Blanche-Neige

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Blanche-Neige
Image illustrative de l'article Blanche-Neige
Blanche-Neige étendue dans un cercueil de verre.
Illustration de Marianne Stokes
Conte populaire
Titre Blanche-Neige
Titre original Schneewittchen
Folklore
Aarne-Thompson AT 709
Pays Allemagne
Époque XIXe siècle
Version(s) littéraire(s)
Publié dans Frères Grimm, Kinder- und Hausmärchen, vol. 1 (1812)

Blanche-Neige (Schneewittchen en version originale allemande) est un conte, et le nom du personnage principal de ce conte, dont la version la plus connue est celle recueillie et mise en forme par Jacob et Wilhelm Grimm parue en 1812 (numéro 709 dans la classification Aarne-Thompson). Le conte collecté par les frères Jacob et Wilhelm Grimm aurait été inspiré par un mythe germanique. Plusieurs mythes européens peuvent correspondre à ce personnage.

Version des frères Grimm[modifier | modifier le code]

Genèse de la version originale des frères Grimm[modifier | modifier le code]

Les frères Grimm ont rassemblé plusieurs versions du conte, collé les textes ensemble et parfois écourté[1]. Dans la première version de 1812, la reine est la mère naturelle. Blanche-Neige se réveille lorsqu'un valet du prince lui donne un coup dans le dos car il était énervé d’avoir eu à la porter toute la journée. D’autres petites différences sont à trouver comme les joues rouges de la fille ou le repas avec le prince.

Dans deux versions non éditées, la reine fait faire un tour en carrosse dans la forêt et demande à Blanche-Neige de descendre afin de cueillir des roses ou de ramasser son gant et s’enfuit (comme dans Hansel et Gretel). Dans une autre version, c’est le père qui souhaite avoir une fille.

Comme origine du conte, on suppose Marie Hassenpflug, quelques inspirations de Ferdinand Siebert et Albert Ludewig Grimm (Des Knaben Wunderhorn, 1809). L’idée des gouttes de sang de la mère naturelle cadre avec le conte nord-allemand « Vom Machandelbaum » du peintre Philipp Otto Runge.

Résumé[modifier | modifier le code]

Une reine se désolait de ne pas avoir d'enfant. Un jour d’hiver, alors qu'elle était assise près d'une fenêtre au cadre d'ébène, elle se piqua le doigt en cousant et quelques gouttes de sang tombèrent sur la neige, Et la reine se dit : « Si j'avais un enfant, au teint blanc comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois d’ébène ! »…

(En fait dans le texte original en allemand des frères Grimm, il est question d'un enfant "rouge comme le sang"[2], mais les traductions ajoutent souvent "un enfant… aux lèvres rouges comme le sang", ou "un enfant… aux joues rouges comme le sang". Dans les dessins animés de Disney "Blanche Neige" ou La belle au bois dormant, les lèvres sont rouges comme la rose).

Peu de temps après, elle mourut en accouchant d'une petite fille. Le roi prit une nouvelle épouse, belle mais méchante, orgueilleuse et jalouse de Blanche-Neige. Son miroir magique lui répétait qu'elle était la plus belle femme du royaume, jusqu'au jour où il dut reconnaître que Blanche-Neige était devenue plus belle que sa marâtre. La reine demanda alors à un chasseur d'aller tuer l'enfant, mais l'homme se contenta de l'abandonner dans les bois.

Errant dans la forêt, Blanche-Neige découvrit une petite maison où elle entra se reposer. C'était la demeure des sept nains qui, apitoyés par son histoire, acceptèrent de la cacher et de la loger comme servante.

La méchante reine, apprenant grâce au miroir que Blanche-Neige était toujours vivante, essaya par trois fois de la faire mourir. La troisième fois, déguisée en paysanne, elle trompa la vigilance de la jeune fille et réussit à lui faire croquer une pomme empoisonnée. Blanche-Neige tomba inanimée. Affligés, les nains lui firent un cercueil de verre qu'ils déposèrent sur une colline afin que toutes les créatures puissent venir l'admirer.

