Mohamed Ould Abdel Aziz

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Mohamed Ould Abdel Aziz
محمد ولد عبد العزيز
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Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, le 15 mars 2009, dans sa ville natale d'Akjoujt

Fonctions
4e président de la
République islamique de Mauritanie
Actuellement en fonction
Depuis le 5 août 2009
Élection 19 juillet 2009
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Ba Mamadou dit M'Baré (président de la République par intérim)
Président du Haut Conseil d'État de la République islamique de Mauritanie
6 août 200815 avril 2009
Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Prédécesseur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
(président de la République)
Successeur Ba Mamadou dit M'Baré (président de la République par intérim)
Biographie
Date de naissance 20 décembre 1956 (1956-12-20) (55 ans)
Lieu de naissance Drapeau : France Akjoujt (Afrique occidentale française)
Nationalité mauritanienne
Parti politique Indépendant
Conjoint tekber mint
Profession Militaire

EscudoMauritania.PNG
Présidents de la
République islamique de Mauritanie

Mohamed Ould Abdel Aziz (parfois Muhammad Abd al-Aziz, Ould Abdelaziz, en arabe : محمد ولد عبد العزيز), né le 20 décembre 1956 à Akjoujt, est un général mauritanien, chef de l'État du 6 août 2008 au 15 avril 2009, puis président de la République depuis le 5 août 2009.

Il fut l'un des meneurs du coup d'État d'août 2005 qui déposa le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis il conduisit le coup d'août 2008 qui renversa le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Après ce dernier coup de force, Ould Abdel Aziz s'auto-proclame président du Haut Conseil d'État[1].

Sommaire

[modifier] Carrière militaire

  • 1977-1980 : formation d’officier inter-armes à l’Académie royale militaire de Meknès (Maroc)
  • 1980 : promu au grade de sous-lieutenant
  • 1981-1982 : École de la logistique à Alger. Après cette période, il occupe plusieurs fonctions à l’état-major national
  • 1986-1987 : École inter-armes d’Atar
  • 1987-1991 : aide de camp du président de la République et commandant du Bataillon de la Sécurité présidentielle
  • 1988 : promu au grade de capitaine
  • 1994 : promu au grade de commandant
  • 1991-1994 : nommé commandant du Bataillon du commandement de l’état-major de l’armée nationale
  • 1994-1995 : École inter-armes du Maroc
  • 1995 : nommé commandant en second de la 6e Région militaire de l’armée nationale
  • 1998 : nommé commandant de la Sécurité présidentielle, promu au grade de lieutenant-colonel
  • 2004 : promu au grade de colonel
  • 2007 : nommé chef d’état-major particulier du président de la République, promu au grade de général de brigade

[modifier] Coups d'État

[modifier] 2005

Le coup d'État militaire du 3 août 2005, conduit par le colonel Ely Ould Mohamed Vall, directeur général de la Sûreté nationale, et le colonel Ould Abdel Aziz, qui est alors commandant de la garde présidentielle (BASEP), renverse le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya. On dit que le colonel Aziz fut l'un des acteurs principaux du putsch[2],[3],[4].

[modifier] 2008-2009

Le 6 août 2008, suite à une crise politique, le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi accuse les généraux de mettre la pression sur les parlementaires frondants contre lui. Le président limoge donc quatre officiers de l'armée dont Aziz. Ce dernier orchestre alors un coup d'État, devient chef de l'État et emprisonne le président Abdallahi.

Le 12 avril 2009, il annonce sa démission de l'armée et de la présidence du Haut Conseil d'État avant le 21 avril afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle prévue le 6 juin[5]. Le 15 avril, l'intérim du pouvoir revient constitutionnellement au président du Sénat, Ba Mamadou dit M'Baré[6],[7].

Finalement les élections du 6 juin n'auront pas lieu, un accord entre Aziz et les opposants au coup d'État est trouvé à Dakar et des élections consensuelles sont organisées le 18 juillet. Durant la campagne précédant cette élection, le général Aziz s'est élevé contre la politique israélienne en Palestine, lui qui, durant l'exercice du pouvoir à la tête de la junte, avait rompu les relations diplomatiques entre Israël et la Mauritanie suite à la guerre de Gaza[réf. nécessaire]. Il est élu président au terme d'une élection dont le résultat soulève de nombreux doutes sur sa régularité [8].

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • (en) Anthony G. Pazzanita, « Mohamed Ould Abdelaziz », in Historical dictionary of Mauritania, Scarecrow Press, Lanham (Maryland) ; Toronto, Plymouth (Royaume-Uni), 2008 (3e éd.), p. 329-341 (ISBN 9780810855960)
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