Élection présidentielle malienne de 2013

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Élection présidentielle malienne de 2013
Président du Mali
les 28 juillet et 11 août 2013
Type d’élection  Présidentielle
Électorat et résultats
Population  15 006 372
Inscrits  6 829 696
Votants au 1er tour 3 520 242
  
48,98 % Green Arrow Up.svg 35,2 %
Votants au 2e tour 3 033 951
  
45,78 % Red Arrow Down.svg 6,5 %
Votes nuls au 1er tour 389 876
Votes nuls au 2e tour 92 920
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Ibrahim Boubacar Keïta – Rassemblement pour le Mali
Voix au 1er tour 1 175 769 Green Arrow Up.svg 171 %
Voix au 2e tour 2 354 693 Green Arrow Up.svg 100,3 %
  
39,79 %
  
77,61 %
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Soumaïla Cissé – Union pour la république et la démocratie
Voix au 1er tour 582 127
Voix au 2e tour 679 258 Green Arrow Up.svg 16,7 %
  
19,70 %
  
22,39 %
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Dramane Dembélé – Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice
Voix au 1er tour 286 929
  
9,71 %
Modibo Sidibe.jpg
Modibo Sidibé – Forces alternatives pour le renouveau et l'émergence
Voix au 1er tour 146 839
  
4,97 %
Housseini Amion Guindo.JPG
Housseini Amion Guindo – Convergence pour le développement du Mali
Voix au 1er tour 140 345
  
4,75 %
Président du Mali
Sortant
Élu
Politique au Mali
Image illustrative de l'article Élection présidentielle malienne de 2013

Une élection présidentielle se tient au Mali le 28 juillet 2013[1] et le 11 août, après une période de transition. Initialement prévue en 2012, l'élection présidentielle n'a pu se dérouler en raison du coup d’État militaire qui a renversé le président Amadou Toumani Touré dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, alors que le nord du Mali est en proie à une insurrection armée menée par le Mouvement national de libération de l'Azawad et des organisations armées djihadistes.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le second mandat du président Amadou Toumani Touré, élu le 12 mai 2002 et réélu le 29 avril 2007, s'achevait en 2012. Conformément à la Constitution qui limite le nombre de mandat à deux, le président sortant confirme lors d'une conférence de presse le 12 juin 2011 qu'il ne se représentera pas[2].

Le 17 janvier 2012, les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) attaquent l’armée malienne à Ménaka. C’est le début d’une nouvelle insurrection menée par un mouvement renforcé en hommes et en armes par le retour des touaregs engagés dans l’armée libyenne après la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Le MNLA réclame l’indépendance des trois régions situées au Nord du Mali : Kidal, Gao et Tombouctou. Par manque de moyens, l’armée malienne subit des revers face aux combattants du MNLA[3].

Le 24 janvier, le MNLA attaque la ville d’Aguel’hoc. Le gouvernement malien accuse le MNLA d’être allié avec des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Accusés de crimes de guerre pour avoir assassiné des militaires maliens prisonniers[4], les rebelles, par la voix du MNLA, rejettent ces accusations [5]. En deux mois, plus de 200 000 Maliens fuient les combats et se réfugient en grande partie dans les pays voisins [6].

Fin janvier et début février, des manifestations de femmes de soldats ont lieu à Bamako, Kati et Ségou pour protester contre la gestion de la crise par les autorités[7].

Alors que des civils touaregs sont pris pour cibles à Bamako et Kati, le président de la République intervient à la télévision pour appeler à ne pas faire l’amalgame entre les populations touarègues et le MNLA[8],[9],[10]. Dans la nuit du 10 au 11 mars, le MNLA prend le contrôle du camp militaire de Tessalit [11], considéré comme stratégique en raison de la présence d’une piste d’atterrissage.

Le mouvement islamique Ansar Dine, créé par Iyad ag Ghali, figure des rébellions touarègues des années 1990 au Mali, combat aux côtés du MNLA. Il affirme contrôler les localités d’Aguel’hoc et de Tessalit et veut imposer la charia au Mali[12].

Le 21 mars 2012, une mutinerie de soldats éclate à Bamako et à Gao. Ils protestent contre la gestion gouvernementale de la guerre et leur manque de moyens[13]. Le même jour, des mutins investissent le palais présidentiel et le siège de l'ORTM Télévision nationale. Le président Amadou Toumani Touré est renversé.

La constitution est alors suspendue et un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR) présidé par le capitaine Amadou Haya Sanogo est mis en place[14]. Ce coup d'État est condamné par les principaux partis politiques et la communauté internationale. Sous la pression, les putschistes acceptent la mise en place d'une période de de transition. Le 8 avril, le président renversé Amadou Toumani Touré démissionne officiellement[15]. Le 12 avril, Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président par intérim. La transition est prévue pour une durée d'un an. Il nomme Cheick Modibo Diarra au poste de Premier ministre et le charge de former un gouvernement d'union nationale. La crise perdure, les putschistes continuant à intervenir dans la vie politique. Après avoir nommé deux gouvernements d'union nationale, Cheick Modibo Diarra est contraint par les putschistes de démissionner le 11 décembre 2012. Diango Cissoko est alors nommé Premier ministre.

