Les Voirons

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Les Voirons
Vue des Voirons depuis Marcellaz.
Vue des Voirons depuis Marcellaz.
Géographie
Altitude 1 480 m, Signal des Voirons
Massif Massif du Chablais (Alpes)
Coordonnées 46° 13′ 50″ N 6° 21′ 19″ E / 46.2306, 6.3552846° 13′ 50″ Nord 6° 21′ 19″ Est / 46.2306, 6.35528
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Ascension
Voie la plus facile par la D50
Géologie
Âge Éocène
Roches Roches sédimentaires

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Les Voirons

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Les Voirons

Les Voirons sont une montagne des Préalpes située dans le département de la Haute-Savoie (France).

Géographie[modifier | modifier le code]

La montagne culmine à 1 480 mètres d'altitude au signal des Voirons[1]. Elle abrite un monastère. À quelques kilomètres de là se trouve la ville d'Annemasse et la ville suisse de Genève.

Séparée du Salève par la vallée de l'Arve, elle en constitue le prolongement naturel.

Vue panoramique des Voirons depuis Saint-Cergues.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Voirons sont un ancien lieu de culte païen comme en témoigne encore la présence d'une pierre à sacrifice au-dessus des ruines du château de Rocafort. Au Ve siècle, Domitien, évêque de Genève, ordonne la destruction de vestiges d'un temple gallo-romain.

Le château de Rocafort, sur l'actuelle commune de Boëge, est construit à la fin du XIe siècle sur un piton rocheux du piémont oriental des Voirons. Destiné à protéger le comté de Savoie, il est assiégé et pillé au XIIIe siècle, pour finalement être abandonné au cours du siècle suivant[2],[3].

En 1451, le seigneur Louis de Langin fonde la chapelle Notre-Dame-des-Voirons, à l'extrémité septentrionale de la montagne, à 1 371 mètres d'altitude ; un ermitage permettant d'abriter quelques moines s'installe cinq ans plus tard. Celui-ci prospère jusqu'à l'invasion des huguenots bernois qui l'incendient en 1536. La chapelle et l'ermitage sont reconstruits entre 1595 et 1620 par saint François de Sales, occupés par les dominicains, mais de nouveau incendiés en 1768 puis saccagés à la Révolution française. La chapelle, rebâtie en 1894, abrite une vierge noire.

La construction de la chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur, sur l'actuelle commune de Saint-André-de-Boëge, s'achève en 1878 vers 1 170 mètres d'altitude sur le flanc sud-est de la montagne au lieu-dit du Planet[4]. L'année précédente avait été érigé, à 1 103 mètres d'altitude à l'extrémité méridionale de la montagne, l'oratoire de Notre-Dame du Pralère, destiné à conjurer la grêle et les tempêtes[5]. La légende dit qu'une pucelle se serait précipitée dans le vide non loin de là pour échapper aux assiduités du fauconnier du sire de Boëge. La paroi de 100 mètres de dénivelé est un ancien site d’escalade franchi par le futur pape Pie XI lors d'un séjour au monastère[6].

L'actuel monastère de Notre-Dame de la Gloire-Dieu, qui occupe un ancien ermitage vers 1 360 mètres d'altitude, appartient depuis 1967 à la famille monastique de Bethléem, de l'Assomption de la Vierge et de saint Bruno ; il abrite des moniales orthodoxes. Le monastère de la Transfiguration, occupé par des hommes, s'est développé à partir de 1978 vers 1 435 mètres d'altitude[7].

Activités[modifier | modifier le code]

Spéléologie[modifier | modifier le code]

Vue de l'entrée du Kro d'Évérõ (gouffre à Partoi).

Le gouffre à Partoi, dit Kro d'Éverõ, se trouve à 1 300 mètres d'altitude sur le flanc nord-ouest des Voirons, sur le territoire de la commune de Saint-Cergues. Les grottes sont rares dans cette montagne. Ce gouffre a la particularité de posséder deux entrées, plus accessible vers le nord car très étroite et plus profonde au sud. Cette petite caverne mesure 40 mètres de long. La pratique de la spéléologie est réservée aux professionnels ou expérimentés[8].

Protection environnementale[modifier | modifier le code]

Le massif des Voirons est considéré comme habitat majeur pour le lynx. 925 hectares sont classés Natura 2000 par arrêté du 17 octobre 2008. La gestion de la production forestière, qui concerne 57 % de ce territoire, est centrée principalement sur l'épicéa[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Roman 2013, p. 18
  2. [PDF] L’histoire de Saint André
  3. 74-Boëge - Château de Rocafort
  4. La chapelle de Planet
  5. Les Voirons : Notre-Dame du Pralère
  6. Le saut de la pucelle
  7. La chapelle Notre-Dame des Voirons
  8. Jean-Jacques Pittard, « Chronique hebdomadaire », in Le Messager, hebdomadaire d'informations de Haute-Savoie-Chablais-Faucigny-Genevois
  9. Classement des Voirons

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Roman, Vallée verte, Thonon-les-Bains, édition de l’Astronome, Les cahiers du colporteur,‎ (ISBN 978-2-916147-83-3) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article