Isles-sur-Suippe

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Isles-sur-Suippe
Mairie
Mairie
Blason de Isles-sur-Suippe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Bourgogne
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de la Suippe
Maire
Mandat
Guy Riffe
2014-2020
Code postal 51110
Code commune 51299
Démographie
Gentilé Islois
Population
municipale
811 hab. (2012)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 26″ N 4° 12′ 05″ E / 49.3572, 4.201449° 21′ 26″ Nord 4° 12′ 05″ Est / 49.3572, 4.2014  
Superficie 12,39 km2
Localisation

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Isles-sur-Suippe est une commune française en région Champagne-Ardenne. Faisant partie des communes les plus septentrionales du département de la Marne, elle est limitrophe du département des Ardennes et, en 2012, comptait 811 Islois et Isloises[1].

Son histoire a été marquée par la situation d'Isles-sur-Suippe au carrefour de la vallée de la Suippe et de l'axe Reims - Charleville-Mézières. Le village a ainsi vu s'arrêter plusieurs chefs d'État.

La proximité d'activités du secteur secondaire a transformé un emploi initialement rural vers un emploi a majorité industriel. Mais la construction de l'A34 a rapproché la commune de la ville de Reims et de sa gare TGV ce qui développe aujourd'hui son caractère résidentiel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À vol d'oiseau, Isles-sur-Suippe est à 16,5 km au nord-est de Reims, 47,7 km au sud-est de Laon et 58,6 km au sud-ouest de Charleville-Mézières[2]. Elle fait partie de l'aire urbaine de Reims.

Les sept communes limitrophes sont :

Communes limitrophes de Isles-sur-Suippes
L'Écaille Saint-Remy-le-Petit Ménil-Lépinois
Bazancourt Isles-sur-Suippes Warmeriville
Pomacle Lavannes

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Suippe, affluent de l'Aisne long de 81,7 kilomètres traversant plusieurs communes du département de l'Aisne et vingt cinq de celui de la Marne. L'altitude de la commune est d'environ 100 m, le point le plus bas (75 m) est à l'est sur la Suippe et le point le plus haut (136 m) est au nord-est sur les pentes du « Mont Berny » (158 m) situé sur la commune de Ménil-Lépinois[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Reims est de type « tempéré océanique humide » (Cfb). La station météorologique la plus proche est celle de Reims-Courcy.

Relevé météorologique de Reims-Courcy 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,1 2,6 4,2 8,1 10,8 12,9 12,6 9,8 7,2 3,4 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,1 11,3 14,7 18,8 21,8 24,7 24,3 20,3 15,6 9,7 6,3 15,1
Source : Station homologuée Météo-France[4]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

L'A34 passe à Isles-sur-Suippe, déviant la RN 51 depuis 1993. Demandée par le conseil municipal au début des années 1970 en prévision du futur aménagement de la RN51 en voie rapide et en raison de la circulation déjà intense dans la commune, c'est entre 1989 et 1993 qu'elle sera réalisée. Cette déviation, longue de 3,6 km, est constituée de deux chaussées, trois rétablissements routiers de communications, deux franchissements de brèche (la rivière Suippe et la voie ferrée) et un échangeur complet de type demi-trèfle. L'opération se monta à 68,28 millions de francs (environ 10,5 millions d'euros) et fut financée à 50 % par l'état, 25 % par le département de la Marne et 25 % par la Région[5].

La route départementale 20, voie de desserte principale de la vallée de la Suippe, passe à Isles-sur-Suippe.

Accès ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Bazancourt, distante de deux kilomètres, permet aux habitants de se rendre à Reims ou dans les Ardennes par TER.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Selon le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de la Marne, Isles-sur-Suippe est concernée par un seul risque majeur. Il s'agit d'un risque technologique lié au transport de matières dangereuses[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse est appelée « Insula super Suppia » ou « Isleum » au commencement du XIe siècle[7][8], puis « Isla » au milieu du XIe siècle[9]. Son nom s'est progressivement transformé, à partir du XIIIe siècle et jusqu'au XVe siècle, en « Yle », « Ylle » puis « Ysle ». À la fin du XVe siècle, le village devient « Isle ». Le « s » final d'Isles est attesté vers 1621[10]. Au XVIIIe siècle, la commune se voit ajouter le nom de la rivière qui la traverse, la Suippe, devenant Isles-sur-Suippe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur l'ensemble de la période préhistorique, la densité de population est d'environ 10 habitants/km² pour la Champagne actuelle. D'importants défrichements sont effectués sur toute cette période dans le triangle Isles-sur-Suippe, Witry, Bourgogne, ce qui contribue à assécher cette région[11].

