Vailly (Haute-Savoie)

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Vailly
L'église du village, entourée du cimetière.
L'église du village, entourée du cimetière.
Blason de Vailly
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Thonon-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Chablais
Maire
Mandat
Yannick Trabichet
2014-2020
Code postal 74470
Code commune 74287
Démographie
Gentilé Vailliérands
Population
municipale
888 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 18″ nord, 6° 32′ 42″ est
Altitude Min. 630 m – Max. 1 894 m
Superficie 18,89 km2
Localisation

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Liens
Site web vailly74.fr

Vailly est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Afin de présenter la situation géographique de Vailly, l’écrivain Francis Wey (1812 – 1882) dans La Haute-Savoie – Récits d’histoire et de voyage, ouvrage édité en 1866, propose un tableau romantique de ce village :

« Au delà d’Armoy-Lyaud, le lac avait entièrement disparu : le hêtre, le sapin ombrageaient les pâturages et, notre voiture qui filait au revers du premier repli des Alpes, démasquait un de ces décors incohérents et confus, qui plaisent tant à la poésie germanique en rappelant les défilés de la Forêt Noire, et qui m’offraient, à moi, le prologue du drame embrouillé des monts chablaisiens. Aux environs de Vailly, commence le verdoyant chaos avec ses sommets boisés et multiformes, ses hameaux perchés, ses pâturages en pente portés sur des couloirs de rochers, zébrés de sentiers ou crâses d’un vertigineux aspect. Plus on continue à descendre, plus on pénètre au cœur de la montagne. »

Localisation[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Vailly sont Reyvroz, La Vernaz, La Baume, Bellevaux, Lullin, Orcier et Lyaud.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat y est de type montagnard : l'été peut être chaud (plus de 30 °C) et l'hiver assez rigoureux.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Pour aller à Vailly, on prend la D 26 de Thonon-les-Bains à Saint-Jeoire-en-Faucigny.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de plusieurs villages et hameaux que sont Plampéry, Sous-la-Côte, la Côte-d'en-Bas, la Côte-d'en-Haut, les Granges Bouvier, Pimberty, le Sage, le Lavouet, les Charges-d'en-Bas, les Charges-d'en-Haut, les Plagnes, Chez Perroux, Chez Marphoz, Chez Canivet, la Perrière,lLes Excoffons, les Aix et le Feu.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L’abbé Jean-François Gonthier qui, à la fin du XIXe siècle s’est intéressé à l’histoire de Notre-Dame d’Hermone, s’est penché de plus près sur l’origine du nom Vailly. On découvre alors que ce toponyme serait dérivé du latin Valliacum, ce qui signifie domaine de Vallius (nom d’un citoyen romain qui se serait installé dans cette vallée). Il fait donc remonter l’histoire du village au temps de l’Empire romain. D’ailleurs, cette hypothèse est séduisante puisque des pièces d’époque romaine ont été retrouvées du côté de Reyvroz et l’on sait qu’une route secondaire existait probablement entre Thonon et le col de Jambaz (commune de Bellevaux).

Toutefois, le Dictionnaire du duché de Savoie, publié en 1840, nous offre une autre explication. En effet, jusqu’au XVIIe siècle, le village est mentionné sous le nom de Vallier, toponyme dérivé d’Ad Valles / Ligara Valles ( = au croisement des vallées). La situation géographique de Vailly, à l’embranchement de la vallée de Lullin (ou de la Follaz) et de la vallée Bellevaux, conforte cette seconde hypothèse.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Vâlyi (graphie de Conflans ou ORB)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie[modifier | modifier le code]

