Les Aventures d'Alice au pays des merveilles

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Les Aventures d’Alice au pays des merveilles
Image illustrative de l'article Les Aventures d'Alice au pays des merveilles
Alice au milieu des principaux personnages du conte par Peter Newell.

Auteur Lewis Carroll
Genre Fantastique
Version originale
Titre original Alice’s Adventures in Wonderland
Éditeur original Macmillan and Co
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Date de parution originale
Version française
Traducteur Henri Bué
Lieu de parution Londres
Éditeur Macmillan and Co
Date de parution 1869
Dessinateur John Tenniel
Couverture John Tenniel
Nombre de pages 196
Chronologie
De l'autre côté du miroir Suivant

Les Aventures d'Alice au pays des merveilles (titre original : Alice's Adventures in Wonderland), fréquemment abrégé en Alice au pays des merveilles, est un roman écrit en 1865 par Lewis Carroll, nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson. Le livre a été traduit en français pour la première fois en 1869 par la même maison d'édition (Macmillan and Co)[1].

A l'origine, lors de sa première écriture, le livre n'était pas destiné aux enfants. L'écriture fut reprise une seconde fois pour les enfants en conservant les personnages merveilleux qui la rendaient si attrayante pour ce jeune public. Le roman foisonne d'allusions satiriques aux amis de l'écrivain et aux leçons que les écoliers britanniques devaient mémoriser à l'époque. Le pays des merveilles, tel qu'il est décrit dans le conte, joue sans cesse avec la logique.

Le livre a connu une suite intitulée De l'autre côté du miroir. Les adaptations cinématographiques combinent souvent des éléments des deux livres.

De nos jours, l'ouvrage reste populaire aussi bien auprès des enfants que des adultes. L'écrivain américain Martin Gardner a publié The Annotated Alice (non traduit en français) qui regroupe Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir accompagnés des poèmes victoriens que Lewis Carroll parodia dans le corps du texte.

Historique[modifier | modifier le code]

Alice Liddell photographiée en 1860 par Lewis Carroll.

Le livre a été publié le , trois ans après une promenade en barque sur l'Isis (qui coule à Oxford) effectuée par les révérends Dodgson (Carroll) et Duckworth en compagnie de trois jeunes filles[2]:

  • Lorina Charlotte Liddell (âgée de 13 ans, appelée Prima dans le poème d'ouverture).
  • Alice Liddell (âgée de 10 ans, appelée Secunda dans le poème d'ouverture).
  • Edith Liddell (âgée de 8 ans, appelée Tertia dans le poème d'ouverture).

L'excursion commença au pont Folly près d'Oxford et finit une dizaine de kilomètres plus loin dans le village de Godstow. Durant le trajet, Dodgson raconta aux sœurs Liddell une histoire qu'il venait d'inventer. Celle-ci fut suivie plus tard par Alice's Adventures Underground et finit par devenir Alice's Adventures in Wonderland.

En 1998, un exemplaire de la première édition a été vendu 1,5 million de dollars, ce qui est une vente record pour un livre pour enfants. Seuls vingt-deux exemplaires de la première édition de 1865 auraient survécu. Dix-sept d'entre eux se trouvent dans des bibliothèques et cinq chez des particuliers.

Description[modifier | modifier le code]

L'intrigue[modifier | modifier le code]

Alice s'ennuie auprès de sa sœur qui lit un livre (« sans images, ni dialogues ») tandis qu'elle ne fait rien. « À quoi bon un livre sans images, ni dialogues ? », se demande Alice. Mais voilà qu'un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote avec une montre à gousset à y ranger passe près d'elle en courant. Cela ne l'étonne pas le moins du monde. Pourtant, lorsqu'elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : « Je suis en retard ! En retard ! En retard ! », elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de spécial. En entrant derrière lui dans son terrier, elle fait une chute presque interminable qui l'emmène dans un monde aux antipodes du sien. Elle va rencontrer une galerie de personnages retors et se trouver confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre

Le personnage d'Alice[modifier | modifier le code]

« Aimante comme un chien », ainsi que la décrit Lewis Caroll dans Alice à la scène, Alice est également « curieuse, extravagamment curieuse ». Ce trait de caractère en fait l’exploratrice idéale, d’autant plus que la petite fille se montre d'emblée d’une insouciance totale, s’engageant dans le terrier du Lapin sans songer un seul instant à la manière dont elle pourra en ressortir.

