Amadou Haya Sanogo

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Amadou Sanogo
Image illustrative de l'article Amadou Haya Sanogo
Fonctions
Président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'État de la République du Mali
(chef de l'État de facto)
22 mars12 avril 2012
(21 jours)
Prédécesseur Amadou Toumani Touré
(président de la Republique)
Successeur Dioncounda Traoré
(intérim)
Ibrahim Boubacar Keïta
Biographie
Nom de naissance Amadou Haya Sanogo
Date de naissance 1972 (41-42 ans)
Lieu de naissance Ségou
Nationalité malienne
Parti politique Indépendant
Profession Officier
Religion Islam

Amadou Haya Sanogo
Chefs d'État maliens

Amadou Haya Sanogo est un militaire malien né en 1972[1], il est à la tête du coup d'État du 22 mars 2012 fomenté contre le président Amadou Toumani Touré.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Amadou Haya Sanogo est né à Ségou en 1972, dans une famille de sept enfants. C'est à Ségou qu'il passe ses premières années avant d'intégrer le Prytanée militaire de Kati. Il reçoit une formation militaire approfondie aux États-Unis entre 2004 et 2010, tout d'abord dans une base de l'Armée de l'air à Lackland au Texas, puis une formation d'officier du renseignement à Fort-Wachica en Arizona, enfin d'août 2010 à décembre 2010 dans le cours de formation des officiers d'infanterie de l'Armée de terre à Fort Benning en Géorgie[2].

Coup d’État de 2012[modifier | modifier le code]

Capitaine de l'armée malienne et professeur d'anglais au Prytanée militaire de Kati[3], à la suite du coup d'état du 22 mars, il s'empare du pouvoir et devient président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE)[4] devenant chef de l'État selon les termes de l'ordonnance no 0001 du CNRDRE portant Acte fondamental de l’État du Mali du 26 mars 2012[5].

Ses premières mesures ont été de suspendre les institutions ainsi que la Constitution, d'établir un couvre-feu et de fermer les frontières. Le 1er avril 2012 cependant, il annonce le rétablissement de la Constitution malienne de 1992 et des institutions, conséquence de la pression internationale et de l'avancée des rebelles au nord-est du Mali. Néanmoins, il précise que le CNRDRE demeure l'autorité suprême du pays.

Une médiation est menée avec les putschistes du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État sous l'égide de la Cédéao et du Burkina Faso, aboutissant à un accord le 6 avril 2012. Le capitaine Sanogo est donc contraint par les pressions internationales à rétablir les institutions démocratiques qui prévoient que l'intérim de la présidence de la République revienne au président de l'Assemblée nationale (Dioncounda Traoré) et remet le pouvoir aux civils, le 12 avril 2012, à la suite de démission de l'ex-président de la République Amadou Toumani Touré, survenue le 8 avril. Amadou Haya Sanogo sera donc resté 20 jours chef de l'État malien de facto. Pendant cette période, le MNLA a conquis militairement l'entière moitié nord du Mali et déclaré l'indépendance de l'Azawad.

Il demeure, après sa remise du pouvoir, une autorité puissante dirigeant une importante partie de l'armée, recevant personnalités politiques et journalistes à Kati. Le CNRDRE procède à des arrestations d'anciens militaires et d'hommes politiques dans la semaine du 16 avril et le 17 avril, Amadou Sanogo intervient à la télévision d'État pour annoncer le bilan des opérations judiciaires en cours. Il semble alors que la junte n'a laissé qu'en apparence le pouvoir et demeure bel et bien la véritable autorité du pays. Les affaires les plus importantes de l'État semblent être étudiées par le Capitaine Sanogo sans consultation du pouvoir politique en place. Certains l'accusent de violer l'ordre constitutionnel, de s’immiscer dans des affaires qui ne sont pas du domaine de sa compétence et de dérive dictatoriale. Il est investit président du « Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité » par Dioncounda Traoré, le 13 février 2013[6].

À la suite d'une décision de la CEDEAO, il n'est plus considéré comme chef d'État intérimaire du Mali.

Quelques jours après le second tour de l'élection présidentielle de 2013, il est promu au grade de général de corps d'armée par décision du Conseil des Ministres du 14 août 2013[7].

Le 27 novembre 2013, il est arrêté et écroué à Bamako[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mali Coup : Amadou Haya Sanogo, Coup Leader, Says He Is Firmly In Control, The Huffington Post
  2. (en) Leaders of Mali’s Military Coup Seem to Have Uncertain Grasp on Power, Adam Nossiter, The New-York Times.com, 23 mars 2012
  3. Coup d’État au Mali: l'évolution de la situation en temps réel, article du 22 mars 2012 sur rfi.fr.
  4. Le capitaine (Amadou) Sanogo et des soldats mutins s’emparent du pouvoir au Mali
  5. s:Constitution du Mali du 26 mars 2012
  6. Christophe Châtelot, « Au Mali, l'encombrant capitaine Sanogo reste au centre du jeu », Le Monde, no 21174,‎ 15 février 2013
  7. « Mali : le capitaine Sanogo, auteur du putsch de 2012, promu général », Le Monde,‎ 14 août 2013 (lire en ligne)
  8. « Le général Amadou Sanogo, auteur du putsch de 2012, arrêté à Bamako », in france24.com, 27 novembre 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]