2012 au Mali

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Chronologie du Mali

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Politique[modifier | modifier le code]

L’année 2012 est marquée par une rébellion touarègue initiée par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) à partir du 17 janvier 2012. Ce mouvement armé attaque plusieurs camps militaires maliens dans le nord du pays.

Un coup d’État militaire, mené par des soldats reprochant au président et au gouvernement de ne pas donner les moyens à l’armée de vaincre la rébellion, a lieu le 22 mars. Le président Amadou Toumani Touré, dont le second mandat s’achevait cette année, est reversé.

Profitant de la crise institutionnelle au sud et des défaillances de l’armée malienne, le MNLA et des mouvements djihadistes Ansar Dine, Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO) et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) s’emparent des trois régions nord du Mali. Le MNLA proclame l’indépendance de l’Azawad le 6 avril. Cette proclamation est condamnée par l’ensemble de la communauté internationale.

Les rivalités entre le MNLA et les mouvements djihadistes donnent lieu à des combats et Ansar Dine, le MUJAO et AQMI prennent le contrôle des principales villes du nord et y imposent la charia.

La communauté internationale, est notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) condamne le coup d'État et contraint les putschistes à rendre le pouvoir. Après la démission du président Amadou Toumani Touré, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré devient président par intérim le 10 avril. Il nomme Cheick Modibo Diarra Premier ministre. Son premier gouvernement, formé essentiellement de techniciens et de militaires, est rejeté par une partie de la classe politique. Alors que les putschistes continuent malgré la pression internationale à jouer un rôle politique de premier plan, le président par intérim est violemment agressé lors d’une manifestation le 21 mai et se rend en France pour se faire soigner. À son retour au Mali, il rencontre les « forces vives de la nation » afin de nommer un gouvernement d’union nationale. Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra est reconduit mais un nouveau gouvernement intégrant des personnalités politiques est nommé le 20 août. Des négociations ont lieu entre le gouvernement malien et la Cédéao en vue de la mise en place d’une force militaire africaine qui, sous mandat des Nations unies, viendrait aider les soldats maliens à la reconquête du nord. La France soutient cette perspective mais n’envisage pas d’y participer. Sous l’égide du président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao, des négociations tentent de se mettre en place entre le MNLA et Ansar Dine et le gouvernement malien qui défend, avec le soutien de la communauté internationale, l’intégrité de son territoire et la laïcité de l’État.

Le 11 décembre, le Premier ministre est contraint par les militaires putschistes à démissionner. Le président par intérim nomme Diango Cissoko Premier ministre qui forme un nouveau gouvernement.

Sport[modifier | modifier le code]


Chronologie[modifier | modifier le code]

Janvier 2012[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 4 janvier 2012 :
    • Le gouvernement adopte en conseil des ministres un projet de loi portant modification de la Loi du 20 août 2001 portant Code de procédure pénale et qui vise à créer un pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Ce pôle est créé en réponse à « l’existence de groupes criminels organisés se livrant à des actes de terrorisme comme la prise en otage de ressortissants étrangers et de trafic international de drogues, notamment dans sa partie septentrionale »[1].
    • L'Espace d'échange et de concertation des femmes du Mali qui regroupe les organisations féminines maliennes, publie un communiqué pour condamner le nouveau code des personnes et de la famille, adopté en seconde lecture par l’Assemblée nationale, considérant que « Ce code, qui était censé corriger les discriminations et améliorer le statut de la femme malienne et des enfants maliens, en réduisant les inégalités et en harmonisant les lois internes avec les conventions régionales et internationales ratifiées, a été une véritable déception et un vrai recul en matière de droits humains des femmes et des enfants »[2],[3].
    • Achour Bin Hayal, ministre libyen des Affaires étrangères rencontre à Bamako le président Amadou Toumani Touré à qui il remet un message du président du Conseil national de transition libyen. Il assure que les deux pays vont poursuivre leur coopération[4].
  • Jeudi 5 janvier 2012, l'Assemblée nationale adopte à l'unanimité le projet de loi interdisant au 1er avril 2013 de la production, de l'importation, de la commercialisation, de la détention et de l'utilisation de granulés et de sachets plastiques au Mali[5].
  • Vendredi 6 janvier 2012, l'Assemblée nationale adopte à l'unanimité les projets de loi rétablissant les arrondissements comme troisième circonscription administrative, les deux autres étant les régions ou district de Bamako et les cercles. La loi du 11 février 1993 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités locales avaient, dans les faits, conduit à la suppression des arrondissements[6].
  • Mercredi 11 janvier 2012, le Syndicat national de l’éducation de base (Syneb), au cours d’une assemblée générale qui s’est tenue au Centre islamique Hamdallaye à Bamako, décide de poursuivre le grève illimitée entamée le 25 novembre 2011, considérant que ces revendications, notamment celle concernant l’intégration dans la fonction publique des enseignants contractuels, n’étaient pas satisfaites[8].
  • Mercredi 18 janvier 2012 :
    • les rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) attaquent les camps militaires situés à Aguel'hoc et Tessalit[17].
    • Réunie en séance plénière, l'Assemblée nationale adopte une résolution condamnant les attaques menées dans le nord du Mali et réaffirmant son attachement à l’intégrité du territoire[18].
    • Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine condamne « avec la plus grande fermeté » ces attaques et assure « le plein soutien de l'Union africaine aux efforts du gouvernement malien, ainsi qu'aux mesures prises par lui, pour faire face à la situation et restaurer immédiatement la paix et la sécurité dans les zones concernées »[17].
  • Jeudi 19 janvier 2012, l'Assemblée nationale adopte à l'unanimité des 123 présents le projet de loi abrogeant et remplaçant la loi de 2003 instituant le Vérificateur général et à l'unanimité des 91 présents le projet de loi modifiant la loi de mars 1997 instituant le médiateur de la République. Ces projets de loi entrent dans le cadre de la réforme de l'État[19].
  • Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 janvier 2012, selon des sources concordantes citées par l'Agence France-Presse, l'armée malienne reprend le contrôle des trois villes attaquées par le MNLA[20].
  • Mardi 24 janvier 2012 :
    • À 6h du matin, selon le ministère malien de la Défense, des membres d'Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et des rebelles du MNLA attaquent conjointement la localité d'Aguel'hoc[23].
    • Mardi 24, à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, Soumeylou Boubèye Maïga, ministre malien des Affaires étrangères, en marge d'une réunion sur la sécurité au Sahel rassemblant des ministres de la Mauritanie, du Mali, du Niger et de l'Algérie, déclare que « l’État malien est prêt à écouter, mais il n'est pas prêt à accepter des actions qui peuvent être de nature à menacer la stabilité et la sécurité du pays, l'unité du Mali et son indivisibilité sont garanties ». Abdelkader Messahel, ministre algérien délégué aux Affaires maghrébines et africaines, condamne le recours à la violence pour porter des revendications même légitimes[24].
  • Jeudi 26 janvier 2012 :
    • Le MNLA affirme avoir attaqué Andéramboukane, localité située à la frontière avec le Niger et pris la ville de Léré[23],[25]..
    • Quinze partis politiques décident de s'allier à l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice et de soutenir la candidature de Dioncounda Traoré à l'élection présidentielle. Il s'agit de l'Alliance malienne pour le travail (Amt), du Parti démocratique pour la justice (Pdj), du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd), du Parti concertation démocratique (Pcd), du Parti social démocratique (Psd), du Front populaire pour la démocratie (Fpd), du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd), du Psr, de l’Association politique Yêrêko, du Parti pour la justice et la démocratie directe (Pjdd), du Parti pour l’éducation, la culture et la santé (Pecs), du Parti démocratique de développement (Pdd), du Parti écologique pour l’intégration (Pei), du parti pour la démocratie et le progrès (Pdp) et de l’Ufp[26].
  • Dimanche 29 janvier 2012 :
    • Ibrahim Boubacar Keïta déclare à Tombouctou, au cours de la conférence régionale du Rassemblement pour le Mali (RPM), que les attaques de Menaka, Tessalit, Aguelhok, Anderamboukane et Léré mené par le MNLA étaient des « actes de trahison, par ceux là même qui ont été accueillis à bras ouverts à leur retour de Libye ». L'ancien Premier ministre, candidat à l'élection présidentielle malienne de 2012, a insisté sur « la nécessité de l’union nationale derrière le Président Amadou Toumani Touré, pour vaincre la rébellion et le terrorisme ». Il a préconisé l'adoption d'une loi de programmation militaire pour adapter les forces armées et de sécurité aux nouvelles menaces, et l’organisation d’Assises nationales du Nord[30].
    • Jamille Bittar, premier vice-président du Parti pour le développement économique et social du Mali (PDES), annonce sa candidature à l'élection présidentielle[31].
  • Mardi 31 janvier 2012, une marche de femmes et de jeunes du camp militaire de Kati est organisée. Les manifestants qui se sont rendus à Koulouba, à la présidence de la République, ont été reçu par Natié Pleah, ministre de la Défense et des anciens combattants[32].