Dans le nord du pays, profitant de la confusion institutionnelle et politique, le MNLA allié avec les mouvements djihadistes parvient à conquérir les trois régions du nord du Mali. Le 6 avril, par un communiqué publié sur son site, le MNLA proclame « irrévocablement, l’État indépendant de l’Azawad à compter de ce jour »[16],[17],[18].

Des dissensions apparaissent entre le MNLA et Ansar Dine, allié d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Les djihadistes prennent le dessus et contrôlent le nord du Mali. En janvier 2013, alors qu'ils tentent de descendre vers le sud du pays, la France s'engage militairement à la demande du président par intérim Dioncounda Traoré. Avec le soutien militaire de plusieurs pays africains, dont principalement le Tchad, les armées française et malienne arrivent à contenir l'avancée des djihadistes puis à reconquérir le nord du Mali, à l’exception de Kidal dont le MNLA a repris le contrôle

A l'initiative de la France, la communauté internationale engage un soutien financier important pour la reconstruction du Mali, de son armée et de l'administration ainsi que des services publics détruits au Nord du pays, et demande au Mali d'organiser pour le mois de juillet 2013 au plus tard une élection présidentielle permettant de clôturer la transition politique. Malgré les difficultés (insécurité persistant au Nord, région de Kidal toujours sous contrôle du MNLA, nombre important de déplacés et de réfugiés) et face à la pression de la France et de la communauté internationale, le gouvernement accepte cette demande. Les négociations entre les autorités maliennes et le MNLA reprennent sous la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré afin de permettre le cantonnement puis le désarmement des groupes armés, le retour de l'armée et de l'administration malienne et la tenue des élections sur l'ensemble du territoire malien, y compris Kidal.

L'élection prévue en 2012[modifier | modifier le code]

Le premier tour était fixé au 29 avril et, si aucun candidat n'obtenait la majorité absolue des suffrages exprimés à l'issue du premier tour, le second tour devait se tenir le 13 mai suivant. Le premier tour était couplé avec le référendum sur la révision de la Constitution[19].

Polémiques sur l'organisation du scrutin[modifier | modifier le code]

En 2011, plusieurs polémiques se sont déclenchées concernant l'organisation du scrutin, notamment le fichier électoral et la composition de la Commission électorale nationale indépendante.

Pour constituer le fichier électoral, le gouvernement a décidé de se servir du fichier issu du Recensement administratif à caractère électoral (Race), fichier qu’il convient d’améliorer selon le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné. La majorité des partis politiques est favorable à l’utilisation d’un fichier issu du Recensement administratif à vocation d’état civil (Ravec) jugé plus fiable. Or le gouvernement considère que ce second fichier pose un certain nombre de difficultés dont le non recensement des Maliens vivant en Côte d’Ivoire[20] et le nombres importants de corrections à y apporter dans un délai très court, ainsi que le coût de l’utilisation de ce fichier estimé à 41 milliards de francs CFA[21]. Lors d’une réunion de concertation entre le gouvernement et les partis politiques le 3 janvier 2012, le directeur national de l'Intérieur au ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, Bassidi Coulibaly, a reconnu la faible influence des citoyens pour la révision des listes électorales[22].

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) est une institution chargé de contrôler l’organisation et le bon déroulement des élections. Des représentants des partis politiques y siègent. Dix sièges sont prévues à répartir équitablement entre l’opposition et la majorité. Une polémique a lieu entre les partis de la majorité et les partis se revendiquant de l’opposition. Pour la majorité, il faut tenir compte de la représentativité des partis politiques et proposent neuf représentants pour la majorité, à laquelle appartient 143 députés sur 147 et un seul pour l’opposition, représentait à l’Assemblée nationale par un seul parti, Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi) et ses 4 députés. Alors que plusieurs partis de l’opposition extraparlementaire (UNPR, Bara, MPLO, ADCAM, RJP, CD, CNU - Faso-jo-ton) réclament cinq sièges pour l’opposition et cinq pour la majorité[23]. Le 7 septembre 2011, le gouvernement adopte, en conseil des ministres, sur proposition du ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, le décret portant nomination des membres de la Commission électorale nationale indépendante. Parmi les 10 représentants des partis politiques, un seul représente l'opposition, Moussa Konaté du Parti social démocrate, non représenté à l'Assemblée nationale[24]. L'opposition, considérant que ce décret ne respecte par l'esprit de la loi électorale de 2006 qui prévoit un partage équitable entre la majorité et l'opposition a saisi la Cour suprême[25]. Le 11 octobre, la Cour suprême a débouté les plaignants[26],[27].

Le 20 septembre 2011, Mamadou Diamoutani, docteur en mathématiques et secrétaire général du Haut Conseil islamique du Mali, a été élu président de la Ceni[28].

