Saint-Germainmont
| Saint-Germainmont | ||
Mairie |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Ardennes | |
| Arrondissement | Arrondissement de Rethel | |
| Canton | Canton d'Asfeld | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Asfeldois | |
| Maire Mandat |
Lydie Léonard 2008-2014 |
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| Code postal | 08190 | |
| Code commune | 08381 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
800 hab. (2008) | |
| Densité | 51 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 15,69 km2 | |
| Localisation | ||
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Saint-Germainmont est une commune française, située dans le département des Ardennes et la région Champagne-Ardenne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le village est situé sur la partie basse et le flanc d’une colline. Au pied de cette colline coule le Ruisseau des Barres, qui se jette dans l’Aisne. Un marais a été transformé en partie en prairie. En hauteur du village, le nom du lieu-dit suggère l'existence de vignes, avant que cette culture ne disparaisse.
Histoire [modifier]
Le site est visiblement fréquenté depuis longtemps, puisque des objets celtiques (épées, fourreaux d’épées, poteries) appartenant à un dépôt funéraire d’un chef militaire et datant de plusieurs siècles avant J.-C. ont été découverts, au hasard d’un labour, au lieu dit Le Poteau[1]. Mais la cité a été fondée bien plus tard, probablement vers le VIe siècle.
Le site a été enceint de fossés au Moyen Âge[2]. Le chœur et les transepts de l’église actuelle datent du XIIe siècle.
Le village a été dévasté et pillé plusieurs fois, en particulier en 1652, pendant les guerres de la Fronde, alors que les troupes de l’archiduc Léopold campaient dans la prairie de Gomont[2].
- Influence rémoise
Le rémois Thierion en est le seigneur et haut justicier au moment de la Révolution. Il occupe une ancienne maison forte (sur l‘emplacement de la maison de retraite actuelle) qui lui vient des Rogier[2] .
Plusieurs maisons bourgeoises se construisent au XVIIIe siècle dans ce bourg rural.
C’est le cas du château Sutaine, famille de marchands et négociants en vins de Reims. François Sutaine achète cette grande maison pendant la Révolution. Après sa mort, son épouse et ses enfants continuent à y résider jusqu’à son petit-fils Henri. Le château est détruit pendant la première guerre mondiale.
C’est encore le cas de la maison Gillotin, devenue maison Laborde puis rachetée par la commune en 1947 et devenue la mairie.
Charles Antoine Claude Gillotin est qualifié avant la Révolution, au moment où il construit cette belle habitation, d’ "officier chez le Roi ". Sa famille est alliée à la haute bourgeoisie rémoise. Pendant la Révolution et l’Empire, il exerce plusieurs fonctions électives dont celle de Président de l’Assemblée Cantonale d’Asfeld et, en 1809, celle de maire de Saint-Germainmont. Ses héritiers, Raymond et Louis, vendent en 1891 la maison et ses dépendances à l’industriel Désiré Linard. Puis c’est la fille de Prosper Laborde qui achète ce domaine.
- L’activité industrielle
Mais surtout une activité industrielle va marquer l’histoire du village, avec le moulin[3] puis la sucrerie[4]. La sucrerie de Saint-Germainmont est créée en 1864 par les frères Jules et Désiré Linard originaires de Fromelennes. Désiré, devenu maire du village de Saint-Germainmont et sénateur des Ardennes, a créé avec son frère de nombreuses installations de transformation de la betterave dans la région. En 1907, la sucrerie connaît un nouvel essor avec la liaison de chemin de fer.
- La Première Guerre mondiale et les reconstructions
Le village est occupé pendant 4 ans et n'est libéré qu'après de très violents combats.
La Première Guerre mondiale rend inexploitables le moulin, la sucrerie et la râperie de Villers-devant-le-Thours.
Le propriétaire du moulin fait reconstruire à la place une minoterie entre 1923 et 1925. La sucrerie devenue la Société Sucrière de Saint-Germainmont, est reconstruite en 1922. La production redémarre l'année suivante. Les hotels et auberges rouvrent. Les artisans sont nombreux : maréchal-ferrant , vanniers, charrons, menuisiers, couvreurs, peintres en bâtiment, maçons, mais aussi deux vendeurs/réparateurs de bicyclettes.
En 1939, pendant la drôle de guerre, des soldats français sont hébergés dans le village.