Alice est aussi d’une courtoisie exemplaire, car elle veut prouver à son entourage, qui semble la considérer comme trop étourdie et rêveuse, qu'elle connaît les bonnes manières et toutes les leçons qu'elle se force à apprendre. Sa bonne éducation ne lui évite cependant pas les gaffes auxquelles la conduit sa nature spontanée : ainsi n’hésite-t-elle pas à parler de sa chatte Dinah à la Souris de la Mare de larmes…

Alice est aussi un personnage très patient et attentif envers les êtres étranges qu'elle rencontre. Ainsi, elle s'arrête souvent pour entendre ce que chaque personnage a à lui dire : elle revient pour entendre la dernière phrase du Ver à Soie, elle écoute les chansons de Tweedledee et Tweedledum, écoute les plaintes de la Mock Turtle (Simili-Tortue ou tortue fantaisie), et essaie même de comprendre les discours illogiques du diabolique trio du Chapelier, du Lièvre de mars et du Loir…

Autres personnages[modifier | modifier le code]

Le Lapin blanc
par John Tenniel
  • Hors des merveilles : la sœur d'Alice, la chatte Dinah ou Dina (qui marque le passage entre la réalité et la fiction) ;
  • Le bestiaire de la Mare de larmes : la Souris, le Canard, le Dodo, le Lori, l'Aiglon ;
  • La Duchesse Natricia, la Cuisinière et le Bébé, le Valet de pied ;
  • Le jeu de cartes : le Deux, le Cinq, le Sept, le Roi de cœur, la Reine de cœur, le Valet de cœur
  • Le bestiaire du Pays des merveilles : le Lapin Blanc, le chat du Cheshire,Pierre le lézard, la Chenille, le Pigeon, le Lièvre de mars et le Loir (associés au Chapelier), le Griffon, la Simili-Tortue et la grande maison.

Le Pays des merveilles[modifier | modifier le code]

Le Pays des merveilles est pour Alice terriblement dépaysant. Dès son arrivée, la petite fille se retrouve en proie à une véritable crise d'identité, en raison des métamorphoses physiques qu’elle subit, mais aussi de la perte du savoir scolaire auquel elle voudrait tant se référer pour tenter de comprendre et de rationaliser le monde étrange qui l’entoure. Ayant oublié sa poésie, elle devient par ailleurs l’agent d’une parodie de poèmes célèbres dans l’Angleterre de Carroll.

Le pays est le lieu de la contestation, par le biais de l’absurde, d’un certain ordre établi du monde réel, notamment de l’arbitraire du langage : Humpty Dumpty, par exemple, définit comme il l’entend le mot « gloire » et met au jour la nature purement conventionnelle du lien entre signe et sens. Le texte est aussi une critique de la société victorienne, notamment de ses intérieurs « fonctionnels », où chaque chose doit trouver et tenir une place minimale : le Lièvre de mars et le Chapelier « rangent » le Loir dans… la théière. Les frères Tweedeldee et Tweedeldum contredisent sans arrêt Alice. Le chat de Cheshire se contredit.

Le pays est aussi un lieu d’excès, où la gourmandise d’Alice est sans cesse confrontée à des choses qui se boivent ou se mangent et qui la transforment physiquement, et où la cruauté de personnages féminins comme la fameuse Reine de Cœur s’exprime sans retenue.

Au Pays des merveilles, le temps est déréglé, au point qu’il n’y en a pas assez, comme pour le Lapin Blanc toujours pressé, ou comme le Chapelier fou, qui est condamné à vivre éternellement à l'heure du thé.

On peut interpréter le pays de plusieurs façons différentes. On peut, tout d'abord, le considérer comme un monde surréaliste, coloré et ingénu. À l'inverse, on peut y voir un endroit cauchemardesque dans lequel Alice se retrouve prise au piège, un monde où la logique a été abandonnée au profit de la folie, peuplé de personnages ambigus et inquiétants. Les représentations picturales sombres et plutôt effrayantes des protagonistes exécutées par John Tenniel semblent d'ailleurs accentuer cette ambiguïté.

Illustrateurs[modifier | modifier le code]

On oublie souvent de préciser que le premier illustrateur d'Alice est Lewis Carroll lui-même, qui offrit à Alice Liddell, le 26 novembre 1864, un exemplaire manuscrit de l'histoire inventée pour elle, orné de 37 dessins à la plume[3]. Une édition en fac similé (avec une traduction française) a été réalisée par les éditions Frémok (2006).