Février 2012[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 1er février 2012, des actes de violences contre des touaregs et des arabes sont perpétrés à Kati et à Bamako par des jeunes manifestants en colères en représailles aux attaques menées dans le nord du Mali par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA). A Kati, une pharmacie appartenant à un touareg originaire de Tombouctou est saccagée, ainsi que la maison de l’ancienne ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Zakiatou walet Halatine, également originaire de Tombouctou. Le président Amadou Toumani Touré intervient à la télévision nationale pour appeler au calme et demander aux Maliens de ne pas confondre « ceux qui ont attaqué certaines casernes militaires et localités au Nord (…) avec nos autres compatriotes touaregs, arabes, songhaï, peulh »[32].
  • Jeudi 2 février 2012 :
    • le président de la République procède un mini remaniement du Gouvernement de Cissé Mariam Kaïdama Sidibé. Le général Sadio Gassama, précédemment ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, est nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants, laissant sa place à Natié Pleah, précédemment ministre de la Défense et des anciens combattant[33].
    • Le ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga, entame à Alger des discussions avec des délégués de l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, dont des membres combattent aux côtés du MNLA[33].
    • Dans une déclaration lue par son porte-parole, Vitoria Nuland, le département d’État américain condamne « les attaques perpétrées par des groupes armés contre un certain nombre de villes du nord. Ces actions entreprises par des groupes qui prétendent défendre les droits des Maliens menacent plutôt le bien-être de tous les citoyens maliens » et appelle à une reprise du dialogue. Le département américain condamne également « les attaques de représailles apparentes contre les membres des groupes ethniques liés à la situation au nord »[34].
    • De nouvelles manifestations des familles et sympathisants de militaires combattant les rebelles touaregs ont lieu à Bamako, Kati et Ségou pour protester contre la gestion de la crise par le pouvoir malien[35].
  • Samedi 4 février 2012:
    • Le gouvernement malien et l'Alliance démocratique du 23 mai pour le changement, lancent depuis Alger un appel urgent au cessez-le-feu. Bilal Ag Cherif, secrétaire général du MNLA déclare dans une interview au journal arabophone algérien El Khabar ne pas être concerné par cet appel au cessez-le-feu[36].
    • Une délégation de partis politiques représentés à l'Assemblée nationale et participant à la majorité rencontre le président de la république Amadou Toumani Touré. La délégation est constituée de Soumaïla Cissé, Dioncounda Traoré, Tiébilé Dramé et Choguel Kokalla Maïga. Elle apporte son soutien au chef de l'État[37].
    • Le MNLA, qui rejette la responsabilité du conflit sur « le gouvernement malien qui n'a jamais sérieusement envisagé le dialogue pour la prise en charge de l'avenir des populations de l'Azawad », communiqué la liste des sept membres de son comité exécutif, dirigé par le secrétaire général Bilal Ag Cherif. Mohamed Ag Najem est chef d'état-major et Hamma Ag Sidi Mohamed est le porte-parole officiel du MNLA[38].
  • Mardi 7 février 2012 Le MNLA attaque tôt le matin le poste militaire de Tinzaouaten, situé à quelques kilomètres de la frontière algérienne. L'armée malienne repousse les assaillants[39].
  • Mercredi 8 février 2012 :
    • Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies, préoccupé « par les combats en cours entre des groupes rebelles touaregs et les forces gouvernementales au nord du Mali » et inquiet « de l’ampleur des conséquences humanitaires de la crise, affectant notamment des victimes civiles innocentes, des milliers de personnes déplacées et de nombreuses autres personnes contraintes de trouver refuge dans les pays voisins, contribuant ainsi à aggraver une situation humanitaire déjà très critique dans la région du Sahel », condamne « l’usage de la violence à des fins politiques » et demande aux groupes rebelles de« cesser immédiatement leurs attaques et à entamer un dialogue avec le Gouvernement du Mali pour résoudre leurs griefs »[40].
    • le MNLA prend le contrôle de la localité de Tinzaouatène, proche de la frontière avec l'Algérie. Les autorités maliennes assurent qu'il s'agit d'un retrait stratégique alors que le MNLA affirme avoir combattu l'armée malienne et fait des prisonniers[41].
  • Jeudi 9 février 2012, le parti d'opposition Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), au cours d'une conférence de presse, réclame la démission du président de la république Amadou Toumani Touré qu'il considère comme responsable avec son gouvernement, le Mouvement national de Libération de l’Azawad (MNLA), certains anciens militaires de Libye, AQMI et les narcotrafiquants, de la situation au nord du Mali. Il demande la nomination d'un gouvernement de quinze membres chargés de mettre fin à la guerre et ouvrir le dialogue avec le MNLA, assurer la sécurité dans le pays, organiser sérieusement les élections présidentielles et législatives[42].
  • Vendredi 10 février 2012 :
    • L'armée malienne affirme avoir tiré depuis cinq hélicoptères sur les positions des rebelles du MNLA à quelques kilomètres de Kidal[43].
    • Mary Beth Leonard, ambassadrice américaine au Mali, annonce le report des manœuvres antiterroristes « Flintlock 2012 » que les États-Unis comptaient organisées avec les pays de la région en affirmant que « La participation du Mali aux manœuvres Flintlock 2012 est essentielle à leur réussite et nous comprenons son besoin de concentrer les efforts nécessaires à la préservation de sa sécurité »[43].
    • Une délégation de représentants de partis politiques, constituée par Dioncounda Traoré (ADEMA-PASJ) Soumaïla Cissé (URD), Tiébilé Dramé (PARENA) et Choguel Kokalla Maïga (MPR) est reçu par le président Amadou Toumani Touré auquel elle remet un plan d’action pour sortir de la crise au nord-Mali[44].
    • Le gouvernement burkinabè affirme accueillir environ 10 000 maliens dont soixante-douze militaires et paramilitaires fuyant les combats dans le nord du Mali[45].
    • Le groupe du Burkina Faso Mamadou Diabaté et Mania percussion remporte le grand prix « Lamissa Bengaly » du festival Triangle du balafon à Sikasso[46].
  • Lundi 13 février 2012 :
    • Le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt déclare sur Radio France internationale que « des violences absolument atroces et inadmissibles » ont été commise à Aguel'hoc, avec des « exécutions sommaires, des soldats, des personnes – on parle d'une centaine – qui ont été capturées et ont été froidement exécutées ». Selon une source française proche du dossier interrogée par l’Agence France-Presse, « au total, il y a eu 82 morts exactement, pas de civils » et ce massacre a été commis à Aguel'hoc le 24 janvier. Le ministre français ne précise pas les responsables du massacre mais affirme que « certains prétendent que la méthode utilisée pour l'exécution s'apparente à celle utilisée par Al-Qaida », les victimes ayant été égorgées ou tuées d’une balle dans la tête[47].
    • le président burkinabè Blaise Compaoré, après s’être entretenu avec le président malien Amadou Toumani Touré à l’occasion d’une conférence régionale sur l’éducation déclare souhaiter « une dynamique de dialogue inclusive » afin que « le gouvernement malien et les parties qui ont des contestations à faire puissent s'asseoir et en parler »[45].
