Saint-Germainmont

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Saint-Germainmont
Mairie
Mairie
Blason de Saint-Germainmont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Rethel
Canton Canton d'Asfeld
Intercommunalité Communauté de communes de l'Asfeldois
Maire
Mandat
Lydie Léonard
2008-2014
Code postal 08190
Code commune 08381
Démographie
Population
municipale
786 hab. (2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 30″ N 4° 07′ 56″ E / 49.5083, 4.1322 ()49° 30′ 30″ Nord 4° 07′ 56″ Est / 49.5083, 4.1322 ()  
Superficie 15,69 km2
Localisation

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Saint-Germainmont

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Saint-Germainmont

Saint-Germainmont est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la partie basse et le flanc d’une colline. Au pied de cette colline coule le Ruisseau des Barres, qui se jette dans l’Aisne. Un marais a été transformé en partie en prairie. En hauteur du village, le nom du lieu-dit suggère l'existence de vignes, avant que cette culture ne disparaisse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moulin
École

Le site est visiblement fréquenté depuis longtemps, puisque des objets celtiques (épées, fourreaux d’épées, poteries) appartenant à un dépôt funéraire d’un chef militaire et datant de plusieurs siècles avant J.-C. ont été découverts, au hasard d’un labour, au lieu-dit Le Poteau[1]. Mais la cité a été fondée bien plus tard, probablement vers le VIe siècle.

Le site a été enceint de fossés au Moyen Âge[2]. Le chœur et les transepts de l’église actuelle datent du XIIe siècle.

Le village a été dévasté et pillé plusieurs fois, en particulier en 1652, pendant les guerres de la Fronde, alors que les troupes de l’archiduc Léopold campaient dans la prairie de Gomont[2].

Influence rémoise

Le rémois Thierion en est le seigneur et haut justicier au moment de la Révolution. Il occupe une ancienne maison forte (sur l‘emplacement de la maison de retraite actuelle) qui lui vient des Rogier[2] .

Plusieurs maisons bourgeoises se construisent au XVIIIe siècle dans ce bourg rural.
C’est le cas du château Sutaine, famille de marchands et négociants en vins de Reims. François Sutaine achète cette grande maison pendant la Révolution. Après sa mort, son épouse et ses enfants continuent à y résider jusqu’à son petit-fils Henri. Le château est détruit pendant la première guerre mondiale.

C’est encore le cas de la maison Gillotin, devenue maison Laborde puis rachetée par la commune en 1947 et devenue la mairie.
Charles Antoine Claude Gillotin est qualifié avant la Révolution, au moment où il construit cette belle habitation, d’ "officier chez le Roi ". Sa famille est alliée à la haute bourgeoisie rémoise. Pendant la Révolution et l’Empire, il exerce plusieurs fonctions électives dont celle de Président de l’Assemblée Cantonale d’Asfeld et, en 1809, celle de maire de Saint-Germainmont. Ses héritiers, Raymond et Louis, vendent en 1891 la maison et ses dépendances à l’industriel Désiré Linard. Puis c’est la fille de Prosper Laborde qui achète ce domaine.

L’activité industrielle

Mais surtout une activité industrielle va marquer l’histoire du village, avec le moulin[3] puis la sucrerie[4]. La sucrerie de Saint-Germainmont est créée en 1864 par les frères Jules et Désiré Linard originaires de Fromelennes. Désiré, devenu maire du village de Saint-Germainmont et sénateur des Ardennes, a créé avec son frère de nombreuses installations de transformation de la betterave dans la région. En 1907, la sucrerie connaît un nouvel essor avec la liaison de chemin de fer.

La Première Guerre mondiale et les reconstructions

Le village est occupé pendant 4 ans et n'est libéré qu'après de très violents combats.

La Première Guerre mondiale rend inexploitables le moulin, la sucrerie et la râperie de Villers-devant-le-Thours.

Le propriétaire du moulin fait reconstruire à la place une minoterie entre 1923 et 1925. La sucrerie devenue la Société Sucrière de Saint-Germainmont, est reconstruite en 1922. La production redémarre l'année suivante. Les hôtels et auberges rouvrent. Les artisans sont nombreux : maréchal-ferrant , vanniers, charrons, menuisiers, couvreurs, peintres en bâtiment, maçons, mais aussi deux vendeurs/réparateurs de bicyclettes.

La Seconde Guerre mondiale

En 1939, pendant la drôle de guerre, des soldats français sont hébergés dans le village.

Le 10 mai 1940, les troupes allemandes attaquent dans la Vallée de la Meuse, et le village est bombardé le jour même. La cheminée de 52 mètres de haut de la sucrerie est abattue par l'armée française.

