Kidal
| Kidal | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Kidal | |
| Cercle | Kidal | |
| Maire | Arbakane Ag Abzayack (indépendant) élu(e) en 2009[1] |
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| Démographie | ||
| Population | 25 617 hab. (2009) | |
| Population précédent recensement | 11 159 hab. (1998) | |
| Taux de croissance annuel moyen | 7.8 % | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 525 m | |
| Localisation | ||
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Kidal est une commune du Mali, dans le cercle et la région de Kidal dont elle constitue la capitale.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Elle est située à 350 km au nord de Gao au cœur de l'Adrar des Ifoghas. En plus d'être la capitale de la région, Kidal est le chef-lieu du cercle du même nom qui regroupe les localités de Kidal, Essouk et Anefis.
Histoire [modifier]
Un premier poste militaire est établi à Kidal en 1908, par le commandant Bertix, puis, l'année suivante, le lieutenant Lanceron commence la construction du premier fort. Un fort plus important est érigé en 1917 et agrandi en 1930 ; il existe toujours.
Pendant longtemps, cette zone était interdite, du fait de la présence d'un bagne militaire[2]. Depuis la fin de la rébellion touarègue en 1995, et la mise en place d'une décentralisation, Kidal est redevenue la capitale de région. De ce fait, Kidal connaît un essor très rapide, ce qui entraîne des problèmes d'équipements et de disponibilité de l'eau. En mai 2006, après des années de calme, une révolte s'organise, due au mécontentement causé par l'application des accords consécutifs aux rébellions des années 1990. Avec l'accord des parties concernées, une médiation est organisée par l'Algérie, qui débouche sur les accords d'Alger[3].
Le 30 mars 2012, pendant la rébellion touarègue, la ville est prise par les rebelles du groupe salafiste Ansar Dine, mené par Iyad Ag Ghali, après 24 heures de combat contre l'armée malienne[4]. Elle échappe alors à l'autorité du gouvernement de Bamako et constitue une étape importante dans le conflit malien.
Le 28 janvier 2013, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), associé au Mouvement islamique de l'Azawad (MIA) — fraction d'Ansar Dine ayant annoncé sa scission vers le 15 janvier —, déclare avoir repris le contrôle de Kidal au moment où les forces françaises, dans le cadre de l'opération Serval, et maliennes libèrent Gao puis Tombouctou[5]. Le MNLA déclare dès lors agir en totale coopération avec l'armée française[6]. Durant la nuit du 29 au 30 janvier, des troupes françaises aéroportées prennent le contrôle de l'aérodrome situé au sud-est de la ville[7],[5] et contrôlent ses accès. Dans les jours qui suivent, l'armée de l'air française réalise de nombreuses frappes aériennes au nord de la ville et dans la région où les groupes islamistes armés ont trouvé refuge[8]. Le 5 février, environ 1 800 militaires de l'armée tchadienne prennent position pour sécuriser Kidal[9], jouant de facto un rôle de force d'interposition entre le MNLA, qui craint des représailles et exactions contre les Touaregs, et l'armée malienne[6].
Le 26 février, un attentat suicide à la voiture piégée, faisant au moins quatre à six morts, est perpétré contre une barrière militaire tenue par les troupes du MNLA et du MIA et est revendiqué par le MUJAO[10].
Administration [modifier]
| Année | Maire élu | Parti politique |
|---|---|---|
| 2004 | Attayoub Ag Intalla | ADEMA |
| 2009 | Arbakane Ag Abzayak[11] | indépendant |
Économie [modifier]
L'artisanat local est regroupé au sein du bâtiment du marché des artisans.
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Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est écrit en caractères tifinagh « ⴾⴸⵍ ».
Notes et références [modifier]
- Informations sur les élus, sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, 12 août 2009. Consulté le 18 mars 2010
- Pierre Boily (1999), cite dans : Mohamed Ag Erless, La grossesse et le suivi de l'accouchement chez les touaregs Kel-Adagh (Kidal, Mali), éditions L'Harmattan, 2010, p.135.
- La tentation rebelle à Kidal, sur le site de RFI.
- « Mali : Kidal prise par les rebelles touaregs de Iyad Ag Ghali », Jeune Afrique, 30 mars 2012.
- Mali : les militaires français à l'aérodrome de Kidal dans Libération du 30 janvier 2013.
- Les rebelles touareg du MNLA assistent l'armée française dans Libération du 5 février 2013.
- « Mali : l'armée française contrôle l'aéroport de Kidal », Le Monde du 30 janvier 2013
- Mali : «importantes frappes aériennes» au nord de Kidal dépêche AFP du 3 février 2013.
- Mali : près de 2 000 soldats tchadiens sont entrés dans Kidal dans Le Monde du 5 février 2013.
- Attentat-suicide à Kidal dépêche AFP du 26 février 2013.
- Ousmane koné, Mairie de Kidal : rejet de la requête de report de l’Adema : Une nouvelle équipe, sans « les abeilles », est investie, Le Hoggar , 26 mai 2009.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Kidal Info, le site d'information du Nord-Mali.