Le nom de Vailly semble apparaître pour la première fois dans un acte de 1233. Aimon, fils du comte Thomas Ier de Savoie (1177-1233), s’inquiète de son salut et donne plusieurs biens à l’abbaye Notre-Dame d'Aulps. Parmi eux, on retrouve « quatre muids de froment par an, portables au château des Allinges par les hommes de Vally ». Mais bien avant cela, nous savons que dès la fin du XIe siècle (en 1094 ou en 1096), la famille de Rovorée possède de nombreux droits à Vailly, droits pour lesquels elle rend hommage au comte de Savoie, suzerain de la vallée d’Aulps. Elle les aliène en grande partie à l’abbaye d’Aulps qui en obtient également du comte Amédée IV de Savoie (1197-1253). Le , Aimé de Rovorée vend à celle-ci l’hommage d’Amaldric Brunier de Vailly. Cet hommage, payable tous les ans le jour de la Saint-Michel, concerne une terre située à la Coste. Il comporte le revenu annuel de quatre pains blancd (« équivallent à deux coupes du froment de Thonon »), six deniers et une oie. Et à cela, il faut ajouter le terrage en froment et en avoine. De ce fait, il ne reste à Amaldric que les fèves et les blés de moindre qualité.

Mais tout au long du XIVe siècle, on remarque également la présence de la famille des Allinges-Coudrée. Ces derniers tentent d’usurper la juridiction du comte de Savoie. Pour mettre fin à cette complexité et aux incessants conflits qui en résultent, le comte Amédée VI de Savoie (1334-1383) passe en 1365 un accord avec l’abbaye d’Aulps. En contrepartie, l’abbaye lui remet hors de la vallée, des hommes et les rentes de Vailly. Dès lors, les Vailliérands sont appelés les homines domini (= les hommes du seigneur). Néanmoins, les conflits ne cessent pas totalement puisque l’abbaye d’Aulps et le comte de Savoie signent un nouvel accord en 1391. La situation se clarifie définitivement au XVIe siècle ; le , Aymon de Genève-Lullin achète les paroisses de Reyvroz et de Vailly, c'est-à-dire la basse vallée du Brevon. Des Genève-Lullin, la seigneurie dans sa plus grande partie, passe ensuite, avec le marquisat de ce nom, aux nobles des Allinges. La part restante, les Charges, le Lavouet, les Basses-Fontaines (Marphoz) et les Hautes-Fontaines (Canivet) dépendent de la seigneurie de Charmoisy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Vailly appartient au canton de Thonon-les-Bains, qui compte selon le redécoupage cantonal de 2014 12 communes[2]. Avant ce redécoupage, elle appartenait au canton de Thonon-les-Bains-Est, créé en 1995 des suites de la scission de l'ancien canton de Thonon-les-Bains.

Elle forme avec quinze autres communes la communauté de communes du Haut-Chablais (CCHC).

Vailly relève de l'arrondissement de Thonon-les-Bains et de la cinquième circonscription de la Haute-Savoie, dont le député est Marc Francina (UMP) depuis les élections de 2012[3].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Les maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1981 Jérôme Bouvier ... ...
1981 1989 Roger Frézier ... ...
1989 2001 Etienne Bidal ... ...
2001 2014 Alain Henry UMP... Vice-président du SIAC, président SIVOM Haut-Chablais jusqu'en mars 2008
2014 2020 Yannick Trabichet ... ...

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Vailliérandes et les Vailliérands[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 888 habitants, en augmentation de 12,83 % par rapport à 2009 (Haute-Savoie : 7,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
529 498 506 1 047 1 165 1 232 1 215 1 264 1 291
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 311 1 319 1 320 1 240 1 201 1 235 1 209 1 171 1 158
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
867 788 706 687 711 685 660 633 614
1982 1990 1999 2005 2010 2014 - - -
567 601 615 633 850 888 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle publique du Val d'Hermone regroupe les élèves des communes du massif des Hermones, c'est-à-dire Vailly, Reyvroz et Lullin. Elle a ouvert ses portes en 1991 près du hameau de Pimberty. Auparavant, de 1989 à 1991, les enfants de maternelle étaient répartis entre l'ancienne école du hameau du Lavouet et le groupe scolaire du Chef-Lieu.

L'école primaire publique est située au cœur du Chef-Lieu, ce bâtiment a été inauguré en septembre 1913 et regroupe aujourd'hui une soixantaine d'élèves, répartis en trois classes.