  • Lundi 13 et mardi 14 février 2012, des violents combat opposent les renforts de l’armée malienne aux combattant du MNLA à plusieurs kilomètres de la ville de Tessalit. L’armée malienne affirme être entrée en ville et que les militaires du camp militaire, situé à 6 km au nord de la ville a pu être ravitaillé ceux que dément le MNLA qui assure encercler le camp[48].
  • Mardi 14 février 2012 :
    • Soumeylou Boubèye Maïga, ministre malien des affaires étrangères, déclare dans une interview à Radio France internationale que le Mali reste « ouverts au dialogue (...) sut tout ce qui peut toucher au partage du pouvoir et sur des bases transposables à l’ensemble du pays » mais refuse « tout partage du territoire ». Revenant sur les massacres de soldats à Aguel'hoc le 24 janvier, Soumeylou Boubèye Maïga affirme qu'ils portent « clairement, la signature des groupes salafistes qui se trouvaient donc impliqués aux côtés du mouvement qui prétend se battre pour l’indépendance de l’Azawad »[49].
    • Le président nigérien Mahamadou Issoufou se déclare préoccupé par la situation au Mali, notamment l’afflux de réfugié sur le territoire nigérien. Selon lui, la crise est liée à la défaite de Mouammar Kadhafi qui « a catalysé les velléités de rébellion et d'indépendance, ou au moins d'autonomie, de l'Azawad »[50].
  • Jeudi 16 février 2012:
    • Dioncounda Traoré président de l’Assemblée nationale et de l’Adéma-Pasj, Tiébilé Dramé président du Parena; Choguel Kokalla Maïga, président du MPR et Younoussi Touré, président de l'URD présentent lors d'une conférence de presse à la Maison de la presse le plan d’action de la classe politique pour régler la situation du Nord-Mali. Ce plan d'action en 16 points prévoit notamment un forum national pour la paix et la stabilité. Les partis politiques souhaitent le maintien du calendrier électorale, le non-respect des échéances pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la démocratie avec l'éventualité d'un coup d'État a prévenu Dioncounda Traoré[51].
    • Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale et candidat à l'élection présidentielle malienne de 2012 déclare que « Notre souhait est la tenue des élections dans les délais constitutionnels, mais si nous voulons des élections paisibles, transparentes et apaisées, il faut que les armes se taisent, il faut qu'il y ait la paix et la stabilité »[52].
    • Serge Daniel, correspondant de Radio France internationale et l’Agence France-Presse à Bamako depuis vingt ans, déclare le 16 février au quotidien français Libération, qu'il est convaincu que le MNLA et des membres d'AQMI « ont combattu côte à côte à Aguelhoc, où des exécutions sommaires de soldats ont eu lieu fin janvier »[53].
    • Les rebelles du MNLA reprennent la ville de Léré, l'armée malienne s'étant repliée en direction de Nampala[54].
    • Mme Dandara Touré est nommée ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille [55]en remplacement du Dr Konaré Mariam Kalapo[56].
  • Vendredi 17 février 2012, le MNLA attaque vers 1h30 du matin avec deux voitures le camp militaire Fihroun Al Ansary de Gao[54].
  • Samedi 18 février 2012, Des combattants du MNLA attaquent deux localités situés dans la région de Mopti. À Hombori, ils attaquent la gendarmerie qui est saccagés et pillés. Moussa Balogo Maiga, chef du village est tué, peut-être par méprise les rebelles cherchant en réalité le chef de la gendarmerie. Le MNLA réfute cet assassinat en déclarant dans un communiqué « le chef de village de Hombori a été assassiné par les services de la gendarmerie malienne pour renforcer sa campagne de désinformation et d’intoxication ». À Youwarou, le MNLA attaque le village, enlevant un soldat de la garde national et sabotant le réseau téléphonique[54].
  • Mardi 21 février 2012:
    • Dans une interview à Jeune Afrique, Mahmoud Ag Aghaly, président du bureau politique du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) déclare que « les populations du nord et du sud du Mali sont trop différentes pour composer un État ensemble, comme le Mali et le Sénégal n'étaient pas faits pour être un seul pays. C'est pour ça que nous en appelons à la communauté internationale, afin qu'ils convainquent le Mali de nous donner notre indépendance »[57].
    • La commission spéciale chargée d'enquêter sur les exécutions sommaires commises à Aguel'hoc, composés de 7 membres, tous officiers supérieurs des forces armées et de sécurité et présidé par Alioune Badara Diamouténé, inspecteur général de police, remet au président Amadou Toumani Touré son rapport après avoir passé 10 jours à Aguel'hoc et rencontré des témoins des évènements. D'après les conclusions de ce rapport, des éléments d'AQMI alliés au MNLA ont participé aux attaques du 18 au 24 janvier et ont exécuté des militaires maliens. Elle déclare détenir « des preuves et témoignages des rescapés militaires et civils soutenus par des images qui attestent que des combattants de l’armée malienne désarmés ont été bien arrêtés, ligotés les mains au dos avant d’être abattus ». Par ailleurs, elle informe que « des élèves et enseignants de l’Institut de formation des maîtres (IFM) d’Aguelhoc ont été utilisés comme boucliers humains par les assaillants en difficulté lors de l’attaque du 18 janvier 2012 »[58].
  • Jeudi 23 février 2012, l’assemblée nationale adopte à l’unanimité des 102 votants le projet de loi relatif aux services privés de communication audiovisuelle qui détermine les conditions d’établissement, d’exploitation et de distribution [59].
  • Samedi 25 et dimanche 26 février 2012, le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (Rdp) a tenu son cinquième congrès ordinaires à la Cité des enfants de Bamako. Bissi Sangaré est élu président et remplace le président sortant Ibrahim Diakité[61].
  • Dimanche 26 février 2012, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, effectue une visite officielle au Mali après s'être rendu au Bénin et au Burkina Faso. Il déclare être venu « rassurer les autorités maliennes face la crise du Nord et assurer de la disponibilité de la France à l’État malien dans la résolution de la rébellion ». Une manifestation organisée par des partis politiques d'oppositions et des mouvements de la société civile, parmi lesquels le collectif « Touche pas à ma constitution », l'organisation de la jeunesse du parti Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance) et la Coalition des alternatives, dette et développement (CAD-Mali), dénonce l'ingérence de la France[62]. Le chef de la diplomatie française réaffirme la nécessité d'un dialogue inter-malien pour sortir de la crise[63],[64].
  • Mardi 28 février 2012, Maharafa Traoré, ministre malien de la Justice, intervient à la tribune du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève pour dénoncer l’attaque par le MNLA allié à AQMI du camp d’Aguel'hoc« les soldats de l’armée malienne désarmés ont été poursuivis, arrêtés, les mains liées au dos et froidement exécutés au mépris des dispositions des Conventions de Genève relatives au droit international humanitaire » et solliciter, au nom du gouvernement malien, « de la Communauté Internationale, une condamnation ferme des crimes commis par le Mouvement dit de Libération de l’Azawad et AQMI et demande un soutien pour assurer le rétablissement de la paix, de la sécurité et le développement de l’ensemble de ses régions »[65].

