Tête de pont

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Au sens originel, la tête de pont relève de la terminologie du Génie civil. Ce terme y désigne les structures, pouvant notamment comporter un bossage et un appareil d'appui, sur lesquelles s'appuient les extrémités du tablier d'un pont. Par analogie, la « tête de pont » est en jargon militaire la partie la plus avancée d'un dispositif de conquête, cette acception ayant été notamment reprise par celui de la mercatique.

Acceptions[modifier | modifier le code]

Jargon militaire[modifier | modifier le code]

En termes de géostratégie, une tête de pont est un périmètre conquis à l'intérieur duquel un dispositif militaire peut librement manœuvrer pour poursuivre la conquête territoriale, en servant de point d'appui logistique ou de zone de repli stratégique. En Marine de guerre, il s'agissait lors d'un abordage de la partie du pont d'un navire tenue par les assaillants.

Comme exemples, les plages du Débarquement allié en Normandie et le Port de Cherbourg ont servi de tête de pont pour la libération de l'Europe sous domination nazie. Huningue, Khell, Cassel notamment ont constitué des têtes de pont de l'Armée française à la fin de la seconde guerre mondiale.[1][2]. Lors de la Campagne du Var en 1800, la Tête de pont du Var, située face à Saint-Laurent-du-Var sur un terrain marécageux, était reliée par un pont construit en 1792.[3]

Technolecte commercial[modifier | modifier le code]

Une entreprise qui souhaite s'établir dans un nouveau marché va souvent établir une petite unité de prospection près ou dans ce marché cible. Cette unité servira tant à promouvoir l'entreprise qu'à faciliter les échanges avec la clientèle. Elle est donc un tremplin qui servira à « conquérir » ce marché.

Terminologie hydraulique[modifier | modifier le code]

La tête de pont est un ouvrage hydraulique permettant de faire passer un écoulement d'eau entre l'extérieur et l'intérier d'une zone déterminée. Cet équipement est utilisé en assainissement pluvial, en assainissement routier et dans les réseaux de drainage. Il a pour objectif de protéger la zone concernée des affouillements (érosions hydrauliques).

Cet ouvrage peut également être appelé :

  • Tête d’aqueduc
  • Tête d’ouvrage
  • Tête de bassin

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Simon François Gay de Vernon Traité élémentaire d'art militaire et de fortification
  2. « Traité élémentaire d'art militaire et de fortification : à l'usage des éléves de l'École polytechnique, et des élèves des écoles militaires » (1805, 2 vol. in-4°), libr. Allais, Paris
  3. BATAILLE DE SAINT LAURENT MENTIONNEE SUR L'ARC DE TRIOMPHE