Amadou Toumani Touré

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Amadou Toumani Touré
Amadou Toumani Touré en 2010.
Amadou Toumani Touré en 2010.
Fonctions
4e président de la République du Mali
8 juin 200222 mars 2012[1]
(&&&&&&&&&&&035759 ans, 9 mois et 14 jours)
Élection 12 mai 2002
Réélection 29 avril 2007
Premier ministre Ahmed Mohamed ag Hamani
Ousmane Issoufi Maïga
Modibo Sidibé
Cissé Mariam Kaïdama Sidibé
Prédécesseur Alpha Oumar Konaré
Successeur Amadou Haya Sanogo (président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État)
Dioncounda Traoré (intérim)
Ibrahim Boubacar Keïta (président de la République)
Président du Comité de transition pour le Salut du peuple de la République du Mali
26 mars 19918 juin 1992
(&&&&&&&&&&&&04401 an, 2 mois et 12 jours)
Prédécesseur Moussa Traoré
(président de la République)
Successeur Alpha Oumar Konaré
(président de la République)
Biographie
Date de naissance 4 novembre 1948 (65 ans)
Lieu de naissance Mopti (Soudan français)
Nationalité malienne
Parti politique Indépendant
Conjoint Lobbo Traoré
Profession Officier
Religion Islam

Amadou Toumani Touré
Présidents de la République du Mali

Amadou Toumani Touré, dit ATT, né le 4 novembre 1948 à Mopti (Soudan français, actuel Mali), est un général et homme d'État malien. Il est le 4e président de la République du 8 juin 2002 jusqu'au coup d'État du 22 mars 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Amadou Toumani Touré est né le 4 novembre 1948 à Mopti, dans l'ancien Soudan français, où il fréquente l’école fondamentale. Entre 1966 et 1969, il est inscrit à l’école normale secondaire de Badalabougou à Bamako pour devenir instituteur.

Finalement, il intègre l’armée en entrant à l’école interarmes de Kati. Au sein du corps des parachutistes, il grimpe rapidement les échelons. Après plusieurs stages en URSS et en France, il devient commandant des commandos parachutistes en 1984.

En mars 1991, après les manifestations populaires réprimées dans le sang, il participe au coup d'État contre Moussa Traoré, prend la présidence du Comité de transition pour le Salut du peuple et assure les fonctions de chef de l’État pendant la transition démocratique.

Il organise la conférence nationale (qui s’est déroulée du 29 juillet au 12 août 1991), puis des élections législatives et présidentielle en 1992. À l’issue de ces élections, il remet le pouvoir au nouveau président élu Alpha Oumar Konaré. On le surnomme alors le « soldat de la démocratie ».

Il fonde et dirige une fondation pour l’enfance.

George W. Bush et Amadou Toumani Toure, à la Maison-Blanche (Bureau ovale), en 2008.

En juin 2001, il est l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, en République centrafricaine, après un coup d’État manqué contre Ange-Félix Patassé.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Premier mandat (2002-2007)[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 2001, il demande et obtient sa mise en retraite anticipée de l’armée. Il décide de se lancer dans la vie politique en posant sa candidature pour l'élection présidentielle de 2002. Il est élu président de la République le 12 mai 2002 avec 64,35 % des voix au second tour. Son adversaire Soumaïla Cissé, ancien ministre, obtient 35,65 % des voix.

Sa présidence est assez atypique, il n’appartient à aucun parti politique et son gouvernement regroupe tous les partis du pays. Lors de son élection en 2002, il nomme Ahmed Mohamed ag Hamani comme Premier ministre. Celui-ci démissionne le 28 avril 2004 et il est remplacé par Ousmane Issoufi Maïga.

Deuxième mandat (2007-2012)[modifier | modifier le code]

Amadou Toumani Touré annonce sa candidature à l'élection présidentielle malienne de 2007 lors d’un déplacement à Nioro du Sahel le 27 mars 2007[2].