Mars 2012[modifier | modifier le code]

  • Samedi 10 mars 2012, « à l’appel des confessions religieuses musulmanes et chrétiennes, des représentants de plusieurs associations et coordinations dont les centrales syndicales et les familles fondatrices de Bamako », un rassemblement est organisé au Centre international de conférences de Bamako, en présence notamment de l’Imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, de Monseigneur Jean Zerbo, archevêque de Bamako et de Ahmed Mohamed ag Hamani, ancien Premier ministre. Mahamoud Dicko déclare : « Nous, Forces Vives de la Nation, appelons nos compatriotes qui ont pris les armes à un cessez-le-feu immédiat et sans préalable afin de préserver des vies maliennes et d'engager, sans délai, le dialogue avec les pouvoirs publics »[71].
  • Dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 mars 2012, le MNLA prend le contrôle du camp militaire de Tessalit Pour le MNLA, la prise du camp militaire fait suite à un combat gagné par le MNLA alors que l’armée malienne parle d’un retrait stratégique et d’une évacuation du camp militaire afin de mettre à l’abri les populations civiles qui y avaient trouvé refuge[72]
  • Dimanche 11 mars 2012 :
    • L’Agence France-Presse annonce que selon plusieurs sources concordantes, « un mouvement islamiste dénommé “ Ancardine ”, créé par une ancienne figure des rébellions touareg maliennes des années 90, Iyad Ag Ghali, combat auprès des rebelles touaregs contre l’armée malienne dans le Nord-est du Mali ». Des combattants d’Aqmi de la cellule dirigée par Abdelkrim Taleb, accusée « d’être l’auteur de la mort de l’humanitaire français Michel Germaneau dont Aqmi, qui le retenait en otage, avait annoncé l’exécution en juillet 2010 », sont actifs au sein d’Ancardine[73].
    • Hamed Sow, président d’honneur du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), a annoncé officiellement sa candidature à l'élection présidentielle lors d’une cérémonie au Centre international des conférences de Bamako[74].
    • Le parti Avenir et développement du Mali (ADM) investit son président Madani Amadou Tall pour l’élection présidentielle malienne de 2012. La cérémonie a eu lieu à la Grande Mosquée de Bamako après une lecture du Coran et des prières pour la paix au Nord-Mali[75].
  • Lundi 12 mars 2012 :
    • Une source militaire mauritanienne affirme que l’aviation mauritanienne a effectué un raid contre une colonne de quatre véhicules d’AQMI près de Tombouctou faisant deux blessés[76]. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a confirmé ce raid précisant qu’il visait un criminel détenu libéré en échange d’un gendarme détenu en otage. Deux officiels maliens, le maire de la commune de Salam et un député de Tombouctou, ont toutefois affirmé que les pilotes se seraient trompé de cible et auraient touché un véhicule transportant des marchandises, occasionnant deux blessés[77].
    • Un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) qui se rend à Tessalit pour porter secours aux civils est intercepté et bloqué par des hommes en armes. Le MNLA qui contrôle la ville assure ne pas être responsable de cette interception[78].
  • Mardi 13 mars 2012 :
    • Dans une vidéo adressée à l’Agence France-Presse, le mouvement islamique Ansar Dine, créé par Iyad Ag Ghali, figure des rébellions touarègues des années 1990 au Mali, revendique la prise du camp d’Aguel'hoc fin janvier et appelle à l'application de la charia au Mali [79].
    • Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest, déclare que « les Nations unies soutiennent les efforts en cours visant à créer les conditions pour un dialogue entre les parties » et appelle à une « cessation des hostilités pour permettre d'apporter une assistance humanitaire aux personnes déplacées au Mali et aux personnes réfugiées dans tous les pays voisins »[80].
  • Jeudi 15 mars 2012, le président malien Amadou Toumani Touré dans une interview au quotidien français Le Figaro confirme les accusations de crime de guerre portait contre le MNLA allié à AQMI lors de l’attaque d’Aguel’hoc et a déclare que « le Mali subit les effets collatéraux de la guerre en Libye qui était devenue le magasin d'armes à ciel ouvert le plus important du monde, le moins cher et le mieux achalandé. À la chute du régime de Kadhafi, les ressortissants originaires du Mali qui avaient combattu pour l'ancien régime sont rentrés avec armes et bagages au pays de leurs ancêtres. Ces combattants aguerris sont près d'un millier. Ils sont équipés de véhicules blindés légers, d'artillerie, de canons antiaériens, de fusées SAM7, de mitrailleuses lourdes, de moyens de transmission, de munitions. Nous avons proposé d'installer ce contingent dans des zones de cantonnement en les aidant. Surarmé, le MNLA s'est jeté de manière unilatérale dans une guerre inutile ». Il se déclare ouvert au dialogue mais ajoute qu’il n’est pas« question d'envisager une indépendance » du Nord-Mali[81].
  • Lundi 19 mars 2012 :
    • Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), annonce dans une communiqué que « La CEDEAO envisage, dans les prochains jours, de lancer un processus de médiation au Mali, dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu général, qui vise à regrouper toutes les parties prenantes autour de la table des négociations pour parvenir à une solution pacifique à la crise » tout en confirmant son soutien au gouvernement malien pour « préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et à pérenniser l'ordre constitutionnel dans le pays »[83].
    • Environ 700 jeunes de Kati participent à une marche en direction du palais présidentiel de Koulouba à Bamako[84]. Ils ont été stoppés et dispersés par les forces de sécurité entre Kati et Bamako. Les jeunes ont érigé des barricades[85].
  • Mercredi 21 mars 2012, Sadio Gassama, ministre de la Défense et des anciens combattants se rend au camp militaire Soundiata Keïta à Kati pour évoquer l’évolution de la situation au Nord-Mali. Il est pris à parti par des militaires mécontents et doit partir précipitamment[86]. Des militaires maliens en colère tirent en l’air à l’intérieur du camp pour réclamer un armement adapté pour combattre les rebelles du MNLA dans le nord du Mali. En fin d’après-midi, plusieurs dizaines de militaires se rendent à Bamako et tirent en l’air. Ils investissent le bâtiment de l’Office de la radio-télévision malienne (ORTM) au centre de Bamako. La radio nationale suspend ses programmes[87]. En soirée, une mutinerie éclate à Gao où des militaires tirent en l’air[86]. À Bamako, après des échanges de coups de feu, des militaires pénètrent dans l’enceinte du palais présidentiel, partiellement incendié[88]. Le président Amadou Toumani Touré a auparavant quitté les lieux[89]. Dans la nuit, plusieurs personnalités politiques sont arrêtés et conduits au camp militaire Soundiata Keïta de Kati : : Adama Sangaré, maire de Bamako, Modibo Sidibé, ancien Premier ministre et candidat à l'élection présidentielle, Jeamille Bittar, président du Conseil économique, social et culturel (CESC) et candidat de l’Union des Mouvements et associations du Mali (Umam), le général Kafougouna Koné, ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Abdoul Wahab Berthé, ministre de la fonction publique, Soumeylou Boubèye Maïga, ministre des Affaires étrangères, Sidiki Konaté, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Agatham Ag Alhassane, ministre de l’Agriculture, Marafa Traoré, ministre de la Justice, Mohamed El Moctar, ministre du tourisme[90],[91].
  • Lundi 26 mars 2012, les frontières sont partiellement rouvertes à partir du 26 mars, pour permettre l’acheminement des denrées de premières nécessités et du carburant. L’espace aérien est ouvert uniquement au transport civil entre 20h et 1h du matin[101]. Dans une déclaration à la télévision malienne, le capitaine Amadou Sanogo appelle les rebelles touaregs « à cesser les hostilités et à rejoindre dans les plus brefs délais la table de négociation », précisant que « tout est négociable à l'exception de l'intégrité du territoire national et de l'unité de notre pays »[102].
  • Mardi 27 mars 2012:
    • le couvre-feu est levé et deux prisonniers politiques sont libérés[103].
    • Les chefs d’États de la Cédéao réunis à Abidjan décident de suspendre le Mali de l’organisation afin de sanctionner les putschistes et d'envoyer une délégation composée des présidents ivoirien, béninois, burkinabé, nigérien et libérien[104].
    • Le CNRDR annonce l'adoption d'une loi fondamentale pour remplacer la constitution suspendue[105],[106].
  • Jeudi 29 mars 2012:
    • Des heurts se produisent entre partisans et opposants du putsch à la bourse du travail de Bamako[107]. Les manifestations à la bourse du travail sont interdites, les militaires arrêtent 26 leaders anti-putschistes, six sont retenus en détention au camp de Kati, les autres sont relâchés[108].
    • Une manifestation pro-putschiste sur le tarmac de l’aéroport de Bamako empêche l’avion transportant les délégations des chefs d’État de la Cédéao d’atterrir. Les présidents Alassane Ouattara, Boni Yayi, Blaise Compaoré, Ellen Johnson Sirleaf et Mahamadou Issoufou se retrouvent à Abidjan pour une réunion de crise[109]. La Cédéao lance un ultimatum à la junte, leur demandant de rétablir l’ordre constitutionnel dans un délai de 72 heures. À défaut, la Cédéao prendra des sanctions diplomatiques et financières contre la junte : interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région pour les membres de la junte mais aussi fermeture des frontières, la fermeture de l'accès aux ports des pays côtiers de la zone et un gel des comptes du Mali à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO)[110].

