Habère-Poche

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Habère-Poche
Vue du village d'Habère-Poche.
Vue du village d'Habère-Poche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Sciez
Intercommunalité CC de la Vallée Verte
Maire
Mandat
Marc Bron
2014-2020
Code postal 74420
Code commune 74140
Démographie
Gentilé Dhabérants
Population
municipale
1 294 hab. (2012)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 59″ N 6° 28′ 24″ E / 46.2497222222, 6.4733333333346° 14′ 59″ Nord 6° 28′ 24″ Est / 46.2497222222, 6.47333333333
Altitude Min. 850 m – Max. 1 560 m
Superficie 11,96 km2
Localisation

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Liens
Site web habere-poche.fr

Habère-Poche est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes.

La commune possède une petite station de sports d'hiver, Les Habères, dont le domaine skiable est relié à celui de Bellevaux (Hirmentaz) et un espace nordique au col des Moises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Habère-Poche[1] se situe dans la région du Chablais. C'est la commune qui clot au nord la vallée de la Menoge, appelée aussi Vallée Verte.

Les communes limitrophes de Habère-Poche sont Habère-Lullin, Bellevaux, Lullin, Cervens et Draillant.

Carte montrant Habère-Poche et les communes voisines.
Habère-Poche et les communes voisines.

Hydrographie, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est dominée par le Mont Forchat (1 540 m), la Montagne d'Hirmentaz (1 606 m), la Pointe de Targaillan (1 237 m) et le Crêt Vernay (1 220 m). Quatre cols permettent de rejoindre les vallées environnantes : col de Cou (1 116 m), col de Terramont (1 100 m), col des Arces (1 171 m) et col des Moises (1 150 m).

La Menoge y prend sa source et y reçoit son premier affluent, le ruisseau des Arces. Le débit de ce cours d'eau est très variable : lors de la crue du 4 juillet 2007 son débit instantané s'est élevé à 139 m3 à la station de mesure de Vétraz-Monthoux. Soit près de 40 fois son débit moyen.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de Habère-Poche est celle d'un climat montagnard, dans un pays tempéré, où les hivers sont froids et neigeux, et la saison estivale est douce voire parfois connaît des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont en moyenne un plus sèches, même si la pluviométrie peut être très élevée.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Sur la rive gauche de la Menoge Habère-Poche se trouve sur un parcours commun aux routes départementales 12 reliant Thonon-les-Bains à Bonneville et 22 reliant Boëge à Vailly. Ce parcours est doublé sur la rive droite par la route départementale 40 qui part de Boëge pour rejoindre les lacets de la montée au col de Cou.

Habère Poche est le terminus de lignes d'autocars vers les gares d'Annemasse et Thonon.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre du village est peu développé. Tout autour, on trouve les hameaux suivants (altitude entre parenthèses) dont les panneaux seront édités en Savoyard à compter de 2015 (à la suite d'une décision du conseil municipal) :

  • Reculfou (895 m) ;
  • Chez Prachex (924 m) ;
  • les Crottets (1 000 m) ;
  • Argence (1 025 m) ;
  • la Covasserie (975 m) ;
  • le Vernay (1 000 m) ;
  • Doucy (1 023 m) ;
  • Ramble (1 058 m) ;
  • les Lavouets (1 055 m) ;
  • Josse (895 m) ;
  • sous chez Berthet (900 m) ;
  • Chez le Moine (890 m) ;
  • les Arces (1 057 m).

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil des Habères est de 609 lits touristiques répartis dans 118 établissements[2]. Les hébergements comportent onze meublés et un hôtel[2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement Cura de Aberes (v. 1344), puis Haberes, plus récemment Les Habères[3].

D'après les auteurs de Histoire des communes savoyardes, Le Chablais, le territoire de la commune s'étendait autrefois jusqu'à la crête située entre le col de Cou à celui des Moises, comprenant ainsi Habère-Lullin[4]. L'ensemble portait le nom des Habères que l'on retrouve dans la plupart des documents antérieurs à la scission[4].

Gilbert Künzi, dans son ouvrage Lieux-dits entre Dranse et Arve (1997), relève cependant l'existence de deux autres origines du nom[5]. Il cite Albert Dauzat et son Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France (p. 340), qui indique que Habère est une mauvaise graphie par prosthétique du mot Abère signifiant « abreuvoir, fontaine », qui correspondrait à la forme topographique du site[5],[3].