Candidatures[modifier | modifier le code]

Les candidats devaient remettre auprès de la Cour constitutionnelle la déclaration de candidature qui doit recueillir la signature légalisée d’au moins dix députés ou cinq élus communaux dans chacune des régions et du district de Bamako. Un élu ne peut soutenir plus d’un candidat. Chaque candidat doit déposer une caution de dix millions de francs CFA, remboursable à 50 % pour les candidats ayant obtenus 5 % au moins des suffrages exprimés lors du 1er tour de l’élection présidentielle[29].

Plusieurs candidats avaient déclaré leur intention de se présenter et/ou ont été investis par leur parti. Leur candidature devra être validée par la Cour constitutionnelle.

  • Jamille Bittar, premier vice-président du Parti pour le développement économique et social du Mali (PDES), a annoncé le 30 janvier 2012 sa candidature à l'élection présidentielle. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie et du Conseil économique et social est soutenu par l’Union des mouvements et associations du Mali, créée deux mois auparavant[30].
  • Soumaïla Cissé, ancien ministre, ancien président de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, candidat investi le 18 septembre 2011 par l'Union pour la république et la démocratie, soutenu par plusieurs partis et clubs politiques[31], a été le premier à déposer son dossier de candidature auprès de la Cour constitutionnelle[32].
  • Aminata Niamoto Diakité déclare sa candidature le 18 février 2012, investie par le parti humaniste Adamaden Ya Ton[33].
  • Sidibé Aminata Diallo, ancienne ministre de l’Éducation, déjà candidate lors de la précédente élection en 2007, est investie le 24 décembre 2011 par le Rassemblement pour l'éducation à l'environnement et au développement durable (REDD) [34].
  • Cheick Modibo Diarra, astrophysicien malien ayant travaillé à la Nasa et président de Microsoft Afrique. Le 6 mars 2011, il présente à Bamako la formation politique qu’il vient de créer en vue de l’élection présidentielle de 2012, le Rassemblement pour le développement du Mali (RPDM)[35].
  • Mamadou Djigué dit Jeff annonce le 22 septembre 2011 sa candidature sous les couleurs du Mouvement des jeunes pour le changement et le développement (MJCD). Cette annonce s'est faite lors d’un meeting organisé au Centre international de conférence de Bamako, en présence de son père Ibrahima N’Diaye, premier vice-président de l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice[36].
  • Housseini Amion Guindo, dit « Poulo », président de la Convergence pour le développement du Mali, est désigné le 14 septembre 2011par le groupement politique PUR (Partis unis pour la République) candidat à l'élection présidentielle[37].
  • Tidiane Guindo, avocat, a annoncé sa candidature au nom d'un nouveau parti politique Mali Dambé le 23 février 2012[38].
  • Ibrahim Boubacar Keïta, ancien Premier ministre, ancien président de l'Assemblée nationale et président du Rassemblement pour le Mali (RPM) a été investi le 14 janvier 2012[39]. Candidat lors des deux précédentes élections présidentielles en 2002 et 2007, il bénéficie du soutien de quinze partis politiques qui ont signé le 12 janvier 2012 un protocole d’accord en vue de « constituer un pôle républicain et démocratique fort et stable »: Mouvement pour l'indépendance, la renaissance et l'intégration africaine (Miria), de l’Union des Maliens pour le progrès (UMP), de l’Union malienne-rassemblement démocratique africain, du Front africain pour la mobilisation et l'alternance (Fama), du Rassemblement des démocrates républicains (RDR), du Rassemblement pour la justice au Mali (RJD), Parti Sigikafo Oyédamouyé (PSO), de la Concertation démocratique, du Parti de la différence au Mali (PDM), du Parti socialiste et démocratique du Mali (PSDM), du Parti populaire pour le progrès (PPP), du PPM, du MPLO, du RUP, de l'Action démocratique pour le changement et l'alternance au Mali (ADCAM) et du Rassemblement pour le Mali (RPM)[40].
  • Aguibou Koné, ancien leader estudiantin, annonce le 25 janvier 2012 qu’il se présentera à l’élection présidentielle de 2012 pour défendre les couleurs d’une organisation politique dénommée « A Yèlè » (« ouvrir » en langue nationale bambara)[41],[42].
  • Le parti Yéléma, réuni en congrès à Kayes a investi Moussa Mara le 15 octobre 2011[43].
  • Oumar Mariko, député, investi le 26 juin 2011 par le parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance. Il a déjà été candidat lors des deux précédentes élections présidentielles en 2002 et 2007 souhaite dans son programme « bâtir un État démocratique fort, respectueux des valeurs républicaines, et de la répartition équitables des ressources du pays »[44].
  • Achérif Ag Mohamed, désigné le 12 novembre 2011 par l'Union nationale pour le travail et le développement[45].
  • Soumana Sako, ancien Premier ministre et président de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS) a déclaré sa candidature le 18 décembre 2011[46].
  • Niankoro Yeah Samaké, maire de la commune rurale de Ouélessébougou, a déclaré le 12 novembre 2011 sa candidature à l'élection présidentielle au nom du Parti pour l’action civique et patriotique (PACP), un nouveau parti politique[47].
  • Modibo Sidibé, ancien Premier ministre, a annoncé sa candidature le 17 janvier 2012[48]. Modibo Sidibé a reçu le 6 mars 2012 le soutien de 15 partis politiques regroupés au sein de l'Alliance pour la démocratie, le progrès et la solidarité (ADPS) dont le porte-parole est Me Mamadou Gakou président de la Convention parti du peuple (Copp)[49].
  • Le parti Avenir et développement du Mali (ADM) a investi son président Madani Amadou Tall le 11 mars 2012 à la Grande Mosquée de Bamako[50].
  • Mountaga Tall a été investi le 15 janvier 2012 à Bamako candidat par le Congrès national d'initiative démocratique (CNID). L'avocat a été candidat aux élections présidentielles de 1992, 2002 et 2007[51].
  • Cheick Bougadary Traoré, président de la Convergence africaine pour le renouveau (CARE), a été investi candidat de son parti le 28 janvier 2012. Cheick Bougadary Traoré est le fils de chef d'État Moussa Traoré [52].
  • Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, investi par l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-Pasj) le 30 juillet 2011[53],[54]. Il est soutenu par quinze autre partis politiques qui ont décidé de s'allier à l'Adéma-Pasj. Il s'agit de l'Alliance malienne pour le travail (Amt), du Parti démocratique pour la justice (Pdj), du Mouvement pour la démocratie et le développement (Mdd), du Parti concertation démocratique (Pcd), du Parti social démocratique (Psd), du Front populaire pour la démocratie (Fpd), du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd), du Psr, de l’Association politique Yêrêko, du Parti pour la justice et la démocratie directe (Pjdd), du Parti pour l’éducation, la culture et la santé (Pecs), du Parti démocratique de développement (Pdd), du Parti écologique pour l’intégration (Pei), du parti pour la démocratie et le progrès (Pdp) et de l’Ufp[55]. Le 25 février 2012, l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) a également annoncé à Koutiala son soutien à Dioncounda Traoré[56].