Avril 2012[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 1er avril 2012:
    • La junte militaire ordonne à l'armée malienne de cesser les combats et de laisser la ville de Gao "ouverte"[114],[115]. Les rebelles pénètrent dans Tombouctou. Un civil a été tué par un éclat d’obus reçu au ventre. Selon des témoins joints par l’AFP, des scènes de pillages ont été observées, le directeur d’une succursale de banque a dénoncé le pillage du trésor, des banques, de la police, du gouvernorat et de l’hôpital. Des pillages des bâtiments publics ont également été signalés à Gao[116]. L’agence France-Presse rapporte des témoignages d’un fonctionnaire affirmant que le siège du Comité international de la Croix-Rouge a été pillé tout comme des banques et le Trésor, et d’un hôtelier affirmant que son hôtel a été détruit tout comme des bars par des hommes barbus criant « Dieu n’aime pas l’alcool »[117]. Radio Vatican annonce que l’église catholique de Gao a été détruite et que des chrétiens ont été physiquement menacés et ont dû fuir la ville[118].
    • Le capitaine Amadou Haya Sanogo annonce qu'il rétablit la Constitution de la république du Mali du 25 février 1992 et les institutions, et promet des « consultations avec les forces vives du pays » dans le cadre d'une« transition »[119]. Cette déclaration n'est pas suivie d'effet.
  • Lundi 2 avril 2012:
    • Ansar Dine prend le contrôle de Tombouctou et chasse les combattants du MNLA[120].
    • La Cédéao décide de la mise en place immédiate de sa force d’attente et un embargo total considérant que la junte n’a pas remis en place comme demandé l’ordre constitutionnel. Amadou Haya Sanogo prend acte de cette décision et déclare que« l'urgence est le recouvrement de l'intégrité territoriale »[121].


  • Mardi 3 avril 2012:
    • Trois chefs d’AQMI, Abou Zéid, Mokhtar Belmokhtar et Yahya Abou Al-Hammam sont signalés à Tombouctou où ils participeraient à une rencontre avec Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Dine et les imans de la ville[122].
    • les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine réunis à Addis-Abeba (Éthiopie) prennent des sanctions (interdiction de voyager et gel des actifs) contre « le chef et les membres de la junte militaire », « tous les individus et entités qui contribuent d`une façon ou d`une autre au maintien du statu quo anticonstitutionnel », ainsi que les « dirigeants et membres des groupes armés et rebelles dans le nord du Mali »[123].
  • Mercredi 4 avril 2012:
    • Le MNLA annonce mettre fin unilatéralement aux opérations militaires à compter du 5 avril à minuit (TU)[124].
    • le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une déclaration réitérant son appel en faveur du rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel et du gouvernement démocratiquement élu et demandant à la junte d’assurer la sécurité de toutes les personnalités maliennes et la libération de celles qui sont détenues[125],[126]. La junte annonce le report de la convention nationale qu’elle avait convoqué à partir du 5 avril. Les partis politiques et la société civile opposé au coup d’État ont annoncé leur refus d’y participer[127].
  • Vendredi 6 avril 2012:
    • Par un communiqué publié sur son site, le MNLA déclare proclamer « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »[130],[131],[132]. Immédiatement, l'Union africaine rejette « totalement la prétendue déclaration d'indépendance ». Jean Ping, président de la commission de l'Union africaine condamne « fermement cette annonce, qui est nulle et sans aucune valeur » et affirme que « l'Union africaine et ses États membres ne ménageront aucun effort pour contribuer à rétablir l'autorité de la République du Mali sur l'ensemble de son territoire national et mettre un terme aux attaques perpétrées par des groupes armés et terroristes dans la partie nord du pays »[133]. Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères déclare que le France refuse d’accepter « la déclaration unilatérale d'indépendance qui a été faite par l'un des mouvements qui animent aujourd'hui ce qui se passe dans le nord du Mali, le MNLA » ajoutant que « La France est attachée à l'intégrité territoriale du Mali, il n'est pas question de remettre en cause la souveraineté de ce pays »[134]. L’Union européenne rejette cette indépendance[135].
    • La junte signe un accord de sortie de crise avec la médiation ouest-africaine dans lequel elle s’engage à rendre le pouvoir au civil après la démission du président de la république renversé lors du coup d’État[136]. Le président de l’assemblée nationale assurera la transition. L’accord prévoit la nomination d’un Premier ministre de transition qui aura tous les pouvoirs pour l’organisation des élections dans un délai de 40 jours. Une loi d’amnistie contre les auteurs du coup d’État sera adoptée.


  • Dimanche 8 avril 2012:
    • Le président Amadou Toumani Touré présente officiellement sa démission dans une lettre remis à Djibrill Bassolé, ministre des affaires étrangères burkinabè[136]. ** La Cédéao décide de lever toutes les sanctions prises contre le Mali[137].
    • Un nouveau groupe armé rebelle annonce sa création : le Front de libération nationale de l'Azawad. Composé quasi exclusivement d’Arabes de la région de Tombouctou, il est dirigé par un secrétaire général Mohamed Lamine Ould Sidatt, élu de la région, et par un état-major militaire, commandé par le lieutenant-colonel Housseine Khoulam, qui a fait défection de l'armée malienne. Il se fixe comme objectif « la libération de l'Azawad, l'instauration d'un climat de confiance entre ses communautés », « la sécurisation des personnes et des biens » et « l'instauration d'un cadre de dialogue pour une paix durable »[138].
  • Mardi 10 avril 2012, la Cour constitutionnelle du Mali constate officiellement la vacance de la présidence, annonce que Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, assure l'intérim du président de la République et précise que « le scrutin en vue de l'élection du nouveau président de la République doit être organisé 21 jours au moins et 40 jours au plus à compter de la notification du présent arrêt »[139].
  • Du lundi 16 au mercredi 18 avril 2012, des hommes politiques et des militaires proches du président renversé sont arrêtés par des hommes armés[140].
  • Jeudi 19 avril 2012, au soir, Amadou Toumani Touré quitte Bamako pour le Sénégal. les 22 responsables civils et militaires arrêtés les jours précédents, sont libérés mais toujours menacés de poursuites judiciaires ultérieures notamment pour détention d'armes, qui auraient été découvertes au domicile de certains d'entre eux, selon la gendarmerie[142].
  • Jeudi 26 avril 2012, la Cédéao, à l'issue d'un sommet extraordinaire à Abidjan, annonce le déploiement d'une force régionale au Mali afin de « sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire » et « parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali » selon les explications fournies par Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cédéao[144].
  • Lundi 30 avril 2012, des militaires paracommandos proches du président renversé Amadou Toumani Touré, communément appelé « bérets rouges », tentent de prendre d'assaut le siège de la télévision nationale. Les combats entre ces proches de l'ancien président et les militaires putschistes fidèles au capitaine Amadou Sanogo (« les bérets verts » durent deux jours et font de nombreuses victimes, un bilan faisant état de 22 morts et des dizaines de blessés. Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a appelé les maliens a ne pas céder à la panique[145].

Mai 2012[modifier | modifier le code]

  • Lundi 14 mai 2012:
    • Les chefs d'État de la Cédéao menacent de prendre des nouvelles sanctions contre les putschistes si ceux-ci continuer à bloquer le retour du pouvoir civil. Amadou Haya Sanogo demande au Premier ministre d'organiser une « convention nationale » afin de désigner le président de la transition[147].
    • À Gao, des centaines d'habitants manifestent contre les groupes armés qui contrôle la ville. Au moins cinq manifestants sont blessés[148].
  • Vendredi 18 mai 2012, l'Assemblée nationale adopte à l'unanimité des 122 députés présents la loi d'amnistie prévue par l'accord-cadre du 6 avril. L'amnistie concerne les faits commis entre la période allant du 21 mars, date du début de la mutinerie de militaires ayant débouché, le 22 mars, sur le renversement des institutions, jusqu'au 12 avril 2012, date de la prestation de serment du Président de la République par intérim et concerne notamment les infractions de mutinerie, atteinte à la sûreté intérieure de l'État, atteinte à la sûreté extérieure de l'État, destructions d'édifices, opposition à l'autorité légitime, violences et voies de fait, homicide volontaire, involontaire, pillage, atteintes aux biens publics [149].
  • Dimanche 20 mai 2012, un accord est conclu à Bamako entre les putschistes, les autorités intérimaires et la Cédéao qui fixe la durée la période de transition à 12 mois[150].
  • Lundi 21 mai 2012:
    • Une manifestation est organisée à Bamako contre le maintien de Dioncounda Traoré comme président de la transition. Pris à parti par des manifestants dans le palais présidentiel, le chef de l'État par intérim est violemment frappé. Le lendemain, l'assemblée nationale assimile cette agression à une tentative d'assassinat[151]. Mercredi 23, à la suite de son agression, Dioncounda Traoré part en France pour des examens médicaux[152].
    • Une radio de Niono appartenant au réseau Kayira, proche du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance, favorable aux putschistes, est incendiée tôt le matin[153].
  • Samedi 26 mai 2012, le MNLA et Ansar Dine annonce leur fusion en vue de la création d'un État islamiste de l'Azawad. Cependant, deux jours plus tard, le MNLA dénonce cet accord à cause d'un désaccord lié à l'application de la charia voulue par Ansar Dine[154].