Les sources divergent sur la question de savoir si c'est Dodgson ou son éditeur qui jugea bon de ne pas garder ses propres images. C'est en tout cas Lewis Carroll qui opta pour John Tenniel, dessinateur alors réputé pour sa participation à la revue satirique Punch.

Alice, le Lièvre de mars et le Chapelier
par John Tenniel

Les illustrations de John Tenniel semblent aujourd'hui inséparables du texte de Lewis Carroll. Mais Alice a inspiré un nombre impressionnant d'illustrateurs de sa création et jusqu'à nos jours. Plusieurs centaines de versions ont ainsi vu le jour. Parmi les plus notables :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Note : certains livres sont peut-être épuisés mais sont mentionnés ici car ils peuvent être trouvés dans les bibliothèques, sur Internet, d'occasion ou même neufs.

  • Édition sur Wikisource Alice au pays des merveilles, traduit par Henri Bué, Macmillan, Londres, 1869 Fac-similé disponible sur Wikisource Télécharger cette édition au format ePub
  • Carroll Lewis et Steadman Ralph, Tout Alice et La Chasse au Snark, Aubier, Paris, 1986 (version française d'une compilation parue en 1986 chez l'éditeur Jonathan Cape Ltd.: The Complete Alice and The Hunting of The Snark) ; les principales œuvres de Carroll (Alice, De l'autre côté du miroir, La Chasse au Snark, illustrées par Ralph Steadman).
  • Le livre de Philippe Delerm Autumn raconte la vie des peintres préraphaélites, dont la rencontre de Dodgson (alias Carroll Lewis) avec la vraie Alice Liddell.
  • Florence Livolsi, Thèse de doctorat, Les adaptations cinématographiques d'Alice au pays des merveilles et de De l'autre côté du miroir et ce qu'Alice y trouva : espaces filmiques et quête d'identité, Éd. Presses universitaires Septentrion, 1996.
  • Florence Livolsi, Alice de l'autre côté de l'écran : de 1903 à Tim Burton, Edifree.fr, 2010.
  • Richard Gregory, dans son livre Mirrors in Mind se questionne sur le phénomène de miroir, en particulier sur la raison pour laquelle le reflet de l'image dans un miroir inverse la droite de la gauche. Il explique à l'aide des schémas, les renversements qui ont lieu dans Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir.
  • Carroll Lewis illustrations d'Arthur Rackham, traduction d'Henri Parisot, Les aventures d'Alice au pays des merveilles, éditions Corentin, novembre 2008.
  • Carrol Lewis, "Alice au Pays des Merveilles et De l'autre côté du Miroir illustrés par Pat Andrea", Diane de Selliers, 2006.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Alice a connu plusieurs adaptations dont voici les principales :

Longs métrages pour le cinéma[modifier | modifier le code]

Alice in Wonderland (1903).

Longs métrages d'animation[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Séries animées[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Œuvres inspirées du conte[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Conte musical
Opéra
  • L'opéra « Alicia » du compositeur mexicain Federico Ibarra (1990), livret de José Ramon Enriquez, reprend les éléments principaux du texte. Création de l'Opéra National (Bellas Artes) de Mexico.
  • Alice in Wonderland, opéra de la compositrice coréenne Unsuk Chin, qui a coécrit le livret en anglais avec le dramaturge David Henry Hwang, d'après Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir. Création au festival d'opéra de Munich (Bayerische Staatsoper) le 7 juillet 2007 sous la direction de Kent Nagano avec Sally Matthews dans le rôle-titre et Dame Gwyneth Jones dans celui de la Reine de cœur.
Chansons et clips
Albums
  • Through the Looking Glass de Siouxsie and the Banshees (1987).
  • Cheshire Cat de blink-182 (1994).
  • Alice et June d'Indochine (2005). Les disques s'appellent respectivement Alice – Au pays des Cauchemars – La Promesse et June – Au pays des Merveilles – Le Pacte.
  • Le Cheshire Cat et moi de Nolwenn Leroy (2009).
  • Un album de Jewel s'intitule Goodbye, Alice in Wonderland.
  • L'album The Mad Hatter (le chapelier fou), sorti en 1978, du pianiste de jazz Chick Corea en est directement inspiré, chaque chanson a pour titre le nom d'un personnage ou d'un lieu du récit.
  • En 2000, le groupe français Klimperei sort chez In Poly Sons un album intitulé Alice au pays des merveilles, sur des traductions du poète Dominique Quélen, inspiré d'Alice, De l'autre côté du miroir et La Chasse au Snark[11].
  • Le groupe de thrash/speed métal canadien Annihilator sort en 1989 leur premier album intitulé Alice In Hell. La chanson plus ou moins éponyme Alison Hell s'inspire du conte de Lewis Carroll.
  • L'album de Marylin Manson Eat Me, Drink Me (2007) est inspiré d'Alice au Pays des Merveilles (notamment les titres : Are You The Rabbit ? et Eat Me, Drink Me).
  • Alice, album de 2002 de Tom Waits, et la comédie musicale Alice mise en scène par Robert Wilson qui en est issue