Le 10 mai 1940, les troupes allemandes attaquent dans la Vallée de la Meuse, et le village est bombardé le jour même. La cheminée de 52 mètres de haut de la sucrerie est abattue par l'armée française.
Le 15 mai, la préfecture ordonne l'évacuation et déclenche l'exode sur les routes.
Le 18 mai, les Allemands arrivent par la rue de Banogne. Le village est une nouvelle fois occupé.
La production de la sucrerie ne reprend qu'en mars 1941. Avec l'instauration du STO, des mouvements s'organisent. La résistance est très active procédant à l'hébergement des évadés et des réfractaires au travail en Allemagne
- L'après-guerre
En 1947, le moulin, arrêté, est remis en activité. Il emploie, en 1965, 11 personnes et se consacre à une production d’aliments pour animaux. Il s’arrête définitivement en 1981.
L'activité de la sucrerie se développe également pendant les Trente Glorieuses, de 1950 à 1980. De 7 000 tonnes de sucre en 1929, la production passe à 15 000 en 1959 puis 40 000 tonnes en 1962 et 60 000 en 1981. En 1958-59, l'usine emploie 300 ouvriers en pleine saison betteravière.
L'usine connaît un essor complémentaire dans les années 1960 notamment avec la construction d'une unité de déshydratation en 1967 pour la luzerne et la pulpe. En 1987, les sucreries de Saint-Germainmont, Guignicourt et Montcornet fusionnent sous le nom Sucreries du Nord Est et en 1998, le nouveau groupe Saint Louis Sucre décide de ne plus traiter les betteraves mais les sirops venant des quatre unités du groupe. L'activité sucrière est définitivement arrêtée en 1999 mais une production agro-alimentaire s’y poursuit pendant quelques années sous le nom Ardennes Chicorées. L'usine est mise en sommeil à partir de 2007. L’outil de production ainsi que certains bâtiments (silos, cheminée d'usine) sont démantelés en 2008.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
{{Démographie| 1962= 779| 1968= 804| 1975= 820| 1982= 824| 1990= 868| 1999= 775| 2007= 814I 2013=900
Héraldique [modifier]
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Les armes de Saint-Germainmont se blasonnent ainsi : de gueules au lion d’or accosté de deux besants du même, au chef d’azur semé de billettes d’argent[6]. |
Lieux et monuments [modifier]
- l'hospice
- la sucrerie
- le complexe sportif des barres (un plateau socio-éducatif, 2 terrains de football et des vestiaires)
- le boulodrome (15 terrains)
- le complexe de tennis (1 court couvert, un club-house, 2 courts plein air)
- le club de billard français
- le club de tir
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Désiré Linard (1839/1898), industriel et homme politique, maire de Saint-Germainmont.
- Bernard Marcotte (1887-1927), poète, né à Saint-Germainmont.
- Auguste Dellières (1892/1978), le dernier survivant de la grande guerre (le dernier de nos "Poilus" ).
- Les Résistants de Saint-Germainmont morts pour la France
- Pierre Labar, Lieutenant F.T.P. de la 5e compagnie du secteur sud des Ardennes et chef du 7e détachement de Saint-Germainmont.
- Léon Hourlier, Lieutenant F.T.P. de la 5e compagnie du secteur sud des Ardennes,chargé plus particulièrement de l'armement.
- Georges Kromback, Réfractaire au S.T.O., pris et envoyé au camp de concentration de Nexon (Dordogne).
- Henri Bouleau
- André Fersancourt
- Aimé Maillot
- Albert Lecomte
- Clément Nottelet
- Eugène Rogier
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- Les fourreaux d'Epiais-Rhus (Val-d'Oise) et de Saint-Germainmont (Ardennes) et l'art celtique du IVe siècle av. J.-C - Venceslas Kruta, Bernard Lambot, Jean-Marie Lardy, André Rapin – Revue Gallia - 1984
- Géographie illustrée des Ardennes - Albert MEYRAC 1965
- Patrimoine industriel des Ardennes, moulins de Saint-Germainmont
- Patrimoine industriel des Ardennes, sucrerie de Saint-Germainmont
- Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin 2008 (fichier au format PDF)
- Banque du Blason
- Renseignements tirés des livres sur Saint-Germainmont écrits par Fabrice Delaître.