  • Mercredi 30 mai 2012, le président béninois Thomas Boni Yayi, en visite officielle à Paris, annonce au cours d'une conférence de presse être favorable à la mise en place d'une force d'intervention africaine au Mali avec le soutien des Nations unies, avec un double objectif: l'accompagnement de la transition et la protection des autorités intérimaires et la sauvegarde de l'intégrité territoriale du Mali[155].

Juin 2012[modifier | modifier le code]

  • Du dimanche 3 au mardi 5 juin 2012,se tient le premier congrès de l’Alliance de la communauté arabe du Mali à Nebkett Lahwach en Mauritanie qui affiche son « attachement à l’unité et l’intégrité territoriale du Mali » ainsi qu’à « à la cohabitation pacifique entre toutes les communautés nationales en général et celles du nord en particulier »[156].
  • Mercredi 6 juin 2012 :
    • Une réunion de concertation sur la situation au Mali à Lomé, en marge du sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réunit les chefs d'État des pays de la CEDEAO ainsi Daniel Kablan Duncan, ministre des Affaires Étrangères de Côte d'Ivoire et Président du Conseil des ministres de la CEDEAO, Djibrill Bassolé, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso; Kadré Désiré Ouédraogo, Président de la Commission de la CEDEAO, Saïd Djinnit, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’ouest et Modibo Diarra, Premier ministre du Mali. Ils condamnent les exactions commises par les groupes armés au nord Mali, réaffirment leur décision d’envoyer des troupes au Mali et demandent « aux Présidents en exercice de la CEDEAO et de l’Union africaine de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies afin d’obtenir un mandat autorisant le déploiement des troupes sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies pour mener toutes les actions nécessaires au rétablissement de l’intégrité territoriale du Mali et au besoin par l’usage de la force ». Ils réaffirment également « la non-reconnaissance du CNRDRE par la CEDEAO et de tout statut de Chef d’État ou d’ancien Chef d’État au Capitaine Amadou Sanogo »[157].
    • L’hebdomadaire français Le Canard enchaîné, citant une source de la Direction du renseignement militaire français, affirme que le Qatar financerait les mouvements qui occupent le nord du Mali, MNLA, Ansar Dine, AQMI et MUJAO[158].


  • Jeudi 7 juin 2012, le gouvernement réuni en conseil des ministres adopte un projet de loi portant « prorogation du mandat des Députés de la IVème législature de l’Assemblée Nationale » pour toute la durée de la transition[159].
  • Lundi 11 juin 2012 :
    • Le président français François Hollande, à l’issue d’une rencontre avec le président nigérien Mahamadou Issoufou, déclare craindre « l’installation de groupes terroristes au nord-Mali » et déclare que la France soutiendra la demande des pays africains pour une résolution de l’Onu[161].
    • Le mouvement d’autodéfense Ganda Izo (qui signifie « les fils du terroir » en langue Songhaï) dirigé par Amadou Seybou Diallo déclare dans un communiqué se donner « comme mission de libérer les régions occupées au lieu d’assister impuissamment à l’asservissement des populations par des terroristes sans foi ni loi »[162].
  • Mercredi 27 juin 2012, des violents combats opposent le MNLA ou combattants du MUJAO à Gaofaisant au mois vingt morts. Le MUJAO prend le contrôle de la ville et fait fuir les indépendantistes touaregs du MNLA[164].Voir aussi : Bataille de Gao (juin 2012).

Juillet 2012[modifier | modifier le code]

  • Mercredi 4 juillet 2012, le Collectif des ressortissants du Nord-Mali (Coren) organise un sit-in sur la place de l’indépendance à Bamako pour protester contre l’inaction du gouvernement pour libérer les régions du nord du Mali[165].
  • Mardi 17 juillet 2012, les journalistes organisent une « journée presse morte » et manifestent à Bamako pour dénoncer les intimidations, les agressions et les violences dont les journalistes sont victimes depuis le coup d'État[166].


  • Mardi31 juillet 2012 :
    • Le parti d’opposition Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (SADI) annonce avoir déposé un recours en annulation des décisions de la CEDEAO contre la décision de prolonger de douze mois la transition et de maintenir Dioncounda Traoré comme président par intérim[169].
    • Amnesty International publie un rapport qui dénonce les exactions commises par l’ex-junte militaire en faisant état de tortures et sévices sexuels commis sur 21 militaires arrêtés et la disparition de 21 personnes. L’association demande aux autorités maliennes d'ouvrir des enquêtes sur ces disparitions forcées, les exécutions extrajudiciaires et les tortures[170].

Août 2012[modifier | modifier le code]

  • Samedi 4 août 2012, le président par intérim Dioncounda Traoré termine ses consultations des forces vives de la nation débutées le lundi 30 juillet 2012 en vue de la constitution d’un gouvernement d’union nationale[171].
  • Dimanche 5 août 2012
    • À Gao, un animateur d’une radio est battu par des islamistes qui lui reprochaient d’avoir relaté une manifestation contre l’amputation de la main d’un voleur[172].
    • la Coalition malienne des droits de l’enfant (Comad), organisme regroupant 78 associations maliennes et internationales, présente une enquête dénonçant le recrutement d’enfants soldats par les groupes armées islamistes. Mamoud Lamine Cissé, président de la Comad affirme que « la situation est très grave et inquiétante, pour nous, organisations défenseurs des droits de l’homme et de l’enfant, parce que nous avons des informations de sources concordantes que des centaines d’enfants, entre 9 ans et 17 ans, sont en train d’être exploités à des fins militaires et idéologiques, en toute impunité, par des groupes armés au nord du Mali »[173].
  • Lundi 6 août 2012 :
    • Une manifestation rassemblant quelques centaines de personnes réclamant la démission de président par intérim Dioncounda Traoré est dispersée par la police[167].
    • La mine d’or de Gounkoto dans le Cercle de Kéniéba est inaugurée. Cette neuvième mine d’or au Mali dont les réserves d’or sont évaluées à 51,4 tonnes et dont le capital est détenu à 80 % par la société africaine Rand Gold et à 20 % par l'État malien, devrait permettre la création de 600 emplois et procurer à l'État 250 milliards de francs CFA pendant huit ans[174].
  • Mardi 7 août 2012 :
    • Le procès des organisateurs de la manifestation du 21 mai, réclamant le départ du président intérimaire qui s’est terminé par l’agression de Dioncounda Traoré, et celui des accusés de cette agression a lieu à Bamako. Le procureur général Sarambé Coulibaly a réclamé six mois de prison contre les accusés et de un à cinq ans de prison pour les trois leaders de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), Hamadoun Amio Guindo, Younouss Hameye Dicko et Rokhia Sanogo, organisateurs de la manifestations accusés de troubles à l’ordre public[175].
    • Iyad Ag Ghali, dirigeant d’Ansar Dine, déclare, après avoir rencontré Djibrill Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères, accepter la médiation du président du Burkina Faso Blaise Compaoré[176].
  • Mercredi 8 août 2012,le président par intérim Dioncounda Traoré signe un décret nommant le capitaine Amadou Haya Sanogo président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité[177].
  • Mercredi 15 août 2012 :
    • Le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) publie un rapport faisant état au 10 août de 261 624 réfugiés maliens enregistrés dans les pays voisins et 174 000 déplacés à l’intérieur du territoire malien[179].
    • Le gouvernement réuni en conseil des ministres adopte un projet de loi portant prorogation du mandat des conseillers nationaux. Les conseillers nationaux qui siègent au Haut conseil des collectivités ont été élus en 2007. Les élections auraient du se dérouler le 25 mars 2012 mais n’ont pu avoir lieu à la suite du coup d’État militaire du 22 mars 2012. Le mandat des conseillers nationaux est proroger jusqu’à l’élection des nouveaux conseillers[180].
  • Mercredi 22 août 2012, Oussama Ould Abdel Kader, un des porte-parole du Mujao, annonce l’interdiction de la diffusion de toute musique dite "profane" sur les radios privées[182].
  • Mardi 28 août 2012, le tribunal de première instance de la commune III de Bamako condamne les auteurs de l’agression du président intérimaire Dioncouda Traoré le 21 mai à six mois de prison avec sursis. Les trois leaders de la Copam, Hamadoun Amion Guindo, Younouss Hamèye Dicko et Rokia Sanogo, reconnus coupables du délit de complicité de troubles graves à l’ordre public, sont condamnés à la même peine[184].