Arts plastiques[modifier | modifier le code]

Artworks
Sculptures

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Le film Donnie Darko met en scène un lapin qui, derrière un miroir, guide le jeune Donnie à travers ses rêves.
  • Le film québécois L'Odyssée d'Alice Tremblay se base entre autres sur ce conte.
  • Un film relatant la vie de Lewis Caroll, réalisé par Brian Hugh Warner (Marilyn Manson), est en cours de tournage.
  • On peut noter également l'allusion que fait Guillermo Del Toro dans son film Le Labyrinthe de Pan (El Laberinto del Fauno) à Alice au pays des merveilles : son héroïne, Ofélia, porte une robe très inspirée de celle d'Alice.
  • Dans le film Matrix, le tatouage du lapin blanc, ainsi que le message « Suis le lapin blanc » est une référence certaine à Alice au pays des merveilles. Le Lapin blanc étant vecteur de changement comme les pilules bleue et rouge, ainsi que le miroir par lequel est aspiré Neo, le principal protagoniste. La chute dans le terrier fait penser également à la chute de Néo lorsqu'il est éjecté de la Matrice.
  • Le film Sucker Punch de Zack Snyder est décrit par celui-ci comme "Alice in Wonderland with machine guns" [12].

Mangas et comic books[modifier | modifier le code]