Jean-Marie Jeudy, dans son ouvrage Les mots pour dire la Savoie (2006), voit éventuellement un rapprochement entre le mot arbé (« chalet ») avec le terme habert que l'on trouve en Dauphiné, et dont il fait éventuellement un rapprochement avec celui d'Habère. Pour les moines de l'abbaye d'Aulps, les habères situées sur leurs terres étaient leurs granges. Un mot qui serait ainsi issu de celui d'albergement. Il y aurait ainsi confusion entre le chalet et la grange[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pré et proto-histoire[modifier | modifier le code]

Une cavitée dite « Tônne dé Feulapes » sous les rochers de la crête d'Hirmentaz, identifiée avant la guerre, et la découverte d'une hache en silex datée de 3 500 av.J.C.[7] laisse supposer au moins des occupations nomades des néandertaliens. La découverte d'objets de bronze à Habère-Lullin attestent d'une occupation plus constante aux périodes du bronze final puis gallo-romaine après la reddition des Allobroges en 121 av.J-C.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un acte du Pape Alexandre III du confirme à Ysard abbé d'Aulps la possession de l’église des Habères et de ses dépendances[8]. Ses moines s'installent au hameau actuel des Lavoëts pour défricher les bois et broussailles des terres de Poche. Au XIVe deux épidémies de peste ravagent le pays entraînant une chute durable de la population qui ne retrouve son niveau qu'au début du XVIe[9].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors de l’invasion du Chablais savoyard par les Bernois et les Valaisans en 1536 les dabhèrants et les troupes de Charlotte d'Orléans, veuve de Philippe de Savoie, arrêtent les troupes bernoises à l'entrée de la vallée Verte[10], alors que ceux-ci occupent Draillant, Lullin, Bellevaux et la basse vallée. La Réforme est cependant imposée dans la région jusqu'au traité de Lausane en 1564[11]. Le 25 septembre 1598 Charles-Emmanuel de Savoie abolit la liberté du culte[12] et le lendemain les chefs de famille du Chablais abjurent le protestantisme.

Vers 1700, Joseph de Gerbais de Sonnaz, général de l’armée sarde et marquis d’Habère-Lullin acheté quatre ans plus tôt, revendique la seigneurie des deux Habères. Le prieur de l’abbaye d’Aulps lui rappelle alors que le fief d’Habère-Poche relève toujours des moines de Saint-Jean-d’Aulps[13]. La Maison Blanche où la famille de Sonnaz séjournait chaque printemps existe toujours entre les deux communes au hameau de Reculfou.

Lors de l'Assemblée nationale des Allobroges du 22 octobre 1792 à Chambéry[14] les députés de la paroisse approuvent leur rattachement à la France sous réserve du respect absolu du culte religieux. Ils seront déçus et leur curé, l’abbé Louis Gurliat, se réfugie en vallée d’Aoste alors que son frère le remplace dans la clandestinité. Ses cachettes existent encore au Vernay et aux Lavoëts. Le mécontentement provoque une réaction qui permet à l’armée sarde de tenter une reconquête. Mais elle est défaite à la bataille de Méribel le 28 septembre 1793.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1836 les deux Habères constituent une même paroisse. On édifie une chapelle l'année suivante[15],[16], sur les vestiges d’un ancien château. Bénite le , elle devient paroissiale en 1841 et est dédiée à saint François de Sales[15]. Elle sera consacrée le . Le clocher et la première horloge datent de 1853[15],[16]. Avec 110 exploitations agricoles et laitières en 1900 Habère-Poche reste un village agricole jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Il n'en reste que trois en 2015.

Lors des débats sur l'Annexion du duché de Savoie à la France en 1859-60, un courant pro-suisse réclame dans la partie nord du duché la réunion à la Suisse voisine. Une pétition rassemble plus de 13 000 signatures dont une cinquantaine dans le village[Note 1],[17]. Le duché est réuni à la suite d'un plébiscite organisé les 22 et 23 avril 1860 où 99,8 % des Savoyards répondent « Oui » à la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France ? »[18].