Un prince qui chevauchait par là en tomba amoureux. Il obtint des nains la permission d'emporter le cercueil. Mais en route un porteur trébucha, délogeant le morceau de pomme coincé dans la gorge de la jeune fille qui se réveilla. Le prince lui demanda sa main.

Invitée au mariage, la méchante reine fut condamnée à danser avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusqu'à ce que mort s'en suive.

Interprétations[modifier | modifier le code]

La méchante reine devant son miroir magique. Illustration allemande de Franz Jüttner, 1905

Comme bien des contes populaires, Blanche-Neige est ouvert à de multiples interprétations :

Conte saisonnier[modifier | modifier le code]

Les références au temps sont suffisamment nombreuses pour qu'on puisse y voir un conte saisonnier[3]. Conçue pendant un hiver rigoureux, Blanche-Neige aura bien du mal à survivre jusqu'à la belle saison. La méchante reine (l'hiver) inhibe le développement du jeune organisme (le printemps). Protégée par les personnages chthoniens que sont les sept nains[4], elle entre dans une période de latence, comme la graine (ou comme Perséphone / Proserpine) vit sous terre en attendant le retour du soleil et de l'été (le prince). Le conte pourrait donc illustrer le combat des forces de l'hiver et du froid contre celles du printemps et de la renaissance.

Conte moral[modifier | modifier le code]

Blanche-Neige montre qu'il ne faut pas s'attacher à des choses éphémères telles la beauté et la jeunesse. La patience et l'humilité sont toujours récompensées, alors que la vanité peut mener à la chute. Il s'agit aussi d'un conte d'avertissement envers les personnes offrant quelque chose de tentant et dont l'héroïne naïve ne se méfie pas du tout.

Conte initiatique féminin[modifier | modifier le code]

Erik Pigani explique que le conte décrit les étapes de la puberté chez la jeune fille[5]. La première reine, mère de Blanche-Neige, se pique le doigt et fait tomber trois gouttes de sang sur la neige blanche avant de mourir quelque temps plus tard en couche. C'est une scène au tout début de l'histoire, préparant la jeune fille à son avenir, qui fait écho à l'innocence de l'enfance qui se perd avec la couleur rouge des menstruations, et le début de la sexualité mais aussi de la possibilité d'une conception.

Selon Pigani, une notion morale s'ajoute avec le fait que la mère, même si elle souhaite garder sa beauté et sa jeunesse, doit laisser la place à sa fille.

Conte œdipien[modifier | modifier le code]

Le conte a été étudié par plusieurs psychanalystes, notamment Bruno Bettelheim[6] et Marie-Louise von Franz.

Pour Bruno Bettelheim, le conte commence par une situation œdipienne mettant en conflit la mère et la fille. La marâtre est restée à un stade narcissique qui la rend vulnérable et que le conte invite à dépasser[6]. La jalousie de la belle-mère est à la fois la peinture du comportement de certains parents qui se sentent menacés au moment de l'adolescence de leurs enfants, mais également une projection sur une figure haïe des propres sentiments de jalousie de l'enfant[6]. Blanche-Neige se retrouve chassée du château, errant dans la forêt, lieu de terreur et de confusion comme le début de la puberté. Recueillie par les sept nains, personnages à la fois masculins mais peu menaçants sexuellement, elle peut se développer dans un milieu sûr, mais non sans être exposée à la tentation narcissique (les colifichets offerts par la méchante reine). Cette période peut être vue comme un moment d'initiation, où l'adolescent doit se mesurer aux dangers de l'existence. La dernière tentation, celle de la pomme, représente pour Bruno Bettelheim le moment où l'adolescent accepte d'entrer dans une sexualité adulte[6], c’est-à-dire le moment où il devient pubère. Suit une période de latence (le coma) qui lui permet d'attendre en toute sécurité que sa maturité psychique jointe à sa nouvelle maturité physique lui donnent enfin accès à une sexualité adulte.

Interprétations d'éléments[modifier | modifier le code]

Le miroir magique révèle l'ombre de la psychologie jungienne, la part « maléfique » mais vraie de la reine mais aussi à Blanche-Neige qu'elle est « potentiellement » porteuse de cette cruauté. Bruno Bettelheim écrit à ce propos[7] :

« Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu'exige notre passage de l'immaturité à la maturité. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d'abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts. »

« Les mythes mettent en scène des personnalités idéales qui agissent selon les exigences du surmoi, tandis que les contes de fées dépeignent une intégration du moi qui permet une satisfaction convenable des désirs du ça. »

Base historique[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de contes des frères Grimm, Blanche-Neige possède sans doute aussi un fond historique.

