Jean Ping

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Jean Ping
Jean Ping en 2008.
Jean Ping en 2008.
Fonctions
Président de la commission de l’Union africaine
28 avril 200815 octobre 2012
(4 ans, 5 mois et 17 jours)
Prédécesseur Alpha Oumar Konaré
Successeur Nkosazana Dlamini-Zuma
Biographie
Date de naissance 24 novembre 1942 (71 ans)
Lieu de naissance Omboué, Gabon
Nationalité Gabonaise

Jean Ping (né le 24 novembre 1942 à Omboué au Gabon), est un diplomate et homme politique gabonais. Il est élu président de la commission de l’Union africaine le 1er février 2008 au premier tour de scrutin[1]. Il était ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie de la république du Gabon du 25 janvier 1999 au 6 février 2008.

Candidat de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) au poste de président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping est investi le 29 avril 2008[2], succédant à l'ancien président malien, Alpha Oumar Konaré, en fonction depuis 2003.

Il est titulaire d’un doctorat d’État en sciences économiques de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est marié avec Marie Madeleine Liane et père de famille.

Jean Ping a publié en 2002 un livre intitulé Mondialisation, paix, démocratie et développement en Afrique : l'expérience gabonaise[3], préfacé par Hubert Védrine.

En 2006, il a été élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur par l'ambassadeur de France au Gabon, au nom du président Jacques Chirac.

Jean Ping est, par ailleurs, reconnu universellement comme le représentant le plus célèbre de la communauté des « Chinoirs ».

Les origines[modifier | modifier le code]

Jean Ping est né à Omboué, petite ville sur la lagune Fernand Vaz, au sud de Port-Gentil. Son père est un Chinois de Wenzhou (Sud-Est de la Chine), recruté comme travailleur dans les années 1920 et devenu exploitant forestier, qui s'est marié à une Gabonaise[4],[5]. Son père, qui a lui-même fini sa vie à Omboué, l'a poussé à faire des études et l'a envoyé en France.

L’homme politique gabonais[modifier | modifier le code]

Sa carrière ministérielle commence le 26 février 1990, quand il est nommé ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement, et porte-parole du gouvernement.

Il n’occupe que brièvement cet office avant de passer, le 29 avril 1990, à la tête du ministère des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, poste qu’il occupera jusqu’en juin 1991, puis à nouveau du 28 août 1992 au 24 mars 1994, pendant dix-neuf mois.

Le 25 mars 1994, il devient pour la première fois responsable du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, avant de devenir, le 30 octobre, ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie, du Budget et de la Privatisation.

Il est pendant deux ans, du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999, ministre de la Planification, de l’Environnement et du Tourisme du Gabon avant de prendre à nouveau en charge le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, augmenté cette fois du portefeuille de la Francophonie, et avec le titre de ministre d’État. Il le reste jusqu’à son élection à la présidence de la commission de l’Union africaine, le 6 février 2008, poste qu'il occupe jusqu'au 15 octobre 2012.

C’est au cours de ce dernier mandat ministériel de neuf ans qu’il préside, en 20042005, l’Assemblée générale des Nations unies.

Une expérience internationale[modifier | modifier le code]

En 1972, Jean Ping est fonctionnaire international à l’Unesco à Paris, puis, de 1978 à 1984, il y est délégué permanent du Gabon avant d'être engagé dans la politique de son pays.

En 1993, il préside l’OPEP, dont son pays est membre à l’époque.

En 2004, il est choisi pour être le 59e président de l'Assemblée générale des Nations unies.

En 2008, il est élu au poste de président de la commission de l'Union Africaine.

Il a plusieurs fois représenté le Gabon aux nombreuses conférences internationales :

Intercessions diplomatiques[modifier | modifier le code]

Il a contribué aux nombreuses médiations entreprises par le président Omar Bongo Ondimba, en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale : République du Congo, Tchad, République centrafricaine et São Tomé-et-Principe.

Le 17 décembre 2010, il est chargé par l'Union africaine de tenter une médiation en vue de trouver une solution à la crise en Côte d'Ivoire. Ce pays est en effet secoué par une lutte pour le pouvoir depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 dont les deux candidats Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara se déclarent vainqueurs.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Au Gabon

  • La médaille de commandeur de l'Étoile équatoriale,
  • La médaille de grand officier de l'Étoile équatoriale,
  • La médaille de commandeur du Mérite maritime
  • La médaille de commandeur de l'ordre national du Mérite gabonais.

En France

  • La médaille de grand officier de la Légion d'honneur

Il est membre de l'Association nationale des docteurs en sciences économiques (Andese-France).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mondialisation, paix, démocratie et développement : l'expérience du Gabon (préf. Hubert Védrine), L'Harmattan,‎ 2002
  • Éclipse sur l'Afrique : fallait-il tuer Kadhafi ?, Michalon,‎ 2014

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Ping, nouveau président de la Commission, RFI, 2 février 2008.
  2. Agence de presse africaine – Jean Ping, un diplomate chevronné, a pris fonction lundi à la tête de l’UA
  3. Mondialisation, paix, démocratie et développement en Afrique : l'expérience gabonaise, 2003, L’Harmattan (ISBN 978-2747527071)
  4. Biographie sur le site African Success
  5. Les Afriques 27/05/2008

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

(fr) discours de l'ambassadeur de France lors de la remise de médaille