Après la deuxième guerre mondiale des établissements destinés au traitement de la tuberculose se développent : l’Espérance à Burdignin, l’Hermitage des Voirons à Boëge, le préventorium des Primevères à Habère-Poche[Note 2]. Pour héberger les visiteurs des équipements hôteliers apparaissent. Ces équipements devenus obsolètes avec l'apparition de nouveaux traitements trouvent leur reconversion avec le développement des sports d'hiver et du tourisme.

Avec le canton de Boëge, Habère-Poche bascule en 1939 de l'arrondissement de Bonneville vers l'arrondissement de Thonon-les-Bains[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Habère-Poche appartient au canton de Sciez, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 25 communes[21]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Boëge, depuis 1860[20].

Elle forme avec sept autres communes — Boëge, Burdignin, Bogève, Habère-Lullin, Saint-André-de-Boëge, Saxel et Villard — depuis janvier 2010 la communauté de communes de la Vallée Verte[22] qui fait suite au SIVOM de la Vallée verte créé en 1966[23].

Habère-Poche relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains depuis 1939[20] et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[24].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Théophane Bonnet ... artisan/commerçant
mars 1989 mars 2001 Georges Ducrot ... hôtelier
mars 2001 mars 2014 Denis Ducrot UMP ...
mars 2014 en cours
(au 27 août 2015)
Marc Bron ... professeur de mathématiques

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Dhabérants[25].

En 2012, la commune comptait 1 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866 1872
672 670 807 879 823 661 701 710 717
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
743 820 808 793 801 748 680 701 592
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
545 533 508 514 511 435 452 464 511
1990 1999 2006 2007 2012 - - - -
662 729 1 135 1 193 1 294 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2004[27].)
Histogramme de l'évolution démographique


Médias[modifier | modifier le code]

La commune possède un bulletin municipal ou de la lettre d’information, distribué à tous les Dhabérants.

Radios et télévisions[modifier | modifier le code]

La ville est couverte par des antennes locales de radios dont France Bleu Pays de Savoie, ODS radio, La Radio Plus… Enfin, la chaîne de télévision locale TV8 Mont-Blanc diffuse des émissions sur les pays de Savoie. Régulièrement l'émission La Place du village expose la vie locale. France 3 et sa station régionale France 3 Rhône-Alpes, peuvent parfois relater les faits de vie de la commune.

Presse et magazines[modifier | modifier le code]

La presse écrite locale est représentée par des titres comme Le Dauphiné libéré (édition Léman-Genevois), L'Essor savoyard, Le Messager - édition Genevois, le Courrier savoyard.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rock'n Poche.

Chaque année le festival Rock'n Poche se déroule au pied d'un des télésièges de la station. Le « Plus Grand Festival de Rock de Haute-Savoie du Monde » est un festival de musiques actuelles qui fêtera sa 20e édition en 2011. Le festival accueille 16 groupes et réunit jusqu'à 10 000 personnes sur 2 jours. 8 groupes nationaux ou internationaux, et 8 autres issus de la scène locale et régionale. Le festival a accueilli par exemple Keziah Jones en 1996 et 2003, Dionysos en 2002, Tryo, Mickey 3D, Peuple de l'Herbe en 2003, Hocus Pocus, Massilia Sound System, Têtes Raides en 2008, Babylon Circus et Mouss et Hakim en 2009, Izia et Yodelice en 2010. Récemment, le festival a créé la rubrique « Le plus grand festival de rock de Haute-Savoie au bout du monde ! » qui consiste à photographier l'affiche du Rock'n Poche aux quatre coins du monde, comme les États-Unis, Berlin, le Vatican, Madagascar, l'Inde et même l'Everest !

En juin, c'est le « Printemps des Moises ».

En juillet : la Fête Nationale avec bal populaire et feu d'artifice.

En août : « Nuit des Etoiles », « Grand Marché du Terroir et de l'Artisanat » et exposition « Les Trésors du Grenier ».

Le Capriccio Français y donne chaque été un des concerts de son académie d'été dont la première édition a eu lieu à Habère-Poche en 1998.

Fin décembre, c'est l'arrivée du Père Noël et le concert de Noël.

Sports[modifier | modifier le code]

Vue du bas des pistes de ski alpin des Haberes.

Ski alpin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Habères.

