Martin Gardner

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Martin Gardner.

Martin Gardner[1] (né le 21 octobre 1914 à Tulsa, Oklahoma et mort le 22 mai 2010 à Norman, Oklahoma) est un grand spécialiste des mathématiques récréatives. Il est un des pères fondateurs du scepticisme scientifique aux États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il grandit à et autour de Tulsa, en Oklahoma. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la marine américaine. Il est également secrétaire du capitaine de son vaisseau et des autres officiers. Après la guerre, il étudie à l'Université de Chicago. Il y suit notamment un cours de philosophie des sciences donné par Rudolf Carnap[2]. Il obtient un bachelor's degree en philosophie. Il est, pour le reste, un autodidacte, démontrant un goût prononcé pour la lecture et la recherche.

Durant plusieurs décennies, il vit avec sa femme Charlotte et leur deux enfants en Caroline du Nord, où il est auteur indépendant et publie de nombreux livres chez plusieurs éditeurs, ainsi que des centaines d'articles dans différents magazines.

Il prend sa retraite en 1982, se consacrant presque exclusivement au démontage des manifestations pseudo-paranormales.

Sa femme décède en 2004.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il publie dans la revue mensuelle Scientific American (et sa traduction française Pour la Science) où il anime de janvier 1956 à 1981 une rubrique remarquable consacrée aux jeux, casse-têtes et curiosités mathématiques ainsi qu'aux paradoxes logiques. Cette rubrique, nommée Mathematial Games, contribua grandement à développer l'intérêt pour les mathématiques chez ses lecteurs[2]. Il a popularisé par exemple le jeu de la vie de John Horton Conway, le jeu Hex, les tangrams et les pavages de Penrose.

Ses livres sont également célèbres et traduits dans de nombreuses langues. Il a notamment publié :

L'Institut américain de physique l'a nommé écrivain scientifique de l'année 1983.

Martin Gardner a été l'élève et l'assistant du logicien Rudolf Carnap, membre éminent du Cercle de Vienne, après que celui-ci fut contraint d'émigrer aux États-Unis.

Regard sceptique sur les croyances[modifier | modifier le code]

En 1952, il publie In the name of science (Putnam)[3], reconnu comme l'un des ouvrages marquants du mouvement sceptique contemporain[2]. Il s'illustre par son regard sceptique en participant à l'étude de nombreux cas de phénomènes « extraordinaires », dans le but de démasquer les imposteurs dans ce domaine. Il publie de nombreux ouvrages sur le sujet.

Membre fondateur du Committee for the Scientific Investigation of Claims of the Paranormal en 1976, il est durant de nombreuses années un rédacteur du Skeptical Inquirer, le magazine de l'organisme.

Dans son livre Urantia: the great cult mystery, Martin Gardner conteste l'origine du Livre d'Urantia.

Héritage[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, des fans de la magie et des mathématiques (surtout récréatives) se réunissent à l'événement Gathering 4 Gardner[4]. On a également nommé l'astéroïde 2587 Gardner (en) en son honneur[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa notice sur le site de la BNF: La notice
  2. a, b, c et d Normand Baillargeon, « Le mathématicien Martin Gardner n'est plus », Le Devoir,‎ 26 mai 2010
  3. Une seconde édition, révisée, a été éditée sous le titre Fads & fallacies in the name of science (Dover, 1957, ISBN 978-0-486-20394-2).
  4. « Gathering 4 Gardner », sur http://g4g4.com, The New York Times

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Liens externes[modifier | modifier le code]