À l’occasion des travaux de la déviation routière du village, les occupations suivantes ont été mises au jour : Côté nord : un habitat de l'âge du bronze, les vestiges d'une ferme datant de 1200 av. J.-C. Côté sud, au niveau de l'échangeur, les différentes traces d'occupation sont plus récentes : des vestiges de la Tène datés du premier siècle avant notre ère, une fosse gallo-romaine datée du deuxième siècle, trois enclos quadrangulaires carolingiens et quelques fosses mal comprises des XVIIe et XVIIIe siècles.

Isles-sur-Suippe était compris autrefois dans l'élection de Reims. La paroisse dépendait du doyenné de Lavannes. L'église est placée sous le vocable de saint Rémi. La seigneurie temporelle appartenait aux religieux de Saint Rémi de Reims ; elle avait été acquise par eux au début du XIIe siècle[7],[9].

Le relais de poste[modifier | modifier le code]

L'ancien relais de poste

Le Relay de la Poste Royale d'Isles a été créé au milieu du XVIIe siècle, la route postale de Paris à Sedan mise en fonction en 1654 y passait obligatoirement ; placé entre les postes de Reims et de Rethel-Mazarin, c'était un maillon important de la route desservant Sedan, cité faisant alors autorité dans les Ardennes. À cette époque, la famille Galand semble s'être fixée dans Isles, initiant une dynastie de maîtres de poste[5].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 1717, après avoir déjeuné à Jonchery, Pierre le Grand fit du tourisme à Reims durant quelques heures puis gagna Isles pour y passer la nuit. Le lendemain matin, il prit la route pour gagner Charleville[5],[12].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La conscription de l'an IX (1800) eut lieu dans la région en l'an XI, c'est-à-dire en 1802. Les communes de Witry, Caurel, Lavannes et Isles-sur-Suippe durent fournir 3 soldats pour l'armée active et trois soldats pour l'armée de réserve[13].

Le 20 juin 1815, Napoléon, au retour de Waterloo, s'est assis dans le Relay, devant l'âtre. Ses officiers remirent au Sieur Galland quatre pièces d'or de 40 lires à l'effigie de Marie-Louise d'Autriche[5].

Au début du XIXe siècle, l'une des trois malles traversant le département, celle de Sedan, passe à Isles-sur-Suippe[14].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Occupé dès le début du conflit, Isles-sur-Suippe ne sera libéré que quatre ans plus tard. À partir du 5 octobre 1918, une offensive française fut déclenchée pour libérer le secteur de la Suippe. C'est le 61e bataillon de tirailleurs sénégalais (BTS) qui mena toute la bataille pour la reconquête de Isles. Le lieutenant Fernand Guillaume à la tête de sa section fut blessé lors du premier assaut sur Isles-sur-Suippe le 7 octobre 1918. Après des combats acharnés et meurtriers, ce n'est que le 11 octobre, l'occupant ayant évacué le village dans la nuit, que l'armée française reprit possession d'Isles-sur-Suippe[15]. Une rue du village porte le nom du lieutenant Fernand Guillaume. Village sinistré, Isles-sur-Suippe sera décoré en 1920 de la croix de guerre 1914-1918. En 1924, le clocher de l'église retrouvait ses trois cloches, copies fidèles de celles enlevées par les Allemands en 1916. Les noms des 25 Islois morts pour la France lors de ce conflit, sont gravés sur le monument aux morts.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En mai 1940, pour freiner l'armée allemande, les soldats français dynamitèrent le pont de la Suippe qui fut complètement détruit ainsi que les maisons proches. En quelques jours les Allemands construisirent un pont provisoire en bois à côté de l'ancien. En 1942, ils reconstruisirent le pont actuel dont le tablier sera remplacé en 1996 par une dalle étanche. En 1944, lors de l'arrivée des soldats américains, une jeep sauta sur une mine placée dans le tablier du pont. Les deux passagers furent légèrement blessés. Après déminage, le convoi poursuivit son chemin. Lorsque le mercredi 30 août 1944, en fin de matinée, les soldats américains stoppèrent un moment leurs chars sur la nationale 51, ils furent accueillis chaleureusement par la population[5].