Soutenu par de nombreux partis politiques, dont quatorze sont rassemblés à l’initiative de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma/Pasj) et de l’Union pour la république et la démocratie (URD), au sein de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) mais également par le Mouvement citoyen et plusieurs associations, le président sortant a axé sa campagne sur son bilan qu’il qualifie de positif, sur son modèle de gouvernance basé sur le consensus et sur un « programme pour le développement économique et social » autour de neuf priorités : le renouveau de l’action publique en matière de démocratie et de gouvernance ; une plus forte croissance économique avec à la clef un taux de croissance d’au moins 7 % l’an ; le développement du secteur privé ; celui des ressources humaines ; l’emploi des jeunes ; une plus grande implication des femmes dans le développement ; le soutien aux initiatives culturelles et au sport ; la participation des Maliens de l’extérieur au développement du pays et l’institution d’une diplomatie plus agressive[3]. Lors d’un meeting à Koulikoro, il a annoncé un programme d’embauche de 50 000 jeunes dans la fonction publique[4].

Son slogan de campagne est « Pour un Mali qui gagne ». Ses partisans souhaitant sa victoire au premier tour ont diffusé le slogan Takokélen qui en bambara signifie littéralement « prise unique ». Ses adversaires, regroupés notamment au sein du Front pour la démocratie et la République (FDR), les accusent d’utiliser les moyens de l’État pour faire campagne. Ils accusent également le président et le gouvernement de favoritisme, par exemple dans l’attribution des logements sociaux, et déplorent des fraudes lors du scrutin du 29 avril.

Amadou Toumani Touré a été réélu président de la République le 29 avril 2007 dès le premier tour. Il a obtenu 71,20 % des votes[5], tandis que son principal concurrent, Ibrahim Boubacar Keïta, qui n’a recueilli que 19,15 % des voix, conteste, comme les autres candidats de l’opposition réunis au sein du Front pour la République et la démocratie, les résultats en raison de fraudes.

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, un peu plus de deux mois avant la fin de son mandat, il est renversé par un coup d'État. Les mutins du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État, dirigé par le capitaine Amadou Sanogo, dénoncent la gestion du conflit au nord Mali entre l'armée et la rébellion touareg[6]. Ce coup d'État intervient dans un contexte où la prochaine élection présidentielle, à laquelle le président Touré ne se présentait pas, était prévue pour le 29 avril 2012, élection couplée avec un référendum constitutionnel.

Le 8 avril 2012, il annonce officiellement qu'il démissionne de ses fonctions présidentielles[7],[8].

Exil[modifier | modifier le code]

Il est depuis le coup d'État en exil au Sénégal avec sa famille proche sous les auspices de l'État sénégalais. Et se met à l'écart de la vie politique de son pays [9].

Le 27 décembre 2013, le gouvernement malien a saisi ce vendredi 27 décembre l’Assemblée nationale, où siège la Haute cour de justice, pour juger l’ancien président Amadou Toumani Touré[10].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renversé le 22 mars 2012, il démissionne le 8 avril.
  2. « ATT annonce sa candidature à l’élection présidentielle d’avril », Panapress, 27 mars 2007.
  3. « ATT dévoile son programme socio-économique », L’Hebdo du Burkina du 13 au 19 avril 2007.
  4. « Présidentielle du 29 avril : Émigration, emploi et social au cœur de la campagne », Le Devoir, 23 avril 2007.
  5. « Résultats définitifs de l’élection présidentielle », L’Essor nº 15950 du 14 mai 2007.
  6. Mali: les mutins disent contrôler la présidence et avoir arrêté des ministres, AFP 22-03-2012
  7. Mali : le président Touré démissionne, Le Figaro, 8 avril 2012.
  8. Le président malien démissionne ouvrant la voie au départ de la junte, L'Express, 8 avril 2012.
  9. « Mali: qu’est devenu Amadou Toumani Touré ? », sur rfi.fr, Radio France internationale,‎ mars 2013 (consulté en 8 décembre 2013)
  10. http://maliactu.net/lex-president-malien-att-inculpe-pour-haute-trahison/
  11. http://www.koulouba.pr.ml/spip.php?article19
  12. (fr) [PDF] Membres d’honneur de l’Institut Aspen France
  13. Ordonnance Souveraine n° 3.668 du 13 février 2012 portant élévation dans l’Ordre de Saint-Charles, sur legimonaco.mc, 17 février 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]