Abdelmalek Droukdel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abdelmalek Droukdel
Surnom Abou Moussab Abdelwadoud
Naissance 20 avril 1970 (44 ans)
Meftah
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance GIA (1993-1998)
GSPC (1998-2006)
AQMI (2006-)
Conflits Guerre civile algérienne
Insurrection islamique au Maghreb
Guerre du Mali
Commandement AQMI


Abdelmalek Droukdel alias Abou Mosaâb Abdel Woudoud ou Abou Moussab Abdelwadoud, né le 20 avril 1970 à Meftah en Algérie[1], est, depuis approximativement fin 2004, l'émir de l'organisation terroriste algérienne du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), aujourd'hui appelée Al-Qaida au Maghreb islamique. Ingénieur de formation, il a combattu en Afghanistan.

En juillet 2004, il prend la tête du GSPC lorsque Nabil Sahraoui (« Ibrahim Mustapha »), qui avait remplacé Hassan Hattab à la tête du GSPC, est abattu par la police algérienne vers Bejaïa[2]. Abdelmalek Droukdel lance alors une fatwa contre Hattab, l'accusant de publier de faux communiqués au nom du GSPC (9 février 2005)[3]. Soutenu par Abou Moussab Al-Zarqaoui, il obtient l'éviction d'Hattab.

Il est épaulé par deux adjoints chargés, l'un des opérations militaires, l'autre des questions religieuses.

Il approuve publiquement l'exécution, en 2005, de deux diplomates algériens en Irak.

Rallié à Al-Qaida depuis le 11 septembre 2006, le mouvement a désormais pour mission de montrer son « efficacité » sur le territoire algérien, tout en fédérant les organisations salafistes d'Afrique du Nord. Promu émir, Abdelmalek Droukdel, se fait appeler « Abou Moussab Abdelwadoud », surnom d'Al-Zarqaoui, et la guerre islamiste en Irak devient sa référence. Pour lui, les militaires algériens sont des « apostats, des fils de chiens, des traîtres au service de la France ».

Il pilote ainsi plusieurs attentats, comme ceux du 11 avril 2007 (Alger, 11 morts, pour lequel il est condamné par contumace à la peine de mort, avec 48 autres accusés[4].), du 11 juillet 2007 (Lakhdaria, 10 morts) et du 11 décembre 2007 (Alger, 62 morts).

Selon le chercheur Dominique Thomas[réf. nécessaire], « Droukdel, qui faisait partie à ses débuts du GIA, revient aux méthodes de cette organisation. Il veut imposer un rapport de force total avec le pouvoir » et utilise internet pour relayer ses campagnes de propagande. Il prêche dans le maquis à la manière de son mentor, l'Égyptien Ayman al-Zawahiri ; cependant sa mouvance parait être en état de division, la branche sahélienne ayant marqué ses distances avec lui.

Dans son édition du 1er juillet 2008, le New York Times rapporte une interview dans laquelle Droukdel revendique une nouvelle fois la paternité de l’organisation des attentats du 11 décembre contre le siège de l’ONU à Alger et plus globalement dans l’attentat contre l’ambassade d’Israël en Mauritanie et l’enlèvement de deux touristes autrichiens à la frontière algéro-tunisienne. Il affirme que ses troupes sont essentiellement constituées d’Algériens, sans toutefois donner de chiffres sur ses forces. Il affirme qu'AQMI bénéficie du renfort d’hommes armés venus de Mauritanie, de Libye, de Tunisie, du Maroc ou encore du Mali et du Niger, tout en insistant sur le nombre insignifiant de combattants algériens de retour d’Irak.
Selon des « officiels militaires américains », cités par le New York Times[5], Al-Qaïda au pays du Maghreb islamique (AQMI) dispose en Algérie de 300 à 400 combattants, principalement cachés dans les montagnes à l'est d'Alger, ainsi que d'un réseau de soutien estimé à quelques centaines de personnes dans le reste du pays.

Dans un document intitulé « Orientation du jihad dans l’Azawad »[6], Droukdel détaille les liens qu'il envisage entre AQMI et Ansar Dine au nord Mali.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Ben Laden du Maghreb de Cherif Ouazani dans Jeune Afrique 2540
  2. Atlas de l'islam radical, p. 267
  3. Atlas de l'islam radical, p. 268
  4. Algérie : peine capitale par contumace pour le chef de l'AQMI et 48 accusés, Le Monde, 13 novembre 2009.
  5. (en) A Threat Renewed - Ragtag Insurgency Gains a Lifeline From Al Qaeda, New York Times, 1er juillet 2008.
  6. La feuille de route d'Aqmi au Mali - liberation.fr 25/02/2013

Liens externes[modifier | modifier le code]