Blanche-Neige à Alfeld[modifier | modifier le code]

On présume l'origine du conte au sud de la Basse-Saxe dans le massif des sept monts (Siebengebirge), une chaîne de collines dans le Leinebergland, où les frères Grimm aimaient se promener et où ils collectaient contes et histoires. Au nord-ouest de ce massif, on trouve un lieu lié à une mine : Osterwald. Il s’agit d’un lieu-dit de la ville de Salzhemmendorf. À cet endroit, depuis le XVIe siècle, on exploite du charbon. On produit également dans les environs du verre : le Lauensteiner Glas. En prolongeant une ligne à partir de Osterwald jusqu’à Alfeld, en passant par le massif des Siebengebirge, on tombe sur les ruines du château de Stauffenburg, où la méchante belle-mère aurait habité. Une autre référence est le fait que les frères Grimm ont étudié à l’université de Göttingen qui se trouve dans les environs. En 2002, les habitants de la ville d’Alfeld, qui se trouve au sud-ouest du massif des Sieben Berge sur la rivière Leine, ont retrouvé et baptisé un sentier Schneewittchenpfad (le sentier de Blanche-Neige)[8].

Blanche-Neige à Cassel[modifier | modifier le code]

L’importante influence de la conteuse Marie Hassenpflug sur les frères Grimm permet de supposer une origine en Hesse. L'historien de Hesse Eckhard Sander voit comme origine du conte le destin de la fille du comte de Waldeck Margaretha von Waldeck (ZDF film documentaire 2006 de Kirsten Höhne et Claudia Moroni[9]). Suivant des documents des archives de la ville de Bad Wildungen, elle fut connue pour sa grande beauté et avait une belle-mère très sévère. Lorsqu'elle eut environ 16 ans, son père, le comte Philipp IV. de Waldeck l'envoya à la cour impériale du Brabant, aujourd’hui Bruxelles où elle devait se marier avec un prince. Margaretha traversa le massif des Sept monts. Mais il y eut des difficultés lorsque certaines personnes de haut rang comme le comte Egmont et le prétendant au trône (le futur Philippe II) lui firent la cour. La santé de la jeune fille se dégrada et finalement elle mourut le 13 mars 1554 à l'âge de 21 ans. Dans les chroniques de la ville de Waldeck, on retrouve la mention qu'elle fut empoisonnée. L’écriture tremblotante de son testament laisse croire à un empoisonnement par arsenic, typique de l’époque. Le lieu où ont vécu les sept nains doit être Bergfreiheit (de). Ce village se nomme lui-même « le village de Blanche-Neige » (Schneewittchendorf). Que Margaretha soit blonde n’a pas beaucoup d’importance car dans une version antérieure du conte des frères Grimm de 1808, les cheveux de Blanche-Neige sont jaunes.

Dans le petit village du centre de la Hesse Langenbach im Taunus, on trouve également des points de repères sur Blanche-Neige et les sept nains. Des évènements locaux ainsi que des noms de lieux-dits appuient cette thèse[10]. L’endroit se trouve sur la route de la Hesse Hessenstraße, chemin historique reliant par exemple le lieu d’étude des frères Grimm : Marbourg. En cet endroit, il y eut également exploitation de mines. Un lieu-dit s’appelle « Im Zwerggrund » (dans le lieu des nains). Dans une version antérieure du conte (version encore connue en Autriche), il n’est plus question d’un cercueil en verre (Glassarg) mais d’une montagne en verre (Glasberg)[11]. Autrefois, la montagne de verre représentait le lieu des morts. Non loin du « Zwerggrund », on trouve encore aujourd’hui un « Glasberg ».