Septembre 2012[modifier | modifier le code]

  • Mardi 4 septembre 2012, le président malien par intérim Dioncounda Traoré demande officiellement par courrier au président de la Cédéao Alassane Ouattara« l'aide de l'organisation de la Cédéao dans le cadre du recouvrement des territoires occupés du Nord et de la lutte contre le terrorisme »[187].
  • Samedi 8 septembre 2012, des soldats maliens ont ouvert le feu et tué seize prédicateurs musulmans dans la localité de Diabaly. Les militaires maliens les auraient considérés par erreur comme des combattants islamiques. Les victimes sont des arabes de nationalité malienne et mauritanienne appartenant à confrérie Dawa qui se rendaient à Bamako. Le gouvernement malien présente ses regrets à la Mauritanie et ordonne une enquête pour déterminer les circonstances de cette fusillade. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qualifie de « crime odieux (...) commis en raison des circonstances politiques et sécuritaires difficiles que traverse ce pays frère »[188].
  • Dimanche 9 septembre 2012, Nabil Abou Alqama, émir de l’organisation terroriste AQMI, meurt dans un accident de voiture à 200 km de Gao[189].
  • Mercredi 12 septembre 2012, le gouvernement réuni en conseil des ministres a accordé la licence à un troisième opérateur téléphonique au Mali, dénommé Alpha télécom Mali[191].
  • Vendredi 21 septembre 2012, le président par intérim Dioncounda Traoré appelle dans une déclaration à la Nation à la veille de la fête nationale les groupes armés au nord au dialogue et à la négociation[193].
  • Dimanche 23 septembre 2012 :
    • Le gouvernement malien et la Cédéao ont entériné un accord qui prévoit que les forces armées de la Cédéao appuieront les soldats maliens pour la reconquête du nord du pays[195].
    • Le MUJAO et Ansar Dine se dise prêt à négocier avec le gouvernement malien à la condition que celui-ci accepte l’imposition de la charia[196].
  • Lundi 24 septembre 2012, un responsable du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Asseleh, membre du Conseil de transition de l'Azawad a menacé la mise en œuvre d’« alliances de circonstance avec les groupes islamistes et terroristes » si une intervention militaire avait lieu avant qu’un accord soit trouvé entre indépendantistes touaregs et le gouvernement malien[197].
  • Vendredi 28 septembre 2012,une manifestation, organisée par la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam) favorable aux putschistes, a rassemblé une centaine de personnes à Bamako protestant contre le blocage des armes destinées à l’armée malienne à Conakry et le projet d’intervention d’une force ouest-africaine pour la reconquête du nord du pays[198].

Octobre 2012[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 7 octobre 2012, le MNLA présente au président burkinabè, Blaise Compaoré, médiateur de la crise malienne pour la Cédéao, sa plate-forme politique dans laquelle il demande « le droit à l’autodétermination » et non plus l’indépendance de l'Azawad[201].
  • Vendredi 12 octobre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies adopte à l’unanimité la résolution 2071 présentée par la France. Cette résolution appelle les autorités maliennes à engager un dialogue politique avec les groupes rebelles maliens et les représentants légitimes de la population locale du Nord du Mali. Elle menace de sanctions les groupes armés au Nord-Mali qui ne se dissocieraient pas des mouvements terroristes. Afin de « donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali », elle demande au secrétaire général des Nations unies, en lien avec la Cédéao et l’Union africaine de remettre dans les 45 jours un rapport détaillé notamment sur « les moyens et modalités du déploiement envisagé et, en particulier, le concept d’opérations, les capacités de constitution de la force, ses effectifs et les coûts financiers de soutien »[202],[203].
  • Samedi 20 octobre 2012, dans un entretien publié par l’Agence Nouakchott Information, le nouvel émir d’AQMI, Yahya Abou El-Hammam, menace la France en déclarant qu’une intervention militaire dans le nord du Mali signerait « l'arrêt de mort des otages français »[204].

Novembre 2012[modifier | modifier le code]

  • Mardi 6 novembre 2012, a l’issue d’une rencontre à Ouagadougou avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne, les délégations d’Ansar Dine a fait une déclaration pour rejeter « toute forme de terrorisme » sans cependant se démarquer de ses alliés MUJAO et AQMI[207].
  • Dimanche 11 novembre 2012, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont réunis à Abuja (Nigeria et ont validé le projet d’envoi d’une force africaine constitué de 3 300 soldats pour appuyer l’armée malienne pour la reconquête du nord du Mali. Le principe de la Mission de la Cédéao au Mali doit être validé par le Conseil de sécurité des Nations unies. Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA déclare à RFI refuser « toute intervention militaire sur le territoire de l’Azawad sans un règlement politique du différend qui nous oppose au Mali ». Un responsable d’Ansar Dine menace qu’en cas d’intervention militaire que « c’est toute la sous-région qui pourrait s’embraser »[208].
  • Mercredi 14 novembre 2012, à Ouagadougou, Hamada Ag Bibi, un des responsables du mouvement Ansar Dine, affirme que son groupe « renonçait à imposer la charia dans tout le Mali mais exigeait de l'appliquer dans son fief de Kidal » tandis que Mohamed Ag Aharib, porte-parole d’Ansar Dine précise qu’il souhaite « étendre l'application de la loi islamique à toute la région du nord du Mali »[209].
  • Mardi 20 novembre 2012, un français, Gilberto Rodriguez Léa, a été enlevé par des jihadistes à Diéma. L’enlèvement est revendiqué deux jours plus tard par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), revendication confirmée par une vidéo diffusée sur un site d’information en ligne mauritanien le 26 novembre 2012, dans laquelle l’otage lit un message demandant aux autorités françaises de répondre favorablement aux revendications du MUJAO[214].
  • Jeudi 22 novembre 2012 à Paris, le représentant spécial de la France pour le Sahel Jean Félix-Paganon reçoit une délégation du MNLA conduite par son chef Bilal Ag Acherif. Si le MNLA souhaite l’ouverture de négociations politiques, la France réaffirme sa volonté que l'intégrité territoriale du pays soit rétablie[215].
  • Samedi 24 novembre 2012 au palais des congrès de Bamako, les leader religieux organisent une rencontre et s’expriment contre les extrémistes qui contrôlent le nord du Mali[216].
  • Mercredi 28 novembre 2012,la chaine de télévision Al Jazeera diffuse une vidéo dans laquelle le dirigeant d’AQMI Abdelmalek Droukdel menace la France et les chefs d’État africains en cas d’intervention militaire dans le nord du Mali et enjoint la population malienne à épouser les idées du groupe Ansar Dine et imposer la charia même dans la partie sud du Mali. Cette vidéo est ensuite diffusée sur internet sur les forums djihadistes proches d’Al-Qaïda[217],[218].

