3e division d'infanterie coloniale

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3e division d'infanterie coloniale
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'infanterie coloniale
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Deuxième Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Batailles 1914 - Combats de Rossignol
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Vitry)
1915 - 1re bataille de Champagne
1915 - 2e bataille de Champagne
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames
1918 - 3e bataille de l'Aisne
1918 - 4e Bataille de Champagne
1918 - 2e bataille de la Marne
1918 - Bataille de la Serre

La 3e division d'infanterie coloniale (ou 3e DIC) est une unité militaire française qui regroupe des troupes coloniales pendant les deux guerres mondiales et la guerre d'Indochine.

Les chefs de la 3e division d'infanterie coloniale[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition à la mobilisation[modifier | modifier le code]

1re brigade d'infanterie coloniale :

3e brigade d'infanterie coloniale :

5e brigade d'infanterie coloniale :


Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

9 - 11 août

Transport par V.F. et concentration dans la région de Bar-le-Duc.

11 - 22 août 1914

Mouvement offensif en direction de Neufchâteau (Belgique), par Rampont, Dun-sur-Meuse, Stenay, Chauvency-le-Château et Thonne-la-Long.

22 - 24 août

Engagée dans la bataille des Ardennes : combats vers Rossignol et le bois de Saint-Vincent.

24 août - 6 septembre

Repli sur la Meuse, vers Inor
le 27 août, défense de la Meuse
Combat vers la forêt de Vaux-en-Dieulet (bataille de la Meuse)
28 août, poursuite du repli, par La Croix-aux-Bois, Cernay-en-Dormois, Auve et Vanault-les-Dames, jusque dans la région de Thiéblemont-Farémont.

6 - 14 septembre

Engagée dans la 1re bataille de la Marne
Du 6 au 11, bataille de Vitry : combats vers Écriennes, Thiéblemont-Farémont, Matignicourt-Goncourt.
À partir du 11, poursuite, par Favresse et Saint-Jean-devant-Possesse, jusque vers Ville-sur-Tourbe.

14 septembre - 20 décembre

Combats dans cette région, puis stabilisation du front et occupation d'un secteur vers Ville-sur-Tourbe et le bois d'Hauzy (guerre de mines)
26 septembre, attaques allemandes vers le bois de Ville et perte de ce bois.
4 octobre, extension du front, à droite, jusqu'à l'Aisne.
23 octobre, attaque française sur Melzicourt et occupation du village.

1915[modifier | modifier le code]

20 décembre 1914 - 31 mai 1915

Engagée dans la 1re bataille de Champagne
23 décembre, attaque allemande au nord de Ville-sur-Tourbe ; puis organisation et occupation du terrain conquis
15 mai, attaque allemande vers Ville-sur-Tourbe et contre-attaque française.

31 mai - 12 août

Retrait du front et transport par V.F. de la région de Sainte-Menehould dans celle de Villers-Cotterêts ; repos vers Pierrefonds.
À partir du 14 juin, transport par V.F. vers Hangest-sur-Somme.
À partir du 16 juin, transport par camions vers Warluzel ; repos et instruction.
5 juillet, mouvement vers Orville ; repos.
À partir du 15 juillet, transport par V.F. dans la région d'Ay ; repos et instruction.
22 juillet, transport par V.F. dans la région de Courtisols, puis dans celle de Valmy ; repos.

12 août - 30 novembre

Mouvement vers le front puis occupation d'un secteur entre l'Aisne et Ville-sur-Tourbe, déplacé à gauche, le 31 août, vers Ville-sur-Tourbe et Massiges.
Engagée dans la 2e bataille de Champagne
23 - 30 septembre, violentes attaques françaises vers Ville-sur-Tourbe et Massiges ; enlèvement de la partie est de la Main de Massiges ; puis organisation et occupation des positions conquises.

30 novembre 1915 - 4 janvier 1916

Retrait du front et repos vers Saint-Mard-sur-le-Mont.
À partir du 17 décembre, transport par V.F. dans la région de Saint-Soupplets ; repos.

1916[modifier | modifier le code]

4 - 28 janvier 1916

Mouvement par étapes vers le camp de Crèvecœur ; instruction.

28 janvier - 10 février

Mouvement vers la région de Flers-sur-Noye, puis transport par camions dans celle de Harbonnières, de Caix et de Marcelcave ; repos.

10 février - 27 avril

Mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre Foucaucourt-en-Santerre et la Somme (guerre de mines)

27 avril - 10 mai

Retrait du front et repos vers Beaucourt-en-Santerre.