L'élection de 2013[modifier | modifier le code]

Calendrier[modifier | modifier le code]

La loi électorale adoptée le 27 mai 2013 en Conseil des ministres prévoit l'organisation du premier tour le dimanche 28 juillet. En cas de nécessité, un second tour sera organisé le 11 août suivant[57].

La campagne électorale officielle pour le premier tour a eu lieu du 7 au 26 juillet[57]. Celle pour l'éventuelle second tour a débuté au lendemain de la proclamation des résultats définitifs du premier tour, soit le 8 août et s'est clôturé le 9 août.

Organisation du scrutin[modifier | modifier le code]

Le ministère de l'Administration territoriale est chargé de l'organisation du scrutin. Il se déroule sur toute l'étendue du territoire malien, ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires pour les Maliens de l'étranger[20].

La bonne tenue du fichier électoral est confiée à la délégation générale aux élections. La Commission nationale électorale indépendante (Céni) veille au bon déroulement du scrutin[57].

Le fichier électoral biométrique est constitué à partir des données du recensement administratif à vocation d'état civil (Ravec) effectué en 2010. Sur ce fichier figure les données d'état civil ainsi que la photo et l'empreinte digitale de chaque électeur. Les nouvelles cartes d'identité appelées Nina et confectionnées pour l'occasion servent de carte d'électeur[58].

Candidats[modifier | modifier le code]

Plusieurs personnalités politiques maliennes ont annoncé leur candidature. Le 29 juin 2013, la Cour constitutionnelle, chargée de valider les dossiers, annonce qu'elle a reçu 36 candidatures, dont 2 femmes[59]. Cependant, huit candidatures ont été rejetées par la Cour constitutionnelle pour défaut de paiement de la caution de dix million de francs CFA ou insuffisance de parrainages (dix députés ou cinq élus communaux dans chacune des régions et du district de Bamako. Parmi elle, la candidature de Sidibé Aminata Diallo, déjà candidate en 2007 et ancienne ministre de l’Éducation de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

Les candidats retenus sont :

Premier tour[modifier | modifier le code]

Le 8 juillet, Tiébilé Dramé demande un report du scrutin à la Cour constitutionnelle, considérant qu'il y a violation de la loi électorale, le collège électoral ne pouvant être convoqué tant que les listes électorales ne sont pas établies sur l'ensemble du territoire national, ce qui serait le cas dans les 13 communes de la région de Kidal[71]. Le 17 juillet, au cours d'une conférence de presse, il déclare retirer sa candidature « parce que les conditions d'une élection régulière ne sont pas réunies »[72].

Le premier tour se déroule le 28 juillet dans le calme malgré de nombreux cafouillages, des électeurs cherchant désespérément leur bureau de vote.

Les observateurs de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se déclarent satisfait du déroulement du premier tour remarquant cependant la difficulté pour les électeurs à trouver leur bureau de vote ainsi que des dysfonctionnement comme le manque d'isoloirs dans certains bureaux de vote[73].

La mission d'observation de l'Union africaine, conduite par Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais a constaté « un scrutin homogène malgré quelques petites imperfections, qui cependant n'entachent pas la bonne tenue du scrutin »[74].

Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne, « malgré des conditions difficiles, l’administration malienne a fait preuve de détermination pour garantir la transparence et la crédibilité des élections ». Le président français François Hollande s'est félicité du « bon déroulement du scrutin présidentiel malien, marqué par une mobilisation importante et une absence d’incident majeur »[75].

Le 30 juillet, le ministre de l'Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly annonce que les premiers résultats officiels portant sur un tiers du dépouillement donne une avance importante au candidat Ibrahim Boubacar Keïta et affirme que « si ces écarts sont confirmés, il n'y aura pas de deuxième tour »[76]. Ces résultats partiels sont immédiatement contestés par l'URD de Soumaïla Cissé[77].

Le 2 août les résultats complets provisoires sont annoncé par le ministre de l'Administration territoriale. Ibrahim Boubacar Keïta arrive largement en tête avec plus de 39,24% des voix devant Soumaïla Cissé qui obtient 19,44% des suffrages exprimés.Le candidat de l'Adéma-Pasj Dramane Dembélé arrive en troisième position avec 9,59% des voix

Le 2 août, prenant acte des résultats provisoires le plaçant deuxième, le Soumaïla Cissé déplore la mauvaise organisation du premier tour en déclarant que « l’arbre de la grande mobilisation du peuple malien, le 28 juillet, ne doit pas cacher la forêt de l’impréparation, de la mauvaise organisation de la fraude qui ont caractérisé le premier tour de l’élection présidentielle » et demande que « ces ratés, ces dysfonctionnements, cette mauvaise organisation dont la responsabilité incombe au seul gouvernement, soient corrigés avant le second tour »[78].

Le 7 août 2013, la Cour Constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs[79]:

Candidats Partis Premier tour
Votes %
Ibrahim Boubacar Keïta Rassemblement pour le Mali 1 175 769 39,79
Soumaïla Cissé Union pour la république et la démocratie 582 127 19,70
Dramane Dembélé Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice 286 929 9,71
Modibo Sidibé Forces alternatives pour le renouveau et l'émergence 146 839 4,97
Housseini Amion Guindo Convergence pour le développement du Mali 140 345 4,75
Oumar Mariko Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance 75 875 2,57
Choguel Kokalla Maiga Mouvement patriotique pour le renouveau 69 767 2,36
Cheick Modibo Diarra Rassemblement pour le développement du Mali 63 320 2,14
Jamille Bittar Union des mouvements et alliances pour le Mali 52 216 1,77
Mountaga Tall Congrès national d'initiative démocratiquee 45 384 1,54
Moussa Mara Yéléma 45 227 1,53
Mamadou Bakary Sangaré Convention sociale démocrate 31 803 1,08
Soumana Sako Convention nationale pour une Afrique solidaire 26 524 0,90
Oumar Ibrahima Touré Alliance pour la république 25 235 0,85
Haïdara Aïchata Alassane Cissé 22 274 0,75
Niankoro Yeah Samaké Parti pour l'action civique et patriotique 17 007 0,58
Konimba Sidibé Mouvement destin commun 16 780 0,57
Hamed Sow Rassemblement travailliste pour le développement 16 763 0,57
Racine Seydou Thiam Convergence d’action pour le peuple 16 153 0,55
Oumar Boury Touré Groupe d’action démocratique pour le Mali 15 738 0,53
Ousmane Ben Traoré Parti citoyen pour le renouveau 15 640 0,53
Cheick Keïta Union pour la démocratie et l’alternance 14 623 0,49
Siaka Diarra Union des forces démocratiques 14 281 0,48
Youssouf Cissé Convergence des initiatives pour le changement 12 258 0,41
Cheick Boucadry Traoré Convergence africaine pour le renouveau 9 177 0,31
Sibiri Coumare Synergie des initiatives pour la renaissance africaine 9 051 0,31
Alhousseïni Maiga Parti pour une nouvelle Afrique 8 159 0,28
Tiébilé Dramé Parti pour la renaissance nationale 5 723
Votes nuls 389 876
Suffrages annulés 113
Suffrages exprimés 2 955 264 100
Inscrits 6 829 696
Taux de participation - 48,98

Second tour[modifier | modifier le code]

L'annonce des résultats définitifs du premier tour le 7 août 2013 déclenche le début de la campagne officiel le lendemain, une campagne très courte de 48 heures alors que les maliens, très majoritairement musulmans, célèbrent la fin du ramadan[80]. Soumaïla Cissé propose à son adversaire l'organisation d'un débat mais Ibrahim Boubacar Keïta décline la proposition, son état-major évoquant un problème de temps pour le préparer[81].

La plupart des candidats éliminés au premier tour ont rallié l'un de deux finalistes.

Le 3 août, Dramane Dembélé, candidat arrivé en troisième position, a appelé à voter pour Ibrahim Boubacar Keïta, contredisant la consigne donné par son parti l'Adéma-Pasj. Il justifie ce ralliement par l'appartenance commune de l'Adéma-Pasj et du RPM à l'Internationale socialiste et le partage des « mêmes valeurs de gauche »[82].