Cinquième République[modifier | modifier le code]

Au cours de son 18ème voyage officiel, le plus long de tous, le général Charles de Gaulle, président de la République, fit une halte à Isles-sur-Suippe le . Il fut accueilli par le préfet M. Vie, par le maire Charles Dolhem, par les gendarmes, les pompiers et toute la population. Le chef de l'État, après avoir adressé quelques mots à la foule, donna de nombreuses poignées de main. Une enfant de l'école lui offrit un bouquet de fleurs[5].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Du fait de sa taille, Isles-sur-Suippe dispose de quinze conseillers municipaux, dont quatre adjoints.

Comptes et budget[modifier | modifier le code]

Selon les chiffres 2013 de la DGFiP, les charges de personnel, résultats comptables, investissements, emprunts, dette, rigidité structurelle et pression fiscale sont tous favorables comparés aux moyennes de la strate[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1878 Eugène Galland    
1878 1893 Nicolas Gobreau    
1893 1897 M. Lebrun    
1897 1902 Nicolas Gobreau    
1902 1905 M. Lemarteleur    
1905 1929 Nicolas Gobreau    
1929 1945 Maurice Dauphinot   Agriculteur
1945 1965 Charles Dolhem   Agriculteur
1965 1989 Pierre Mangeart   Agriculteur
1989 en cours Guy Riffe   Directeur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 1669, Isles compte 25 feux et 84 habitants[17].

En 2012, la commune comptait 811 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 372 410 498 622 575 646 683 706
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 671 748 775 790 748 802 773 781
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
651 630 651 431 514 462 470 508 523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
547 529 548 713 635 661 738 797 811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'accueil des enfants en scolaire et périscolaire, extrascolaire et accueil jeune enfance relève de la compétence de la communauté de communes de la Vallée de la Suippe (CCVS).

Maternelle et élémentaire[modifier | modifier le code]

Le nouveau pôle communautaire scolaire, sportif et de services implanté à Warmeriville a ouvert ses portes aux élèves des communes de Isles-Sur-Suippe, Warmeriville et Heutrégiville le 4 septembre 2012.

Collège et Lycée[modifier | modifier le code]

Le collège Georges-Charpak, situé à Bazancourt, accueille les élèves des sept communes de la communauté de communes de la vallée de la Suippe ainsi que ceux de Bourgogne, de Frèsne-les-Reims et de la section d'enseignement général professionnel adapté (SEGPA) du secteur du collège de Pontfaverger affectés à Bazancourt[20].

Santé[modifier | modifier le code]

La Communauté de Communes de la Vallée de la Suippe bénéficie de la proximité de l'agglomération rémoise et de ses grands équipements de santé (CHU-CHR et cliniques privées). Toutefois, Bazancourt et Warmeriville proposent un éventail de services avec des médecins généralistes, spécialistes (orthophoniste et podologue), dentistes, kinésithérapeute, infirmiers et deux pharmacies. Des médecins généralistes exercent également à Bazancourt, Boult-sur-Suippe et Warmeriville[20].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

L’Association Zen Soto de Reims est établie à Reims et dispose d'un lieu de pratique à Tinqueux. Le Dojo Zen Soto de Reims, à travers l’Association Zen Soto de Reims, est affilié à l’Association Bouddhiste Zen d’Europe ainsi qu’à l’Association Zen Internationale.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Isles-sur-Suippe et son église Saint-Rémi font partie de la paroisse Sainte-Marie de la Suippe, elle-même membre de l'Archidiocèse de Reims.