10 mai - 6 juillet

Occupation d'un secteur vers Foucaucourt et la Somme, réduit, le 3 juin, au front Dompierre, Fontaine-lès-Cappy.
À partir du 1er juillet, engagée dans la bataille de la Somme
Offensive du 1er juillet ; prise de Becquincourt et de Dompierre.
Prise d'Assevillers le 2 juillet, de Flaucourt le 3 juillet, de Belloy-en-Santerre le 4 juillet.

6 - 12 juillet

Retrait du front et repos vers Proyart.

12 juillet - 4 août

Engagée, à nouveau, dans la bataille de la Somme, vers Belloy-en-Santerre et le sud de Barleux
20 juillet, attaque française sur Villers-Carbonnel.
23 juillet, mouvement de rocade, et occupation d'un secteur au nord et au sud de Barleux :
30 juillet, attaque française sur Horgny.

4 - 25 août

Retrait du front ; en réserve vers Villers-Bretonneux.
À partir du 8, transport par camions dans la région de Formerie ; repos.
À partir du 14, transport par camions vers Clermont ; repos.

25 août-9 octobre

Transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne et mouvement vers le front
À partir du 31 août, occupation d'un secteur vers la bitte de Souain et le nord-ouest de la ferme des Wacques.

9 octobre - 24 novembre

Retrait du front et repos vers Bouy.
À partir du 28 octobre, transport par V.F. dans la région Saint-Omer-en-Chaussée, Crèvecœur-le-Grand ; repos dans celle de Saint-Maur.

1917[modifier | modifier le code]

24 novembre 1916 - 7 mars 1917

Mouvement par étapes vers Méry, puis, à partir du 3 décembre, vers Assainvillers. Occupation d'un secteur vers Andechy et la voie ferrée de Roye à Montdidier, déplacé à droite, le 1er janvier 1917, vers Beuvraignes et le sud d'Armancourt, puis le 29 janvier vers Beuvraignes et les Loges.

7 - 15 mars

Retrait du front, repos vers Beauvais ; puis transport par camions vers Tilloloy.

15 - 21 mars

Occupation d'un secteur vers les Loges et Beuvraignes.
À partir du 17 mars, poursuite de l'ennemi (REPLI ALLEMAND) :
20 mars, franchissement du canal Crozat, prise de Saint-Simon.

21 mars - 4 avril

Regroupement au sud de Ham et dans la région de Montdidier.

4 avril - 13 mai

Mouvement vers Soissons, et, le 7 avril, occupation d'un secteur vers Vauxaillon, et Quincy-Basse.
15 Avril : Bataille du Chemin des Dames : Attaque du bois de Mortier ; organisation et défense des positions conquises.
21 avril, front étendu à droite, jusque vers la ferme le Bessy.
5 et 6 mai, attaque du mont des Singes.

13 mai - 15 juin

Retrait du front, et, à partir du 15 mai, transport par V.F. de Villers-Cotterêts à Vesoul ; repos et instruction au camp de Villersexel.

15 juin - 15 juillet

Occupation d'un secteur entre la frontière suisse et le canal du Rhône au Rhin.

15 - 30 juillet

Retrait du front. À partir du 21 juillet, transport par V.F. de la région de Belfort dans celle de Château-Thierry ; repos.
23 juillet, mouvement vers Chéry-Chartreuve.

30 juillet - 19 août

Occupation d'un secteur vers la ferme d'Hurtebise et le plateau des Casemates (éléments dès le 28 juillet)
28, 29 et 31 juillet et le 15 août, engagements violents.

19 août - 14 septembre

Retrait du front ; repos au sud de l'Aisne.

14 septembre - 10 novembre

Mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le plateau des Casemates et la ferme de la Creute.
2 novembre : progression jusqu'à l'Ailette, vers la ferme Vauclerc et le Nord de la ferme de la Creute

10 novembre 1917-18 janvier 1918

Retrait du front. Repos et instruction dans la région de Château-Thierry.

1918[modifier | modifier le code]

18 janvier - 15 juillet

Occupation d'un secteur entre les abords est de Reims et le fort de la Pompelle
1er mars, attaque allemande sur le fort de la Pompelle
29 mai et 1er juin, résistance aux attaques allemandes à l'est de Reims (3e bataille de l'Aisne)

15 juillet - 18 septembre

Engagée dans la bataille de la montagne de Reims (4e bataille de Champagne) : résistance au choc allemand sur la position principale, entre Beaumont-sur-Vesle et les abords de Reims ; arrêt de l'ennemi sur la Vesle.
À partir du 18 juillet, engagée dans la 2e bataille de la Marne (nombreuses contre-attaques).

