 1788, ce qui causa un grand drame dans sa famille[réf. nécessaire]. Elle accoucha d'une fille.

Souveraine d'un pays souvent attaqué et toujours vaincu par la France révolutionnaire puis impériale, elle se voit contrainte de fuir sa capitale et de se réfugier en Hongrie avec ses enfants face à l'avancée des troupes ennemies.

Elle donne le jour à 12 enfants en 17 ans et meurt à 35 ans des suites de ses couches mais se montre une mère froide et distante n'accordant à ses enfants ni affection ni soutien :

L'empereur se remarie une troisième fois avec une autre de ses cousines Marie-Louise de Modène qui, tout en étant l'âme de la résistance à l'ennemi, se montre une belle-mère tendre et pleine d'attention pour ses beaux-enfants dont elle était également proche par l'âge.