Culte juif[modifier | modifier le code]

Le lieu de culte le plus proche est la Synagogue de Reims. Il s'agit de la synagogue consistoriale du consistoire régional Champagne-Ardennes.

Culte protestant[modifier | modifier le code]

Le lieu de culte le plus proche est le Temple protestant de Reims. L’église protestante unie de Reims-Épernay appartient au consistoire Hainaut-Picardie de l'Église protestante unie de France.

Économie[modifier | modifier le code]

En 2011, la population active occupée (ayant un emploi) est de 401 personnes. Parmi elles, 322 actifs travaillent dans une autre commune. La part d'inactifs représente 24,3 % de la population, dont 8,7 % de retraités. Le taux de chômage est en baisse de 6,2 % en 2006 à 5,1 % en 2011. Il concerne surtout les moins de 25 ans et plus de 55 ans.

198 emplois sont recensés en 2011 dans la commune, contre 193 en 1999. 85,8 % des emplois sont salariés. Les emplois sont stabilisés : 73 % des actifs disposent d'un Contrat à durée indéterminée ou sont titulaires de la fonction publique.

Le tissu économique est constitué majoritairement de petites unités avec 92,7 % d'entreprises de moins de 10 salariés et 3,6 % d'entreprises de 50 salariés ou plus. 46 entreprises sont recensées avec un taux de création dynamique de 14,9 % en 2013. Le potentiel de développement est basé partiellement sur la zone d'activité intercommunale du Val des Bois, le pôle agro-industrie de Bazancourt/Pomacle et le futur parc d'activités Sohettes-Val des Bois[21].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 183 €, ce qui plaçait Isles-sur-Suippe au 5 125e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[22].

Pour l'année 2010, L'imposition des ménages et des entreprises sur les taxes locales donne les valeurs ci-dessous.

L'imposition des ménages et des entreprises à Isles-sur-Suippe en 2010[23]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 12,87 % 6,68 %
Cotisation foncière des entreprises (CFE) 17,17 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,60 % 7,40 % 3,63 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 18,18 % 7,84 % 4,72 %

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Moins de un pour cent des emplois sont dans le secteur agricole en 2011, contre quatre en 1999.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La majorité des emplois sont industriels à près de 66 %. Le nombre d'emplois dans la construction a été multiplié par deux et représente 22 % des emplois en 2011 contre 10 % en 1999.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les emplois tertiaires sont au nombre de 22 emplois. Ils représentent 11 % des emplois en 2011 contre 25 % en 1999.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

Des fouilles ont été réalisées dans les années 1990 dans un cimetière médiéval[24], « un grand bâtiment du Hallstatt moyen, à trois nefs, a pu être étudié, ainsi que diverses structures secondaires (petits bâtiments, greniers, silos) à l'intérieur d'un enclos palissadé partiellement dégagé[25]. »

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

La salle d'asile d'Isles-sur-Suippe fut élevée par l'architecte Louis Cyprien Alfred Millard[26].

Le monument aux morts

Les autres monuments intéressants d'Isles-sur-Suippe sont l'église Saint-Rémi du XIIIe siècle, le monument aux morts.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les berges de la Suippe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre Augustin Génicot, fils de manouvrier né à Isles-sur-Suippe en 1820, meurt à Reims en 1891. Analphabète jusqu’à 18 ans, il devint poète et chroniqueur politique. Il fut publié dans certains journaux rémois des années 1870 à 1874 comme 'Le franc parleur'[27].

Maurice Dauphinot, né à Isles-sur-Suippe, le 21 juillet 1878, ingénieur agronome, devient agro-viticulteur dans son village natal. Il produit du vin, du champagne même paraît-il, aux lieux-dits « le vin d’Isles » et « le Mont de Pomacle » avant la première guerre mondiale. Il est conseiller municipal en 1919 puis désigné adjoint dès 1920 avant d’être élu maire, fonction qu’il exerce durant plusieurs mandats jusqu’au 20 mai 1945. Maurice Dauphinot meurt le 10 août de cette même année, à 67 ans[28].