18 - 27 septembre

Retrait du front ; repos vers Tours-sur-Marne.

27 septembre - 19 octobre

Occupation d'un secteur entre les abords est de Reims et la Neuvillette
4 octobre, engagée dans la bataille de Saint-Thierry, puis dans l'exploitation de cette bataille
Le 6 octobre, attaque sur la Suippe
7 octobre, prise de Bazancourt
11 octobre, prise de Boult-sur-Suippe et d'Isles-sur-Suippe
12 octobre, combats sur la Retourne et vers Blanzy.
13 et 14 octobre, forcement de l'Aisne ; prise de Balham et de Gomont ; avance jusque vers Condé-lès-Herpy et Saint-Germainmont.

19 - 25 octobre

Retrait du front ; repos vers Bourgogne.

25 - 31 octobre

Mouvement vers le front ; engagée, vers Herpy, dans la bataille de la Serre ; puis organisation des positions conquises.

31 octobre - 11 novembre

Retrait du front ; repos vers Tours-sur-Marne.
6 novembre, transport par V.F. à destination de Neufchâteau
10 novembre, mouvement vers Nancy ; préparatifs d'offensive.
La 3e D.I.C. se trouve vers Xeuilley, lors de l'armistice.

Rattachements[modifier | modifier le code]

Affectation organique : 1er CAC d'août 1914 à novembre 1918

1re armée

27 mars – 2 avril 1917

2e armée

14 – 17 juin 1915
5 -14 juillet 1915
20 septembre – 16 décembre 1915
7 janvier – 7 août 1916

3e armée

14 – 24 août 1916
27 novembre 1916 – 26 mars 1917

4e armée

2 août 1914 – 30 mai 1915
15 juillet – 9 août 1915
25 août – 26 novembre 1917
20 mars – 28 mai 1918

5e armée

18 novembre 1917 – 19 mars 1918
29 mai – 7 novembre 1918

6e armée

31 mai – 13 juin 1915
17 décembre 1915 – 6 janvier 1916
28 janvier – 13 août 1916
3 avril – 14 mai 1917
28 octobre – 17 novembre 1917

7e armée

15 mai – 17 juillet 1917

8e armée

6 – 9 novembre 1918

10e armée

18 juin 14 juillet 1915
21 juillet – 27 octobre 1917
10 – 11 novembre 1918

Groupement Pétain

10 août- 19 septembre 1915

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

La 3e division d'infanterie coloniale, formation de série A et de type Nord-est, est rattachée à la 2e armée (général Huntziger) au sein du XVIIIe corps d'Armée (général Rochard). Elle renforce le 155e régiment d'infanterie de forteresse qui occupe le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy) disposant de fortifications plutôt solides, englobant notamment la tête de pont de Montmédy sur la Chiers[2] . La division n'est dans son ensemble pas concernée par les plans d'interventions en Belgique, elle doit continuer à défendre le front qu'elle occupe, entre la 3e division d'infanterie nord-africaine (du Xe corps d'armée) à sa gauche et la 41e division d'infanterie sur sa droite. En revanche, son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le 73e GRDI, doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en renforçant le détachement sud de la 2e division légère de cavalerie ; cette division agit en avant de la 2e armée en direction de la frontière belgo-luxembourgeoise au sud de Martelange[3]. Un des bataillons de la division, le II/1er régiment d'infanterie coloniale doit également avancer en Belgique pour se placer en recueil de la cavalerie sur la Semois[3].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Au 10 mai 1940 [4] :
Cavalerie

  • 73e groupe de reconnaissance de division d'infanterie

Infanterie

Artillerie

Génie

  • compagnie de sapeurs-mineurs 73/1
  • compagnie de sapeurs-mineurs 73/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 73/81
  • compagnie radio 73/82

Train

  • compagnie hippomobile 73/22
  • compagnie automobile 173/22

Intendance

  • groupe d’exploitation divisionnaire 73/22

Santé

  • 73e groupe sanitaire divisionnaire

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En captivité à compter du 23/06/1940
  2. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 22.
  3. a et b Mary 2009, p. 34 à 38.
  4. Mary 2009, p. 438.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]