Le domaine skiable s'intitule Les Habères car il est situé sur le flanc de la montagne d'Hirmentaz commun à Habère-Lullin et Habère-Poche. Il possède une liaison et un forfait commun avec la station de Bellevaux-Hirmentaz. L'ensemble totalise 24 remontées mécaniques (5 télésièges et 19 téléskis) et 50 km de pistes (3 noires, 6 rouges, 8 bleues, 6 vertes).

Ski de fond[modifier | modifier le code]

Le domaine de ski nordique se trouve sur le plateau des Moises. Il utilise en partie les itinéraires des Balcons du Léman.

Les pistes se décomposent comme suit :

  • Piste verte : 2 km
  • Piste bleue 3,5 km
  • Piste rouge : 6 km
  • Skating :7 km

Il existe des itinéraires de liaison vers Saxel (9 km), et le Col du Feu (Lullin 15 km)

Vol à voile[modifier | modifier le code]

L'École de Pilotage Planeurs Léman Mont Blanc (EPPLMB) est l'unique plate-forme de Vol à voile de Haute-Savoie, installée au col des Moises en 1995. Ouvert 7 jours sur 7, l'activité fonctionne tous les jours, généralement de la mi-mars à fin octobre, selon l'enneigement de la piste. Le club possède plusieurs types de planeurs, dont un motoplaneur pour le vol en campagne.

Économie[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2014, la capacité d'accueil de la commune, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de 3 030 lits touristiques répartis dans 550 établissements[Note 5]. Les hébergements se répartissent comme suit : 108 meublés ; 4 centres ou villages de vacances/auberges de jeunesse ; un gîte ou gîte d'étape et une chambre d'hôtes[2].

La commune possède une petite station de sports d'hiver Les Habères avec un domaine de ski alpin situé à Hirmentaz et un espace nordique aux Moises.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune ne compte aucun monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[28] et aucun lieu répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[29]. Par ailleurs, elle ne compte également aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[30] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[31].

L'église paroissiale dédiée à Saint-François-de-Sales date du XIXe siècle, édifiée dans un style néoclassique sarde[32],[16].

Une statue de François de Sales édifiée en 1898 et située sur la commune voisine de Lullin domine Habère-Poche et la Vallée Verte depuis le Mont Forchat.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Place, photographe français, il a grandi et vit à Habère-Poche.
  • Marc Bron, professeur de mathématiques et de Savoyard au collège de Boëge, maire d'Habère-Poche depuis 2014[33], patoisan bien en chair, linguiste, président et fondateur de l'Association des enseignants de savoyard, trésorier de la Fédération pour les langues régionales dans l'enseignement public, président de l'association Feufliâzhe, qui organise tous les deux ans une manifestation basée sur la musique alpine sur le site de Plaine Joux. Il a grandi à Thonon et vit actuellement à Habère-Poche[34],[35],[36]. Il est par ailleurs musicien (accordéoniste), chanteur [34] et a participé au film La Première Étoile (2008) de Lucien Jean-Baptiste, tourné aux Gets en tant que simple figurant, avec sa famille. Il fait également parti de Lou reclan du Chablais, troupe de théâtre amateur en patois savoyard.
  • Théophane Bonnet (1932-2012) maire d'Habère-Poche de 1971 à 1989 (3 mandats). Il est à l'origine du développement de la station de ski (construction des trois télésièges, en 1980, 1984 et 1987) et d'aménagements communaux. Réalisation du réseau d’assainissement, mise en fonctionnement de la station d'épuration. Renforcement du réseau d'eau, augmentation des capacité des réservoirs. Construction de gites privés et municipaux dans toute la vallée verte, construction de logements H.L.M. dans toutes la vallée verte, construction de l'office du tourisme, de la salle polyvalente, de la mairie, du nouveau cimetière. A 'origine du ski de fond avec G. TURLIER et la municipalité de Thonon-les-Bains, création du foyer de ski nordique des Moises. Instigateur du centre village avec la collaboration de la société SA HLM Mont Blanc, construction de l'auberge communale (restaurant et chambres). Création de l'espace loisir du Bois noir (3 tennis, poney, tir à l'arc, practice de golf) et du terrain de football avec ses vestiaires. Mise en place du P.O.S. rebaptisé P.L.U. Création de deux classes de maternelle (sous la salle polyvalente). Habère-Poche fut la première commune en Vallée Verte qui organisa son ramassage de poubelles (1973) avec la collaboration de Thonon-les-Bains. Ceci incita le SIVOM de la Vallée Verte à l'organiser définitivement quelques années plus tard.[réf. nécessaire]
  • Famille Gerbaix de Sonnaz