Charles Dolhem est né en 1903 à Jancourt, dans l’Aisne. Il reprend l’exploitation agricole familiale à Isles-sur-Suippe et y développe une activité de marchand de moutons. Il est élu au conseil en mai 1945. Dès septembre de la même année, il est élu maire, fonction qu’il exerce jusqu’au 23 mars 1965. Il demeure conseiller municipal d’Isles-sur-Suippe jusqu’en 1971. Ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, Charles Dolhem travaille dans une ferme en Allemagne comme prisonnier. Il meurt en 1974, à 71 ans[28].

Pierre Mangeart, né en 1929, suit les cours de l’École d’Agriculture avant de s’installer comme agriculteur à Isles/Suippe. Il crée les « Fermiers de Champagne », une coopérative spécialisée dans la production et la transformation des volailles de la région. Il préside également la coopérative « La luzerne de Bazancourt ». Citoyen engagé, il est élu conseiller municipal en 1959 et devient maire en 1965, une fonction qu’il assume jusqu’en 1989. Pierre Mangeart contribue en 1959 à la création du syndicat des Eaux de Warmeriville qu’il préside ensuite de 1983 à 1989. Il est à l’origine du réseau de distribution d’eau potable, de la station d’épuration, de la collecte des déchets ménagers et propose, dès 1986, de réserver au POS de la commune un emplacement sur la route de Warmeriville, anticipant la déviation de la RN51. Il s’est aussi investi dans le développement agricole en Afrique et au Kazakhstan. Pierre Mangeart meurt en septembre 2004, à 75 ans[28].

Décoration[modifier | modifier le code]

Une Croix de guerre 1914-1918.

La commune a reçu la Croix de guerre 1914-1918 le 1er octobre 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Isles-sur-Suippes

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur semé de fleurs de lys d'or à la croix d'argent brochant sur le tout.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Marne > Isles-sur-Suippe (51110) », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 1 mai 2012).
  2. Lionel Delvarre, « Orthodomie », sur le site lion1906.com (consulté le 4 décembre 2012).
  3. « géoportail », sur le portail des territoires et des citoyens (consulté le 4 décembre 2012).
  4. « Données climatiques », sur MétéoFrance (consulté le 12 septembre 2012)
  5. a, b, c, d, e, f et g Gazettes d'Isles-sur-Suippe
  6. DDRM Marne
  7. a et b G. Robert, « Isles-sur-Suippe au Moyen Âge », dans Revue de Champagne,‎ , p. 369
  8. [1]
  9. a et b Auguste Longnon, Etudes sur les pagi de la Gaule, Paris,‎ , p. 21
  10. Auguste Longnon, Dictionnaire topographique de département de la Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Dictionnaire topographique de la France »,‎ (lire en ligne), p. 134
  11. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images,‎ , p. 128
  12. L'Union
  13. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images,‎ , p. 128
  14. « 2ème série Tome 9 », dans Mémoire de la société d'agriculture, commerce, sciences et arts,‎ , p. 22
  15. Journal de marche du 61e BTS
  16. « Comptes individuels des collectivités », sur DGFiP (consulté le 3 janvier 2015).
  17. Yann Harlaut, « Le Canton de Bourgogne », dans Mémoire en Images,‎ , p. 128
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  20. a et b Communauté de communes de la vallée de la Suippe
  21. PLU de Isles-sur-Suippe - Diagnostique 2012
  22. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 9 décembre 2012).
  23. « Impots locaux à Isles-sur-Suippe », sur taxes.com (consulté le 3 janvier 2015)
  24. Lola Bonnabel, « Fouille d’un cimetière médiéval à Isles-sur-Suippe », Bulletin de la société archéologique champenoise, t. 85, 1992 no 3, p. 2-3.
  25. L’archéologie en Champagne-Ardenne (1992) Bilan et résultats
  26. Notices nécrologiques des ALMANACHS MATOT-BRAINE
  27. La vie rémoise
  28. a, b et c Allocution au dévoilement des plaques du 22 octobre 2010