Le 5 août, la Convergence pour le développement du Mali et son candidat Housseini Amion Guindo, apporte leur soutien à Ibrahim Boubacar Keïta[83]. Le même jour, six candidats, Moussa Mara du parti YELEMA, Racine Thiam de la CAP, Ousmane Ben Fana Traoré du PCR, Sibiri Koumaré de SIRA, Siaka Diarra de l’UFD et Alhousseiny Maïga de PANAFRIK forment un collectif appelant à voter pour Ibrahim Boubacar Keïta[84].

Oumar Mariko et son parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi), Mamadou Blaise Sangaré, (CDS), Oumar Bouri Touré (GAD), Mme Haidara Aichata Alassane Cissé, Mountaga Tall (CNID-FYT), Choguel Kokalla Maiga (MPR), Cheick Keita (UDA), Hamed Sow (RTD),Oumar Ibrahim Touré (APR), Racine Seydou Thiam (CAP), Konimba Sidibé (Modec) ont également appelé à voter pour le candidat du Rassemblement pour le Mali[85].

Le 5 août, se conformant à l'accord signé en mai, la plate-forme de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) qui lie les partis membres pour le soutien au candidat du Front pour la défense de la république (FDR) le mieux placé pour le second tour, Modibo Sidibé apporte son soutien à Soumaïla Cissé pour le second tour[86]. Jeamille Bittar et la direction de l'Adéma-Pasj, également membre du FDR, apportent leur soutien à Soumaïla Cissé[85], tout comme Tiébilé Dramé[87].

Niankoro Yeah Samaké, candidat du Parti pour l'action civique et patriotique (PACP) et Cheick Boucadry Traoré, candidat de la Convergence africaine pour le renouveau (CARE) ont déclaré ne pas donner de consigne de vote pour le second tour[88]. La Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS- Faso Hèrè) dont le candidat était Soumana Sako, déclare le 9 août inviter « tous leurs militants et sympathisants ainsi que l’ensemble de l’électorat à exercer leur libre choix pour le second tour en n’ayant à l’esprit que l’intérêt supérieur du Peuple (...) »[89].

Le lundi 12 août, Soumaïla Cissé reconnaît sa défaite avant la fin même des dépouillements et déclare qu'« [il est] allé le voir [Ibrahim Boubakar Keïta] pour le féliciter et lui souhaiter bonne chance pour le Mali »[90].