La première école sur la commune de Vailly a vu le jour en 1847/1848. Un premier bâtiment est inauguré en 1871, démonté en raison d'un glissement de terrain et reconstruit entre 1909 et 1913. Le village a comporté jusqu'à quatre établissements avec le groupe scolaire du Chef-Lieu et les écoles des hameaux du Lavouet (création en 1872 et fermeture en 1989), de la Côte (création en 1884 et fermeture en 1969), des Excoffons (création en 1886 et fermeture en 1926). Les élèves de cette dernière se rendaient alors à l'école du hameau d'Outre-Brevon sur la commune de Reyvroz. Il arrivait également que les enfants résidant au hameau du Feu se rendent à l'école du Col du Feu sur la commune de Lullin. À signaler enfin, la présence d'une école ménagère sous la responsabilité de religieuses, transformée en lycée professionnel à la fin des années 1980. Celui-ci fusionna avec les établissements de Saint-Paul-en-Chablais et de Publier et donna naissance au lycée professionnel des Trois-Vallées à Thonon-les-Bains.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale de la Saint-Georges, ou Vogue de Vailly, week-end qui suit le 23 avril.
  • Fête de l'alpage de la Buchille, troisième week-end de juillet.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Télévision locale : TV8 Mont-Blanc.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Au Chef-Lieu :

  • Auberge « Le Billiat ».

Au hameau de Sous-la-Côte :

  • Auberge « Le moulin de Léré » ;
  • Bar-brasserie « Au Brevon » ;
  • Boulangerie « Tradition et gourmandises » ;
  • Fromagerie et produits du terroir « La maison du Brevon » ;
  • Pizzeria « Chez Dam » ;
  • Salon de coiffure et esthétique « Un moment à soi ».

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments laïques[modifier | modifier le code]

  • Le bâtiment « mairie-école » construit entre 1909 et 1913.
  • L'ancienne école du hameau de la Côte construite en 1888.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Georges considérée comme le « joyau des églises néo-classiques sardes du Chablais ». Construite entre 1844 et 1848 d'après les plans de l'architecte turinois Ernest Melano, l'église Saint-Georges est reconnue pour ses peintures et décorations intérieures. Le clocher à bulbe de l'église a brûlé lors d'un incendie en 1941. Mais malgré la guerre et ses restrictions, il fut reconstruit l'année suivante sous la forme d'une flèche.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Principaux sommets : le Mont Billiat (1 894 mètres), la Pointe des Journées (1 722 mètres), le Rocher large, la Becca aux Filles, les Trois Beccas, la montagne des Hermones, la tête de la Rosse.
  • Principaux cours d'eau : le Brevon, la Follaz, le Jalan.
  • La forêt domaniale du Brevon ou forêt des Bottières, gérée par l'Office national des forêts est un espace naturel composé principalement de conifères, peuplée principalement de cervidés. Cette forêt est situé sur le célèbre « glissement de Vailly ». Il y a 30 000 ans, le glacier du Rhône allait jusqu’à Genève et barrait le cours des Dranses et du Brevon. Des lacs se sont alors formés, dans lesquels se sont déposées des argiles qui aujourd’hui glissent et emportent les arbres dans une « forêt ivre ».
  • Grotte aux Fées.
  • En hiver : cascade gelée de Ouatapan.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Les chalets de l'alpage de la Buchille.
  • Le moulin à farine de Léré.
  • Les fours banaux de chaque hameau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vailly Blason De sinople à la ruche d'or entourée de neuf abeilles de même, ondes d'argent en pointe ; chaussé d'or et chargé à dextre d'une croix tréflée de sable et d'un cerf de tanné à senestre ; au chef parti : au premier de Savoie (de gueule à la croix d'argent), au second de Chablais (d'argent semé de billettes de sable au lion de même, armé et lampassé de gueule, brochant sur le tout).
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Roman (texte et photographies) et Jérome Phalippou (dessins), Vallée du Brevon : Bellevaux, Lullin, Vailly et Reyvroz, Les Cahiers du Colporteur, éd. Astronome,
  • Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Roanne, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 181-183, « Vailly ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 18
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  2. « Décret no 2014-185 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Haute-Savoie », Légifrance, (consulté le 9 avril 2015).
  3. « Résultats des élections législatives de 2012 : Haute-Savoie (74) - Cinquième circonscription (résultats officiels) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 avril 2015).
  4. « Vailly », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté le 7 novembre 2016), Ressources - Les communes.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .