Dioncounda Traoré

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Dioncounda Traoré
Dioncounda Traoré, en octobre 2011.
Dioncounda Traoré, en octobre 2011.
Fonctions
Président de la République du Mali
(intérim)

(&&&&&&&&&&&&05101 an, 4 mois et 22 jours)
Premier ministre Modibo Diarra (intérim)
Diango Cissoko (intérim)
Prédécesseur Amadou Toumani Touré
(président de la République)
Amadou Haya Sanogo
(président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État)
Successeur Ibrahim Boubacar Keïta
(président de la République)
6e président de l'Assemblée nationale malienne
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&024176 ans, 7 mois et 13 jours)
Prédécesseur Ibrahim Boubacar Keïta
Ministre des Affaires étrangères malien
Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta
Prédécesseur Sy Kadiatou Sow
Successeur Modibo Sidibé
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Kati, Soudan français
Nationalité malienne
Parti politique Adéma-PASJ
Diplômé de Université d'Alger
Université de Nice
Profession Mathématicien[1]
Résidence Palais de Koulouba

Dioncounda Traoré
Présidents de la République du Mali

Dioncounda Traoré, né le à Kati[2], est un homme politique malien. Président de l’Assemblée nationale du Mali à partir de 2007, il est, à ce titre, président de la République par intérim du au .

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Dioncounda Traoré poursuit ses études à Kati, puis à Nara, Kayes et à Fréjus, en France. Il obtient le bac au lycée Terrasson de Fougères à Bamako en 1961. Il poursuit ensuite des études supérieures, en Union soviétique, en Algérie et en France, et obtient un doctorat en mathématiques[2]. Fonctionnaire, il est directeur général de l’École nationale d’ingénieurs.

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Militant syndical et politique au sein des associations combattant le régime de Moussa Traoré, il est l'un des cofondateurs en 1990 de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ)[2].

Le , Dioncounda Traoré est nommé ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, puis le , il devient ministre d’État, ministre de la Défense nationale et enfin ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine du 25 octobre 1994 jusqu’au 24 août 1997.

En 1997, Dioncounda Traoré est élu député de Nara et préside le groupe Adéma-PASJ pendant toute la législature 1997-2002. En 2002, de nouveau candidat aux élections législatives dans la circonscription de Nara, il est battu.

En octobre 2000, suite au départ d’Ibrahim Boubacar Keïta de l’Adéma-PASJ, Dioncounda Traoré prend la présidence du parti[3].

Président de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Après le succès de ce parti aux élections législatives maliennes de 2007, Dioncounda Traoré est élu président de l’Assemblée nationale le 3 septembre 2007, par 111 voix, contre 31 pour Mountaga Tall du Congrès national d’initiative démocratique (CNID) et cinq bulletins nuls[4].

Le , les délégués des 53 sections de l'intérieur et ceux des 23 sections de l'extérieur de l'Adéma-PASJ approuvent à l’unanimité la candidature de Dioncounda Traoré à l'élection présidentielle malienne de 2012[5].

Coup d'État de 2012[modifier | modifier le code]

En janvier 2012, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), rejoint par le mouvement salafiste Ansar Dine, déclenche une insurrection dans le nord du Mali.

Le 21 mars 2012, de jeunes militaires maliens, conduits par le capitaine Amadou Haya Sanogo renversent le Président de la République Amadou Toumani Touré lors d'un coup d'État. Des sanctions économiques sont prises par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Profitant de la confusion, le MNLA et Ançar dine occupent les trois régions du nord du Mali. Le MNLA proclame unilatéralement l'indépendance de l'Azawad, indépendance non reconnue par la communauté internationale. Le coup d'État est également condamné par la communauté internationale, dont la Cédéao, laquelle prend des sanctions.

Une médiation, menée sous l'égide de la Cédéao par le Burkina Faso, aboutit à un accord le  : le président Amadou Toumani Touré accepte de démissionner et Dioncounda Traoré, président de l'Assemblée nationale, devient président de la République par intérim[6].

Transition et présidence par intérim[modifier | modifier le code]

Le 7 avril 2012, Dioncounda Traoré, réfugié au Burkina, rentre à Bamako pour prendre ses fonctions et organiser des élections démocratiques[7]. Le , Amadou Toumani Touré annonce officiellement qu'il démissionne de ses fonctions présidentielles[8],[9], ouvrant la voie au départ de la junte. Dioncounda Traoré est investi président de la République par intérim le 12 avril et nomme Cheick Modibo Diarra au poste de Premier ministre le 17[10].

Le , il est violemment attaqué par une foule en colère jusque dans son bureau[11]. Il part se faire soigner en France et regagne son pays le 27 juillet suivant[12]. Il doit alors travailler à la formation d'un gouvernement d'union nationale.

En décembre 2012, le chef de la junte le capitaine Sanogo exige la démission de Cheick Modibo Diarra. Suite à cette « démission », Dioncounda Traoré nomme Diango Cissoko au poste de Premier ministre.

L'élection présidentielle qui se tient les 28 juillet et 11 août 2013 s'achève sur la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta auquel Dioncouda Traoré transmet le pouvoir le 4 septembre suivant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LE VISAGE – Dioncounda Traoré, mathématicien et futur président du Mali » soninkara.org 12 avril 2012
  2. a, b et c (en) "Mali crisis: Who's who?", BBC, 12 janvier 2013
  3. Assemblée nationale : aux commandes..., L’Essor 28-09-2007
  4. Dioncounda Traoré élu président de l’Assemblée nationale : Presque un plébiscite !, L’Essor, 04-09-2007
  5. Chahana Takiou, « Investi le samedi 30 juillet au Cinéma Babemba : Dioncounda Traoré sur la route de Koulouba », 22 Septembre,‎ 1er août 2011 (lire en ligne)
  6. L’accord de Bamako (texte, suite, détails, interrogations...), Le Monde, 07 avril 2012
  7. Mali : la junte s'engage à rendre le pouvoir, Le Figaro, 07-04-2012
  8. Mali : le président Touré démissionne, Le Figaro, 08-04-2012.
  9. Le président malien démissionne ouvrant la voie au départ de la junte, L'Express, 08-04-2012.
  10. Mali: Modibo Diarra Premier ministre, Le Figaro, 17-04-2012.
  11. Vidéo de l'agression du président malien, Le Figaro, 30 juin 2012.
  12. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/le-president-dioncounda-traore-rentre-au-mali_1143476.htm

Lien connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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