Les résultats officiels sont proclamés le 15 août 2013 : Keïta est élu avec 77,6 % des voix contre 22,4 % pour Cissé[91].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Maliens jouent leur avenir à la présidentielle, Le Figaro, 28-07-2013.
  2. « « ATT face à la presse : Anniversaire d'investiture, l'heure du bilan » », Zénith Balé,‎ 13 juin 2011 (lire en ligne)
  3. Malika Groga-Bada, « « Nord-Mali : guerre à huis clos » », Jeune Afrique,‎ 21 février 2012 (lire en ligne)
  4. Ursula Soares, « Mali : violents combats à Tessalit entre le MNLA et l'armée malienne », RFI,‎ 15 février 2012
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  7. AFP, « Mali : manifestations de familles de militaires combattant des rebelles touareg »,‎ 2 février 2012
  8. Serge Daniel, AFP, « Mali : le pouvoir essaie de calmer la colère liée à la rébellion touareg »,‎ 4 février 2012
  9. « Nord-Mali : le président appelle à l'apaisement et met en garde contre les amalgames »
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  11. « La ville de Tessalit, au nord du Mali, est aux mains des rebelles du MNLA »,‎ 12 mars 2012
  12. RFI, « Mali : un mouvement islamiste veut imposer l’application de la charia par la lutte armée », RFI,‎ 18 mars 2012
  13. Baba Ahmed, « « Mali : mutineries de militaires à Bamako et Gao » », Jeune Afrique,‎ 21 mars 2012
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  18. Lire le communiqué : MNLA, « Déclaration d'indépendance de l'Azawad », MNLA,‎ 6 avril 2012
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  22. « Préparatifs des élections générales et référendaire d'avril-juillet prochains : Le Gouvernement fait le point à la classe politique qui reste sceptique », L'Indépendant,‎ 4 janvier 2012 (lire en ligne)
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  24. Cherif Ouazani, « Mali : Mariko contre vents et marées », Jeune Afrique,‎ 14 octobre 2011 (lire en ligne)
  25. Issa Fakaba Sissoko, « Après la promulgation du décret sur la mise en place de la Ceni : L’opposition a porté plainte ce lundi devant la Cour suprême », L'indicateur Renouveau,‎ 27 septembre 2011 (lire en ligne)
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  32. Bruno Djito Segbedji, « Élection présidentielle 2012 : - L'ex-ministre Sina Damba, Directrice de campagne de Me Tall - Le député Gouagnon Coulibaly, Coordinateur de campagne de Soumaïla Cissé », L'indépendant,‎ 29 février 2012 (lire en ligne)
  33. « MALI: Présidentielle 2012 : Aminata Niamoto Diakité dans la course ! », koaci.com,‎ 19 février 2012
  34. Abdoulaye Diakité, « Présidentielle : La candidature de l’ancienne ministre, Mme Sidibé Aminata Diallo déjà rejetée », L'indicateur Renouveau,‎ 12 janvier 2012 (lire en ligne)
  35. « Mali: l'astrophyscien Cheick Modibo Diarra se lance dans la politique », AFP,‎ 7 mars 2011 ; « Mali : en créant son propre parti, Cheick Modibo Diarra vise la présidentielle de 2012 », jeuneafrique.com,‎ 7 mars 2011 ; Modibo Fofana, http://www.journaldumali.com/article.php?aid=2843 « Lancement du RPDM : Cheikh Modibo Diarra, une chance pour le Mali ? », journaldumali.com,‎ 7 mars 2011
  36. « Présidentielle de 2012 : Le fils de Djigué aussi s’engage dans la course », L'indicateur,‎ 27 septembre 2011 (lire en ligne)
  37. « Les PUR choisissent Housseini Amion Guindo dit poulo de la CODEM candidat à la présidentielle 2012 : Moussa Mara et ses amis boudent », L'Indépendant,‎ 14 septembre 2011 (lire en ligne)
  38. « Candidat à la présidentielles: me Tidiane Guindo favorable à un report des élections », L'Indicateur du Renouveau,‎ 24 février 2012 (lire en ligne)
  39. B. Daou, « Présidentielle 2012 : IBK investi par le Rassemblement pour le Mali (RPM) », Le Républicain,‎ 16 janvier 2012 (lire en ligne)
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  41. Madiba Keïta, « Présidentielle 2012 : Aguibou Koné se lance dans la course », L'Essor,‎ 25 janvier 2011 (lire en ligne)
  42. Kassoum Thera, « Présidentielle de 2012 : Aguibou Koné, un ancien leader estudiantin dans la course », Malikounda,‎ 25 janvier 2011 (lire en ligne)
  43. « Moussa Mara investi samedi candidat de Yéléma à la présidentielle 2012 : “Nous voulons faire du Mali une terre d’espérance ” », L'Indépendant,‎ 18 octobre 2011 (lire en ligne)
  44. Le 26 juin 2011, les délégués de la 2e session ordinaire du Comité central du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance investissent à l’unanimité Oumar Mariko comme candidat à l’élection présidentielle. Issa Fakaba Sissoko, « Après son investiture par le Parti Sadi : Oumar Mariko dévoile son « engagement pour le Mali » », L'indicateur Renouveau,‎ 28 juin 2011 (lire en ligne)
  45. Allaye Lam, « Présidentielles 2012 : Achérif Ag Mohamed candidat », L'Essor,‎ 15 novembre 2011 (lire en ligne)
  46. Malika Groga-Bada, « Mali : Soumana Sako, un candidat de plus à la présidentielle », jeuneafrique.com,‎ 4 janvier 2012
  47. Madiba Keïta, « Niankoro Yeah Samaké porte-parole du PACP », L'Essor,‎ 15 novembre 2011 (lire en ligne)
  48. André Silver Konan, « Mali : Modibo Sidibé, enfin candidat », jeuneafrique.com,‎ 17 janvier 2012
  49. Xinhua, « Mali : 15 partis politiques décident de soutenir la candidature de Modibo Sidibé », afriscoop.net,‎ 7 mars 2012
  50. Bruno D. Segbdji, « Présidentielle du 29 avril 2012 : Le président de l’ADM, Madani Tall investi hier à la Grande Mosquée », L'Indépendant,‎ 12 mars 2012 (lire en ligne)
  51. « Mali: l'avocat Mountaga Tall investi candidat à la présidentielle »,‎ 15 janvier 2012
