Jean Ping

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Jean Ping
Jean Ping en 2008.
Jean Ping en 2008.
Fonctions
Président de la
commission de l'Union africaine

(4 ans, 5 mois et 17 jours)
Prédécesseur Alpha Oumar Konaré
Successeur Nkosazana Dlamini-Zuma
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Omboué, Gabon
Nationalité Gabonaise

Jean Ping (né le à Omboué au Gabon), est un diplomate et homme politique gabonais. Il est élu président de la commission de l’Union africaine le au premier tour de scrutin[1]. Il était ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie de la république du Gabon du au .

Candidat de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) au poste de président de la commission de l'Union africaine, Jean Ping est investi le [2], succédant à l'ancien président malien, Alpha Oumar Konaré, en fonction depuis 2003.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Ping est né à Omboué, petite ville sur la lagune Fernand Vaz, au sud de Port-Gentil[3]. Son père est un Chinois de Wenzhou (Sud-Est de la Chine), recruté comme travailleur dans les années 1920 et devenu exploitant forestier, qui s'est marié à une Gabonaise[3],[4]. Son père l'a poussé à faire des études et l'a envoyé en France.

Il est titulaire d’un doctorat d’État en sciences économiques de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est marié avec Marie Madeleine Liane et père de famille.

Carrière politique au Gabon[modifier | modifier le code]

Sa carrière ministérielle commence le , quand il est nommé ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, chargé des relations avec le Parlement, et porte-parole du gouvernement.

Il n’occupe que brièvement cet office avant de passer, le , à la tête du ministère des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, poste qu’il occupera jusqu’en , puis à nouveau du au , pendant dix-neuf mois.

Le , il devient pour la première fois responsable du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, avant de devenir, le 30 octobre, ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie, du Budget et de la Privatisation.

Il est pendant deux ans, du au , ministre de la Planification, de l’Environnement et du Tourisme du Gabon avant de prendre à nouveau en charge le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, augmenté cette fois du portefeuille de la Francophonie, et avec le titre de ministre d’État. Il le reste jusqu’à son élection à la présidence de la commission de l’Union africaine, le , poste qu'il occupe jusqu'au 15 octobre 2012.

C’est au cours de ce dernier mandat ministériel de neuf ans qu’il préside, en 20042005, l’Assemblée générale des Nations unies.

Expérience internationale[modifier | modifier le code]

En 1972, Jean Ping est fonctionnaire international à l’Unesco à Paris, puis, de 1978 à 1984, il y est délégué permanent du Gabon avant d'être engagé dans la politique de son pays.

En 1993, il préside l’OPEP, dont son pays est membre à l’époque.

En 2004, il est choisi pour être le 59e président de l'Assemblée générale des Nations unies.

En 2008, il est élu au poste de président de la commission de l'Union Africaine.

Il a plusieurs fois représenté le Gabon aux nombreuses conférences internationales :

Intercessions diplomatiques[modifier | modifier le code]

Il a contribué aux nombreuses médiations entreprises par le président Omar Bongo Ondimba, en vue de ramener la paix et la stabilité en Afrique centrale : République du Congo, Tchad, République centrafricaine et São Tomé-et-Principe.

Le , il est chargé par l'Union africaine de tenter une médiation en vue de trouver une solution à la crise en Côte d'Ivoire. Ce pays était à l'époque secoué par une lutte pour le pouvoir depuis le second tour de l'élection présidentielle du dont les deux candidats, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, se déclaraient vainqueurs.

Analyses[modifier | modifier le code]

Dans son ouvrage Éclipses sur l’Afrique : Fallait-il tuer Kadhafi ? (2014), il critique sévèrement l'intervention française en Libye en 2011 qui a détruit le pays et déstabilisé la région. Cette politique qu'il qualifie de « néocoloniale » représentée par l'interventionnisme d'un Bernard-Henri Lévy et par les choix de Nicolas Sarkozy abandonnant les fondamentaux de la politique traditionnelle française pour « décider, tambour battant, de partir en guerre et de mener, par devant et par procuration, les hostilités, sous le manteau de la légitimité onusienne et sous le parapluie militaire de l’Amérique et de l’OTAN ». Il condamne une politique occidentale menée « sous la pression des émotions et des passions immédiates qui emportent leurs opinions »[5].

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Au Gabon

  • La médaille de commandeur de l'Étoile équatoriale,
  • La médaille de grand officier de l'Étoile équatoriale,
  • La médaille de commandeur du Mérite maritime
  • La médaille de commandeur de l'ordre national du Mérite gabonais.

En France

Il est membre de l'Association nationale des docteurs en sciences économiques (Andese-France).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mondialisation, paix, démocratie et développement : l'expérience du Gabon (préf. Hubert Védrine), L'Harmattan,‎ (ISBN 978-2747527071)
  • Éclipse sur l'Afrique : fallait-il tuer Kadhafi ?, Michalon,‎

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Ping, nouveau président de la Commission, RFI, 2 février 2008.
  2. Agence de presse africaine – Jean Ping, un diplomate chevronné, a pris fonction lundi à la tête de l’UA
  3. a et b Biographie sur le site African Success
  4. Les Afriques 27/05/2008
  5. Jean Ping, Éclipses sur l’Afrique : Fallait-il tuer Kadhafi ?, Michalon 2014, 217 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]

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