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath,‎ , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 253-282, « Le canton de Boëge (présentation) », pp. 275-276, « Habère-Poche ».
  • Pascal Roman, Vallée verte, Thonon-les-Bains, édition de l’Astronome, Les cahiers du colporteur,‎ (ISBN 978-2-916147-83-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette pétition réunit plus de 13 651 signatures dans des villages de la partie nord (aujourd'hui la Haute-Savoie) : 60 communes du Faucigny, 23 du Chablais savoyard et 13 aux environs de Saint-Julien-en-Genevois, soutenu par l’Angleterre. Chiffres tirés de Luc Monnier, L'annexion de la Savoie à France et la politique suisse, 1860, A. Jullien,‎ , p. 98 et par Paul Guichonnet, Histoire de l'annexion de la Savoie à la France, Le Messager : Horvath,‎ , p. 163.
  2. Le préventorium des Primevères est un établissement privé installé à 1 000 m d'altitude. Il pouvait accueillir 66 enfant âgés de 3 à 6 ans pour garçons et de 3 à 14 ans pour les filles[19].
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. La structure Savoie Mont Blanc, pour ces données statistiques de capacité d'accueil en termes de lits touristiques d'une station ou d'une commune, additionne les établissements marchands, qui appartiennent au secteur de l'hôtellerie, et les hébergements non marchands, qui n'impliquent donc pas de transaction commerciale comme les résidences secondaires[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Roman 2013, p. 44
  2. a, b, c et d « La capacité d'accueil touristique en Savoie-Mont-Blanc », Observatoire, sur le site Savoie-Mont-Blanc
  3. a et b « Article « Habère-Lullin, Habère-Poche » », sur le site Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs, site personnel de henrysuter.ch (consulté en février 2014).
  4. a et b Chablais 1980, p. 270.
  5. a et b Gilbert Künzi, Lieux-dits entre Dranse et Arve : Chablais savoyard et Faucigny, Éditions Cabédita,‎ , 201 p. (ISBN 978-2-88295-203-5), p. 94, section « section « Habère (Poche/Lullin) ».
  6. Jean-Marie Jeudy, Les mots pour dire la Savoie : et demain, j'aurai autre chose à vous raconter, La Fontaine de Siloé,‎ , 540 p., p. 117, Article « Chalet et l'arbé ».
  7. Pascal Roman 2013, p. 19
  8. Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne, 1905, p. 23-25.
  9. Pascal Roman 2013, p. 9
  10. Pascal Roman 2013, p. 41
  11. Traité de Lausanne
  12. Conseil presbytéral composée de Mmes Bachofner, Bourgeois, Grezet, Millet, Perrot, de Wattevile, et de MM Cari, Flaissier, Honegger, avec l'aide de Mlle Lapiné, de Mme Nivat et de M. Yung, Le Livre du Centenaire (1893 — 1993), « La Réforme en Chablais » sur le site Église protestante unie du Genevois et Giffre - eglise-genevois-giffre.org
  13. Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne, 1905, p. 199.
  14. Christian Sorrel et Corinne Townley, La Savoie, la France et la Révolution: repères et échos, 9782866770532,‎ , 380 p. (ISBN 978-2-86677-053-2), p. 112.
  15. a, b et c Baud, Mariotte, 1980, p. 276.
  16. a, b et c « Haber-Poche, église saint François de Sales », sur le site patrimoine.amis-st-jacques.org/, Patrimoine jacquaire en Rhône-Alpes (consulté le 30 juillet 2015).
  17. Manifestes et déclarations de la Savoie du Nord, Genève, Imprimerie-Lithographie Vaney,‎ , 152 p. (lire en ligne), ouvrage publiant la liste, par commune, des partisans du maintien ou de la réunion du nord du duché de Savoie à la Confédération suisse.
  18. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ , 399 p., p. 18 1er août 2015.
  19. Revue de la tuberculose, 1955, Volume 19, p. 620. Aujourd'hui, le lieu est devenu un centre de vacances appartenant à la ville de Vincennes.
  20. a, b et c « Boëge », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 16 mars 2015), Ressources - Les communes.
  21. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance,‎ (consulté en octobre 2014).
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