Le 15 mai, la préfecture ordonne l'évacuation et déclenche l'exode sur les routes.

Le 18 mai, les Allemands arrivent par la rue de Banogne. Le village est une nouvelle fois occupé.

La production de la sucrerie ne reprend qu'en mars 1941. Avec l'instauration du STO, des mouvements s'organisent. La résistance est très active procédant à l'hébergement des évadés et des réfractaires au travail en Allemagne

L'après-guerre

En 1947, le moulin, arrêté, est remis en activité. Il emploie, en 1965, 11 personnes et se consacre à une production d’aliments pour animaux. Il s’arrête définitivement en 1981.

L'activité de la sucrerie se développe également pendant les Trente Glorieuses, de 1950 à 1980. De 7 000 tonnes de sucre en 1929, la production passe à 15 000 en 1959 puis 40 000 tonnes en 1962 et 60 000 en 1981. En 1958-59, l'usine emploie 300 ouvriers en pleine saison betteravière.

L'usine connaît un essor complémentaire dans les années 1960 notamment avec la construction d'une unité de déshydratation en 1967 pour la luzerne et la pulpe. En 1987, les sucreries de Saint-Germainmont, Guignicourt et Montcornet fusionnent sous le nom Sucreries du Nord Est et en 1998, le nouveau groupe Saint Louis Sucre décide de ne plus traiter les betteraves mais les sirops venant des quatre unités du groupe. L'activité sucrière est définitivement arrêtée en 1999 mais une production agro-alimentaire s’y poursuit pendant quelques années sous le nom Ardennes Chicorées. L'usine est mise en sommeil à partir de 2007. L’outil de production ainsi que certains bâtiments (silos, cheminée d'usine) sont démantelés en 2008.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1898 Désiré Linard    
1898 1907 Jules Blondet    
1907 1908 Alfred Cochon    
1908 1912 Georges Hourlier    
1912 1919 Edouard Charlier    
1919 1920 Georges Hourlier    
1920 1925 Hubert Trochain    
1925 1931 Claude Stienon    
1931 1935 Emile Lanson    
1935 1937 Joseph François    
1937 1939 Henri Labar    
1939 1944 André Pellot    
1944 1945 Maurice Lassaux    
1945 1965 Brennus Delaître    
1965 1971 Jacques Borgnet    
1971 1991 Daniel Delaître    
1991 1999 Denis Labar    
mars 2001 2007 Gilbert Moreau    
2007 réélue mars 2008 Lydie Léonard[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 786 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
674 756 769 804 927 858 856 928 978
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
950 963 979 957 962 974 945 980 991
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
920 622 710 689 735 715 837 829 804
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
820 824 868 775 796 795 803 786 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7])
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Germainmont

Les armes de Saint-Germainmont se blasonnent ainsi :

de gueules au lion d’or accosté de deux besants du même, au chef d’azur semé de billettes d’argent[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hospice
  • l'hospice
  • la sucrerie
  • le complexe sportif des barres (un plateau socio-éducatif, 2 terrains de football et des vestiaires)
  • le boulodrome (15 terrains)
  • le complexe de tennis (1 court couvert, un club-house, 2 courts plein air)
  • le club de billard français
  • le club de tir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Dellières (1892/1978), le dernier survivant de la grande guerre (le dernier de nos "Poilus" ).


Les Résistants de Saint-Germainmont morts pour la France
  • Pierre Labar, Lieutenant F.T.P. de la 5e compagnie du secteur sud des Ardennes et chef du 7e détachement de Saint-Germainmont.
  • Léon Hourlier, Lieutenant F.T.P. de la 5e compagnie du secteur sud des Ardennes, chargé plus particulièrement de l'armement.
  • Georges Kromback, Réfractaire au S.T.O., pris et envoyé au camp de concentration de Nexon (Dordogne).
  • Henri Bouleau
  • André Fersancourt
  • Aimé Maillot
  • Albert Lecomte
  • Clément Nottelet
  • Eugène Rogier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les fourreaux d'Epiais-Rhus (Val-d'Oise) et de Saint-Germainmont (Ardennes) et l'art celtique du IVe siècle av. J.-C - Venceslas Kruta, Bernard Lambot, Jean-Marie Lardy, André Rapin – Revue Gallia - 1984
  2. a, b et c Géographie illustrée des Ardennes - Albert Meyrac 1965
  3. Patrimoine industriel des Ardennes, moulins de Saint-Germainmont
  4. Patrimoine industriel des Ardennes, sucrerie de Saint-Germainmont
  5. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Banque du Blason
  • Renseignements tirés des livres sur Saint-Germainmont écrits par Fabrice Delaître.

Liens externes[modifier | modifier le code]