  • L'OAV "Ciel in Wonderland" de Black Butler (Kuroshitsuji) est inspiré d'Alice au pays des Merveilles.
  • Le manga Alice au royaume de cœur est basé sur la série de jeux éponyme du studio QuinRose et réalisé par la mangaka Soumei Hoshino. Le récit reprend un certain nombre de personnages venant de l'histoire originelle mais avec tout de même une forte « personnalisation ».
  • CLAMP, studio de mangaka, a écrit Miyuki-chan in Wonderland, inspiré des aventures d'Alice avec une touche d'érotisme ainsi qu'un épisode du manga Card Captor Sakura dans lequel l'héroïne se retrouve plongée dans le conte.
  • Le manga Alice 19th de Yuu Watase nous raconte l'histoire d'une jeune fille, Alice, qui verra sa vie bouleversée par la rencontre d'un petit lapin blanc qui lui confiera une quête des plus fantastiques.
  • Le manga Pandora Hearts de Jun Mochizuki semble raconter une histoire alternative d'Alice. De plus la plupart des créatures que doivent affronter les héros ont des noms et l'apparance de certains personnages du livre (ou de conte).
  • Les personnages du manga Arms ont pour la plupart leur alter-ego nanotechnologique nommé selon des personnages d'Alice au pays des Merveilles (Jabberwock, Knight, White Rabbit, Queen of Heart, Cheshire Cat, etc.).
  • Le manga Rozen Maiden comporte également des références à Alice au pays des merveilles : les poupées doivent combattre dans un jeu appelé le « Alice game » dans les rêves des être humains ou le leur. De plus dans la deuxième saison, on voit apparaître le personnage du lapin qui oblige les poupées à se dépêcher de se battre. Les créateurs du manga sont parties de certaines notion du livre pour finalement s'en détacher et accoucher de leur propre scénario.
  • L'histoire d'Alice a inspiré en partie Filles perdues (Lost Girls en VO) d'Alan Moore et de Melinda Gebbie.
  • Plusieurs adversaires de Batman sont inspirés de personnages du pays des merveilles, la plupart étant des criminels obsédés par le livre et son univers. Le plus célèbre est le Chapelier fou un fou expert en hypnose obsédé par Alice, qu'il voit régulièrement incarnée dans des jeunes filles qu'il prend pour cible.
  • Un épisode de Host Club reprend les aventures d'Alice au Pays des merveilles avec Haruhi en tant qu'Alice...
  • Le manga Are you Alice ? de Katagiri, Ikumi (dessin) et Ninomiya, Ai (scénario) reprend pratiquement tous les personnages, sauf qu'Alice est le 89e avatar et... un jeune homme !
  • Le manga Kagihime Monogatari Eikyuu Alice Rondo ou plus simplement Kagihime raconte l'histoire de trois personnages principaux, dont une Arisu (en hiragana et non katagana, comme précisé). Leurs buts : prendre l'histoire des autres Chercheuses d'Alice pour pouvoir reconstituer le 3e tome d'Alice écrit par Talkion.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • La série télévisée Lost : Les Disparus emprunte beaucoup de références à Alice au pays des merveilles. Le titre du 5e épisode de la série est The White Rabbit et celui du final de la saison 3 Through the looking glass. Des références au roman sont omniprésentes dans Lost : Les Disparus surtout le personnage de Jack Shepard qui est très clairement le pendant masculin d'Alice au pays des merveilles.
  • La série des années 1980 d'Alice au pays des merveilles comporte 52 épisodes et s'inspire des 2 livres tout en innovant.
  • En 2005, le titre du deuxième épisode de la saison 8 de Charmed s'intitule Malice in Wonderland et l'histoire principale y fait référence puisque des démons se servent du conte pour s'en prendre à des adolescents.
  • L'épisode Une partie de campagne Shore Leave (saison 1, épisode 17) de la série télévisée Star Trek s'ouvre sur l'évocation par le Dr McCoy du Pays des Merveilles et, peu après, par la vision d'un lapin blanc géant qui, tout comme dans le conte de Carroll, affirme être en retard à son rendez-vous.
  • De 1995 à 2001, Kaori Yuki, dans sa série Angel Sanctuary (manga renommé au Japon comme en France) fait appel à un personnage, le chapelier fou. Cet auteur fait souvent référence aux contes, on retrouve aussi dans Angel Sanctuary une ressemblance entre Kourai et Alice[13].
  • Dans l'anime Host Club, l'épisode 13 fait clairement référence à Alice au pays des merveilles, l'œuvre originale y est parodiée en attribuant le rôle des personnages en fonction de leur caractère. Le titre de l'épisode est d'ailleurs « Haruhi au pays des merveilles ».
  • Dans un épisode de la série animée Aladdin, le génie se transforme en chat tigré rose et violet.
  • Après avoir lu un roman de Lewis Caroll, Mickey rêve qu'il part de l'autre côté du miroir où il rencontre un jeu de cartes et d'autres objets étranges qui s'animent (De l'autre côté du miroir (Mickey Mouse))
  • La chaîne Syfy a diffusé une série nommée Alice, réalisée par Nick Willing en 2009, où l'on trouve un Pays des merveilles moderne.
  • L'épisode 18 de la saison 2 de la série de L'École des petits vampires voit le personnage Gotika se regardant dans un miroir devenir une humaine, s'ensuit une journée pour la fillette épouvantable durant laquelle elle se voit obligée par sa mère de prendre des cours de piano ou de théâtre, passer chez le coiffeur... Elle s'enfuit, retourne au château de l'école des petits vampires. Mais en regardant à travers la fenêtre du cours, elle se voit endormie sur sa table et se rend compte que ce n'était qu'un rêve. Réveillée, elle racontera son épouvantable cauchemar à ses amis.
  • Dans la série Kyle XY, dans un épisode de la saison 2, une voyante dit à Kyle "Quand le lapin blanc coulera...". En réalité, il s'agit d'un bateau nommé "The White Rabbit", référence à "Alice in Wonderland"...
  • Le Chapelier Fou apparaît dans un épisode de Once Upon A Time, piégé par la Reine Regina.
  • La série dérivée Once Upon a Time in Wonderland est basée sur le monde d'Alice.
  • Le personnage d'Alice et tout l'univers du conte apparaît aussi dans un épisode de Warehouse 13. Alice est alors présentée comme étant une femme folle et dangereuse que Lewis Caroll aurait piégé dans un miroir.

