Parti de la solidarité et du progrès

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Le Parti de la solidarité et du progrès (PSP), anciennement Parti progressiste soudanais est un parti politique malien créé en 1946 par Fily Dabo Sissoko. Le PSP est présidé par Oumar Hammadoun Dicko.

Historique[modifier | modifier le code]

À l’époque du Soudan français[modifier | modifier le code]

Le 13 février 1946, le Parti progressiste soudanais est créé par Fily Dabo Sissoko au Soudan français, colonie française qui deviendra le Mali lors de son indépendance en 1960. Au même moment sont créés le Parti démocratique soudanais (PDS), proche du Parti communiste français (PCF) et le bloc démocratique soudanais (BDS), officiellement proche de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) mais qui se rapproche rapidement du PCF[1].

Le PSP recrute chez les notables locaux, notamment les chefs de canton nommés par le colonisateur français, ce qui lui vaut la préférence des autorités coloniales. Il s’implante en milieu rural et créé rapidement des comités à travers le pays[1].

En octobre 1946, le Rassemblement démocratique africain tient son congrès fondateur à Bamako. Le BDS et le PDS fusionnent pour former la section locale, l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA). Le PSP refuse de les rejoindre.

Le PSP souhaite le maintien du Soudan français dans l’Union française mais avec une reconnaissance des cultures traditionnelles et une égalité entre autochtones et métropolitains.

Lors des premières élections, le PSP domine largement face à son concurrent, l’US-RDA. Aux élections législatives de novembre 1946, la liste du PSP obtient 60 759 voix sur 160 464 inscrits et 94 803 exprimés. Jean Silvandre (un métropolitain) et Fily Dabo Sissoko sont élus[2].

Aux élections législatives du 17 juin 1951, la liste du PSP, qui obtient 201 866 voix sur 916 944 inscritset 337 989 suffrages exprimés, devance encore celle de l’US-RDA et trois députés du PSP sont élus : Jean Silvandre, Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko[2].

Aux élections législatives du 2 février 1956 1956, la liste du PSP, qui obtient 161 911 voix, est devancée par celle de l’US-RDA (215 419 voix). Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko sont réélus[3].

Les députés élus du PSP adhèrent au groupe parlementaire de la SFIO

À l’indépendance du Mali[modifier | modifier le code]

Lors que le Soudan français accède à l’indépendance, l’US-RDA domine largement la vie politique. Le PSP décide de rejoindre en 1959 les rangs de ce parti qui devient de fait le parti unique. Les cadres du PSP avaient d’ailleurs pour la plupart intégré l’appareil d’État[4]. Cependant ses dirigeants contestent l’option socialiste et s’opposent en 1962 à la création du Franc malien. Fily Dabo Sissoko et Hammadoun Dicko sont arrêtés et condamnés, emprisonnés à Kidal avant de mourir certainement assassinés.

En 1991, le PSP renaît[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 1991, le coup d’État d’Amadou Toumani Touré met fin au régime autoritaire de Moussa Traoré. Le multipartisme, réclamé depuis des mois par les opposants se met en place. le Parti progressiste soudanais renaît et est officiellement déclaré le 18 mai 1991.

Aux élections municipales du 19 janvier 1992, le PSP obtient 29 conseillers municipaux et aux élections législatives de juillet 1992, il obtient deux députés dans la circonscription de Bafoulabé (région de Kayes)[5].

En 1997, suite à l’annulation du premier tour des élections législatives, le PSP boycotte l’élections présidentielle et les nouvelles élections législatives. Il participe cependant aux élections communales de 1998 et 1999, ce qui lui permet d’obtenir une centaine d’élus[5].

Lors du congrès des 23 et 24 mars 2002, le Parti progressiste soudanais prend le nom de Parti de la solidarité et du progrès[5].

À l’élection présidentielle de 2002 tout comme à élection présidentielle de 2007[6], le PSP soutient Amadou Toumani Touré.

De 2002 à 2007, le PSP était représenté par son président au gouvernement en tant que ministre des Affaires étrangères.

résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Le PSP au cours des élections depuis 1992
Année Élection Scores et observations
1992 Élections communales 29 conseillers (sur 749)
1992 Élections législatives 2 députés (sur 116)
1992 Élection présidentielle
1997 Élection présidentielle A boycotté l’élection
1997 Élections législatives A boycotté les élections
1998 Élections communales
1999 Élections communales
2002 Élection présidentielle A soutenu Amadou Toumani Touré
2002 Élections législatives 1 député (sur 147)
2004 Élections communales 87 conseillers
2007 Élection des conseillers nationaux pas d’élu
2007 Élection présidentielle Membre de l’Alliance pour la démocratie et le progrès qui a soutenu la candidature d’Amadou Toumani Touré
2007 Élections législatives 2 députés (sur 147)
2009 Élections communales 135 conseillers[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pierre Boilley, Les Touaregs Kel Adagh: dépendances et révoltes : du Soudan français au Mali contemporain, Éditeur KARTHALA Éditions, 1999
  2. a et b Biographie de Jean Silvandre, Biographies des députés de la IVe République sur le site de l’Assemblée nationale française [1], consulté le 4 février 2010
  3. Biographie de Hammadoun Dicko, Biographies des députés de la IVe République sur le site de l’Assemblée nationale française, [2], consulté le 4 février 2010
  4. L’opposition sous la 1re République : 1960-196Les Échos, 11 décembre 2009 [3]
  5. a, b et c S. Badiaga, Législatives: PSP : la sélection des cibles, L’Essor, 3 juillet 2002
  6. « Congrès du PSP : Continuité », L’Essor du 6 février 2007.
  7. Mali, Ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales, Nombre de conseillers communaux obtenus par partis, 2009 [4]