Décembre 2012[modifier | modifier le code]

  • Samedi 1er décembre 2012 à Bamako, l'Alliance des démocrates patriotes pour une sortie de crise (ADPS), regroupement d’une quinzaines de partis politiques maliens et d’associations, présidée par l’ancien Premier ministre Soumana Sako, organise un forum sur le nord Mali, appelant à sa libération et exprimant des réserves sur les médiations de l'Algérie et du Burkina Faso, exprimant, selon Soumana sako, son désaccord « pour négocier quoi que ce soit avec des rebelles séparatistes, minoritaires, dirigeants autoproclamés non élus »[219].
  • Lundi 3 et mardi 4 décembre 2012, les transporteurs routiers du Mali observent une grève de 48 heures, aucun minibus « Sotrama »ne circule à Bamako, les revendications portent notamment sur la fin des tracasseries policières et le « racket des policiers »[220].
  • Mardi 4 décembre 2012 à Ouagadougou, le président burkinabè Blaise Compaoré reçoit séparément puis ensemble les représentants du gouvernement malien, du MNLA et d’Ansar Dine. Djibrill Bassolé, ministre burkinabè des Affaires étrangères, dans une déclaration finale, indique qu’ils ont reconnu la nécessité de créer « un cadre de dialogue intermalien » basé sur plusieurs principes : « l’union nationale et de l’intégrité territoriale »; le respect «« des droits de l’homme et de la liberté religieuse » et le rejet, également, de «« toute forme d’extrémisme et de terrorisme »[221].
  • Mardi 11 décembre 2012, le Premier ministre cheick Modibo Diarra présente sa démission et celle de son gouvernement. Malgré les démentis du capitaine Amadou Haya Sanogo, le Premier ministre aurait été forcé à démissionner et placé sous résidence surveillée par les militaires[222]. Le soir même, le président par intérim Dioncounda Traoré nomme Diango Cissoko Premier ministre[223]. Dans une interview à RFI le 13 décembre, Pierre Buyoya, haut représentant de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel déclare que « l'Union africaine condamne les conditions dans lesquelles Cheick Modibo Diarra a été forcé de démissionner par les militaires. Nous souhaitons que cet incident malheureux soit un tournant pour le Mali »[224].
  • Samedi 15 décembre 2012, le Premier ministre Diango Cissoko nomme son gouvernement. La plupart des ministres du gouvernement précédent, à l’exception des proches de l’ancien Premier ministre cheick Modibo Diarra, sont maintenus. Amadou Koïta, porte-parole du Front Uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République, opposé au putsch militaire, déclare soutenir ce gouvernement[225].
  • Vendredi 21 décembre 2012, Bay Dikmane et Mohamed Ag Akharib représentants respectifs du MNLA et d’Ansar Dine, réunis à Alger, signent un accord qui prévoit la sécurisation du nord du Mali et des négociations avec le gouvernement malien. Le représentant d’Ansar dine refuse de négocier sur l’application de la charia[227].
  • Lundi 24 décembre 2012, la compagnie aérienne Air Mali annonce la suspension de ses activités pour une durée de neuf mois en raison de la situation politique et économique du pays[229].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement, « Conseil des Ministres du 4 janvier 2012 », journaldumali.com,‎ 5 janvier 2012
  2. Xinhua, « Mali : des organisations féminines « s'indignent » à la suite de l'adoption du nouveau Code des personnes et de la famille », Afriqueinfos.com
  3. Ramata Diaouré, « Nouveau Code des Personnes et de la Famille : Les nouvelles dispositions très vivement contestées… », 22 septembre,‎ 5 janvier 2012 (lire en ligne)
  4. Pana, « Mali: Le ministre libyen des Affaires étrangères en visite », Afriquejet.com,‎ 5 janvier 2012
  5. Allaye Lam, « Assemblée nationale : les sachets plastiques déclarés indésirables », L’Essor,‎ 6 janvier 2012 (lire en ligne)
  6. Allaye Lam, « Assemblée nationale : LE souci d’une décentralisation améliorée », L’Essor,‎ 9 janvier 2012 (lire en ligne)
  7. Yaya Samaké, « IBK à ses clubs et associations de soutien: «Oui, je suis candidat à la présidence du Mali» », 22 septembre,‎ 9 janvier 2012 (lire en ligne)
  8. Hadama B. Fofana, « Syndicat de l’éducation de Base : La grève illimitée se poursuit », Le Républicain,‎ 12janvier 2012 (lire en ligne)
  9. Assane Koné, « Présidentielle 2012 : Quinze formations politiques se donnent la main pour faire élire IBK », Le Républicain,‎ 13 janvier 2012 (lire en ligne)
  10. Afp, « Mali : à Tombouctou, un festival avec la star Bono fait oublier Al-Qaïda », jeuneafrique.com,‎ 15 janvier 2012
  11. B. Daou, « Présidentielle 2012 : IBK investi par le Rassemblement pour le Mali (RPM) », Le Républicain,‎ 16 janvier 2012 (lire en ligne)
  12. « Mali: l'avocat Mountaga Tall investi candidat à la présidentielle »,‎ 15 janvier 2012
  13. Fasozine, « Mali: Des actions contre le code de la famille », afriquejet.com,‎ 17 janvier 2012
  14. « Bilans contradictoires de l’armée et des rebelles au sujet des combats dans le nord-est du Mali », RFI,‎ 20 janvier 2012; « Nord-Mali : "plusieurs morts" dans des affrontements avec des rebelles touaregs », Jeune Afrique,‎ 18 janvier 2012
  15. André Silver Konan, « Mali : Modibo Sidibé, enfin candidat », jeuneafrique.com,‎ 17 janvier 2012
  16. Assane Koné, « Présidence de la République : ATT promulgue le nouveau Code des personnes et de la famille », Le Républicain,‎ 18 janvier 2012 (lire en ligne)
  17. a et b Afp, « La rébellion touareg ressurgit au Mali », Libération,‎ 19 janvier 2012
  18. Assemblée nationale, « Résolution N° 12-01/AN-RM sur la sécurité au nord du pays : L’Assemblée Nationale réaffirme son attachement à l’intégrité du territoire », 22 septembre,‎ 23 janvier 2012 (lire en ligne)
  19. Allaye Lam, « Assemblée nationale : un nouveau statut pour le vérificateur général et le médiateur de la République », L'Essor,‎ 23 janvier 2012 (lire en ligne)
  20. Afp, « Mali: l'armée contrôle les trois villes attaquées par les rebelles touareg », Libération,‎ 20 janvier 2012
  21. David Dembélé, « IBK à Mopti : "Je ne laisserai jamais la terreur s’installer dans le Nord Mali" », journaldumali.com,‎ 23 janvier 2012
  22. « 2è Comité directeur du PIDS : des décisions majeures pour 2012 », l'Essor,‎ 24 janvier 2012 (lire en ligne)
  23. a et b Afp, « Mali : Aqmi au côté de rebelles pour l'attaque d'une ville du Nord-Est », libération,‎ 27 janvier 2012
  24. Afp, « Mali: l'armée contrôle le Nord après les assauts de rebelles touareg », slateafrique,‎ 25 janvier 2012
  25. Adama Diarra (AMAP Kidal), « Situation au Nord : Anderamboukane visé », L’Essor,‎ 27 janvier 2012 (lire en ligne)
  26. David Dembélé, « Présidentielle 2012 : Du mouvement dans la ruche », journaldumali.com,‎ 27 janvier 2012
  27. Ben Dao, « Conférence régionale de la Codem : Les inquiétudes du candidat Poulo pour la tenue des élections », L'indicateur Renouveau,‎ 30 janvier 2012 (lire en ligne)
  28. Ousmane Berthé, « Enseignement supérieur : l’université de Ségou a ouvert ses portes », L’Essor,‎ 30 janvier 2012 (lire en ligne)
  29. Pana, « Mali: Cheick Bougadary Traoré candidat à l'élection présidentielle », afriquejet.com,‎ 30 janvier 2012
  30. Dougoutigui, « IBK brave rebelles et terroristes à Tombouctou : « l’insécurité n’est pas une fatalité ! » », journaldumali.com,‎ 31 janvier 2012
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Voir aussi[modifier | modifier le code]