Reichstag (Autriche)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Plaque commémorative dans la Reitschulgasse

Le Reichstag autrichien était une assemblée élue qui a été mise en place suite à la révolution de mars en 1848.

Convocation[modifier | modifier le code]

Il a été inauguré le 22 juillet 1848 par l'archiduc Jean-Baptiste d'Autriche, qui représente l'Empereur en fuite[1].

Constitution[modifier | modifier le code]

Il est constitué de 383 députés de langue germanique et slave issus de l'Empire d'Autriche. Les Hongrois n'y sont pas représentés, ayant leur propre parlement. Les nationalités représentées sont donc les Roumains, les Ruthènes, les Italiens du Tyrol du sud, les tchèques, les polonais et les allemands, qui sont en minorités. Cette grande diversité linguistique rend la communication difficile. 92 députés sont agriculteurs ou petits propriétaires terriens, en comparaison au parlement de Francfort ils ne sont que 3[2],[1].

Travail[modifier | modifier le code]

Son principal fait d'arme est d'avoir aboli le servage et la féodalité le 31 août. L'Empereur ratifiant la loi le 7 septembre[3],[1].

Fin[modifier | modifier le code]

Dès le 22 octobre 1848, il doit déménager de Vienne à Kroměříž pour fuir la révolution d'octobre qui éclate dans la capitale autrichienne. Il est finalement dissous le 7 mars 1849[3],[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Un projet de renaissance d'une assemblée né avec la mise en place du Diplôme d'octobre en 1860. Toutefois, il n'aurait pas été élu directement, les assemblées régionales auraient désigné les membres.

Le patent de février 1861 prévoit également une assemblée élue. Elle est portée par le ministre-président Anton von Schmerling. Finalement la Hongrie, l'Italie, puis par la suite les tchèques empêchent sa mise en place. Un parlement croupion prend tout de même place dans un bâtiment provisoire en bois devant le Schottentor. Le peuple l'appelle en dérision le « théâtre de Schmerling[4] ». Son nom est changé en Reichsrat, l'Empereur François-Joseph ne voulant au départ ne lui donner qu'une valeur consultative. Cette nouvelle assemblée obtient une base institutionnelle lors de la mise en vigueur de la constitution associée au compromis austro-hongrois de 1867.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Siemann 1985, p. 143
  2. Siemann 1985, p. 126
  3. a et b Botzenhart 1998, p. 132
  4. « Schmerlingtheater »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Manfred Botzenhart, 1848/1849 Europa im Umbruch, Paderborn, Schöningh,‎ 1998 (ISBN 3-506-97003-8)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Wilhelm Brauneder, Österreichische Verfassungsgeschichte, Viennes,‎ 2003 (ISBN ISBN 3-214-14874-5[à vérifier : isbn invalide])
  • (de) Andreas Gottsmann, Der Reichstag von Kremsier und die Regierung Schwarzenberg. Die Verfassungsdiskussion des Jahres 1848 im Spannungsfeld zwischen Reaktion und nationaler Frage., Viennes, coll. « Geschichte und Politik »,‎ 1995
  • (de) G. Kolmer, Parlament und Verfassung in Österreich, t. 1,‎ 1920
  • (de) Herbert Schambeck, Österreichs Parlamentarismus, Berlin, Duncker & Humblot,‎ 1986 (ISBN 978-3-428-06098-6)
  • (de) Wolfram Siemann, Die deutsche Revolution von 1848/49, Francfort-sur-le-main, Suhrkamp,‎ 1985 (ISBN 3-518-11266-X)Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]