Sallagriffon

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Sallagriffon
Vue orientée nord du village.
Vue orientée nord du village.
Blason de Sallagriffon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Saint-Auban
Intercommunalité Communauté de communes des monts d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Jacques Bayonne
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06131
Démographie
Gentilé Sallagriffonais
Population
municipale
47 hab. (2011)
Densité 4,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 02″ N 6° 54′ 28″ E / 43.8839, 6.907843° 53′ 02″ Nord 6° 54′ 28″ Est / 43.8839, 6.9078  
Altitude Min. 557 m – Max. 1 259 m
Superficie 9,59 km2
Localisation

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Sallagriffon

Sallagriffon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Sallagriffonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de la vallée de l'Estéron situé dans les Alpes-Maritimes à 768 mètres d'altitude.

  • Latitude : 43.88347950 °
  • Longitude : 6.90566180 °

Sa commune possède une superficie de 9 km2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village vient de celui du seigneur qui y avait établi son château au Xe. Castrum Sallagriffon est cité au XIII. On ne sait pas où était situé le village d'origine cité par les textes.

Sallagriffon a été une seigneurie appartenant à la maison des Grasse-Bar, puis à la branche des Briançon avant d'appartenir aux Emeri et aux Arquier.

Au pied du mont Saint-Martin, sur la colline de Sainte-Marguerite, des vestiges du village, antérieurs au Xe siècle auraient été découverts. Les anciens racontaient la légende d'une cloche en or qui aurait été dérobée à l'église de l'époque. Découragés par les incessants assauts de pillards ainsi que les nombreuses attaques d'ours et de loups, les habitants décidèrent de reconstruire le village à l'emplacement actuel, sur un promontoire dominant la vallée qui était beaucoup plus facile à défendre.

Sous l’Ancien Régime, la communauté de Sallagriffon dépendait de la sénéchaussée de Castellane (actuelle Alpes-de-Haute-Provence)[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sallagriffon Blason Écartelé au 1) et 4) de gueules au griffon passant d’or, au 2) et au 3) d’or au lion couronné de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[2] Pierre Giroud    

Économie[modifier | modifier le code]

  • Revenus moyens par ménage (2004) 12 256 €/an
  • Prix moyen de l'immobilier (vente) 3 197 €/m²
  • Prix moyen de l'immobilier (location) 12 22 €/m²/mois

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 47 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
164 153 131 141 196 156 199 176 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
146 105 120 120 105 107 97 118 117
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
122 94 94 70 70 54 60 43 44
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
24 26 31 47 47 54 53 53 47
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Marguerite fut édifiée aux XVII et XVIIIe siècles. Elle fit de Sallagriffon un village claustral. On peut y voir son tabernacle datant de 1639 ainsi que la statue de sainte Marguerite du XVIIIe siècle.
  • L'ancienne mairie fut construite au XXe s. à la place des vestiges de la maison forte du baron François de Rasque et de son épouse Diane de Villeneuve, derniers seigneurs de Sallagriffon. Aujourd'hui, la mairie a été aménagée à l'emplacement de l'ancien château.
  • Un pont fut construit sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848), sur le Riolan à la sortie de la clue. Celui-ci servait de frontière entre le royaume de Sarde et la France. Sallagriffon restera d’ailleurs un village frontalier entre la France et le comté de Nice jusqu’au rattachement définitif de ce dernier au royaume de France.
  • La chapelle Saint-Marc, sur la route de Collongues.
  • Les gorges de l'Estrech, en suivant le sentier se dirigeant vers Sigale.
  • La clue du Riolan.
  • La clue d'Aiglun qui s'étend sur le territoire des communes d'Aiglun, Le Mas, Les Mujouls et Sallagriffon. Par endroits, l'Estéron a découpé la montagne avec quelques mètres entre les deux parois.
  • La grotte des Trois-Jean, dans la clue.
  • Le mont Saint-Martin culminant à 1 257 mètres.
  • Le sommet des Miolans culminant à 984 mètres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 131, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Histoire de la Sous-Préfecture de Castellane », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011