Blanche-Neige à Lohr[modifier | modifier le code]

Le « miroir parlant » au musée Spessart à Lohr am Main ; photo : Manfred Scherer

En 1986, l'historien de la ville de Lohr am Main, le docteur Karlheinz Bartels, a réussi à mettre en évidence beaucoup de points communs entre le conte et la ville et sa région[12]. Bartels constate que le château de Lohr am Main, abritant le musée régional, dans l'arrondissement de Main-Spessart, est le lieu de naissance de Blanche-Neige.

D'après lui, Maria Sophia Margaretha Catharina d'Erthal, alias Blanche-Neige, est née en 1725 à Lohr am Main[13]. Son père, Philippe-Christophe d'Erthal, fut de 1719 jusqu'à 1748 grand bailli de l'Électorat de Mayence au Grand Bailliage (Oberamt)de Lohr. De par ses qualités diplomatiques, il se trouvait souvent en déplacement en tant que légat et « ministre des affaires étrangères » de l'archevêché. Dans cette fonction, il a mené de négociations dans toute l’Europe directement avec des empereurs et des rois[14]. C’est pourquoi pour le peuple de Lohr, le père de Blanche-Neige fut un exemple de ce qu’un roi devrait être.

Le château de Lohr était résidence officielle et domicile pour sa famille. Après la mort de la mère naturelle de Maria Sophia en 1741, le père se remaria le 15 mai 1743 avec Claudia Elisabeth Maria von Venningen, veuve du comte impérial de Reichenstein. Cette femme se comporta de façon despotique et utilisa sa position pour privilégier ses propres enfants issus de son premier mariage, ce qui fut facilité par le fait que Philippe-Christophe n'était pratiquement jamais là. La non-présence et le rôle insignifiant du père dans le conte constaté par Theodor Ruf sont ainsi expliqués[15].

L'indice le plus important en faveur de Lohr am Main est le « miroir parlant ». Ce luxueux et fastueux miroir d’une hauteur d'1,60 mètre se trouve toujours au château et peut être vu de nos jours au musée de Spessart. Il est un produit de la vitrerie de Kurmainz, fondée en 1698 par le Prince-électeur Lothar Franz de Schönborn. La vitrerie devint reputée dans toute l'Europe grâce à la nouvelle technologie employée par son directeur légendaire, Guillaume Brument (1698 – 1759), et son équipe de Français venus de Tourlaville en Normandie. Guillaume Brument renouait avec la magnificence de la galerie des Glaces du château de Versailles.

Le miroir fut un cadeau de sa part à sa deuxième femme Claudia. Comme beaucoup de miroirs de Lohr, il y est inscrit une maxime. C'est pourquoi on les appelle des miroirs « parlants ». Le médaillon en haut et à droite contient une indication très claire sur l’amour-propre[16].

Dans Lohr et ses environs, on trouve également d'autres points de repère. La forêt « sauvage » où est abandonnée Blanche-Neige pourrait être le Spessart que Wilhelm Hauff (1802–1827) plus tard dans son auberge à Spessart qualifiait de forêt terrible. Le chemin emprunté par Blanche-Neige lors de sa fuite à travers les sept collines pourrait être un ancien sentier de montagne déjà connu au XIVe siècle, la « Wieser Strasse ». Il conduisait de Lohr aux mines près de Bieber[17] en passant par les collines de Spessart. Là, en 1750, environ 500 mineurs extrayaient argent et cuivre. Les sept nains pourraient avoir été des personnes assez petites qui travaillaient dans les étroites galeries, voire des enfants. Bieber ne se trouvait pas sous l’autorité de Kurmainz mais sous celle du comté de Hanau. La belle-mère n'y avait donc aucun droit légitime sur Blanche-Neige. Il est donc plausible qu’elle s'y fît passer pour marchande, vieille femme ou paysanne pour se débarrasser de sa concurrente.

De même, Bartels a pu retrouver de la littérature où est indiquée la façon dont la pomme put être empoisonnée par la belle-mère[18] : la moitié de celle-ci fut plongée dans du jus de belladone. Cette plante pousse dans la région de Spessart. Ses fruits contiennent de l'atropine qui provoque une paralysie et une forme de rigidité cadavérique. Le cercueil transparent en verre, ainsi que les pantoufles de fer avec lesquelles la belle-mère dut danser jusqu’à la mort, auraient pu être fabriqués sans problèmes dans une vitrerie et dans une forge de Spessart.