Philosophie et littérature[modifier | modifier le code]

  • Le conte a inspiré le philosophe Gilles Deleuze (sa Logique du sens prend l'œuvre de Carroll comme source principale avec le stoïcisme), le psychanalyste Jacques Lacan, l'écrivain Antonin Artaud (qui en a traduit des extraits).
  • Alice Liddell apparaît également comme un des principaux personnages de la série en cinq volumes Le Fleuve de l'éternité de Philip José Farmer, notamment dans le dernier livre, Les Dieux du Fleuve, où elle recrée même l'univers du conte.
  • Chaque chapitre du pamphlet Le Monde comme si de Françoise Morvan comporte un extrait d'Alice en épigraphe (ce livre conte les tribulations de l'auteur dans les milieux autonomistes bretons).
  • Le livre Aliss de Patrick Senécal est basé sur le conte, mais est plus associé au genre de l'horreur.
  • Le conte Coraline raconte l'histoire d'une fillette qui en suivant une souris blanche et passant par une porte (petite porte dans l'adaptation cinéma), se retrouve dans un autre monde. Un chat qui dans ce monde a la faculté de parler et de « disparaître » la guide et la conseille.
  • Le Chat qui sourit jaune. Jack Chaboud. 1998. Epigones. Dans cet ouvrage, un chat venu de Venise séjourne à Oxford, où il pénêtre dans le monde d'Alice grâce au chat du Cheshire.
  • Les Guerres du miroir de Franck Beddor reprend Alice au pays des merveilles et le romance pour en faire une histoire où Alice, princesse du pays des merveilles se retrouve exilée dans notre monde alors que sa tante Redd prend le pouvoir.
  • Dans le cycle des Princes d'Ambre (Le sang d'Ambre et Le signe du Chaos) de Roger Zelazny, le héros Merlin est temporairement prisonnier du monde d'Alice que créé involontairement son ami Luke. On y retrouve quelques personnages d'Alice tel que le Chat de Cheshire, Tweedledee et Tweedledum, etc.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Il a été dit que le créateur de Mario, Shigeru Miyamoto, avait été influencé par Alice au Pays des Merveilles, notamment pour la conception du champignon qui fait grandir Mario. Il s'agit en fait d'un malentendu, le concepteur ayant affirmé avoir été mal compris et que sa source d'inspiration avait en fait été les univers magiques en général[14].
  • American McGee's Alice, Rogue Entertainment, 2000 (PC) est un jeu vidéo représentant une suite sombre des aventures d'Alice. En 2011, il est sorti sur Xbox Live Arcade et PS3 en même temps que sa suite (Alice: Retour au Pays de la Folie).
  • Alice: Retour au Pays de la Folie, Spicy Horse, 2011 (PC, XBOX 360, PS3)
  • Le jeu vidéo A Witch's Tale sorti sur la Nintendo DS, où le protagoniste se nomme Liddell. De nombreuses similitudes existent entre le jeu et l'œuvre, puisqu'on retrouve certains personnages, comme le chat du Cheshire.
  • Le jeu vidéo "Far Cry 3" développé par Ubisoft Montréal, présente également de nombreuses similitudes avec les Aventures d'Alice au pays des merveilles ; folie, personnages...
  • Dans le jeu vidéo Kingdom Hearts, le monde d'Alice est à explorer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice n°: FRBNF35864822 de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Journal de Lewis Carroll 4 juillet 1862
  3. (en) www.lewiscarroll.net. Le livre est consultable en ligne sur le site de la British Library www.bl.uk
  4. Arthur Rackham sur (en) www.artpassions.net
  5. Mabel Lucie Attwell sur (en) www.exit109.com
  6. Bessie Pease Gutmann sur (en) www.exit109.com
  7. Gwynedd M. Hudson sur (en) www.exit109.com
  8. A. E. Jackson sur (en) www.exit109.com
  9. Maria L. Kirk sur (en) www.exit109.com
  10. Salvador Dali sur (en) www.lockportstreetgallery.com
  11. Les Inrockuptibles, no 322, 22-28 janvier 2002, p. 46-47
  12. (en) « Sucker Punch »
  13. TemplateMadTeaParty.jpg
  14. « Iwata Asks: New Super Mario Bros. Wii: Faire comprendre les vertus des champignons » (consulté le 16 janvier 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]