  52. Pana, « Mali: Cheick Bougadary Traoré candidat à l'élection présidentielle », afriquejet.com,‎ 30 janvier 2012
  53. Le20 juin 2011, l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice annonce que huit de ses membres ont présenté leur candidature à la primaire organisée par le parti en vue de désigner son candidat à l’élection présidentielle Ibrahima N'Diaye, vice-président du parti, Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale et président du parti, Sékou Diakité, deuxième vice-président du parti, Issouf Kamaté, entrepreneur, Tiéoulé Koné, conseiller à la présidence de la république, Ousmane Traoré, directeur général de la Caisse d'épargne et de crédit Kondo Jigima, Harouna Bouaré, Secrétaire politique adjoint de la section Commune IV du parti et Marimanthia Diarra, Secrétaire général du parti, ancien ministre du Plan et de l'aménagement du territoire. - Bruno D Segbedji, « Primaires de l'ADEMA-PASJ pour l’élection présidentielle 2012 : Chaudes empoignades entre 8 prétendants pour un fauteuil », L'Indépendant,‎ 22 juin 2011 (lire en ligne). Finalement, une « commission de bon office » décide de présenter une candidature unique, celle de Dioncounda Traoré. Le 30 juillet 2011, les délégués des 53 sections de l'intérieur et ceux des 23 sections
  54. Chahana Takiou, « Investi le samedi 30 juillet au Cinéma Babemba : Dioncounda Traoré sur la route de Koulouba », 22 septembre,‎ 1er août 2011 (lire en ligne)
  55. David Dembélé, « Présidentielle 2012 : Du mouvement dans la ruche », journaldumali.com,‎ 27 janvier 2012
  56. Madiassa Diakité et B. Daou, « L’UDD votera Dioncounda Traoré », Le Républicain,‎ 27 février 2012 (lire en ligne)
  57. a, b et c RFI, « Mali: le premier tour de l’élection présidentielle fixé au 28 juillet », rfi.fr,‎ 27/28 mai 2013
  58. RFI, « Fichier électoral, opérateur: le Mali s'organise pour tenir ses élections en juillet », rfi.fr,‎ 12 mai 2013
  59. « Trente-six candidats à la présidentielle au Mali », Le Monde, 29 juin 2013.
  60. « Entretien avec Jeamille Bittar, candidat de l’UMAM à la présidentielle du 7 juillet : "Ma candidature se fonde sur mon engagement et mon dévouement pour mon pays" », maliactu.net,‎ 15 avril 2013
  61. Youssouf Diallo, « Présidentielle 2013 : Chato investie par 11 partis politiques, des organisations de femmes et de jeunes », 22 septembre,‎ 17 juin 2013
  62. Dieudonné Tembely, « Home Politique Présidentielle de juillet 2013 : Soumaïla Cissé investi candidat de l’URD ! Présidentielle de juillet 2013 : Soumaïla Cissé investi candidat de l’URD ! », Le 26 mars,‎ 15 juin 2013 (lire en ligne)
  63. RFI, « Youssouf Cissé, candidat indépendant: «Les Maliens ont besoin de justice» »,‎ 24 juillet 2013
  64. « Dramane Dembélé, Candidat Adema-PASJ : « je ne suis pas milliardaire » », maliactu.net
  65. Abdoulaye Diakité, « Élections présidentielles de juillet 2013 au Mali », L'Indicateur du Renouveau,‎ 2 mai 2013
  66. Cléophas Tyenou, « Présidentielle du 28 juillet 2013 : Ce que propose Moussa Mara pour redresser le Mali », malikounda,‎ 19 juin 2013
  67. « Niankoro dit Yeah Samaké, Présidentielle du PACP : "j’accepte avec humilité de porter le drapeau de notre parti" »,‎ 24 avril 2013
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  70. Alou B. Haidara, « Présidentielle du 28 juillet : Racine Thiam candidat de la CAP », L’Indépendant,‎ 18 juin 2013 (lire en ligne)
  71. Sunniva Rose, « Mali : un candidat à la présidentielle demande le report du scrutin », lefigaro.fr,‎ 9 juillet 2013
  72. « Présidentielle malienne : Tiébilé Dramé renonce à être candidat », jeuneafrique.com,‎ 17 juillet 2013
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  76. « élections au Mali: l'ex-Premier ministre largement en tête », Bfmtv.com,‎ 30 juillet 2013
  77. Augustin K. Fodou, « Présidentielle : l’URD conteste les résultats partiels », journaldumali.com,‎ 31 juillet 2013
  78. Augustin K. Fodou, « Soumaïla Cissé : "Il faut corriger les dysfonctionnements avant le second tour" », journaldumali.com,‎ 3 août 2013
  79. « Proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 »,‎ 7 août 2013
  80. « Mali: une campagne éclair avant le second tour de la présidentielle », RFI,‎ 10 août 2013
  81. RFI, « Présidentielle malienne: il n'y aura pas de débat d'entre-deux tours »,‎ 8 août 2013
  82. « Soutien de Dramane Dembélé à IBK : coup de tonnerre au FDR », Journaldumali.com,‎ 3 août 2013
  83. Souleymane Macalou, « Présidentielle 2ème tour : Housseini Amion Guindo appelle à voter IBK », journaldumali.com,‎ 5 août 2013
  84. Augustin K. Fodou, « Moussa Mara : « Nous avons décidé de soutenir IBK sans conditions » »
  85. a et b « Alliances politiques : LE RPM ASPIRE LES RALLIEMENTS », L'essor,‎ 7 août 2013
  86. « Présidentielle 2ème tour : Modibo Sidibé réitère son soutien à Soumaïla Cissé », Journaldumali.com,‎ 5 août 2013
  87. Agence de presse africaine, « Tiébilé Dramé apporte son soutien à Soumaïla Cissé », Maliweb,‎ 6 août 2013
  88. « Cheick Boucadry Traoré : L’autre candidat qui refuse de donner une consigne de vote », depechedumali.com,‎ 9 août 2013
  89. Gagny Timbo, « Déclaration du Staff de Campagne du Candidat du Peuple, le Dr. Soumana Sako à la Suite de la Proclamation des Résultats Officiels Définitifs du Scrutin Présidentiel du 28 juillet 2013 »,‎ 9 août 2013
  90. http://www.francetvinfo.fr/monde/mali/mali-cisse-reconnait-sa-defaite-au-second-tour-de-la-presidentielle-et-felicite-son-rival-keita_389289.html
  91. Mali: Ibrahim B. Keïta élu avec 77,61%, Le Figaro, 15-08-2013.

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