Ce sont les habitants de Lohr qui ont ensuite fait de l’histoire de Maria Sophia un conte merveilleux. Le chroniqueur de la famille Erthal, M. B. Kittel, caractérise Maria Sophia comme une fille noble, un ange de bonté et de charité, bienveillante pour les pauvres et les démunis[19]. Il atteste sa grande gentillesse. Pour le peuple, la fille des Erthal fut sans aucun doute un exemple, un idéal de ce qu’une princesse devait être.

Quelques années seulement après la mort de Maria Sophia, l'histoire fut mise par écrit et, fin 1812, la première publication du conte par les frères Grimm.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma et dessin animé[modifier | modifier le code]

Snow White (1916)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Scène musicale[modifier | modifier le code]

  • Schneewittchen (1998), opéra de Heinz Holliger sur un livret de Robert Walser - relecture suspicieuse du conte. Création et enregistrement avec Juliane Banse (Blanche-Neige), Cornelia Kallisch, Steve Davislim, Oliver Widmer et Werner Gröschel.
  • Blanche-Neige, La comédie musicale (2002), adaptation belge jouée en français aux Folies Bergères de Paris
  • 7 Zwerge, Männer allein im Wald (2004), comédie allemande, adaptation libre du conte des frères Grimm avec Nina Hagen
  • Blanche Neige (2008), ballet d'Angelin Preljocaj

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Les sept nains et demi[20] de Tarek, Aurélien Morinière et Svart (EP Jeunesse, 2006). Les auteurs ont adapté le conte d'origine en bande dessinée, mais en le détournant. Ainsi, Blanche-Neige devient Amélie Blanche-Neige, la sorcière a une sœur jumelle peu commode, les Nains ont fui la maison de leur mère… La fratrie des nains fait déjà une première apparition dans le premier conte de cette série dans Les 3 petits cochons[21].
  • Trois petites histoires de monstres de Tarek, Aurélien Morinière, Lionel Chouin et Ivan Gomez-Montero (EP Jeunesse, 2009) : l'une des histoires intitulées Agence aucun risque met en scène les sept nains travaillant dans une agence s'occupant de régler les problèmes générés par les personnages de conte dans le monde d'aujourd'hui. Cette histoire courte a été publiée en langue bretonne dans le magazine Meuriad en 2007.
  • Blanche-Neige et les sept nains[22], Hachette (1973).
  • Ludwig Revolution 1, manga de Kaori Yuki, adapte Blanche Neige dans son premier chapitre.
  • Fables (comics), de Bill Willingham.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Dans le parc d'attractions Efteling, Blanche Neige, les nains vivent dans le Bois des contes, jouxtant le château de sa belle-mère.
  • Le groupe allemand Rammstein, dans le clip vidéo de la chanson « Sonne », revisite à sa façon l'histoire de Blanche-Neige, incarnant le rôle des nains, travaillant dans une mine d'or (et non de diamant, et avec des outils modernes) sous la coupe d'une princesse tyrannique et toxicomane (elle aspire par le nez de l'or en poudre) elle meurt de surdosage dans sa baignoire et c'est une pomme, tombant et brisant le cercueil de verre, qui la réveille. C'est donc une vision extrêmement négative du conte.
  • Le DJ Muttonheads sort en août 2013 le titre Snow White (Alive) feat Eden Martin dont les paroles et le clips sont basés sur Blanche Neige.
  • La graphiste Jirka Väätäinen reprend le personnage de Blanche Neige dans sa série If Disney princesses were real : The sequel.
  • En avril 2012 la marque de cosmétiques Benefits sort un vanity en édition limitée (le rare beauty kit) contenant ce qu'il faut pour reproduire le teint de porcelaine de la belle.

Illustrations[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, grâce à la xylographie, et plus tard à la chromolithographie, les illustrations bon marché des contes se multiplient dans l'imagerie d'Épinal[23], les images à collectionner et les livres pour enfants. L'image est influencée par les modes et les stéréotypes de l'époque. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Marianne Stokes ou l'illustrateur Franz Jüttner en donnent des versions inspirées par la vogue pour le Moyen Âge. Le film de Walt Disney fixera de façon durable l'iconographie du conte.

Illustrateurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Heinz Rölleke (Hrsg.) : Die älteste Märchensammlung der Brüder Grimm. Synopsie de la version originale écrite de 1810 et première édition de 1812. Fondation Martin Bodmer, Cologny-Genève 1975, pages 244-265.
  2. texte original en Allemand des frères Grimm
  3. Pierre Saintyves, Les Contes de Perrault (ISBN 2 221 05331 1), les contes d'origine saisonnière, pp. 34-200.
  4. Comme les sept jours de la semaine ou les sept planètes tournant autour du Soleil dans les représentations archaïques du système solaire.
  5. Ce que les contes nous racontent.
  6. a, b, c et d Dans Psychanalyse des contes de fées, éditions Hachette littérature, 1998, p. 297.
  7. Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Pocket (ISBN 2-266-09578-1).
  8. Wulf Köhn : Vorsicht Märchen! - Wie Schneewittchen nach Alfeld kam. 2002 (ISBN 978-3-935928-03-8).
  9. ZDF-Dokumentation in der Reihe Märchen und Sagen – Botschaften aus der Wirklichkeit
  10. Schneewittchen starb in Langenbach
  11. Märchenlexikon
  12. Karlheinz Bartels, Schneewittchen, Zur Fabulologie des Spessarts, 2. Édition (réédition completée), Lohr a. Main 2012, ISBN 978-3-934128-40-8.
  13. Voir Lohrer Taufmatrikel du 19 juin 1725, archives paroissiales St. Michael Lohr a. Main, Matrikelbuch IV, p. 166.
  14. Werner Loibl, Die Schlacht bei Dettingen nach mainzischen Zeitzeugen, Sonderdruck aus: Die Schlacht bei Dettingen 1743, Beiträge zum 250. Jahrestag, Geschichts- und Kunstverein Aschaffenburg e.V., Aschaffenburg 1993, p. 92, Fußnote 19.
  15. Theodor Ruf, die Schöne aus dem Glassarg (la Belle du cercueil de verre), Würzburg 1995 (ISBN 3-88479-967-3), p. 66.
  16. Werner Loibl, Die kurmainzische Spiegelmanufaktur Lohr am Main in der Zeit Kurfürst Lothar Franz von Schönborns (1698-1729), page 277, in : Glück und Glas, Zur Kulturgeschichte des Spessarts, München, 1984, ISBN 3-921811-34-1; sur l'histoire de la vitrerie de Kurmainz à Lohr, voir Werner Loibl, Die kurmainzische Spiegelmanufaktur Lohr am Main (1698 - 1806) und die Nachfolgebetriebe im Spessart, 3 Bände. Geschichts- und Kunstverein Aschaffenburge.V., Aschaffenburg 2012, ISBN 978-3-87965-116-0, ISBN 978-3-87965-117-7, ISBN 978-3-87965-118-4 .
  17. Voir das kurmainzische Försterweistum von 1338/39, abgedruckt bei K. Vanselow : Die Waldbautechnik im Spessart, Berlin 1926, pages 171-180
  18. Brigitte Schwamm, Atropa Belladonna, Eine antike Heilpflanze im modernen Arzneischatz, thèse de doctorat, Marburg 1987, publiée à Stuttgart, 1988 (ISBN 978-3769211436), page 273, voir particulièrement aussi note 165
  19. M. B. Kittel : « Geschichte der freiherrlichen Familie von und zu Erthal », dans : archives Historischer Verein von Unterfranken und Aschaffenburg, Bd.17 (1865), H2/3, pages 217-219 ; sur l'importance du mot « Volksseele » voir Theodor Ruf, Die Schöne im Glassarg, Würzburg, 1995, ISBN 3-88479-967-3, voir particulièrement page 13, 63ss, 90s.
  20. Voir la chronique et la présentation sur PlanèteBD
  21. Un article sur les détournements de ce conte où l'on cite cette bande dessinée : site de France 5.
  22. [Voir la fiche sur http://www.bedetheque.com/serie-12004-BD-Blanche-Neige-et-les-sept-nains.html Bédéthèque].
  23. Contes de fées, les variantes narratives, Bibliothèque nationale de France.